Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּיָדוּעַ שֶׁלֹּא הָיָה קִנְיָן אֶלָּא מֵחֲמַת הַמִּיתָה. וְאַחְוִי לֵיהּ בִּידֵיהּ, וְאִשְׁתִּיק.lorsqu'il est connu que le kinyan (acte formel d'acquisition) n'a eu lieu qu'en raison de la mort attendue : si le malade ne se rétablit pas, le donataire acquiert donc le don, et le kinyan n'indique pas qu'il voulait transférer le bien par l'acte seulement. Et il lui a fait un signe de la main, et Rava s'est tu.
- כִּי קָם, אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרָבָא: מַאי אַחְוִי לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: בִּמְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ.Lorsqu'il – Rav Na'hman – se leva, Rav Na'hman bar Its'hak dit à Rava : que t'a-t-il indiqué par ce geste ? Rava lui dit : que la parole de Rav Yehouda traite du cas où il renforce le pouvoir du donataire.
- הֵיכִי דָּמֵי מְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ? אָמַר רַב חִסְדָּא: ״וּקְנֵינָא מִינֵּיהּ מוֹסִיף עַל מַתַּנְתָּא דָּא״.Comment se présente le cas où il renforce le pouvoir du donataire ? Rav 'Hisda a dit : lorsqu'il est écrit dans l'acte : « Et nous avons effectué un kinyan de sa part, en plus de ce don », ce qui montre que le kinyan ne sert qu'à renforcer le don.
- פְּשִׁיטָא – כָּתַב לָזֶה וְכָתַב לָזֶה, הַיְינוּ דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: דְּיָיתֵיקֵי מְבַטֶּלֶת דְּיָיתֵיקֵי. כָּתַב וְזִיכָּה לָזֶה, כָּתַב וְזִיכָּה לָזֶה – רַב אָמַר: רִאשׁוֹן קָנָה, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: שֵׁנִי קָנָה.Il est évident que si un mourant a écrit à celui-ci et a écrit à celui-là un acte de don sur les mêmes biens, c'est le cas de ce qu'a dit Rav Dimi lorsqu'il est venu d'Erets Israël : un dayetiki (testament) postérieur annule un dayetiki antérieur. S'il a écrit et a fait acquérir à celui-ci, puis a écrit et a fait acquérir à celui-là – Rav a dit : le premier a acquis, et Chmouel a dit : le second a acquis.
- רַב אָמַר: רִאשׁוֹן קָנָה – הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: שֵׁנִי קָנָה – הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע.Rav a dit : le premier a acquis – il est comme le don d'un bien portant, sur lequel on ne peut revenir. Et Chmouel a dit : le second a acquis – il est comme le don d'un chekhiv mera' (malade proche de la mort), sur lequel on peut revenir.
- וְהָא אִפְּלִיגוּ בַּהּ חֲדָא זִימְנָא – בְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתוּב בָּהּ קִנְיָן!Mais Rav et Chmouel n'ont-ils pas déjà divergé à ce sujet une fois, à propos du don d'un chekhiv mera' dans lequel est inscrit un kinyan !
- צְרִיכָא; דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָא – בְּהָא קָאָמַר רַב, מִשּׁוּם דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ; אֲבָל בְּהָא, דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ – אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל. וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא – בְּהָא קָאָמַר שְׁמוּאֵל; אֲבָל בְּהָךְ – אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַב; צְרִיכָא.C'est nécessaire de citer les deux cas. Car si cela avait été dit seulement dans ce cas-là, on aurait pu penser que c'est dans ce cas-là que Rav le dit, parce qu'on a effectué un kinyan de sa part ; mais dans ce cas-ci, où l'on n'a pas effectué de kinyan de sa part, je dirais qu'il concède à Chmouel. Et si cela avait été dit seulement dans ce cas-ci, on aurait pu penser que c'est dans ce cas-ci que Chmouel le dit ; mais dans l'autre cas, je dirais qu'il concède à Rav. C'est donc nécessaire.
- בְּסוּרָא – מַתְנוּ הָכִי; בְּפוּמְבְּדִיתָא – מַתְנוּ הָכִי, אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: שְׁלַחוּ לֵיהּ מִבֵּי רַב לִשְׁמוּאֵל, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְקָנוּ מִיָּדוֹ, מַהוּ? שְׁלַח לְהוּ: אֵין אַחַר קִנְיָן כְּלוּם.À Soura, on enseignait ainsi, comme ci-dessus ; à Poumbedita, on enseignait ainsi : Rav Yirmeya bar Abba a dit : après la mort de Rav, on envoya de l'école de Rav à Chmouel : que notre Maître nous enseigne : un chekhiv mera' qui a écrit tous ses biens à d'autres, et un kinyan a été effectué de sa main, qu'en est-il ? Il leur envoya cette réponse : après le kinyan, il n'y a plus rien qui puisse l'annuler.
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