Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּשְׁבִיל שֶׁל כְּרָמִים; דְּאִם אִיתָא דְּמֵעָלְמָא אָתֵי, כֵּיוָן דְּמִידַּדֵּי – לָא מָצֵי אָתֵי; דְּכׇל דְּמִידַּדֵּי וַהֲדַר חָזֵי לֵיהּ לְקִינֵּיהּ – מִידַּדֵּי, וְאִי לָא – לָא מִידַּדֵּי.Il s'agit ici d'un sentier passant entre des vignes, où se trouvent ces deux pigeonniers. Car s'il était vrai qu'il vient du reste du monde, puisqu'il ne fait que sautiller, il n'aurait pas pu venir jusque-là. Car tout oisillon qui sautille et qui, en se retournant, voit son nid, sautille encore ; et sinon, s'il ne voit plus son nid parce qu'il s'en est trop éloigné, il ne sautille pas plus loin. Par conséquent, l'oisillon trouvé vient forcément de l'un de ces deux pigeonniers.
- אָמַר אַבָּיֵי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: דָּם שֶׁנִּמְצָא בַּפְּרוֹזְדוֹר – סְפֵיקוֹ טָמֵא, שֶׁחֶזְקָתוֹ מִן הַמָּקוֹר. וְאַף עַל גַּב דְּאִיכָּא עֲלִיָּיה, דִּמְקָרְבָא!Abayé a dit : Nous aussi, nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm, Nida 17b) qu'on suit la majorité plutôt que la proximité : Le sang trouvé dans le corridor (perozdor, le col de l'utérus), dans le doute est tamé (rituellement impur) comme sang menstruel, car il est présumé provenir de la source (l'utérus). Et il en est ainsi bien qu'il y ait la chambre haute, qui débouche sur le corridor et qui est plus proche !
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: רוֹב וּמָצוּי קָא אָמְרַתְּ? רוֹב וּמָצוּי לֵיכָּא לְמַאן דְּאָמַר.Rava lui a dit : Tu parles d'un cas de majorité et de fréquence ? Pour majorité et fréquence, il n'y a personne qui dise qu'on délaisse la majorité pour suivre la proximité. Ici en effet, le sang de l'utérus n'est pas seulement plus abondant : il s'écoule aussi plus fréquemment dans le corridor.
- דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: דָּם הַנִּמְצָא בַּפְּרוֹזְדוֹר, חַיָּיבִין עָלָיו עַל בִּיאַת מִקְדָּשׁ, וְשׂוֹרְפִין עָלָיו אֶת הַתְּרוּמָה.Car Rabbi 'Hiya a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le sang trouvé dans le corridor, on considère qu'il s'agit de sang menstruel certain, et l'on est passible à cause de lui pour l'entrée au Temple en état d'impureté et l'on brûle à cause de lui la terouma (prélèvement donné au Cohen) touchée par la femme. Son statut n'est donc pas celui d'un doute.
- וְאָמַר רָבָא, שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַבִּי חִיָּיא – תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ רוֹב וְקָרוֹב הַלֵּךְ אַחַר הָרוֹב, וּשְׁמַע מִינַּהּ רוּבָּא דְּאוֹרָיְיתָא, וּשְׁמַע מִינַּהּ אִיתָא לִדְרַבִּי זֵירָא –Et Rava a dit : Déduis-en de l'enseignement de Rabbi 'Hiya trois conclusions : Déduis-en qu'entre majorité et proximité, on suit la majorité ; et déduis-en que le principe de la majorité est de la Torah, puisqu'on brûle ici la terouma et qu'on est passible pour l'entrée au Temple ; et déduis-en que l'enseignement de Rabbi Zeira est fondé.
- דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: אַף עַל פִּי שֶׁדַּלְתוֹת מְדִינָה נְעוּלוֹת.Cet enseignement de Rabbi Zeira porte sur un cas discuté dans le traité Ketoubot (15a) : dans une ville comptant dix boutiques, dont neuf vendent de la viande cachère et une de la viande non cachère, si l'on trouve de la viande hors des boutiques sans savoir d'où elle vient, on suit la majorité. La Guemara y envisage qu'on ne suive la majorité que si les portes de la ville sont ouvertes, ce qui donne deux majorités, celle des boutiques de la ville et celle de la viande venant du dehors. Car Rabbi Zeira a dit : on suit la majorité même si les portes de la ville sont fermées, une double majorité n'étant pas nécessaire.
- דְּהָא אִשָּׁה – דְּכִי דַּלְתוֹת מְדִינָה נְעוּלוֹת דָּמְיָא, וַאֲפִילּוּ הָכִי קָא אָזְלִינַן בָּתַר רוּבָּא.Les deux cas sont en effet comparables : car voici que la femme, qui est comme des portes de ville fermées, puisqu'il n'y a là qu'une seule majorité, et malgré cela nous suivons la majorité.
- וְהָא רָבָא הוּא דְּקָאָמַר: רוֹב וּמָצוּי לֵיכָּא לְמַאן דְּאָמַר! הֲדַר בֵּיהּ רָבָא מֵהַהִיא.Mais c'est Rava lui-même qui a dit au sujet de ce sang : Pour majorité et fréquence, il n'y a personne qui dise qu'on délaisse la majorité ! Il refusait donc d'y voir une preuve du principe général, alors qu'il en tire ici une conclusion. Rava est revenu sur cet avis-là.
- אִיתְּמַר: חָבִית שֶׁצָּפָה בַּנָּהָר, אָמַר רַב: נִמְצֵאת כְּנֶגֶד עִיר שֶׁרוּבָּהּ יִשְׂרָאֵל – מוּתָּר, כְּנֶגֶד עִיר שֶׁרוּבָּהּ נׇכְרִים – אֲסִירָא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ נִמְצֵאת כְּנֶגֶד עִיר שֶׁרוּבָּהּ יִשְׂרָאֵל – אֲסִירָא; אֵימוֹר מֵהַאי דְּקִרָא אֲתַאי.Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Un tonneau de vin qui flotte sur le fleuve, Rav a dit : s'il est trouvé en face d'une ville dont la majorité des habitants sont juifs, il est permis, car on présume qu'il appartient à un Juif ; s'il est trouvé en face d'une ville dont la majorité sont non juifs, il est interdit. Et Chmouel a dit : Même s'il est trouvé en face d'une ville dont la majorité sont juifs, il est interdit ; dis qu'il est venu de ce lieu appelé Dekira, où la majorité des habitants ne sont pas juifs.
- לֵימָא בִּדְרַבִּי חֲנִינָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּמָר אִית לֵיהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא, וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא?Dirons-nous qu'ils divergent sur l'enseignement de Rabbi 'Hanina, selon lequel on suit la majorité plutôt que la proximité : l'un des Maîtres, Chmouel, admet l'enseignement de Rabbi 'Hanina, et l'autre Maître, Rav, n'admet pas l'enseignement de Rabbi 'Hanina ?
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי חֲנִינָא, וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: אִם אִיתָא דְּמֵהַאי דְּקִרָא אֲתַאי, עִקּוּלֵי וּפָשׁוֹרֵי הֲוָה מַטְבְּעִי לַהּ. וּמָר סָבַר: חֲרִיפָא דְּנַהֲרָא נְקַט וַאֲתַאי.Non ; tous admettent l'enseignement de Rabbi 'Hanina, et ici ils divergent sur ceci : l'un des Maîtres, Rav, pense que s'il était vrai que le tonneau est venu de ce lieu appelé Dekira, les méandres et les eaux dormantes du fleuve auraient dû le faire couler. Il vient donc d'une ville proche. Et l'autre Maître, Chmouel, pense que le courant vif du fleuve l'a saisi et qu'il est venu ainsi de loin.
- הָהוּא חַצְבָּא דְחַמְרָא דְּאִישְׁתְּכַח בְּפַרְדֵּיסָא דְעׇרְלָה, שַׁרְיֵא רָבִינָא. לֵימָא מִשּׁוּם דְּסָבַר לַהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא?Une certaine cruche de vin qui a été trouvée dans un verger de orla (fruits des trois premières années, interdits) : Ravina l'a permise. Dirons-nous que c'est parce qu'il partage l'avis de Rabbi 'Hanina, selon lequel on suit la majorité des vignes, qui ne sont pas orla, plutôt que la proximité ?
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִי מִיגְּנִיב מִינֵּהּ – אַצְנוֹעֵי בְּגַוֵּיהּ לָא מַצְנְעִי. וְהָנֵי מִילֵּי חַמְרָא, אֲבָל עִינְבֵי – מַצְנְעִי.C'est différent là-bas, car si des voleurs l'avaient volée de ce verger, ils ne l'y auraient pas cachée. La cruche vient donc d'ailleurs. Et cela ne vaut que pour du vin, mais des raisins, ils les y cachent, car ils ne sont pas facilement reconnaissables par leur propriétaire.
- הָנְהוּ זִיקֵי דְחַמְרָא דְּאִשְׁתְּכַחוּ בֵּי קוּפָאֵי, שְׁרַנְהוּ רָבָא. לֵימָא לָא סָבַר לַהּ לִדְרַבִּי חֲנִינָא? שָׁאנֵי הָתָם, דְּרוּבָּאDes outres de vin ont été trouvées parmi les ceps (bei koupaé) d'un Juif : Rava les a permises. Dirons-nous qu'il ne partage pas l'avis de Rabbi 'Hanina, selon lequel on suit la majorité, ici les non-Juifs ? C'est différent là-bas, car la majorité
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