Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל לְעִנְיַן דִּינָא לָא?!mais que pour la loi, non ?!
- וְהָתַנְיָא: נָפַל הַבַּיִת עָלָיו וְעַל אָבִיו, עָלָיו וְעַל מוֹרִישָׁיו; וְהָיְתָה עָלָיו כְּתוּבַּת אִשָּׁה וּבַעַל חוֹב; יוֹרְשֵׁי הָאָב אוֹמְרִים: הַבֵּן מֵת רִאשׁוֹן, וְאַחַר כָּךְ מֵת הָאָב; וּבַעַל חוֹב אוֹמֵר: הָאָב מֵת רִאשׁוֹן, וְאַחַר כָּךְ מֵת הַבֵּן.Or il a été enseigné (dans la Michna, enseignement des Tannaïm, 157a) : si la maison s'est effondrée sur lui et sur son père, ou sur lui et sur ceux dont il hérite, sans que l'on sache qui est mort le premier, et qu'il devait une ketouba (contrat de mariage) et une dette à un créancier, sans autre bien que ce qu'il aurait hérité de son père : les héritiers du père disent : le fils est mort le premier, et ensuite le père est mort – le fils n'a donc rien hérité ; et le créancier dit : le père est mort le premier, et ensuite le fils est mort – le fils a donc hérité, et le créancier a un gage sur ces biens.
- מַאי, לָאו ״יוֹרְשֵׁי הָאָב״ – בְּנֵי, ״מוֹרִישָׁיו״ – אַחֵי? וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לָא מָצֵי אֲמַר ״מִכֹּחַ אֲבוּהּ דְּאַבָּא קָאָתֵינָא״, דְּכִי כְּתִיב: ״תַּחַת אֲבֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ״ – בִּבְרָכָה כְּתִיב; כִּי מֵת הַבֵּן וְאַחַר כָּךְ מֵת הָאָב – מַאי הָוֵי? נֵימָא לְהוּ בַּעַל חוֹב: יְרוּשַּׁת אֲבוּהוֹן קָא שָׁקֵילְנָא!Que signifie cela ? N'est-ce pas que « les héritiers du père » sont les fils du défunt, et que « ceux dont il hérite » sont ses frères ? Or si tu penses qu'il ne peut pas dire : « je viens en vertu du droit du père de mon père », car lorsqu'il est écrit : « À la place de tes pères seront tes fils », c'est écrit comme une bénédiction, alors, si le fils est mort et qu'ensuite le père est mort, qu'est-ce que cela change ? Le créancier n'a qu'à leur dire : c'est l'héritage de votre père que je prends !
- לָא; ״יוֹרְשֵׁי הָאָב״ – אֶחָיו, ״מוֹרִישָׁיו״ – אַחֵי דַּאֲבוּהּ.Non : « les héritiers du père » sont ses frères à lui, qui héritent directement de leur père, et « ceux dont il hérite » sont les frères de son père.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: בֵּן, מַהוּ שֶׁיִּירַשׁ אֶת אִמּוֹ בַּקֶּבֶר – לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב? אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת, תְּנֵיתוּהָ: הָאָב שֶׁנִּשְׁבָּה, וּמֵת בְּנוֹ בַּמְּדִינָה; וּבֵן שֶׁנִּשְׁבָּה, וּמֵת אָבִיו בַּמְּדִינָה – יוֹרְשֵׁי הָאָב וְיוֹרְשֵׁי הַבֵּן יַחְלוֹקוּ.Ils ont posé cette question à Rav Chéchèt : un fils peut-il hériter de sa mère dans la tombe, pour transmettre aux frères du côté du père ? – si un fils meurt, puis sa mère, en hérite-t-il pour léguer cet héritage à ses frères de père, qui ne sont pas parents de la mère ? Rav Chéchèt leur a dit : vous l'avez enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un père qui a été emmené en captivité et y est mort, et dont le fils est mort dans le pays ; ou un fils qui a été emmené en captivité et y est mort, et dont le père est mort dans le pays – sans que l'on sache qui est mort le premier – les héritiers du père et les héritiers du fils partageront.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, הֵי נִינְהוּ יוֹרְשֵׁי הָאָב וְהֵי נִינְהוּ יוֹרְשֵׁי הַבֵּן? אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: אָב שֶׁנִּשְׁבָּה וּמֵת בֶּן בִּתּוֹ בַּמְּדִינָה, וּבֶן בִּתּוֹ שֶׁנִּשְׁבָּה וּמֵת אֲבִי אִמּוֹ בַּמְּדִינָה, וְלָא יָדְעִינַן הֵי מִינַּיְיהוּ מִית בְּרֵישָׁא – יוֹרְשֵׁי הָאָב וְיוֹרְשֵׁי הַבֵּן יַחְלוֹקוּ.De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que c'est comme il est enseigné, qui sont les héritiers du père et qui sont les héritiers du fils ? Ce sont les mêmes personnes. N'est-ce pas plutôt ceci qu'il veut dire : un père qui a été emmené en captivité et dont le fils de sa fille est mort dans le pays, ou le fils de sa fille qui a été emmené en captivité et dont le père de la mère est mort dans le pays, et nous ne savons pas lequel des deux est mort le premier – si le grand-père est mort le premier, le fils de sa fille a hérité de lui, et sa famille paternelle hérite de lui ; si le petit-fils est mort le premier, les héritiers du grand-père prennent ses biens – les héritiers du père et les héritiers du fils partageront.
- וְאִם אִיתָא, נְהִי נָמֵי דְּבֵן מֵת בְּרֵישָׁא, לֵירְתֵיהּ לַאֲבוּהּ דְּאִמֵּיהּ בְּקִבְרֵיהּ, וְלֵירְתִינְהוּ לַאֲחוֹהַּ מִן אֲבוּהּ! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ – אֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹ בַּקֶּבֶר, לְהַנְחִיל לָאַחִין מֵאָב?Et s'il en était comme on le pense, qu'un fils hérite de sa mère dans la tombe, admettons même que le fils soit mort le premier, il devrait hériter du père de sa mère dans sa tombe, et le léguer à son frère de père ! N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire que le fils n'hérite pas de sa mère dans la tombe, pour transmettre aux frères du côté du père ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר מִנְיוֹמֵי לְאַבָּיֵי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: נָפַל הַבַּיִת עָלָיו וְעַל אִמּוֹ – אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁיַּחְלוֹקוּ. וְאִם אִיתָא, נְהִי נָמֵי דְּבֵן מֵת בְּרֵישָׁא, לֵירְתַיהּ לְאִמֵּיהּ בְּקִבְרֵיהּ, וְלֵירְתוּ אִינְהוּ לְאַחֵי מֵאֲבוּהּ! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ אֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹ בַּקֶּבֶר לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב? שְׁמַע מִינַּהּ.Rav A'ha bar Minyoumi a dit à Abayé : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna (158b) : si la maison s'est effondrée sur lui et sur sa mère, les uns et les autres reconnaissent qu'ils partageront. Et s'il en était comme on le pense, admettons même que le fils soit mort le premier, il devrait hériter de sa mère dans sa tombe, et eux devraient hériter, ses frères de père ! N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire que le fils n'hérite pas de sa mère dans la tombe, pour transmettre aux frères du côté du père ? Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- וְטַעְמָא מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: נֶאֶמְרָה ״סִיבָּה״ בַּבֵּן, וְנֶאֶמְרָה ״סִיבָּה״ בַּבַּעַל; מָה ״סִיבָּה״ הָאֲמוּרָה בַּבַּעַל – אֵין הַבַּעַל יוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ בַּקֶּבֶר, אַף ״סִיבָּה״ הָאֲמוּרָה בַּבֵּן – אֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹ בַּקֶּבֶר, לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב.Et quelle est la raison ? Abayé a dit : le terme sibba (transfert d'un héritage d'une tribu à l'autre, Nombres 36, 7) a été dit pour le fils, et sibba a été dit pour le mari (Nombres 36, 9). De même que la sibba dite pour le mari enseigne que le mari n'hérite pas de sa femme dans la tombe, de même la sibba dite pour le fils enseigne que le fils n'hérite pas de sa mère dans la tombe, pour transmettre aux frères du côté du père.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: נִכְסֵי דְּבַר סִיסִין מְזַבֵּנְינָא לָךְ. הֲוַאי חֲדָא אַרְעָא דַּהֲוָה מִיקַּרְיָא ״דְּבֵי בַּר סִיסִין״, אֲמַר לֵיהּ: הָא לָאו דְּבֵי בַּר סִיסִין הִיא, וְאִיקְּרוֹיֵי הוּא דְּמִיקַּרְיָא ״דְּבֵי בַּר סִיסִין״.Un certain homme a dit à son prochain : je te vends les biens de Bar Sissin. Il y avait une terre que l'on appelait « celle de la maison de Bar Sissin ». Il lui a dit : celle-ci n'est pas de la maison de Bar Sissin, on l'appelle seulement « de la maison de Bar Sissin », elle n'est donc pas comprise dans la vente.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אוֹקְמַהּ בִּידָא דְּלוֹקֵחַ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: דִּינָא הָכִי?! הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ – עָלָיו הָרְאָיָה! וְרָמֵי דְּרָבָא אַדְּרָבָא, וּדְרַב נַחְמָן אַדְּרַב נַחְמָן –L'affaire est venue devant Rav Na'hman, qui l'a établie dans la main de l'acheteur. Rava a dit à Rav Na'hman : est-ce là la loi ?! Celui qui veut retirer un bien à son prochain, c'est à lui d'apporter la preuve ! Or ici, c'est l'acheteur qui réclame. Et on oppose un dire de Rava à un dire de Rava, et un dire de Rav Na'hman à un dire de Rav Na'hman :
- דְּהָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי בֵּיתָא? אֲמַר לֵיהּ: מִינָּךְ זְבֵינְתַּהּ, וַאֲכַלִית שְׁנֵי חֲזָקָה. אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא בְּשִׁכּוּנֵי גַּוָּאֵי הֲוַאי.car un certain homme a dit à son prochain : que fais-tu dans cette maison ? Il lui a dit : je te l'ai achetée, et j'en ai joui pendant les années de 'hazaka (présomption de propriété). Il lui a dit : j'étais dans des localités lointaines, et je ne savais pas que tu occupais ma maison ; c'est pourquoi je n'ai pas protesté.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ: זִיל בְּרוֹר אֲכִילָתָךְ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: דִּינָא הָכִי?! הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ – עָלָיו הָרְאָיָה! קַשְׁיָא דְּרָבָא אַדְּרָבָא, וּדְרַב נַחְמָן אַדְּרַב נַחְמָן!L'affaire est venue devant Rav Na'hman, qui lui a dit : à l'occupant : va prouver ta jouissance des lieux durant trois années. Rava a dit à Rav Na'hman : est-ce là la loi ?! Celui qui veut retirer un bien à son prochain, c'est à lui d'apporter la preuve ! Le réclamant devrait donc prouver que l'autre n'a pas occupé les lieux. Il y a donc une difficulté entre un dire de Rava et un dire de Rava, et entre un dire de Rav Na'hman et un dire de Rav Na'hman !
- דְּרָבָא אַדְּרָבָא לָא קַשְׁיָא – הָכָא מוֹכֵר קָאֵי בְּנִכְסֵיהּ, הָתָם לוֹקֵחַ קָאֵי בְּנִכְסֵיהּ.Entre les dires de Rava, il n'y a pas de difficulté : ici, pour les biens de Bar Sissin, le vendeur se tient sur ses biens, et l'acheteur les lui réclame ; là, dans le cas de la maison, l'acheteur se tient sur ses biens, et le vendeur veut l'en faire sortir.
- דְּרַב נַחְמָן אַדְּרַב נַחְמָן לָא קַשְׁיָא – הָכָא, כֵּיוָן דְּאָמַר לֵיהּ: דְּבֵי בַּר סִיסִין, וּמִיקַּרְיָא ״דְּבֵי בַּר סִיסִין״; עֲלֵיהּ דִּידֵיהּ רַמְיָא לְגַלּוֹיֵי דְּלָאו דְּבֵי בַּר סִיסִין הִיא. הָכָא, לֹא יְהֵא אֶלָּא דְּנָקֵיט שְׁטָרָא – מִי לָא אָמְרִינַן לֵיהּ: קַיֵּים שְׁטָרָךְ וְקוּם בְּנִכְסֵי?Entre les dires de Rav Na'hman, il n'y a pas de difficulté : ici, puisqu'il lui a dit « de la maison de Bar Sissin », et qu'elle s'appelle « de la maison de Bar Sissin », c'est à lui, le vendeur, qu'il incombe de révéler qu'elle n'est pas de la maison de Bar Sissin. Ici, dans le cas de la maison, ce ne serait pas moins que s'il tenait un acte : ne lui dirions-nous pas : authentifie ton acte et établis-toi sur les biens ? Sa 'hazaka tenant lieu d'acte, il doit donc l'établir par des témoins.
הֲדַרַן עֲלָךְ מִי שֶׁמֵּת
Nous reviendrons à toi, chapitre Mi Chémèt
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