Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָתוּ אוּמָּנֵי וְיָתְבִי תּוּתַיְיהוּ, וְאָתוּ עוֹרְבֵי אָכְלִי דְּמָא, וְסָלְקִי אַבֵּי תָאלֵי וּמַפְסְדִי תַּמְרֵי. אֲמַר לְהוּ רַב יוֹסֵף: אַפִּיקוּ לִי קוּרְקוּר מֵהָכָא. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא גְּרָמָא הוּא! אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב טוֹבִי בַּר מַתְנָה, זֹאת אוֹמֶרֶת: גְּרָמָא בְּנִיזָּקִין אָסוּר.des saigneurs venaient s'asseoir sous eux, et des corbeaux venaient manger le sang, puis montaient sur les palmiers et abîmaient les dattes. Rav Yossef leur dit : Faites sortir d'ici les croasseurs, c'est-à-dire ne pratiquez plus de saignées ici. Abayé lui dit : Mais c'est une cause indirecte ! Il lui dit : Ainsi a dit Rav Tovi bar Matana : Cela revient à dire qu'une cause indirecte de dommages est interdite.
- וְהָא אַחְזֵיק [לְהוּ]! הָא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֵין חֲזָקָה לִנְזָקִין. וְלָאו אִיתְּמַר עֲלַהּ – רַב מָרִי אָמַר: בְּקוּטְרָא, וְרַב זְבִיד אָמַר: בְּבֵית הַכִּסֵּא?! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי, לְדִידִי – דַּאֲנִינָא דַּעְתַּאי, כִּי קוּטְרָא וּבֵית הַכִּסֵּא דָּמוּ לִי.Mais ils ont pourtant établi un droit acquis en cet endroit ! Rav Na'hman n'a-t-il pas dit, au nom de Rabba bar Avouh : Il n'y a pas de droit acquis pour les dommages. Mais n'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rav Mari a dit : Pour la fumée ; et Rav Zevid a dit : Pour les latrines ? Il lui dit : Ceux-là, pour moi, qui suis délicat, sont pour moi comme la fumée et les latrines.
- מַתְנִי׳ מַרְחִיקִין אֶת הַשּׁוֹבָךְ מִן הָעִיר חֲמִשִּׁים אַמָּה. וְלֹא יַעֲשֶׂה אָדָם שׁוֹבָךְ בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ לוֹ חֲמִשִּׁים אַמָּה לְכׇל רוּחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּית אַרְבַּעַת כּוֹרִין – מְלֹא שֶׁגֶר הַיּוֹנֶה. וְאִם לְקָחוֹ – אֲפִילּוּ בֵּית רוֹבַע, הֲרֵי הוּא בְּחֶזְקָתוֹ.MICHNA : On éloigne le pigeonnier de la ville de cinquante coudées. Et nul ne doit faire un pigeonnier dans son domaine, à moins d'avoir cinquante coudées de chaque côté. Rabbi Yehouda dit : il faut une surface de quatre kor de semence (mesure de capacité), soit la portée d'un vol de pigeon. Et s'il l'a acheté avec le terrain, même avec une surface d'un quart de kav, il reste dans son droit acquis.
- גְּמָ׳ חֲמִשִּׁים אַמָּה – וְתוּ לָא? וּרְמִינְהִי: אֵין פּוֹרְסִין נִשְׁבִּין לְיוֹנִים, אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה רָחוֹק מִן הַיִּשּׁוּב שְׁלֹשִׁים רִיס!GUEMARA : Cinquante coudées, et pas plus ? Et on oppose à cela : On ne tend de filets pour les pigeons que s'ils sont éloignés de toute zone habitée de trente riss (soit quatre mil) !
- אָמַר אַבָּיֵי: מֵישָׁט שָׁיְיטִי טוּבָא, וּכְרֵסַיְיהוּ בַּחֲמִשִּׁים אַמְּתָא מַלְיָא. וּמֵישָׁט – שְׁלֹשִׁים רִיס וְתוּ לָא? וְהָתַנְיָא: וּבַיִּשּׁוּב – אֲפִילּוּ מֵאָה מִיל לֹא יִפְרוֹס! רַב יוֹסֵף אָמַר: בְּיִשּׁוּב כְּרָמִים.Abayé a dit : Ils volent très loin, mais leur ventre se remplit en cinquante coudées, après quoi ils n'abîment plus rien. Et ils volent trente riss, et pas plus ? Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et en zone habitée, même à cent mil, il ne doit pas tendre de filet ! Rav Yossef a dit : Il s'agit d'une zone habitée de vignes, où ils passent d'une vigne à l'autre.
- רָבָא אָמַר: בְּיִשּׁוּב שׁוֹבָכִין. וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם שׁוֹבָכִין גּוּפַיְיהוּ! אִיבָּעֵית אֵימָא: דִּידֵיהּ, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּגוֹי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּהֶפְקֵר.Rava a dit : Il s'agit d'une zone habitée de pigeonniers. Et qu'il le déduise plutôt à cause des pigeonniers eux-mêmes, puisqu'il piégerait les pigeons d'autrui ! Si tu veux, dis : il s'agit des siens ; et si tu veux, dis : de ceux d'un non-Juif ; et si tu veux, dis : de pigeonniers sans propriétaire.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּית אַרְבַּעַת כּוֹרִין וְכוּ׳. אָמַר רַב פָּפָּא, וְאִיתֵּימָא רַב זְבִיד: זֹאת אוֹמֶרֶת, טוֹעֲנִין לְלוֹקֵחַ וְטוֹעֲנִין לְיוֹרֵשׁ.Rabbi Yehouda dit : une surface de quatre kor, etc. Rav Pappa, et certains disent Rav Zevid, a dit : Cela revient à dire qu'on plaide pour l'acheteur et qu'on plaide pour l'héritier : le tribunal avance de lui-même, en leur faveur, l'argument que leur prédécesseur a acquis le droit.
- יוֹרֵשׁ – תְּנֵינָא: הַבָּא מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה – אֵינוֹ צָרִיךְ טַעֲנָה! לוֹקֵחַ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. לוֹקֵחַ נָמֵי תְּנֵינָא: לָקַח חָצֵר וּבָהּ זִיזִין וּגְזוּזְטְרָאוֹת – הֲרֵי זֶה בְּחֶזְקָתָהּ!L'héritier, nous l'avons déjà appris : Celui qui vient par héritage n'a pas besoin d'argument ! C'est pour l'acheteur qu'il en a eu besoin. L'acheteur aussi, nous l'avons appris : S'il a acheté une cour avec des saillies et des balcons, elle reste dans son droit acquis !
- צְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הָתָם גַּבֵּי רְשׁוּת הָרַבִּים – דְּאֵימוֹר כּוֹנֵס לְתוֹךְ שֶׁלּוֹ הוּא, אִי נָמֵי אַחוֹלֵי אַחוּל בְּנֵי רְשׁוּת הָרַבִּים גַּבֵּיהּ; אֲבָל הָכָא – לָא;C'est nécessaire. Car s'il nous l'avait enseigné là, à propos du domaine public, c'est parce qu'on peut dire qu'il s'est retiré dans son propre terrain avant de construire, ou bien que les gens du domaine public y ont renoncé en sa faveur ; mais ici, non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא, דְּכֵיוָן דְּיָחִיד הוּא – אֵימָא: פַּיּוֹסֵי פַּיְּיסֵיהּ, אִי נָמֵי אַחוֹלֵי אַחֵיל גַּבֵּיהּ; אֲבָל רַבִּים, מַאן פַּיֵּיס וּמַאן שָׁבֵיק – אֵימָא לָא; צְרִיכָא.Et s'il nous l'avait enseigné ici, c'est parce que, puisqu'il s'agit d'un particulier, on peut dire qu'il l'a apaisé, ou bien qu'il y a renoncé en sa faveur ; mais le public, qui apaise-t-il et qui renonce ? Dis que non. C'est donc nécessaire.
- הֲרֵי הוּא בְּחֶזְקָתוֹ. וְהָא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֵין חֲזָקָה לִנְזָקִין! רַב מָרִי אָמַר: בְּקוּטְרָא, רַב זְבִיד אָמַר: בְּבֵית הַכִּסֵּא.Il reste dans son droit acquis. Mais Rav Na'hman n'a-t-il pas dit, au nom de Rabba bar Avouh : Il n'y a pas de droit acquis pour les dommages ! Rav Mari a dit : Pour la fumée ; Rav Zevid a dit : Pour les latrines.
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