Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן דְּאוֹדִי – אוֹדִי.car ils pensent : dès lors qu'il a reconnu, il a reconnu n'avoir jamais eu de droit sur les fruits, et il doit donc les rembourser.
- זֶה אוֹמֵר: ״שֶׁל אֲבוֹתַי״, וְזֶה אוֹמֵר: ״שֶׁל אֲבוֹתַי״; הַאי אַיְיתִי סָהֲדִי דַּאֲבָהָתֵיהּ הוּא, וְהַאי אַיְיתִי סָהֲדִי דַּאֲכַל שְׁנֵי חֲזָקָה –Un litige foncier : celui-ci dit : « elle est à mes ancêtres », et celui-là dit : « elle est à mes ancêtres ». Celui-ci amène des témoins qu'elle appartenait à ses ancêtres, et celui-là amène des témoins qu'il en a joui durant les années de 'hazaka (présomption de propriété par occupation).
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מָה לוֹ לְשַׁקֵּר? אִי בָּעֵי, אָמַר לֵיהּ: מִינָּךְ זְבֵינְתַּהּ וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אַבָּיֵי וְרָבָא לָא סְבִירָא לְהוּ הָא דְּרַב חִסְדָּא – ״מָה לִי לְשַׁקֵּר״ בִּמְקוֹם עֵדִים – לָא אָמְרִינַן.Rav 'Hisda dit : l'occupant est cru, car pourquoi mentirait-il ? S'il le voulait, il lui dirait : je te l'ai achetée et j'en ai joui durant les années de 'hazaka. Abayé et Rava ne partagent pas cet avis de Rav 'Hisda : « pourquoi mentirais-je », en présence de témoins, nous ne le disons pas.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי אַרְעָא? אֲמַר לֵיהּ: מִינָּךְ זְבַנִי, וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אֲזַל אַיְיתִי סָהֲדִי דְּאַכְלַהּ תַּרְתֵּי שְׁנֵי. אָמַר רַב נַחְמָן: הָדְרָא אַרְעָא, וְהָדְרִי פֵּירֵי.Il y eut un certain homme qui dit à son compagnon : que veux-tu avec cette terre qui est mienne ? L'autre lui dit : je te l'ai achetée et j'en ai joui durant les années de 'hazaka. Il alla amener des témoins qu'il en a joui deux années, sans pouvoir en attester une troisième. Rav Na'hman dit : la terre revient au premier propriétaire, et les fruits reviennent aussi, c'est-à-dire leur valeur pour ces deux années.
- אָמַר רַב זְבִיד: אִם טָעַן וְאָמַר ״לְפֵירוֹת יָרַדְתִּי״ – נֶאֱמָן. לָאו מִי אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דְּנָקֵיט מַגָּלָא וְתוּבַלְיָא, וְאָמַר: אֵיזִיל אֶיגְדְּרֵיהּ לְדִיקְלָא דִפְלָנְיָא, דְּזַבְּנֵיהּ נִיהֲלִי – מְהֵימַן? אַלְמָא לָא חֲצִיף אִינִישׁ דְּגָזַר דִּיקְלָא דְּלָאו דִּילֵיהּ; הָכָא נָמֵי, לָא חֲצִיף אִינִישׁ לְמֵיכַל פֵּירֵי דְּלָאו דִּילֵיהּ.Rav Zevid dit : s'il a plaidé en disant : « je suis entré dans ce champ pour les fruits », que j'ai achetés, il est cru. Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : celui qui tient une faucille et une corde et dit : « je vais récolter le palmier d'Untel, qui me l'a vendu », est cru ? On voit donc qu'un homme n'a pas l'effronterie de récolter un palmier qui n'est pas le sien ; ici aussi, un homme n'a pas l'effronterie de consommer des fruits qui ne sont pas les siens.
- אִי הָכִי, אַרְעָא נָמֵי! אַרְעָא, אָמְרִינַן לֵיהּ: אַחְוִי שְׁטָרָךְ. אִי הָכִי, פֵּירֵי נָמֵי! שְׁטָרָא לְפֵירֵי לָא עָבְדִי אִינָשֵׁי.S'il en est ainsi, pour la terre aussi il devrait être cru ! Pour la terre, nous lui disons : montre ton acte, si tu l'as vraiment achetée. S'il en est ainsi, pour les fruits aussi il devrait montrer un acte ! Les gens n'ont pas l'habitude de faire un acte pour des fruits.
- הָהוּא דַּאֲמַר לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי אַרְעָא? אֲמַר לֵיהּ: מִינָּךְ זְבַנִית, וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אַיְיתִי חַד סָהֲדָא דְּאַכְלַהּ תְּלָת שְׁנֵי. סְבוּר רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי לְמֵימַר: הַיְינוּ נְסָכָא דְּרַבִּי אַבָּא –Il y eut un certain homme qui dit à son compagnon : que veux-tu avec cette terre qui est mienne ? L'autre lui dit : je te l'ai achetée et j'en ai joui durant les années de 'hazaka. Il amena un témoin unique attestant qu'il en a joui trois années. Les Sages étudiant devant Abayé pensèrent dire : c'est le cas du lingot de Rabbi Abba,
- דְּהָהוּא גַּבְרָא דַּחֲטַף נְסָכָא מֵחַבְרֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, הֲוָה יָתֵיב רַבִּי אַבָּא קַמֵּיהּ. אַיְיתִי חַד סָהֲדָא דְּמִיחְטָף חֲטַפָא מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִין, חֲטַפִי – וְדִידִי חֲטַפִי. אָמַר רַבִּי אַמֵּי:où un certain homme arracha un lingot à son compagnon. Celui-ci vint devant Rabbi Ami, alors que Rabbi Abba était assis devant lui. Il amena un témoin unique attestant qu'il le lui avait bien arraché. L'autre lui dit : oui, je l'ai arraché, mais c'est le mien que j'ai arraché. Rabbi Ami dit :
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