Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן שֶׁהִגִּיד, שׁוּב אֵינוֹ חוֹזֵר וּמַגִּיד; צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לָאו אוֹרְחֵיהּ לְמֵידַק.Une fois qu'il a témoigné, il ne peut plus revenir témoigner autrement. Pourtant, Rav Yirmeya a pu ici se rétracter de sa première déclaration, car ce n'est pas la manière d'un érudit en Torah d'examiner attentivement les femmes, par pudeur ; il ne s'était donc pas vraiment assuré de son identité.
- הָהוּא תְּבָרָא דַּהֲוָה חֲתִים עֲלֵיהּ רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא. אֲמַרָה לֵיהּ: לָאו אֲנָא הֲוַאי. אָמַר לַהּ: אִיבְרָא אַנְתְּ הֲוִת. אֲמַר אַבָּיֵי: אַף עַל גַּב דְּצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לָאו אוֹרְחֵיהּ לְמֵידַק, כֵּיוָן דְּדָק – דָּק.La Guemara (discussion des Amoraïm) rapporte : il y eut une certaine quittance de ketouba (contrat de mariage) sur laquelle Rav Yirmeya bar Abba avait signé. Une femme, qui réclamait le paiement de sa ketouba, lui dit : Ce n'était pas moi qui ai fait écrire cette quittance, mais une autre femme du même nom. Il lui dit : En vérité, c'était toi. Abayé dit : Bien qu'un érudit en Torah n'ait pas pour manière d'examiner les femmes, dès lors qu'il a examiné et affirme la reconnaître, il a examiné et il est cru.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דְּאָזֵיל לְקַדּוֹשֵׁי אִיתְּתָא – נִידְבַּר עַם הָאָרֶץ בַּהֲדֵיהּ, דִּלְמָא מְחַלְּפוּ לַהּ מִינֵּיהּ.Abayé dit : Cet érudit en Torah qui va se consacrer une femme, qu'il emmène avec lui un homme du peuple (am haarets, un homme peu instruit), qui, lui, saura la reconnaître, de peur qu'on ne lui en substitue une autre à la place de la femme choisie, en profitant de sa candeur.
- וְהַבַּעַל נוֹתֵן שָׂכָר וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״וְכָתַב״ ״וְנָתַן״. וְהָאִידָּנָא דְּלָא עָבְדִינַן הָכִי, שַׁדְיוּהוּ רַבָּנַן אַאִשָּׁה כִּי הֵיכִי דְּלָא לְשַׁהֲיֵיהּ.Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : Et c'est le mari qui donne le salaire du scribe pour l'acte de divorce, etc. Quelle est la raison ? Car le verset dit : « Il écrira » pour elle un acte de rupture « et il donnera » dans sa main (Deutéronome 24, 1) ; c'est donc au mari de le faire écrire. Mais aujourd'hui, où nous n'agissons pas ainsi et où c'est la femme qui paie le scribe, c'est que nos Maîtres ont fait reposer cette charge sur la femme, afin que le mari ne le retarde pas en refusant de payer le scribe.
- כּוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, בְּעִיסְקָא.La Michna enseigne : On écrit une reconnaissance de dette pour l'emprunteur, bien que le prêteur ne soit pas avec lui, etc. et c'est l'emprunteur qui paie le scribe. N'est-ce pas évident ? C'est lui qui profite du prêt ! Ce n'est nécessaire que dans le cas d'une association (iska), où le prêteur tire lui aussi profit de l'opération en recevant une part des bénéfices : même alors, c'est l'emprunteur qui paie.
- כּוֹתְבִין שְׁטָר לַמּוֹכֵר אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹקֵחַ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, בְּמוֹכֵר שָׂדֵהוּ מִפְּנֵי רָעָתָהּ.La Michna enseigne : On écrit un acte de vente pour le vendeur, bien que l'acheteur ne soit pas avec lui, etc. et c'est l'acheteur qui paie le scribe. N'est-ce pas évident ? C'est lui qui profite de l'achat ! Ce n'est nécessaire que dans le cas de celui qui vend son champ à cause de sa mauvaise qualité : bien que le vendeur soit content de s'en défaire, c'est l'acheteur qui paie.
- אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי אֵירוּסִין וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דַּאֲפִילּוּ צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דְּנִיחָא לֵיהּ לַחֲמוּהּ לְקָרוֹבֵיהּ.La Michna enseigne : On n'écrit pas d'actes de fiançailles, etc. sinon avec l'accord des deux parties, et c'est le fiancé qui paie le scribe. N'est-ce pas évident ? C'est lui qui acquiert sa fiancée ! Ce n'est nécessaire que pour enseigner que même s'il s'agit d'un érudit en Torah, qu'il plaît à son beau-père de rapprocher de sa famille, c'est lui qui paie.
- אֵין כּוֹתְבִין שְׁטַר אֲרִיסוּת וְקַבְּלָנוּת וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, בְּבוּרָה.La Michna enseigne : On n'écrit pas de contrat de métayage et d'entreprise, etc. sinon avec l'accord des deux parties, et c'est le métayer ou l'entrepreneur qui paie le scribe. N'est-ce pas évident ? Le contrat établit ses droits sur le champ ! Ce n'est nécessaire que dans le cas d'un champ en friche : bien que le propriétaire semble y gagner plus que lui, c'est le métayer qui paie.
- אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי בֵירוּרִין אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם וְכוּ׳. מַאי ״שְׁטָרֵי בֵירוּרִין״? הָכָא תַּרְגִּימוּ: שְׁטָרֵי טַעֲנָתָא. רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: זֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד, וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד.La Michna enseigne : On n'écrit d'actes d'arbitrage (chetarei beirourin) qu'avec l'accord des deux parties, etc. Que sont les « actes d'arbitrage » ? Ici, à Babylone, ils ont interprété : des actes de plaidoiries, où sont consignées les prétentions des plaideurs. Rav Yirmeya bar Abba dit : c'est l'acte consignant la composition du tribunal, où celui-ci choisit pour lui un juge, et celui-là choisit pour lui un juge, et ces deux juges choisissent le troisième.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לִשְׁנֵיהֶם כּוֹתְבִין שְׁנַיִם – לְזֶה בְּעַצְמוֹ וּלְזֶה בְּעַצְמוֹ. לֵימָא בְּכוֹפִין עַל מִדַּת סְדוֹם קָא מִיפַּלְגִי –La Michna enseigne : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Pour les deux, on écrit deux actes, l'un pour celui-ci à lui seul et l'autre pour celui-là à lui seul. Dirons-nous qu'ils divergent sur le point de savoir si le tribunal contraint à l'encontre de la conduite de Sodome, c'est-à-dire d'un refus égoïste de rendre un service qui ne coûte rien ? Ainsi, l'un des plaideurs refuserait de participer à un acte commun et exigerait que chacun ait son propre acte, ce qui coûte plus cher à l'autre.
- דְּמָר סָבַר: כּוֹפִין, וּמַר סָבַר: אֵין כּוֹפִין?Car l'un, le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), pense qu'on contraint à l'encontre d'une telle conduite, et le plaideur obstiné devra donc participer à un acte commun, et l'autre, Rabban Chimon ben Gamliel, pense qu'on ne contraint pas ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא כּוֹפִין; וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דַּאֲמַר לֵיהּ: לָא נִיחָא לִי דְּתֶהְוֵי זְכוּתָךְ גַּבֵּי זְכוּתִי, דְּדָמֵית עֲלַאי כִּי אַרְיָא אָרְבָא.Non : tous admettent qu'on contraint, et ici, voici la raison de Rabban Chimon ben Gamliel : ce plaideur n'a pas une exigence égoïste et sans objet, car il lui dit : Il ne me plaît pas que tes droits figurent à côté de mes droits, car tu es à mes yeux comme un lion à l'affût.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁפָּרַע מִקְצָת חוֹבוֹ, וְהִשְׁלִישׁ אֶת שְׁטָרוֹ – וְאָמַר לוֹ: ״אִם לֹא נָתַתִּי לְךָ מִכָּאן וְעַד יוֹם פְּלוֹנִי, תֵּן לוֹ שְׁטָרוֹ״, הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נָתַן – רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יִתֵּן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא יִתֵּן.MICHNA : Celui qui a remboursé une partie de sa dette et a déposé sa reconnaissance de dette chez un tiers, avec l'accord du prêteur, et lui a dit : « Si je ne t'ai pas donné le solde d'ici à tel jour, donne-lui (au prêteur) son acte », ce qui permettrait au prêteur de réclamer la totalité de la somme inscrite : si le terme est arrivé et qu'il n'a pas donné le solde, Rabbi Yossé dit : Il donnera l'acte au prêteur, selon la condition posée. Rabbi Yehouda dit : Il ne donnera pas l'acte, car cette condition est sans effet.
- גְּמָ׳ בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי יוֹסֵי סָבַר: אַסְמַכְתָּא קָנְיָא, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: אַסְמַכְתָּא לָא קָנְיָא.GUEMARA : Sur quoi divergent-ils ? Rabbi Yossé pense qu'une asmakhta (engagement conditionnel pris sans réelle intention de l'exécuter, car on compte bien ne pas en arriver là) fait acquérir, et le débiteur est lié par sa parole. Et Rabbi Yehouda pense qu'une asmakhta ne fait pas acquérir.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לְהוּ: וְכִי מֵאַחַר שֶׁרַבִּי יוֹחָנָן מְלַמְּדֵנוּ פַּעַם רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, אֲנִי מָה אֶעֱשֶׂה?Rav Na'hman dit au nom de Rabba bar Avouh, au nom de Rav : La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé. Quand ils vinrent devant Rabbi Ami pour l'interroger, il leur dit : Puisque Rabbi Yo'hanan nous enseigne une première et une deuxième fois que la halakha est conforme à Rabbi Yossé, moi, que ferai-je ? Je ne peux aller contre ses paroles.
- וְאֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Mais en réalité, la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yossé, et une asmakhta n'engage pas.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁנִּמְחַק שְׁטַר חוֹבוֹ – מַעֲמִיד עָלָיו עֵדִים, וּבָא לִפְנֵי בֵּית דִּין, וְעוֹשִׂין לוֹ קִיּוּם: ״אִישׁ פְּלוֹנִי בֶּן פְּלוֹנִי נִמְחַק שְׁטָרוֹ בְּיוֹם פְּלוֹנִי,MICHNA : Celui dont la reconnaissance de dette s'est effacée fait se lever à son sujet des témoins qui se souviennent de sa teneur, vient devant le tribunal, et on lui établit une validation ainsi rédigée : « Untel, fils d'Untel : son acte s'est effacé ; il était daté de tel jour,
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