Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כּוֹתְבִין שְׁטָר לַמּוֹכֵר וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹקֵחַ עִמּוֹ; כֵּיוָן שֶׁהֶחְזִיק זֶה בַּקַּרְקַע – נִקְנָה שְׁטָר כׇּל מָקוֹם שֶׁהוּא. וְזוֹ הִיא שֶׁשָּׁנִינוּ: נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת, נִקְנִין עִם הַנְּכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת – בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר וּבַחֲזָקָה.On écrit un acte pour le vendeur, même si l'acheteur n'est pas avec lui ; car l'acte n'oblige que le vendeur. Dès que celui-ci (l'acheteur) a pris possession de la terre, l'acte est acquis, où qu'il se trouve. Et c'est ce que nous avons appris (Kiddouchin 26a) : les biens qui n'offrent pas de garantie (les meubles) s'acquièrent avec les biens qui offrent une garantie (les terres) par argent, par acte ou par 'hazaka (prise de possession). Un acte est donc compris parmi les « biens ».
- בְּהֵמָה אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: הַמַּקְדִּישׁ נְכָסָיו וְהָיְתָה בָּהֶן בְּהֵמָה רְאוּיָה לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ; זְכָרִים – עוֹלוֹת, וּנְקֵבוֹת – יִמָּכְרוּ לְצׇרְכֵי זִבְחֵי שְׁלָמִים. עוֹפוֹת אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: הַמַּקְדִּישׁ נְכָסָיו וְהָיוּ בָּהֶן דְּבָרִים הָרְאוּיִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ – יֵינוֹת, שְׁמָנִים וְעוֹפוֹת.Le bétail est appelé « biens », comme nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque ; Chekalim 12a) : celui qui consacre ses biens, et il s'y trouvait du bétail apte à être offert sur l'autel : les mâles sont offerts en olot (holocaustes), et les femelles seront vendues pour les besoins de sacrifices de chelamim (sacrifices de paix). Les oiseaux sont appelés « biens », comme nous avons appris : celui qui consacre ses biens, et il s'y trouvait des choses aptes à être offertes sur l'autel : vins, huiles et oiseaux.
- תְּפִלִּין אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: הַמַּקְדִּישׁ נְכָסָיו, מַעֲלִין לוֹ תְּפִלִּין. אִיבַּעְיָא לְהוּ: סֵפֶר תּוֹרָה מַאי? כֵּיוָן דְּלָא מִזְדַּבַּן – דְּאָסוּר לְזַבּוֹנֵיהּ – לָאו נִכְסֵי הוּא; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּמִזְדַּבַּן לִלְמוֹד תּוֹרָה וְלִישָּׂא אִשָּׁה – נִכְסֵי הוּא? תֵּיקוּ.Les téfilines sont appelés « biens », comme nous avons appris (Arakhin 23b) : celui qui consacre ses biens, on lui évalue les téfilines. Ils ont posé la question : un Séfer Torah, qu'en est-il ? Dira-t-on que, puisqu'il ne se vend pas – car il est interdit de le vendre – ce n'est pas un bien ; ou peut-être, puisqu'il se vend pour étudier la Torah et pour épouser une femme, c'est un bien ? Tékou (la question reste en suspens).
- (סִימָן: זוּטְרָא, אִימֵּיהּ דְּעַמְרָם, מִתַּרְתֵּי אַחְווֹתָא, רַב טוֹבִי וְרַב דִּימִי וְרַב יוֹסֵף.)(Moyen mnémotechnique : Zoutra ; la mère d'Amram ; de deux sœurs ; Rav Tovi ; et Rav Dimi et Rav Yossef.)
- אִימֵּיהּ דְּרַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּא כַּתְבִינְהוּ לְנִכְסַהּ לְרַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּא, דְּבָעֲיָא לְאִנְּסוֹבֵי לֵיהּ לְרַב זְבִיד. אִינְּסִיבָא וְגָרְשַׁהּ. אָתְיָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי, אֲמַר: מִשּׁוּם אִנְּסוֹבֵי – וְהָא אִינְּסִיבָא.La mère de Rav Zoutra bar Toviya a écrit ses biens à Rav Zoutra bar Toviya, parce qu'elle voulait se marier avec Rav Zevid. Elle s'est mariée, et il l'a divorcée. Elle est venue devant Rav Bivi bar Abayé, qui a dit : elle l'a fait à cause du mariage, et voici qu'elle s'est mariée. Son intention s'étant réalisée, le don est valable.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: מִשּׁוּם דְּאַתּוּ מִמּוּלָאֵי, אָמְרִיתוּ מִילֵּי מוּלְיָיתָא? אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר מַבְרַחַת קָנֵי, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא גַלְּיָא דַּעְתַּהּ, אֲבָל הָכָא – גַלְּיָא דַּעְתַּהּ דְּמִשּׁוּם אִינְּסוֹבֵי הוּא, וְהָא אִינְּסִיבָא וְאִיגָּרְשָׁה.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, lui a dit : parce que vous venez des Moulaé – les gens « tronqués », descendants de la maison d'Éli dont la vie est écourtée (voir I Samuel 2, 31) – vous dites des paroles tronquées ? Même selon celui qui dit que l'acte de la mavra'hat (la femme qui soustrait ses biens à son futur mari) fait acquérir, cela ne vaut que là où elle n'a pas révélé son intention ; mais ici, elle a révélé son intention que c'est à cause du mariage, et voici qu'elle s'est mariée et a été divorcée. Elle reprend donc ses biens.
- אִימֵּיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא, בְּאוּרְתָּא כְּתַבְתִּינְהוּ לְנִכְסַהּ לְרָמִי בַּר חָמָא, בְּצַפְרָא כְּתַבְתִּינְהוּ לְרַב עוּקְבָא בַּר חָמָא. אֲתָא רָמֵי בַּר חָמָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת, אוֹקְמֵיהּ בְּנִכְסֵי. אֲזַל רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אוֹקְמֵיהּ בְּנִכְסֵי.La mère de Rami bar 'Hama a écrit ses biens, le soir, à Rami bar 'Hama ; au matin, elle les a écrits à Rav Oukva bar 'Hama. Rami bar 'Hama est venu devant Rav Chéchèt, qui l'a établi dans les biens. Rav Oukva bar 'Hama est allé devant Rav Na'hman, qui l'a établi dans les biens.
- אֲתָא רַב שֵׁשֶׁת לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא אוֹקְמֵיהּ מָר לְרַב עוּקְבָא בַּר חָמָא? אִי מִשּׁוּם דַּהֲדַרָא בַּהּ – וְהָא שְׁכִיבָא! אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל שֶׁאִילּוּ עָמַד – חוֹזֵר, חוֹזֵר בְּמַתְּנָתוֹ.Rav Chéchèt est venu devant Rav Na'hman et lui a dit : pour quelle raison le Maître a-t-il établi Rav Oukva bar 'Hama ? Si c'est parce qu'elle s'est rétractée – mais voici qu'elle est morte ! Il lui a dit : ainsi a dit Chmouel : dans tout cas où, s'il s'était rétabli, il pourrait revenir sur son don, il peut revenir sur son don même sans se rétablir.
- אֵימוֹר דְּאָמַר שְׁמוּאֵל – לְעַצְמוֹ; לְאַחֵר מִי אָמַר? אֲמַר לֵיהּ, בְּפֵירוּשׁ אָמַר שְׁמוּאֵל: בֵּין לְעַצְמוֹ בֵּין לְאַחֵר.Rav Chéchèt a répondu : dis que Chmouel l'a dit pour lui-même (revenir pour reprendre le bien) ; l'a-t-il dit pour un autre (revenir pour le donner à quelqu'un d'autre) ? Il lui a dit : Chmouel l'a dit explicitement : tant pour lui-même que pour un autre.
- אִימֵּיהּ דְּרַב עַמְרָם חֲסִידָא הֲוָה לַהּ מְלוּגָא דִּשְׁטָרֵאי. כִּי קָא שָׁכְבָא, אָמְרָה: לֶיהֱוֵי לְעַמְרָם בְּרִי. אֲתוֹ אֲחוֹהָ לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַרוּ לֵיהּ: וְהָא לָא מְשַׁךְ! אֲמַר לְהוּ: דִּבְרֵי שְׁכִיב מְרַע כִּכְתוּבִין וְכִמְסוּרִין דָּמוּ.La mère de Rav Amram 'Hassida (le Pieux) avait une liasse d'actes de créance. Quand elle était mourante, elle a dit : qu'elle soit à Amram, mon fils. Ses frères sont venus devant Rav Na'hman et lui ont dit : mais il n'a pas tiré la liasse, et il n'y a donc pas eu d'acquisition ! Il leur a dit : les paroles d'un chekhiv mera (malade à l'article de la mort) sont comme écrites et comme remises.
- אֲחָתֵיהּ דְּרַב טוֹבִי בַּר רַב מַתְנָה כְּתַבְתִּינְהוּ לְנִכְסַהּ לְרַב טוֹבִי בַּר רַב מַתְנָה – בְּצַפְרָא. לְפַנְיָא, אֲתָא רַב אַחָדְבוּי בַּר רַב מַתְנָה בְּכָה לַהּ – אֲמַר לַהּ, הַשְׁתָּא אָמְרִי: מָר צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן, וּמָר לָאו צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן! כְּתַבְתִּינְהוּ נִיהֲלֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל שֶׁאִילּוּ עָמַד חוֹזֵר, חוֹזֵר בְּמַתְּנָתוֹ.La sœur de Rav Tovi bar Rav Matna a écrit ses biens à Rav Tovi bar Rav Matna, le matin. Le soir, Rav A'hadvoï bar Rav Matna est venu et a pleuré devant elle ; il lui a dit : maintenant, ils diront : ce Maître-ci est un érudit en Torah, et ce Maître-là n'est pas un érudit en Torah ! Elle les lui a écrits. Il (Rav Tovi) est venu devant Rav Na'hman, qui lui a dit : ainsi a dit Chmouel : dans tout cas où, s'il s'était rétabli, il pourrait revenir sur son don, il peut revenir sur son don.
- אֲחָתֵיהּ דְּרַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף הֲוָה לַהּ פִּיסְקְתָא דְפַרְדֵּיסָא, כׇּל אֵימַת דַּהֲוָת חָלְשָׁא הֲוָה מַקְנְיָא לֵיהּ נִיהֲלֵיהּ,La sœur de Rav Dimi bar Yossef avait une parcelle de verger. Chaque fois qu'elle tombait malade, elle la lui transférait,
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