Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּדְנָיֵיד נִכְתְּמָא אַפּוּמֵּיהּ דְּחַצְבָּא.quand bouge le couvercle (nikhtema) sur l'ouverture de la cruche posée sur le mur : un ébranlement de cette ampleur oblige à s'éloigner.
- דְּבֵי בַּר מָרִיּוֹן בְּרֵיהּ דְּרָבִין, כִּי הֲוָה נָפְצִי כִּיתָּנָא – הֲוָה אָזְלָא רַקְתָּא וּמַזְּקָא אִינָשֵׁי. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבִינָא, אֲמַר לְהוּ: כִּי אָמְרִינַן מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בְּגִירֵי דִּילֵיהּ – הָנֵי מִילֵּי דְּקָא אָזְלָא מִכֹּחוֹ, הָכָא – זִיקָא הוּא דְּקָא מַמְטֵי לַהּ.Chez Bar Maryon, fils de Ravin, quand on battait le lin, la balle (rakta) s'envolait et incommodait les gens. Ceux-ci vinrent devant Ravina, qui leur dit : Lorsque nous disons que Rabbi Yossé admet la responsabilité pour ses propres « flèches » (les dommages qu'il projette lui-même), cela ne vaut que lorsque la chose part sous sa propre force. Ici, c'est le vent qui l'emporte.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא מִזּוֹרֶה וְרוּחַ מְסַיַּיעְתּוֹ? אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּמָרִימָר, אֲמַר לְהוּ: הַיְינוּ זוֹרֶה וְרוּחַ מְסַיַּיעְתּוֹ.Mar bar Rav Achi objecta : En quoi est-ce différent de celui qui vanne le Chabbat et que le vent aide ? Celui-ci est passible, bien qu'il soit aidé par le vent. On rapporta cette objection devant Mareimar, qui leur dit : En effet, c'est bien le cas de celui qui vanne et que le vent aide : c'est considéré comme sa propre force.
- וּלְרָבִינָא, מַאי שְׁנָא מִגֵּץ הַיּוֹצֵא מִתַּחַת הַפַּטִּישׁ וְהִזִּיק – דְּחַיָּיב לְשַׁלֵּם? הָתָם נִיחָא לֵיהּ דְּלֵיזִל, הָכָא לָא נִיחָא לֵיהּ דְּלֵיזִל.Et selon Ravina, en quoi est-ce différent de l'étincelle qui jaillit de sous le marteau et cause un dommage, où l'on enseigne qu'il est tenu de payer ? La Guemara répond : Là-bas, il lui convient qu'elle s'en aille loin de lui ; ici, il ne lui convient pas particulièrement qu'elle s'en aille.
- מַתְנִי׳ לֹא יִטַּע אָדָם אִילָן סָמוּךְ לִשְׂדֵה חֲבֵירוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת – אֶחָד גְּפָנִים וְאֶחָד כׇּל אִילָן. הָיָה גָּדֵר בֵּינָתַיִם – זֶה סוֹמֵךְ לַגָּדֵר מִכָּאן, וְזֶה סוֹמֵךְ לַגָּדֵר מִכָּאן.Michna : Un homme ne plantera pas un arbre près du champ de son voisin, à moins de l'en avoir éloigné de quatre coudées, qu'il s'agisse de vignes ou de tout autre arbre. S'il y avait une clôture entre eux, celui-ci peut planter tout contre la clôture d'un côté, et celui-là tout contre la clôture de l'autre côté.
- הָיוּ שׇׁרָשִׁים יוֹצְאִים לְתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מַעֲמִיק שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְעַכֵּב אֶת הַמַּחֲרֵישָׁה. הָיָה חוֹפֵר בּוֹר, שִׁיחַ וּמְעָרָה – קוֹצֵץ וְיוֹרֵד, וְהָעֵצִים שֶׁלּוֹ.Si des racines s'étendaient dans le champ de son voisin, ce dernier creuse à une profondeur de trois téfa'him (palmes), quitte à les couper, afin qu'elles ne gênent pas la charrue. S'il creusait une citerne, une fosse ou une grotte, il coupe les racines en descendant, et le bois est à lui.
- גְּמָ׳ תָּנָא: אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁאָמְרוּ – כְּדֵי עֲבוֹדַת הַכֶּרֶם. אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, אֲבָל בְּבָבֶל – שְׁתֵּי אַמּוֹת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: לֹא יִטַּע אָדָם אִילָן סָמוּךְ לִשְׂדֵה חֲבֵירוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ שְׁתֵּי אַמּוֹת. וְהָא אֲנַן תְּנַן: אַרְבַּע אַמּוֹת! אֶלָּא לָאו כְּדִשְׁמוּאֵל? שְׁמַע מִינַּהּ.Guemara : Il a été enseigné par un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) : Les quatre coudées dont ils ont parlé sont l'espace nécessaire au travail de la vigne, pour ne pas avoir à faire entrer les bœufs et la charrue dans le champ du voisin. Chmouel a dit : Cela n'a été enseigné que pour la terre d'Israël ; mais en Babylonie, il suffit de deux coudées, car les charrues y sont plus courtes. Il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un homme ne plantera pas un arbre près du champ de son voisin, à moins de l'en avoir éloigné de deux coudées. Or nous avons appris dans la Michna : quatre coudées ! N'est-ce donc pas qu'il faut distinguer comme Chmouel ? Déduis-en que c'est bien cela.
- וְאִיכָּא דְּרָמֵי לַהּ מִירְמֵא – תְּנַן: לֹא יִטַּע אָדָם אִילָן סָמוּךְ לִשְׂדֵה חֲבֵירוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת. וְהָתַנְיָא: שְׁתֵּי אַמּוֹת! אָמַר שְׁמוּאֵל: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּבָבֶל, כָּאן בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.Et certains présentent ces textes comme une contradiction : Nous avons appris : Un homme ne plantera pas un arbre près du champ de son voisin, à moins de l'en avoir éloigné de quatre coudées. Or il a été enseigné : deux coudées ! Chmouel a dit : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit de la Babylonie ; là, de la terre d'Israël.
- רָבָא בַּר רַב חָנָן הֲווֹ לֵיהּ הָנְהוּ דִּיקְלֵי, אַמִּיצְרָא דְּפַרְדֵּיסָא דְּרַב יוֹסֵף. הֲווֹ אָתוּ צִפּוֹרֵי יָתְבִי בְּדִיקְלֵי, וְנָחֲתִי בְּפַרְדֵּיסָא וּמַפְסְדִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: זִיל קוֹץ. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אַרְחֵיקִי לִי! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי לְאִילָנוֹת, אֲבָל לִגְפָנִים בָּעִינַן טְפֵי.Rava bar Rav 'Hanan avait des palmiers à la limite de la vigne de Rav Yossef. Des oiseaux venaient se poser sur les palmiers, puis descendaient dans la vigne et l'abîmaient. Rav Yossef lui dit : Va, coupe tes palmiers. Il lui répondit : Mais je les ai éloignés de la distance requise ! Il lui dit : Cela vaut pour des arbres, mais pour des vignes il faut davantage.
- וְהָא אֲנַן תְּנַן: אֶחָד גְּפָנִים וְאֶחָד כׇּל אִילָן! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי אִילָן לְאִילָן וּגְפָנִים לִגְפָנִים, אֲבָל אִילָן לִגְפָנִים בָּעִינַן טְפֵי.Rava bar Rav 'Hanan objecta : Mais nous avons appris : « qu'il s'agisse de vignes ou de tout autre arbre » ! Il lui répondit : Cela vaut d'un arbre à un arbre ou d'une vigne à une vigne ; mais d'un arbre à des vignes, il faut davantage.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא לָא קָיֵיצְנָא, דְּאָמַר רַב: הַאי דִּיקְלָא דְּטָעֵין קַבָּא – אָסוּר לְמִקְצְיֵיהּ. וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לָא שְׁכֵיב שִׁכְחַת בְּרִי, אֶלָּא דְּקַץ תְּאֵנְתָּא בְּלָא זִימְנֵיהּ. מָר – אִי נִיחָא לֵיהּ, לִיקּוֹץ.Rava bar Rav 'Hanan lui dit : Moi, je ne les couperai pas, car Rav a dit : Ce palmier qui porte un kav de fruits (mesure de capacité), il est interdit de le couper. Et Rabbi 'Hanina a dit : Mon fils Chikh'hat n'est mort que parce qu'il avait coupé un figuier avant son temps. Si le Maître le souhaite, qu'il les coupe lui-même.
- רַב פָּפָּא הֲווֹ לֵיהּ הָנְהוּ דִּיקְלֵי אַמִּיצְרָא דְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ. אֲזַל אַשְׁכְּחֵיהּ דַּהֲוָה חָפַר, וְקָא קָאֵיץ שׇׁרָשָׁיו. אֲמַר לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ, תְּנַן: הָיוּ שׇׁרָשִׁים יוֹצְאִים לְתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מַעֲמִיק שְׁלֹשָׁה, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְעַכֵּב הַמַּחֲרֵישָׁה.Rav Pappa avait des palmiers à la limite du champ de Rav Houna, fils de Rav Yehochoua. Il alla et le trouva en train de creuser et de couper leurs racines. Il lui dit : Qu'est-ce que cela ? Il lui répondit : Nous avons appris : Si des racines s'étendaient dans le champ de son voisin, il creuse à trois téfa'him, afin qu'elles ne gênent pas la charrue.
- אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי שְׁלֹשָׁה, מָר קָא חָפַר טְפֵי! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת קָא חָפַרְנָא – דִּתְנַן: הָיָה חוֹפֵר בּוֹר, שִׁיחַ וּמְעָרָה – קוֹצֵץ וְיוֹרֵד, וְהָעֵצִים שֶׁלּוֹ. אָמַר רַב פָּפָּא: אֲמַרִי לֵיהּ כּוּלְּהִי, וְלָא יְכֵילִי לֵיהּ;Il lui dit : Cela vaut pour trois téfa'him ; or le Maître creuse davantage ! Il lui répondit : Moi, je creuse des citernes, des fosses et des grottes, comme nous l'avons appris : S'il creusait une citerne, une fosse ou une grotte, il coupe en descendant, et le bois est à lui. Rav Pappa a dit : Je lui ai cité tous les arguments, et je n'ai pas pu avoir raison de lui,
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