Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִיתִין!la Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : pourquoi énonce-t-elle l'évidence, qu'un document à un seul témoin est invalide ?
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן – דִּשְׁנַיִם בִּמְקוּשָּׁר, כְּעֵד אֶחָד בְּפָשׁוּט; מָה הָתָם – פְּסוּלָא דְאוֹרָיְיתָא, אַף הָכָא נָמֵי – פְּסוּלָא דְאוֹרָיְיתָא.La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) répond : Voici ce qu'elle nous apprend : deux témoins sur un document noué sont comme un seul témoin sur un document simple. De même que là-bas, c'est une invalidité de la Torah, de même ici aussi, c'est une invalidité de la Torah.
- תִּדַּע, דִּשְׁלַחוּ מִתָּם חַבְרַיָּיא לְרַבִּי יִרְמְיָה:Amémar a ajouté : Sache qu'une signature et un témoignage oral peuvent se joindre, car les collègues ont envoyé de là-bas, d'Erets Israël, cette question à Rabbi Yirmeya à propos d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna). Selon celle-ci, le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) exige que deux témoins aient vu l'événement ensemble, tandis que Rabbi Yehochoua ben Kor'ha admet qu'ils l'aient vu l'un après l'autre ; et le premier Tanna exige qu'ils témoignent ensemble, tandis que Rabbi Natan admet que l'un témoigne aujourd'hui et l'autre demain.
- עֵד אֶחָד בִּכְתָב וְעֵד אֶחָד עַל פֶּה, מַהוּ שֶׁיִּצְטָרְפוּ?La question était : Un témoin par écrit et un témoin oralement, peuvent-ils se joindre ?
- אַלִּיבָּא דְּתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דַּאֲפִילּוּ שְׁנַיִם בִּכְתָב וּשְׁנַיִם עַל פֶּה לָא מִצְטָרְפִי. אֶלָּא כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה – שְׁנַיִם בִּכְתָב וּשְׁנַיִם עַל פֶּה הוּא דְּמִצְטָרְפִי, אֲבָל עֵד אֶחָד בִּכְתָב וְאֶחָד עַל פֶּה לָא מְצָרְפִינַן; אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Selon le premier Tanna de Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, ne pose pas la question, car même deux par écrit ou deux oralement ne se joignent pas. La question ne se pose donc que selon Rabbi Yehochoua ben Kor'ha : seuls deux par écrit ou deux oralement se joignent, mais un témoin par écrit et un oralement, nous ne les joignons pas ; ou bien peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- שְׁלַח לְהוּ: אֲנִי אֵינִי כְּדַיי שֶׁשְּׁלַחְתֶּם לִי, אֶלָּא כָּךְ דַּעַת תַּלְמִידְכֶם נוֹטָה – שֶׁיִּצְטָרְפוּ.Il leur a envoyé cette réponse : « Moi, je ne suis pas digne de ce que vous m'avez envoyé, mais tel est l'avis vers lequel penche votre élève : qu'ils se joignent. » Cet échange confirme l'opinion d'Amémar.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן הָכִי מַתְנֵינַן לָהּ – דִּשְׁלַחוּ לֵיהּ חַבְרַיָּיא לְרַבִּי יִרְמְיָה: שְׁנַיִם שֶׁהֵעִידוּ – אֶחָד בְּבֵית דִּין זֶה, וְאֶחָד בְּבֵית דִּין זֶה; מַהוּ שֶׁיָּבוֹאוּ בֵּית דִּין אֵצֶל בֵּית דִּין, וְיִצְטָרְפוּ?Rav Achi lui a dit : Nous l'enseignons ainsi : les collègues ont envoyé à Rabbi Yirmeya cette question : Deux témoins qui ont témoigné, l'un devant ce tribunal et l'autre devant cet autre tribunal, un tribunal peut-il venir auprès de l'autre tribunal, de sorte qu'ils se joignent ?
- אַלִּיבָּא דְּתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי נָתָן לָא תִּיבְּעֵי לָךְ – דַּאֲפִילּוּ בְּחַד בֵּית דִּינָא נָמֵי לָא מִצְטָרְפִי; אֶלָּא כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּרַבִּי נָתָן – בְּחַד בֵּי דִינָא הוּא דְּמִצְטָרְפִי, אֲבָל בִּתְרֵי בֵּי דִינָא לָא מִצְטָרְפִי; אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Selon le premier Tanna de Rabbi Natan, ne pose pas la question, car même devant un seul tribunal ils ne se joignent pas. La question ne se pose donc que selon Rabbi Natan : c'est devant un seul tribunal qu'ils se joignent, mais devant deux tribunaux ils ne se joignent pas ; ou bien peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- וּשְׁלַח לְהוּ: אֲנִי – אֵינִי כְּדַיי שֶׁאַתֶּם שְׁלַחְתֶּם לִי, אֶלָּא כָּךְ דַּעַת תַּלְמִידְכֶם נוֹטֶה – שֶׁיִּצְטָרְפוּ.Et Rabbi Yirmeya leur a envoyé cette réponse : « Moi, je ne suis pas digne de ce que vous m'avez envoyé, mais tel est l'avis vers lequel penche votre élève : qu'ils se joignent. » Selon cette version, l'échange n'a aucun rapport avec l'opinion d'Amémar.
- מָר בַּר חִיָּיא אָמַר, הָכִי שְׁלַחוּ לֵיהּ: שְׁנַיִם שֶׁהֵעִידוּ בְּבֵית דִּין זֶה, וְחָזְרוּ וְהֵעִידוּ בְּבֵית דִּין זֶה – מַהוּ שֶׁיָּבוֹא אֶחָד מִכׇּל בֵּית דִּין וְיִצְטָרְפוּ?Mar bar 'Hiya a dit : Voici ce qu'ils lui ont envoyé : Deux témoins qui ont témoigné devant ce tribunal et ont témoigné à nouveau devant cet autre tribunal, un juge de chaque tribunal peut-il venir en un même lieu, de sorte qu'ils se joignent ?
- אַלִּיבָּא דְּרַבִּי נָתָן לָא תִּיבְּעֵי לָךְ – הַשְׁתָּא עֵדִים מְצָרְפִינַן, דַּיָּינֵי מִיבַּעְיָא? אֶלָּא כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי נָתָן – עֵדִים הוּא דְּלָא מְצָרְפִינַן, אֲבָל דַּיָּינֵי מְצָרְפִינַן; אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Selon Rabbi Natan, ne pose pas la question : maintenant que nous joignons des témoins, faut-il le demander pour des juges ? La question ne se pose donc que selon le premier Tanna de Rabbi Natan : ce sont des témoins que nous ne joignons pas, mais des juges, nous les joignons ; ou bien peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- שְׁלַח לְהוּ: אֲנִי – אֵינִי כְּדַיי שֶׁאַתֶּם שְׁלַחְתֶּם לִי, אֶלָּא כָּךְ דַּעַת תַּלְמִידְכֶם נוֹטֶה – שֶׁיִּצְטָרְפוּ.Il leur a envoyé cette réponse : « Moi, je ne suis pas digne de ce que vous m'avez envoyé, mais tel est l'avis vers lequel penche votre élève : qu'ils se joignent. »
- רָבִינָא אָמַר, הָכִי שְׁלַחוּ לֵיהּ: שְׁלֹשָׁה שֶׁיָּשְׁבוּ לְקַיֵּים אֶת הַשְּׁטָר, וּמֵת אֶחָד מֵהֶן; צְרִיכִי לְמִכְתַּב ״בְּמוֹתָב תְּלָתָא הֲוֵינָא, וְחַד לֵיתוֹהִי״, אוֹ לָא?Ravina a dit : Voici ce qu'ils lui ont envoyé : Trois juges qui ont siégé pour authentifier un document, et dont l'un est mort : doivent-ils écrire : « Nous étions réunis à trois, et l'un d'eux n'est plus », ou non ?
- שְׁלַח לְהוּ: אֲנִי – אֵינִי כְּדַיי שֶׁאַתֶּם שְׁלַחְתֶּם לִי, אֶלָּא כָּךְ דַּעַת תַּלְמִידְכֶם נוֹטֶה – שֶׁצְּרִיכִין לְמִכְתַּב: ״בְּמוֹתַב תְּלָתָא הֲוֵינָא, וְחַד לֵיתוֹהִי״.Il leur a envoyé cette réponse : « Moi, je ne suis pas digne de ce que vous m'avez envoyé, mais tel est l'avis vers lequel penche votre élève : ils doivent écrire : “Nous étions réunis à trois, et l'un d'eux n'est plus.” »
- וְעַל דָּא עַיְּילוּהוּ לְרַבִּי יִרְמְיָה בְּבֵי מִדְרְשָׁא.Et c'est pour cela qu'on a fait entrer Rabbi Yirmeya dans la maison d'étude, d'où il avait été expulsé, comme il est rapporté plus haut (23b).
- מַתְנִי׳ כָּתוּב בּוֹ: ״זוּזִין מְאָה, דְּאִינּוּן סִלְעִין עֶשְׂרִין״ – אֵין לוֹ אֶלָּא עֶשְׂרִין. ״זוּזִין מְאָה, דְּאִינּוּן תְּלָתִין סִלְעִין״ – אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה.MICHNA : S'il est écrit dans un document : « Cent zouzim, qui font vingt séla'im », alors que cent zouzim valent vingt-cinq séla'im (un séla vaut quatre zouzim), le porteur n'a droit qu'à vingt séla'im, la plus petite des deux sommes. S'il est écrit : « Cent zouzim, qui font trente séla'im », il n'a droit qu'à un mané (cent zouzim).
- ״כְּסַף זוּזִין דְּאִינּוּן״, וְנִמְחַק – אֵין פָּחוֹת מִשְּׁתַּיִם. ״כְּסַף סִלְעִין דְּאִינּוּן״, וְנִמְחַק – אֵין פָּחוֹת מִשְּׁתַּיִם. ״דַּרְכּוֹנוֹת דְּאִינּוּן״, וְנִמְחַק – אֵין פָּחוֹת מִשְּׁתַּיִם.S'il est écrit : « De l'argent, des zouzim, qui font… », et que la suite a été effacée, ce n'est pas moins de deux zouzim. « De l'argent, des séla'im, qui font… », et que la suite a été effacée, ce n'est pas moins de deux. « Des darkonot (dariques) qui font… », et que la suite a été effacée, ce n'est pas moins de deux.
- כָּתוּב בּוֹ מִלְּמַעְלָה מָנֶה וּמִלְּמַטָּה מָאתַיִם; מִלְּמַעְלָה מָאתַיִם וּמִלְּמַטָּה מָנֶה – הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר הַתַּחְתּוֹן. אִם כֵּן, לָמָה כּוֹתְבִין אֶת הָעֶלְיוֹן? שֶׁאִם תִּמָּחֵק אוֹת אַחַת מִן הַתַּחְתּוֹן – יִלְמַד מִן הָעֶלְיוֹן.S'il est écrit en haut un mané et en bas deux cents zouzim, ou en haut deux cents et en bas un mané, tout suit le chiffre du bas. S'il en est ainsi, pourquoi écrit-on celui du haut ? Pour que, si une lettre de celui du bas s'efface, on l'apprenne de celui du haut.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אָמַר ״כֶּסֶף״ – אֵין פָּחוֹת מִדִּינָר כֶּסֶף. ״כֶּסֶף דִּינָרִין״ וְ״דִינָרִין כֶּסֶף״ – אֵין פָּחוֹת מִשְּׁנֵי דִּינָרִין כֶּסֶף. ״כֶּסֶף בְּדִינָרִין״ – אֵין פָּחוֹת מִבִּשְׁנֵי דִינָרִין דְּהַב, כֶּסֶף.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : Si le document dit : « De l'argent », sans préciser, ce n'est pas moins d'un dinar d'argent. « De l'argent, des dinars » ou « des dinars d'argent » : ce n'est pas moins de deux dinars d'argent. « De l'argent en dinars » : ce n'est pas moins de la valeur de deux dinars d'or, en argent.
- אָמַר מָר: ״כֶּסֶף״ – אֵין פָּחוֹת מִדִּינָר כֶּסֶף. וְאֵימָא נְסָכָא! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דְּכָתוּב בֵּיהּ ״מַטְבֵּעַ״. וְאֵימָא פְּרִיטֵי! אָמַר רַב פָּפָּא: בְּאַתְרָא דְּלָא סָגֵי פְּרִיטֵי דְכַסְפָּא.Le Maître a dit : « De l'argent » : ce n'est pas moins d'un dinar d'argent. Mais dis que c'est un lingot, un petit morceau d'argent ! Rabbi Elazar a dit : Il s'agit du cas où il est écrit dedans « monnaie ». Mais dis qu'il s'agit de petites pièces ! Rav Pappa a dit : Il s'agit d'un lieu où les petites pièces d'argent n'ont pas cours.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״דְּהַב״ – אֵין פָּחוֹת מִדִּינָר דְּהַב. ״דְּהַב דִּינָרִין״ וְ״דִינָרִין דְּהַב״ – אֵין פָּחוֹת מִשְּׁנֵי דִינָרִין דְּהַב. ״דְּהַב בְּדִינָרִין״ – אֵין פָּחוֹת מִבִּשְׁנֵי דִינָרִין כֶּסֶף, דְּהַב.Nos Maîtres ont enseigné : « De l'or » : ce n'est pas moins d'un dinar d'or. « De l'or, des dinars » ou « des dinars d'or » : ce n'est pas moins de deux dinars d'or. « De l'or en dinars » : ce n'est pas moins de la valeur de deux dinars d'argent, en or.
- אָמַר מָר: ״דְּהַב״ – אֵין פָּחוֹת מִדִּינָר דְּהַב. אֵימָא נְסָכָא! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דִּכְתַב ״מַטְבֵּעַ״.Le Maître a dit : « De l'or » : ce n'est pas moins d'un dinar d'or. Dis que c'est un lingot ! Rabbi Elazar a dit : Il s'agit du cas où il est écrit « monnaie ».
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