Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא מַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ, אִי בְּטַרְפָּא – הָדַר פָּארֵי.elles ne la trouvent pas ; si c'est à la feuille, elle repousse.
- וְלֹא נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין וְכוּ׳. אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מִן הַמַּחְמְצָן, אֲבָל מִן הַנַּדְיָין – אַרְבַּע אַמּוֹת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין – אַרְבַּע אַמּוֹת. וְהָא אֲנַן תְּנַן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים! אֶלָּא לָאו – שְׁמַע מִינַּהּ כִּדְרַב נַחְמָן.Ni un bassin de foulons, etc. Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : on n'a enseigné cela que pour le bassin de trempage, où le linge souillé macère plusieurs jours ; mais pour le bassin de lavage, où l'on frotte le linge, il faut quatre coudées. Il a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un bassin de foulons doit être éloigné de quatre coudées. Or nous avons appris dans la Michna : trois téfa'him (largeurs de paume) ! N'est-ce pas plutôt : déduis-en que c'est comme Rav Na'hman ?
- וְאִיכָּא דְּרָמֵי לְהוּ מִירְמֵי, תְּנַן: נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. וְהָתַנְיָא אַרְבַּע אַמּוֹת! אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, לָא קַשְׁיָא: כָּאן מִן הַמַּחְמְצָן, כָּאן מִן הַנַּדְיָין. רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא: אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִשְּׂפַת מַחְמְצָן וְלַכּוֹתֶל שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.Et certains présentent cela comme une contradiction : nous avons appris dans la Michna : un bassin de foulons, trois téfa'him. Or il a été enseigné dans une baraïta : quatre coudées ! Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit du bassin de trempage ; là, du bassin de lavage. Rav 'Hiyya fils de Rav Avya enseigne la Michna explicitement : à moins d'avoir éloigné de trois téfa'him depuis le bord du bassin de trempage jusqu'au mur.
- וְסָד בְּסִיד. אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״וְסָד בְּסִיד״ תְּנַן, אוֹ דִילְמָא ״אוֹ סָד בְּסִיד״ תְּנַן?Et il enduit de chaux. Ils ont posé la question : avons-nous appris « et il enduit de chaux », c'est-à-dire qu'il faut enduire en plus d'éloigner, ou bien avons-nous appris « ou il enduit de chaux », l'enduit dispensant de l'éloignement ?
- פְּשִׁיטָא דִּ״וְסָד בְּסִיד״ תְּנַן, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּ״אוֹ סָד בְּסִיד״ תְּנַן, אִם כֵּן לִיעָרְבִינְהוּ וְלִיתְנִינְהוּ!Il est évident que nous avons appris « et il enduit de chaux » ; car si tu pensais que nous avons appris « ou il enduit de chaux », comme dans la clause de la pulpe d'olives, alors qu'on les mêle et qu'on les enseigne ensemble !
- דִּילְמָא מִשּׁוּם דְּלָא דָּמֵי הַאי הֶיזֵּיקָא לְהַאי הֶיזֵּיקָא – רֵישָׁא הֶיזֵּיקָא דִמְתוּנָא, סֵיפָא הֶיזֵּיקָא דְהַבְלָא.Peut-être est-ce parce que ce dommage-ci ne ressemble pas à ce dommage-là : le début de la Michna traite du dommage d'humidité, la fin du dommage de chaleur.
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סֶלַע הַבָּא בְּיָדַיִם – זֶה חוֹפֵר בּוֹרוֹ מִכָּאן, וְזֶה חוֹפֵר בּוֹרוֹ מִכָּאן; זֶה מַרְחִיק שְׁלֹשָׁה טְפָחִים וְסָד בְּסִיד, וָזֶה מַרְחִיק שְׁלֹשָׁה טְפָחִים וְסָד בְּסִיד. טַעְמָא דְּבָא בְּיָדַיִם, הָא לֹא בָּא בְּיָדַיִם – לֹא!Viens et entends une preuve d'une baraïta : Rabbi Yehouda dit : une roche qui s'effrite dans les mains : celui-ci creuse sa fosse de ce côté, et celui-là creuse sa fosse de ce côté ; celui-ci éloigne de trois téfa'him et enduit de chaux, et celui-là éloigne de trois téfa'him et enduit de chaux. La raison est qu'elle s'effrite dans les mains ; mais si elle ne s'effrite pas dans les mains, non, il n'aurait pas à enduire en plus !
- הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלֹא בָּא בְּיָדַיִם נָמֵי סָד בְּסִיד, וּבָא בְּיָדַיִם אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ – סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּבָא בְּיָדַיִם, לִיבְעֵי רַוְוחָא טְפֵי; קָא מַשְׁמַע לַן:.Il en va de même : même si elle ne s'effrite pas dans les mains, il enduit aussi de chaux ; et il fallait mentionner le cas où elle s'effrite dans les mains : tu aurais pu penser dire : puisqu'elle s'effrite dans les mains, il faudrait exiger un plus grand écart ; on nous apprend qu'il n'en est rien.
- מַרְחִיקִין אֶת הַגֶּפֶת וְאֶת הַזֶּבֶל וְאֶת הַמֶּלַח וְאֶת הַסְּלָעִים וְכוּ׳. תְּנַן הָתָם: בַּמֶּה טוֹמְנִין וּבַמָּה אֵין טוֹמְנִין?On éloigne la pulpe d'olives, le fumier, le sel et les rochers, etc. Nous avons appris là-bas (Chabbat 47b) : avec quoi couvre-t-on un plat pour le garder chaud pour Chabbat, et avec quoi ne couvre-t-on pas ?
- אֵין טוֹמְנִין לֹא בַּגֶּפֶת, וְלֹא בַּזֶּבֶל, וְלֹא בַּמֶּלַח, וְלֹא בַּסִּיד, וְלֹא בַּחוֹל – בֵּין לַחִין בֵּין יְבֵשִׁין. מַאי שְׁנָא הָכָא דְּקָתָנֵי סְלָעִים וְלָא קָתָנֵי חוֹל, וּמַאי שְׁנָא הָתָם דְּקָתָנֵי חוֹל וְלָא קָתָנֵי סְלָעִים?On ne couvre ni avec la pulpe d'olives, ni avec le fumier, ni avec le sel, ni avec la chaux, ni avec le sable, qu'ils soient humides ou secs. Toutes ces matières dégagent de la chaleur. Quelle différence y a-t-il ici, où l'on enseigne les rochers et non le sable, et quelle différence y a-t-il là-bas, où l'on enseigne le sable et non les rochers ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: לְפִי שֶׁאֵין דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לְהַטְמִין בִּסְלָעִים. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכִי דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לְהַטְמִין בְּגִיזֵּי צֶמֶר וּלְשׁוֹנוֹת שֶׁל אַרְגָּמָן?! דְּתַנְיָא: טוֹמְנִין בְּגִיזֵּי צֶמֶר, וּבְצִיפֵּי צֶמֶר, וּבִלְשׁוֹנוֹת שֶׁל אַרְגָּמָן, וּבְמוֹכִין, וְאֵין מְטַלְטְלִין אוֹתָן!Rav Yossef a dit : parce que les gens n'ont pas coutume de couvrir avec des rochers. Abayé lui a dit : et les gens ont-ils coutume de couvrir avec des toisons de laine et des languettes de pourpre ?! Car il a été enseigné dans une baraïta : on couvre avec des toisons de laine, avec des touffes de laine, avec des languettes de pourpre et avec des bourres, mais on ne les déplace pas à Chabbat, car elles sont mouktsé (exclues de tout usage ce jour-là).
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: ״יַגִּיד עָלָיו רֵעוֹ״; תְּנָא הָכָא סְלָעִים – וְהוּא הַדִּין לְחוֹל, תְּנָא הָתָם חוֹל – וְהוּא הַדִּין לִסְלָעִים. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי ״יַגִּיד עָלָיו רֵעוֹ״, לִיתְנִינְהוּ לְכוּלְּהוּ בַּחֲדָא, וְלִיתְנֵי חֲדָא מִנַּיְיהוּ בְּאִידַּךְ – וְהוּא הַדִּין לְאִידַּךְ!Mais plutôt, Abayé a dit : « Son compagnon témoigne de lui » (Job 36, 33) : un exemple renseigne sur l'autre. Il a enseigné ici les rochers, et il en va de même pour le sable ; il a enseigné là-bas le sable, et il en va de même pour les rochers. Rava lui a dit : si c'est « son compagnon témoigne de lui », qu'il les enseigne tous dans un seul passage, et qu'il en enseigne un seul dans l'autre, et il en irait de même pour l'autre !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא קָתָנֵי סְלָעִים – מִשּׁוּם דִּמְשַׁתְּכִי לַהּ לִקְדֵרָה; הָכָא הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא קָתָנֵי חוֹל – מִשּׁוּם דְּמֵחַמִּימֵי חָיֵים וּמִקָּרִירֵי קָרֵיר.Mais plutôt, Rava a dit : là-bas, voici la raison pour laquelle il n'enseigne pas les rochers : parce qu'ils brisent la marmite, de sorte qu'on ne s'en sert pas du tout ; ici, voici la raison pour laquelle il n'enseigne pas le sable : parce qu'il réchauffe le chaud et rafraîchit le froid, et il ne nuit donc pas au mur.
- וְהָא תָּנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: חוֹל! הָתָם בִּמְתוּנָא. תַּנָּא דִּידַן נָמֵי לִיתְנֵי, וְלוֹקְמֵיהּ בִּמְתוּנָא! הָא תְּנָא לֵיהּ אַמַּת הַמַּיִם.Mais Rabbi Ochaya a enseigné : le sable ! Là-bas, il s'agit de sable humide. Que le Tanna de notre Michna l'enseigne aussi, et qu'on l'établisse pour le sable humide ! Il a déjà enseigné le canal d'eau, source d'humidité.
- אַטּוּ מִי לָא קָתָנֵי אַמַּת הַמַּיִם – וְקָתָנֵי נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין?Est-ce à dire ? N'enseigne-t-on pas le canal d'eau, et n'enseigne-t-on pas aussi le bassin de foulons ?
- הָנְהוּ צְרִיכִי; דְּאִי תְּנָא אַמַּת הַמַּיִם – מִשּׁוּם דִּקְבִיעָא, אֲבָל נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין, דְּלָא קְבִיעָא – אֵימָא לָא. וְאִי תְּנָא נִבְרֶכֶת הַכּוֹבְסִין – מִשּׁוּם דִּקְווּ וְקָיְימִי, אֲבָל אַמַּת הַמַּיִם – לָא; צְרִיכָא.Ceux-là sont nécessaires : car s'il avait enseigné seulement le canal d'eau, c'est parce qu'il est fixe ; mais le bassin de foulons, qui n'est pas fixe, j'aurais dit que non. Et s'il avait enseigné seulement le bassin de foulons, c'est parce que ses eaux sont rassemblées et stagnantes ; mais le canal d'eau, non. Il fallait donc les deux.
- מַרְחִיקִין אֶת הַזְּרָעִים וְאֶת הַמַּחֲרֵישָׁה וְכוּ׳. זְרָעִים – תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם מַחֲרֵישָׁה! בְּמַפּוֹלֶת יָד.On éloigne les semences et la charrue, etc. Les semences : qu'on le déduise de la charrue ! Puisqu'il faut labourer avant de semer. Il s'agit de semis à la volée d'une main, sans labour.
- מַחֲרֵישָׁה – וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם זְרָעִים! בְּחוֹרֵשׁ לְאִילָנוֹת. וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם מַיָּא! תַּנָּא בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל קָאֵי, דִּכְתִיב: ״לִמְטַר הַשָּׁמַיִם תִּשְׁתֶּה מָּיִם״.La charrue : qu'on le déduise des semences ! Puisqu'on laboure pour semer. Il s'agit de celui qui laboure pour des arbres. Qu'on le déduise de l'eau ! Car des arbres demandent à être arrosés. Le Tanna se situe en Terre d'Israël, dont il est écrit : « de la pluie du ciel elle boit l'eau » (Deutéronome 11, 11) : on n'y a pas besoin de canaux.
- לְמֵימְרָא דִּזְרָעִיםEst-ce à dire que les semences
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