Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סְבוּר מִינֵּיהּ, הָנֵי מִילֵּי לְאַחֵר, אֲבָל לְעַצְמוֹ – לֹא; אֲמַר לְהוּ רַב חִסְדָּא: כִּי אֲתָא רַב הוּנָא מִכּוּפְרִי, פָּירְשַׁהּ: בֵּין לְעַצְמוֹ בֵּין לַאֲחֵרִים.Les disciples de Rav en ont compris que cela ne vaut que pour un autre, lorsque le mourant veut retirer son don pour le donner à un tiers, mais pour lui-même, s'il se rétablit, non. Rav 'Hisda leur dit : lorsque Rav Houna est venu de Koufri, il l'a expliqué : tant pour lui-même que pour d'autres, il ne peut pas se rétracter.
- הָהוּא דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, אָמַר: מַאי אֶיעְבֵּיד לָךְ, דְּלָא אַקְנֵית כִּדְמַקְנוּ אִינָשֵׁי.Un certain malade dont on avait effectué un kinyan (acte formel d'acquisition) de sa part, puis qui s'était rétabli et voulait se rétracter, vint devant Rav Houna. Il lui dit : que puis-je faire pour toi, puisque tu n'as pas transféré comme transfèrent les gens sur leur lit de mort ? Tu as renforcé le don par un kinyan.
- הָהִיא מַתַּנְתָּא דַּהֲוָה כָּתוּב בָּהּ ״בַּחַיִּים וּבַמָּוֶת״ – רַב אָמַר: הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא.Un certain don dans lequel était écrit qu'il était fait « dans la vie et dans la mort » – Rav a dit : il est comme le don d'un chekhiv mera' (malade proche de la mort), et s'il se rétablit, il peut se rétracter. Et Chmouel a dit : il est comme le don d'un bien portant, et il ne peut pas se rétracter.
- רַב אָמַר הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע – מִדִּכְתִיב בָּהּ ״בַּמָּוֶת״, אַחַר מִיתָה קָאָמַר לֵיהּ; וְהַאי דִּכְתִיב ״בַּחַיִּים״ – סִימָן בְּעָלְמָא, דְּחָיֵי.Rav a dit : il est comme le don d'un chekhiv mera' – du fait qu'il y est écrit : « dans la mort », c'est après la mort qu'il le lui dit. Et ce qui est écrit : « dans la vie » est un simple signe de bon augure, qu'il vive.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא – מִדִּכְתִיב בָּהּ ״בַּחַיִּים״, מֵחַיִּים קָאָמַר; וְהַאי דִּכְתַב ״וּבַמָּוֶת״ – כְּמַאן דְּאָמַר ״מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם״. אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב.Et Chmouel a dit : il est comme le don d'un bien portant – du fait qu'il y est écrit : « dans la vie », c'est de son vivant qu'il parle, et le don prend effet aussitôt. Et ce qu'il a écrit : « et dans la mort » est comme celui qui dit : « Dès maintenant et pour toujours. » Les Sages de Nehardéa ont dit : la halakha est conforme à Rav.
- אָמַר רָבָא: וְאִי כְּתִיב בַּהּ ״מֵחַיִּים״ – קְנָה.Rava a dit : et s'il y est écrit : « de son vivant » et dans la mort, le donataire a acquis, et le donateur ne peut pas se rétracter.
- אָמַר אַמֵּימָר: לֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: פְּשִׁיטָא, דְּהָא אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב! מַהוּ דְּתֵימָא ״מֵחַיִּים״ – מוֹדֵי רַב; קָא מַשְׁמַע לַן.Amémar a dit : la halakha n'est pas conforme à Rava. Rav Achi dit à Amémar : c'est évident, car les Sages de Nehardéa ont dit : la halakha est conforme à Rav ! Amémar répondit : tu aurais pu dire que pour l'expression « de son vivant », Rav concède que le don prend effet aussitôt ; cela nous enseigne qu'il n'en est rien.
- הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן לִנְהַרְדְּעָא. שַׁדְּרֵיהּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא לְשׁוּם טַמְיָא, אָמַר: הָכָא אַתְרָא דִשְׁמוּאֵל – הֵיכִי נַעֲבֵיד כְּווֹתֵיהּ דְּרַב!Un certain homme, qui avait écrit « dans la vie et dans la mort » et s'était rétabli, vint devant Rav Na'hman à Nehardéa. Il l'envoya devant Rabbi Yirmeya bar Abba à Choum Tamia, et il dit : ici est la localité de Chmouel – comment agirions-nous selon Rav !
- הָהִיא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, עֲבַד לַהּ רָבָא כִּשְׁמַעְתֵּיהּ. הֲוָה קָא טָרְדָא לֵיהּ.Une certaine femme, qui avait écrit « de son vivant et dans la mort », vint devant Rava. Rava agit envers elle selon son enseignement, et jugea qu'elle ne pouvait pas se rétracter. Elle n'accepta pas sa décision, et elle le harcelait sans cesse.
- אֲמַר לֵיהּ לְרַב פָּפָּא בְּרֵיהּ דְּרַב חָנָן – סָפְרֵיהּ: זִיל כְּתוֹב לַהּ, וּכְתוֹב בָּהּ: ״שׂוֹכֵר עֲלֵיהֶן אוֹ מַטְעָן״. אָמְרָה: לִיטְבַּע אַרְבֵּיהּ! אַטְעוֹיֵי קָא מַטְעֵית לִי! אַמְשִׁינְהוּ לְמָנֵיהּ דְּרָבָא בְּמַיָּא, וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא אִיפְּרַק מִטִּיבְעָא.Il dit à Rav Pappa, fils de Rav 'Hanan, son scribe : va, écris-lui une décision en sa faveur, et écris-y : « Il engage d'autres ouvriers à leurs frais, ou il les trompe », expression de la Michna (Bava Metsia 75b) par laquelle Rava signalait au tribunal que ce document n'était qu'une ruse destinée à l'éloigner. Elle dit : que son bateau coule ! Tu me trompes ! Rava fit tremper ses vêtements dans l'eau pour que la malédiction s'accomplisse ainsi, et malgré cela, il ne fut pas sauvé du naufrage de son bateau.
- מַתְנִי׳ לֹא כָּתַב בָּהּ שְׁכִיב מְרַע, הוּא אוֹמֵר ״שְׁכִיב מְרַע הָיִיתִי״, וְהֵן אוֹמְרִים ״בָּרִיא הָיִיתָ״ – צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁשְּׁכִיב מְרַע הָיָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ – עָלָיו הָרְאָיָה.MICHNA : S'il n'a pas écrit dans l'acte qu'il était chekhiv mera', et qu'il dit : « J'étais chekhiv mera' », et que je me suis rétabli, je peux donc me rétracter, et qu'eux disent : « Tu étais bien portant » – il doit apporter la preuve qu'il était chekhiv mera', ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : c'est à celui qui veut retirer un bien à son prochain qu'incombe la preuve ; or le bien est en possession du donateur, c'est donc aux donataires de prouver leur droit.
- גְּמָ׳ הָהוּא מַתַּנְתָּא דַּהֲוָה כְּתִב בַּהּ: ״כַּד הֲוָה קְצִיר וּרְמֵי בְּעַרְסֵיהּ״; וְלָא כְּתַב בָּהּ: ״וּמִגּוֹ מַרְעֵיהּ אִיפְּטַר לְבֵית עוֹלָמֵיהּ״.GUEMARA : Un certain don dans lequel était écrit : « Lorsqu'il était malade et couché sur son lit », et dans lequel n'était pas écrit : « Et de sa maladie il est parti vers sa demeure éternelle », de sorte que les héritiers soutenaient qu'il s'était rétabli et que le don était nul.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.