Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר רַבָּה: הֲרֵי מֵת, וַהֲרֵי קִבְרוֹ מוֹכִיחַ עָלָיו. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הַשְׁתָּא, וּמָה סְפִינָה – שֶׁרוּבָּן לֵאָבֵד, נוֹתְנִין עֲלֵיהֶן חוּמְרֵי חַיִּים וְחוּמְרֵי מֵתִים; חוֹלִין – שֶׁרוֹב חוֹלִין לְחַיִּים, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Rabba a dit : voici qu'il est mort, et voici que sa tombe en témoigne : on peut donc présumer qu'il ne s'est pas rétabli, et le don reste valable. Abayé lui dit : maintenant, si pour un bateau qui a sombré, dont la plupart des passagers sont voués à périr, on leur applique les rigueurs des vivants et les rigueurs des morts, pour les malades, dont la plupart reviennent à la vie, à plus forte raison ! Il faut donc envisager qu'il se soit rétabli, et le don est douteux.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: כְּמַאן אָזְלָא הָא שְׁמַעְתָּא דְּרַבָּה – כְּרַבִּי נָתָן. דְּתַנְיָא: מִי מוֹצִיא מִיַּד מִי? הוּא מוֹצִיא מִידֵיהֶן בְּלֹא רְאָיָה, וְהֵן אֵין מוֹצִיאִין מִיָּדוֹ אֶלָּא בִּרְאָיָה; דִּבְרֵי רַבִּי יַעֲקֹב.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : selon qui va cet enseignement de Rabba ? Selon Rabbi Nathan. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : lorsque le donateur prétend qu'il était mourant et les donataires qu'il était bien portant, qui retire à qui ? Lui retire de leurs mains sans preuve, et eux ne retirent de sa main qu'avec une preuve ; ce sont les paroles de Rabbi Yaakov.
- רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אִם בָּרִיא הוּא – עָלָיו לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁהָיָה שְׁכִיב מְרַע. אִם שְׁכִיב מְרַע הוּא – עֲלֵיהֶן לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁבָּרִיא הָיָה.Rabbi Nathan dit : s'il est à présent bien portant, c'est à lui d'apporter la preuve qu'il était chekhiv mera' (malade proche de la mort) ; s'il est à présent chekhiv mera', c'est à eux d'apporter la preuve qu'il était bien portant.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: וּלְטוּמְאָה – כַּמַּחְלוֹקֶת. דִּתְנַן: בִּקְעָה בִּימוֹת הַחַמָּה – רְשׁוּת הַיָּחִיד לַשַּׁבָּת, וּרְשׁוּת הָרַבִּים לַטּוּמְאָה.Rabbi Elazar a dit : et pour l'impureté, il en va selon cette même divergence. Car nous avons appris dans la Michna (Teharot 6, 7) : une vallée en été, lorsque beaucoup de gens y passent, est un domaine privé pour le Chabbat, et un domaine public pour l'impureté, si bien qu'un doute d'impureté y est considéré comme pur.
- בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים – רְשׁוּת הַיָּחִיד לְכָאן וּלְכָאן.En saison des pluies, lorsque peu de gens y passent, elle est un domaine privé pour l'un et pour l'autre. Si donc on ignore en quelle saison on y est entré, Rabbi Yaakov laisse la personne dans sa présomption de pureté, et selon Rabbi Nathan on se fonde sur la saison où elle vient interroger.
- אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא עָבְרוּ עָלָיו יְמוֹת הַגְּשָׁמִים, אֲבָל עָבְרוּ עָלָיו יְמוֹת הַגְּשָׁמִים – רְשׁוּת הַיָּחִיד לְכָאן וּלְכָאן.Rava a dit : en désaccord avec Rabbi Elazar, on n'a enseigné cela que lorsque la saison des pluies n'est pas passée sur elle ; mais si la saison des pluies est passée sur elle, elle est un domaine privé pour l'un et pour l'autre, même si l'on vient interroger en été, de sorte que ce cas n'est pas comparable à la divergence.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה וְכוּ׳.Et les Sages disent : c'est à celui qui veut retirer un bien à son prochain qu'incombe la preuve, etc.
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