Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב הוּנָא: ״מִמְּךָ״ – אֲפִילּוּ מֵרֵישׁ גָּלוּתָא, וַאֲפִילּוּ מִשַּׁבּוּר מַלְכָּא.Rav Houna a dit : « de toi », sans autre précision, peut désigner n'importe qui : même de l'Exilarque (Rech Galouta, chef de la communauté en exil), et même du roi Chabour.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַבָּה: פּוֹק עַיֵּין בָּהּ, דִּלְאוּרְתָּא בָּעֵי לַהּ רַב הוּנָא מִינָּךְ.Rav 'Hisda dit à Rabba : va examiner cette question, car ce soir Rav Houna te la posera.
- נְפַק דָּק וְאַשְׁכַּח – דְּתַנְיָא: גֵּט שֶׁיֵּשׁ עָלָיו עֵדִים וְאֵין בּוֹ זְמַן, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: אִם כָּתוּב בּוֹ ״גֵּרַשְׁתִּיהָ הַיּוֹם״ – כָּשֵׁר.Rabba sortit, examina et trouva une source, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un get (acte de divorce) qui porte des témoins mais ne comporte pas de date, Abba Chaoul dit : s'il y est écrit « je l'ai répudiée aujourd'hui », il est valable.
- אַלְמָא ״הַיּוֹם״ – הַהוּא יוֹמָא דְּנָפֵיק בֵּיהּ מַשְׁמַע; הָכָא נָמֵי, מִמְּךָ – מֵהָהוּא גַּבְרָא דְּנָפֵיק מִתּוּתֵי יְדֵיהּ מַשְׁמַע.Rabba en conclut : il apparaît donc que « aujourd'hui » désigne le jour où le document sort devant le tribunal ; ici aussi, « de toi » désigne cet homme de la main duquel l'acte sort.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְדִלְמָא אַבָּא שָׁאוּל כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: עֵדֵי מְסִירָה כָּרְתִי; אֲבָל הָכָא לֵיחוּשׁ לִנְפִילָה!Abayé lui dit : mais peut-être Abba Chaoul est-il de l'avis de Rabbi Eliézer, qui dit : les témoins de la remise font le divorce ; mais ici, craignons la chute de l'acte, qui aurait échappé à son véritable propriétaire et aurait été trouvé par celui qui le présente !
- אֲמַר לֵיהּ: לִנְפִילָה לָא חָיְישִׁינַן. וּמְנָא תֵּימְרָא דְּלָא חָיְישִׁינַן לִנְפִילָה?Rabba lui dit : la chute, nous ne la craignons pas. Et d'où affirmes-tu que nous ne craignons pas la chute ?
- דִּתְנַן: שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ בְּעִיר אַחַת, שֵׁם אֶחָד יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן וְשֵׁם אַחֵר יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן – אֵינָן יְכוֹלִין לְהוֹצִיא שְׁטַר חוֹב זֶה עַל זֶה, וְלֹא אַחֵר יָכוֹל לְהוֹצִיא עֲלֵיהֶן שְׁטַר חוֹב. הָא הֵם עַל אֲחֵרִים – יְכוֹלִין; וְאַמַּאי? לֵיחוּשׁ לִנְפִילָה! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ לִנְפִילָה לָא חָיְישִׁינַן?Car nous avons appris dans la Michna : Deux hommes qui se trouvaient dans une même ville, le nom de l'un étant Yossef ben Chimon et le nom de l'autre Yossef ben Chimon, ne peuvent pas produire un acte de prêt l'un contre l'autre, et un autre ne peut pas non plus produire contre eux un acte de prêt. Il s'ensuit que, contre d'autres, eux le peuvent. Mais pourquoi ? Craignons la chute de l'acte de l'un des Yossef ben Chimon, trouvé par l'autre ! N'est-ce pas plutôt qu'il faut en déduire que la chute, nous ne la craignons pas ?
- וְאַבָּיֵי – לִנְפִילָה דְחַד לָא חָיְישִׁינַן, לִנְפִילָה דְרַבִּים חָיְישִׁינַן.Et Abayé, qui craint la chute, comment comprend-il cette Michna ? La chute d'un seul homme déterminé, trouvé par son homonyme, nous ne la craignons pas, car c'est très improbable ; la chute de la part d'un grand nombre, du public en général, nous la craignons.
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