Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁאֵין מוֹצִיאִין שְׁטַר חוֹב זֶה עַל זֶה – כָּךְ אֵין מוֹצִיאִין עַל אֲחֵרִים, בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי?Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : de même qu'ils ne peuvent pas produire un acte de prêt l'un contre l'autre, ainsi ils ne peuvent pas en produire contre d'autres (ceux-ci pouvant dire : je n'ai pas emprunté de toi, mais de l'autre Yossef ben Chimon), sur quoi la Michna et cette baraïta sont-elles en désaccord ?
- בְּאוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה קָמִיפַּלְגִי –Elles sont en désaccord sur la question de savoir si les lettres, c'est-à-dire la créance inscrite dans l'acte, s'acquièrent par la remise du document à un nouveau titulaire.
- תַּנָּא דִּידַן סָבַר: אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה; וְתַנָּא בָּרָא סָבַר: אֵין אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה.Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de notre Michna pense que les lettres s'acquièrent par la remise : on ne craint pas que l'acte soit passé de l'un à l'autre par une perte, et s'il lui a été remis délibérément, son détenteur peut percevoir ; et le Tanna de la baraïta pense que les lettres ne s'acquièrent pas par la remise, si bien que le nouveau détenteur ne peut pas percevoir.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא – אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה, וְהָכָא בְּצָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה קָא מִיפַּלְגִי – תַּנָּא דִּידַן סָבַר: אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה, וְתַנָּא בָּרָא סָבַר: צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה –Et si tu veux, dis : selon tout le monde, les lettres s'acquièrent par la remise, et ici ils sont en désaccord sur la question de savoir s'il faut apporter une preuve que le créancier initial lui a bien transféré l'acte. Le Tanna de notre Michna pense qu'il n'a pas à apporter de preuve, et le Tanna de la baraïta pense qu'il doit apporter une preuve ;
- דְּאִיתְּמַר: אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה; אַבָּיֵי אָמַר: צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה, וְרָבָא אָמַר: אֵינוֹ צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה.car il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : les lettres s'acquièrent par la remise. Abayé a dit : il doit apporter une preuve qu'il a bien acquis la créance ; et Rava a dit : il n'a pas à apporter de preuve, car on présume que l'acte lui a été remis sciemment.
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: אֶחָד מִן הָאַחִין שֶׁהַשְּׁטַר חוֹב יוֹצֵא מִתַּחַת יָדוֹ, עָלָיו לְהָבִיא רְאָיָה. מַאי, לָאו הוּא הַדִּין לְאַחְרִינֵי?Abayé a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné dans une baraïta : celui des frères de la main duquel sort un acte de prêt établi au nom de leur père défunt, et qui veut le percevoir pour lui-même, c'est à lui d'apporter une preuve qu'il lui a été remis légalement. Qu'en est-il ? N'en va-t-il pas de même pour les autres ?
- וְרָבָא אָמַר: שָׁאנֵי אַחִין, דְּשָׁמְטוּ מֵהֲדָדֵי.Et Rava a dit : les frères sont différents, car ils s'emparent couramment de biens de la succession les uns des autres.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: אֶחָד מִן הָאַחִין שֶׁהַשְּׁטַר חוֹב יוֹצֵא מִתַּחַת יָדוֹ – עָלָיו לְהָבִיא רְאָיָה. אַחִין הוּא דְּשָׁמְטוּ מֵהֲדָדֵי, אֲבָל אַחְרִינֵי לָא.Il y en a qui disent une autre version : Rava a dit : d'où est-ce que je le dis, qu'aucune preuve n'est requise ? Car il a été enseigné dans une baraïta : celui des frères de la main duquel sort un acte de prêt, c'est à lui d'apporter une preuve. Ce sont donc les frères qui s'emparent de biens les uns des autres qui doivent prouver, mais les autres, non.
- וְאַבָּיֵי – אַחִין אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּשָׁמְטוּ מֵהֲדָדֵי – אֵימָא מִיזְּ(דְ)הַר זְהִירִי, וְלָא צְרִיכִי לְהָבִיא רְאָיָה; קָמַשְׁמַע לַן.Et Abayé, comment répond-il ? Tous doivent apporter une preuve, mais le cas des frères lui était nécessaire : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'ils s'emparent de biens les uns des autres, disons qu'ils sont vigilants les uns envers les autres, et qu'ils n'ont pas à apporter de preuve ; il nous enseigne donc qu'ils le doivent.
- וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁמּוֹצִיאִין הֵן שְׁטַר חוֹב עַל אֲחֵרִים – כָּךְ מוֹצִיאִין זֶה עַל זֶה; בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי?La Guemara revient aux deux homonymes : mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta : de même qu'ils produisent un acte de prêt contre d'autres, ainsi ils en produisent l'un contre l'autre, sur quoi sont-elles en désaccord ?
- בְּכוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ קָמִיפַּלְגִי –Elles sont en désaccord sur la question de savoir si l'on écrit un acte pour l'emprunteur, bien que le prêteur ne soit pas avec lui.
- תַּנָּא דִּידַן סָבַר: כּוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ; זִימְנִין דְּאָזֵיל לְגַבֵּי סָפְרָא וְסָהֲדֵי, וְאָמַר לְהוּ: כְּתֻבוּ לִי שְׁטָרָא, דְּבָעֵינַן לְמֵיזַף מִיּוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן חַבְרַי; וּבָתַר דְּכָתְבִי וְחָתְמִי לֵיהּ, נָקֵיטא לֵיהּ וְאָמַר לֵיהּ: הַב לִי מְאָה דִּיזַפְתְּ מִינַּאי.Le Tanna de notre Michna pense que l'on écrit un acte pour l'emprunteur, bien que le prêteur ne soit pas avec lui. Il arrive parfois que l'un des deux aille chez un scribe et des témoins et leur dise : écrivez-moi un acte, car je veux emprunter à Yossef ben Chimon, mon compagnon ; et après qu'ils ont écrit et signé pour lui, il le prend et lui dit : donne-moi les cent zouz que tu m'as empruntés. C'est pourquoi les deux homonymes ne peuvent pas produire d'acte l'un contre l'autre.
- תַּנָּא בָּרָא סָבַר: אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה, עַד שֶׁיְּהֵא מַלְוֶה עִמּוֹ.Le Tanna de la baraïta pense que l'on n'écrit pas d'acte pour l'emprunteur sans que le prêteur soit avec lui et y consente ; cette fraude est donc exclue.
- נִמְצָא לְאֶחָד בֵּין שְׁטָרוֹתָיו ״שְׁטָרוֹ שֶׁל יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן פָּרוּעַ״ – שְׁטָרוֹת שְׁנֵיהֶם פְּרוּעִין וְכוּ׳. טַעְמָא דְּנִמְצָא, הָא לֹא נִמְצָא – מָצֵי מַפֵּיק; וְהָאֲנַן ״וְלֹא אַחֵר יָכוֹל לְהוֹצִיא עֲלֵיהֶן שְׁטַר חוֹב״ תְּנַן!« Si l'on trouve chez quelqu'un, parmi ses documents : L'acte de Yossef ben Chimon est remboursé », les actes de tous les deux sont remboursés, etc. La raison est qu'on l'a trouvé ; il s'ensuit que, si on ne l'a pas trouvé, il peut produire un acte contre l'un d'eux. Mais nous avons pourtant appris : « Et un autre ne peut pas non plus produire contre eux un acte de prêt » !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בִּמְשׁוּלָּשִׁין.Rabbi Yirmeya a dit : il s'agit d'actes où les noms sont précisés sur trois générations.
- וְנֶחֱזֵי תְּבָרָא – בִּשְׁמָא דְּמַאן דִּכְתִיב! אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: בִּמְשׁוּלָּשִׁין בַּשְּׁטָר, וְאֵין מְשׁוּלָּשִׁין בַּשּׁוֹבָר.Mais voyons le reçu : au nom de qui est-il écrit ? Rav Hochaya a dit : il s'agit d'un cas où les noms sont précisés sur trois générations dans l'acte, mais pas sur trois générations dans le reçu.
- אַבָּיֵי אָמַר, הָכִי קָאָמַר: נִמְצָא לַלֹּוֶה בֵּין שְׁטָרוֹתָיו ״שְׁטָרוֹ שֶׁל יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן עָלַי, פָּרוּעַ״ – שְׁטָרוֹת שְׁנֵיהֶם פְּרוּעִין.Abayé a dit : voici ce qu'elle veut dire : si l'on trouve chez l'emprunteur, parmi ses documents : « L'acte de Yossef ben Chimon contre moi est remboursé », et qu'il avait emprunté aux deux, les actes de tous les deux sont considérés comme remboursés, c'est-à-dire impossibles à percevoir.
- כֵּיצַד יַעֲשׂוּ? יְשַׁלְּשׁוּ כּוּ׳. תָּנָא: אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם כֹּהֲנִים, יִכְתְּבוּ דּוֹרוֹת.« Comment doivent-ils faire ? Qu'ils ajoutent une troisième génération, etc. » Il a été enseigné dans une baraïta : si tous deux étaient Cohanim (prêtres), qu'ils écrivent plusieurs générations d'ancêtres, jusqu'à trouver une différence.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לִבְנוֹ: ״שְׁטָר בֵּין שְׁטָרוֹתַי פָּרוּעַ, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵי זֶהוּ״ – שְׁטָרוֹת כּוּלָּן פְּרוּעִין. נִמְצָא לְאֶחָד שָׁם שְׁנַיִם – הַגָּדוֹל פָּרוּעַ, וְהַקָּטָן אֵינוֹ פָּרוּעַ.MICHNA : Celui qui dit à son fils avant de mourir : « Un acte parmi mes actes est remboursé, et je ne sais pas lequel », tous les actes sont considérés comme remboursés. Si l'on trouve à l'un des débiteurs deux actes, le plus grand est remboursé et le plus petit n'est pas remboursé, car dans le doute on favorise le débiteur.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: ״שְׁטָר לְךָ בְּיָדִי, פָּרוּעַ״ – הַגָּדוֹל פָּרוּעַ וְהַקָּטָן אֵינוֹ פָּרוּעַ. ״חוֹב לְךָ בְּיָדִי, פָּרוּעַ״ – שְׁטָרוֹת כּוּלָּן פְּרוּעִין.GUEMARA : Rava a dit : si le créancier dit au débiteur : « Un acte de toi, dans ma main, est remboursé », le plus grand est remboursé et le plus petit n'est pas remboursé. « La dette de toi, dans ma main, est remboursée », tous les actes sont remboursés, car le mot « dette » englobe tous les prêts.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, ״שָׂדִי מְכוּרָה לָךְ״ – שָׂדֶה גְּדוֹלָה מְכוּרָה לוֹ; ״שָׂדֶה שֶׁיֵּשׁ לִי, מְכוּרָה לָךְ״ – כׇּל שְׂדוֹתָיו מְכוּרִין לוֹ?!Ravina dit à Rava : s'il en est ainsi, « mon champ t'est vendu », le grand champ lui serait-il vendu ? « Le champ que j'ai t'est vendu », tous ses champs lui seraient-ils vendus ?!
- הָתָם, יַד בַּעַל הַשְּׁטָר עַל הַתַּחְתּוֹנָה.Rava répond : là-bas, c'est la main du détenteur de l'acte qui a le dessous : c'est lui qui réclame davantage, et il doit se contenter du sens minimal. De même ici, le créancier détenteur de l'acte a le dessous.
- מַתְנִי׳ הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ עַל יְדֵי עָרֵב, לֹא יִפָּרַע מִן הֶעָרֵב.MICHNA : Celui qui prête à son prochain avec un garant ne percevra pas du garant.
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