Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכִי קָיְימָא הֲוָת הָדְרָא בָּהּ. זִימְנָא חֲדָא חֲלַשָׁא, שְׁלַחָה לֵיהּ: תָּא קְנִי. שְׁלַח: לָא בָּעֵינָא. שְׁלַחָה לֵיהּ: תָּא קְנִי כֹּל הֵיכָא דְּבָעֵית. אֲזַל שַׁיַּירה וּקְנוֹ מִינַּהּ. כִּי קָיְימָא, הָדְרָא בָּהּ.et quand elle se rétablissait, elle se rétractait. Une fois, elle est tombée malade et lui a fait dire : viens acquérir. Il a fait répondre : je ne veux pas. Elle lui a fait dire : viens acquérir de la manière que tu veux. Il est allé, lui a réservé une partie du verger, et ils ont effectué l'acte d'acquisition de sa part. Quand elle s'est rétablie, elle s'est rétractée.
- אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, שְׁלַח לֵיהּ: תָּא. לָא אֲתָא. אָמַר: מַאי אֵיתֵי? הָא שַׁיַּירִה וּקְנוֹ מִינַּהּ! שְׁלַח לֵיהּ: אִי לָא אָתֵית, מָחֵינָא לָךְ בְּסִילְוָא דְּלָא מַבַּע דְּמָא.Elle est venue devant Rav Na'hman, qui lui a fait dire : à Rav Dimi : viens. Il n'est pas venu. Il a dit : pourquoi viendrais-je ? Voici que j'ai réservé une part pour elle et que l'acquisition a été faite de sa part ! Il lui a fait dire : si tu ne viens pas, je te frapperai d'une épine qui ne fait pas couler le sang, c'est-à-dire : je t'excommunierai.
- אֲמַר לְהוּ לְסָהֲדִי: הֵיכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה? אֲמַרוּ לֵיהּ, אֲמַרָה הָכִי: ״וַוי דְּקָא מָיְתָה הָךְ אִיתְּתָא!״ אֲמַר לְהוּ: אִם כֵּן, הֲוָה מְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה, וּמְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה – חוֹזֵר.Il a dit aux témoins : comment l'affaire s'est-elle passée ? Ils lui ont dit : elle a dit ainsi : « Malheur, cette femme se meurt ! » Il leur a dit : s'il en est ainsi, c'est un metsavé mé'hamat mita (celui qui dispose de ses biens en raison de sa mort proche), et celui qui dispose en raison de sa mort peut revenir sur son don, même s'il n'a donné qu'une partie de ses biens.
- אִיתְּמַר: מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע בְּמִקְצָת; אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּמָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן דְּאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא, וַהֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע. הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא – שֶׁאִם עָמַד אֵינוֹ חוֹזֵר, וַהֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע – דְּלָא בָּעֲיָא קִנְיָן.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de la Guemara) : le don d'un chekhiv mera (malade à l'article de la mort) portant sur une partie de ses biens : les Sages l'ont dit devant Rava au nom de Mar Zoutra, fils de Rav Na'hman, qui l'a dit au nom de Rav Na'hman : il est comme le don d'un bien-portant et il est comme le don d'un chekhiv mera. Il est comme le don d'un bien-portant, en ce que, s'il se rétablit, il ne peut pas revenir dessus ; et il est comme le don d'un chekhiv mera, en ce qu'il n'exige pas de kinyan (acte d'acquisition).
- אֲמַר לְהוּ רָבָא, לָאו אָמֵינָא לְכוּ: לָא תִּיתְלוֹ בּוּקֵי סְרִיקֵי בְּרַב נַחְמָן? הָכִי אָמַר רַב נַחְמָן: הֲרֵי הִיא כְּמַתְּנַת בָּרִיא, וּבָעֲיָא קִנְיַן.Rava leur a dit : ne vous ai-je pas dit : n'accrochez pas des cruches vides à Rav Na'hman ? – c'est-à-dire : ne lui attribuez pas des paroles sans fondement. Voici ce qu'a dit Rav Na'hman : il est comme le don d'un bien-portant, et il exige un kinyan.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: שִׁיֵּיר קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא – מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת. מַאי, לָאו דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ? לָא, דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ. אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: לֹא שִׁיֵּיר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא – אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת. וְאִי דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ, אַמַּאי אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת?Rava a objecté à Rav Na'hman (Michna, Bava Batra 146b) : s'il a réservé une terre, si petite soit-elle, son don est valable. N'est-ce pas qu'on n'a pas fait de kinyan de sa part ? Non, on a fait un kinyan de sa part. S'il en est ainsi, dis la fin : s'il n'a pas réservé de terre, si petite soit-elle, son don n'est pas valable. Or, si on a fait un kinyan de sa part, pourquoi son don n'est-il pas valable ?
- אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, אַף עַל פִּי שֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ – עָמַד חוֹזֵר; בְּיָדוּעַ שֶׁלֹּא הָיָה מְצַוֶּה אֶלָּא מֵחֲמַת מִיתָה.Il lui a dit : ainsi a dit Chmouel : un chekhiv mera qui a écrit tous ses biens à d'autres, même si on a fait un kinyan de sa main, s'il se rétablit, il peut revenir sur son don ; il est manifeste qu'il n'a disposé qu'en raison de sa mort.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא לְרָבָא: מַעֲשֶׂה בְּאִמָּן שֶׁל בְּנֵי רוֹכֵל שֶׁהָיְתָה חוֹלָה, וְאָמְרָה: ״תִּנָּתֵן כְּבִינְתִּי לְבִתִּי״ – וְהִוא בִּשְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, וּמֵתָה – וְקִיְּימוּ דְּבָרֶיהָ. הָתָם בִּמְצַוָּה מֵחֲמַת מִיתָה.Rav Mecharchia a objecté à Rava : il est arrivé que la mère des fils de Rokhel était malade et a dit : « Que ma broche soit donnée à ma fille » – et elle valait douze mané – et elle est morte, et ils ont validé ses paroles. Rava a répondu : là, il s'agit de celle qui dispose en raison de sa mort.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: הָאוֹמֵר ״תְּנוּ גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי, וּשְׁטַר שִׁחְרוּר זֶה לְעַבְדִּי״, וּמֵת – לֹא יִתְּנוּ לְאַחַר מִיתָה. ״תְּנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – יִתְּנוּ לְאַחַר מִיתָה.Ravina a objecté à Rava (Guittin 13a) : celui qui dit : « Donnez ce guet (acte de divorce) à ma femme et cet acte d'affranchissement à mon esclave », et il meurt : on ne les donnera pas après sa mort. « Donnez un mané à untel », et il meurt : on donnera après sa mort.
- וּמִמַּאי דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ? דּוּמְיָא דְּגֵט – מָה גֵּט לָאו בַּר קִנְיָן, אַף הַאי נָמֵי דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ! הָתָם נָמֵי, בִּמְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה.Et d'où sait-on qu'on n'a pas fait de kinyan de sa part ? C'est semblable au guet : de même que le guet n'est pas sujet au kinyan, de même ici aussi, on n'a pas fait de kinyan de sa part ! Rava a répondu : là aussi, il s'agit de celui qui dispose en raison de sa mort.
- רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: מְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה בְּעָלְמָא – בָּעֲיָא קִנְיָן, וְכִי תַּנְיָא הָנֵי מַתְנְיָיתָא – בִּמְחַלֵּק כׇּל נְכָסָיו, דְּהַהִיא – מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע שַׁוְּיוּהָ.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : celui qui dispose en raison de sa mort, en général, exige un kinyan ; et quand ces baraïtot (enseignements tannaïtiques hors de la Michna) enseignent le contraire, c'est à propos de celui qui répartit tous ses biens, entre plusieurs bénéficiaires, car celui-là, ils l'ont traité comme un don de chekhiv mera.
- וְהִלְכְתָא: מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע בְּמִקְצָת – בָּעֲיָא קִנְיָן, וְאַף עַל גַּב דְּמֵת. מְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה לָא בָּעֲיָא קִנְיָן, וְהוּא דְּמֵת; עָמַד – חוֹזֵר, וְאַף עַל גַּב דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ.Et la halakha (règle pratique) est : le don d'un chekhiv mera portant sur une partie de ses biens exige un kinyan, même s'il est mort. Celui qui dispose en raison de sa mort n'exige pas de kinyan, à condition qu'il soit mort ; s'il s'est rétabli, il peut revenir dessus, même si on a fait un kinyan de sa part.
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