Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֵן וַאֲוִירָן, אוֹ דִלְמָא הֵן וְלֹא אֲוִירָן?s'agit-il d'elles avec leurs interlignes, ou peut-être d'elles sans leurs interlignes ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִסְתַּבְּרָא דְּהֵן וַאֲוִירָן, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ הֵן וְלֹא אֲוִירָן – שִׁיטָה אַחַת בְּלֹא אֲוִירָהּ, לְמַאי חַזְיָא? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ – הֵן וַאֲוִירָן! שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : il est logique de dire qu'il s'agit d'elles avec leurs interlignes. Car si tu penses qu'il s'agit d'elles sans leurs interlignes, à quoi peut servir une seule ligne sans son interligne ? La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) n'aurait pas eu besoin d'enseigner qu'un tel espace ne permet pas de falsifier. Mais alors, déduis-en qu'il s'agit d'elles avec leurs interlignes ! Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- רַבִּי שַׁבְּתַי אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּחִזְקִיָּה: שְׁנֵי שִׁיטִין שֶׁאָמְרוּ – בִּכְתַב יְדֵי עֵדִים, וְלֹא כְּתַב יְדֵי סוֹפֵר. מַאי טַעְמָא? דְּכׇל הַמְזַיֵּיף, לָאו לְגַבֵּי סָפְרָא אָזֵיל וּמְזַיֵּיף.Rabbi Chabbetaï a dit au nom de 'Hizkiya : les deux lignes d'écart dont les Sages ont parlé se mesurent à l'écriture des témoins, et non à l'écriture d'un scribe, plus fine. Quelle en est la raison ? Car quiconque falsifie ne va pas trouver un scribe pour falsifier ; il le fait lui-même, ou par une personne qui n'est pas un scribe de métier.
- וְכַמָּה? אָמַר רַב יִצְחָק בֶּן אֶלְעָזָר: כְּגוֹן ״לְךָ–לְךָ״ זֶה עַל גַּבֵּי זֶה. אַלְמָא קָסָבַר: שְׁנֵי שִׁיטִין, וְאַרְבָּעָה אֲוִירִין.Et de combien est l'espace entre les lignes ? Rav Its'hak ben Elazar a dit : comme le mot « lekha – lekha » l'un au-dessus de l'autre. Ce mot s'écrit d'un lamed, qui dépasse vers le haut, et d'un khaf final, qui descend vers le bas. Il en ressort qu'il estime que la mesure est de deux lignes et quatre interlignes.
- רַב חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר: כְּגוֹן לָמֶד מִלְּמַעְלָה וְכָף מִלְּמַטָּה. אַלְמָא קָסָבַר: שְׁנֵי שִׁיטִין וּשְׁלֹשָׁה אֲוִירִין.Rav 'Hiya bar Ami a dit au nom de Oulla : comme un lamed en haut et un khaf en bas. Il en ressort qu'il estime que la mesure est de deux lignes et trois interlignes : un au-dessus de la première ligne, un entre les deux lignes et un au-dessous de la seconde.
- רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: כְּגוֹן: ״בָּרוּךְ בֶּן לֵוִי״ בְּשִׁיטָה אַחַת. קָא סָבַר: שִׁיטָה אַחַת וּשְׁנֵי אֲוִירִין.Rabbi Abahou a dit : comme « Baroukh ben Lévi » sur une seule ligne. Baroukh comporte un khaf final et Lévi un lamed. Il estime que la mesure est d'une ligne et deux interlignes, l'un au-dessus et l'autre au-dessous.
- אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בֵּין עֵדִים לַכְּתָב, אֲבָל בֵּין עֵדִים לָאַשַּׁרְתָּא – אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי כָּשֵׁר.Rav a dit : les Sages n'ont enseigné cela qu'entre les témoins et le texte ; mais entre les témoins et l'acharta (attestation de validation par le tribunal, placée après les signatures des témoins), même avec un écart beaucoup plus grand, l'acte est valide.
- מַאי שְׁנָא בֵּין עֵדִים לַכְּתָב – דִּלְמָא מְזַיֵּיף וְכָתֵב מַאי דְּבָעֵי, וַחֲתִימִי סָהֲדִי; בֵּין עֵדִים לָאַשַּׁרְתָּא נָמֵי, מְזַיֵּיף וְכָתֵב מַאי דְּבָעֵי, וַחֲתִימִי סָהֲדִי!En quoi diffère le cas de l'écart entre les témoins et le texte ? C'est qu'il est à craindre que le porteur de l'acte ne falsifie et n'écrive ce qu'il veut, et les témoins se trouveront avoir signé. Entre les témoins et l'acharta aussi, il peut falsifier, écrire ce qu'il veut, et les témoins signeront ! L'acharta semblerait alors attester aussi les lignes et les signatures ajoutées. Pourquoi cet acte est-il valide ?
- דִּמְטַיֵּיט לֵיהּ. אִי הָכִי, בֵּין עֵדִים לַשְּׁטָר נָמֵי מְטַיֵּיט לֵיהּ!La Guemara répond : c'est qu'il le noircit : selon Rav, l'écart n'est valide que si l'on a comblé l'espace vide par de l'encre, afin qu'on ne puisse rien y ajouter. S'il en est ainsi, entre les témoins et l'acte aussi, qu'il le noircisse !
- אָמְרִי: סָהֲדֵי אַטְּיוּטָא הוּא דַּחֲתִימִי. בֵּין עֵדִים לָאַשַּׁרְתָּא נָמֵי, אָמְרִי: בֵּי דִינָא אַטְּיוּטָא הוּא דַּחֲתִימִי! בֵּי דִינָא אַטְּיוּטָא לָא חֲתִימִי.La Guemara répond : là, cela ne servirait à rien, car on dira : les témoins ont signé sur le noircissement seulement, et non sur le texte. On objecte : entre les témoins et l'acharta aussi, on dira : le tribunal a signé sur le noircissement ! On répond : un tribunal ne signe pas sur un noircissement.
- וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא גָּיֵיז לֵיהּ לְעֵילָּא, וּמָחֵיק לֵיהּ לִטְיוּטָא, וְכָתֵב מַאי דְּבָעֵי, וּמַחְתִּים סָהֲדֵי; וְאָמַר רַב: שְׁטָר הַבָּא הוּא וְעֵדָיו עַל הַמְּחָק – כָּשֵׁר!Et que l'on craigne qu'il ne coupe le haut – tout le texte au-dessus des signatures –, n'efface le noircissement, n'écrive ce qu'il veut et ne fasse signer des témoins complices ! Or Rav a dit : un acte qui se présente, lui et ses témoins sur un effacement, est valide ! On présumerait alors que l'acharta se rapporte à ce nouvel acte falsifié.
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