Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיתְּמַר: מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתוּב בָּהּ קִנְיָן – בֵּי רַב מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמְרִי: אַרְכְּבֵיהּ אַתְּרֵי רִיכְשֵׁי. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לָא יָדַעְנָא מַאי אֵדוּן בַּהּ.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : concernant le don d'un chekhiv mera' (malade alité, proche de la mort) dans lequel est inscrit un kinyan (acte formel d'acquisition) – à l'école de Rav, on dit au nom de Rav : le mourant l'a fait monter sur deux coursiers, c'est-à-dire qu'il a renforcé son don de deux manières. Et Chmouel a dit : je ne sais pas comment statuer à son sujet, car il se peut que ce don ne soit pas valable.
- בֵּי רַב מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמְרִי: אַרְכְּבֵיהּ אַתְּרֵי רִיכְשֵׁי – הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא, הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע; הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא – שֶׁאִם עָמַד אֵינוֹ חוֹזֵר, הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע – שֶׁאִם אָמַר הַלְוָאָתוֹ לִפְלוֹנִי, הַלְוָאָתוֹ לִפְלוֹנִי.À l'école de Rav, on dit au nom de Rav : il l'a fait monter sur deux coursiers – il est comme le don d'un bien portant, et il est comme le don d'un chekhiv mera'. Il est comme le don d'un bien portant, en ce que s'il se rétablit, il ne peut pas se rétracter, puisqu'un kinyan a été effectué ; il est comme le don d'un chekhiv mera', en ce que s'il a dit que sa créance ira à Untel, sa créance revient à Untel, alors qu'un bien portant ne peut céder une créance qu'en présence des trois parties.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לָא יָדַעְנָא מַאי אֵדוּן בַּהּ – שֶׁמָּא לֹא גָּמַר לְהַקְנוֹתוֹ אֶלָּא בִּשְׁטָר, וְאֵין שְׁטָר לְאַחַר מִיתָה.Et Chmouel a dit : je ne sais pas comment statuer à son sujet – peut-être n'a-t-il résolu de lui transférer le bien que par un acte écrit, comme l'indique le kinyan qui y est mentionné, et il n'y a pas d'acte après la mort : or le don d'un mourant ne prend effet qu'à son décès, et un acte n'a plus de valeur une fois le propriétaire mort.
- וּרְמִי דְּרַב אַדְּרַב, וְדִשְׁמוּאֵל אַדִּשְׁמוּאֵל – דִּשְׁלַח רָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: הֱווֹ יָדְעִי שֶׁשָּׁלַח רַבִּי אֶלְעָזָר לַגּוֹלָה מִשּׁוּם רַבֵּינוּ, שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר: ״כִּתְבוּ וּתְנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – אֵין כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין; שֶׁמָּא לֹא גָּמַר לְהַקְנוֹתוֹ אֶלָּא בִּשְׁטָר, וְאֵין שְׁטָר לְאַחַר מִיתָה. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, הִלְכְתָא: כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין.Et la Guemara a opposé cette parole de Rav à une autre de Rav, et celle de Chmouel à une autre de Chmouel. Car Ravin a envoyé ce message au nom de Rabbi Abahou : sachez que Rabbi Elazar a envoyé à la Diaspora, en Babylonie, au nom de notre Maître Rav : un chekhiv mera' qui a dit : « Écrivez et donnez un mané (cent dinars) à Untel », et qui est mort avant que l'acte ne soit rédigé, on n'écrit pas et on ne donne pas ; peut-être n'a-t-il résolu de lui transférer ce bien que par un acte, et il n'y a pas d'acte après la mort. Et Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : la halakha est qu'on écrit et qu'on donne.
- קַשְׁיָא דְּרַב אַדְּרַב, קַשְׁיָא דִּשְׁמוּאֵל אַדִּשְׁמוּאֵל!Il y a une difficulté entre cette parole de Rav et l'autre parole de Rav, il y a une difficulté entre cette parole de Chmouel et l'autre parole de Chmouel !
- דְּרַב אַדְּרַב לָא קַשְׁיָא – הָא דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ, הָא דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ. דִּשְׁמוּאֵל אַדִּשְׁמוּאֵל לָא קַשְׁיָא – בִּמְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ.La Guemara répond : la contradiction de Rav à Rav n'est pas difficile : celle-ci, qui valide le don, traite du cas où l'on a effectué un kinyan de sa part ; celle-là traite du cas où l'on n'a pas effectué de kinyan de sa part, mais où il n'y a eu qu'une instruction verbale. La contradiction de Chmouel à Chmouel n'est pas difficile : lorsqu'il dit que l'on écrit après la mort, il s'agit du cas où il renforce le pouvoir du donataire par un acte, sans faire dépendre le don de cet acte.
- יָתֵיב רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אֲחוֹרֵיהּ דְּרָבָא, וְיָתֵיב רָבָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן קָא בָּעֵי מִינֵּיהּ – מִי אָמַר שְׁמוּאֵל: שֶׁמָּא לֹא גָּמַר לְהַקְנוֹתוֹ אֶלָּא בִּשְׁטָר, וְאֵין שְׁטָר לְאַחַר מִיתָה? וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, אַף עַל פִּי שֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ – עָמַד, חוֹזֵר;Rav Na'hman bar Its'hak était assis derrière Rava, et Rava était assis devant Rav Na'hman, et Rava l'interrogeait : Chmouel a-t-il vraiment dit : peut-être n'a-t-il résolu de lui transférer le bien que par un acte, et il n'y a pas d'acte après la mort ? Mais voici que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : un chekhiv mera' qui a écrit tous ses biens à d'autres, bien qu'un kinyan ait été effectué de sa main – s'il se rétablit, il peut se rétracter ;
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