Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן – מִשּׁוּם דְּלָאו כְּרוֹת גִּיטָּא מַתְנֵינַן לַהּ.Rav Achi lui a dit : ce n'est pas parce que l'esclave serait compris dans ce que le maître s'est réservé ; nous, c'est parce que ce document n'est pas un acte qui tranche entièrement le lien entre l'esclave et son maître, que nous l'enseignons.
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: חֲמִשָּׁה עַד שֶׁיִּכְתְּבוּ כָּל נִכְסֵיהֶם; וְאֵלּוּ הֵן: שְׁכִיב מְרַע, עַבְדּוֹ, אִשְׁתּוֹ, וּבָנָיו, מַבְרַחַת.Rava a dit au nom de Rav Na'hman : cinq cas ne relèvent de leurs règles propres que lorsqu'ils écrivent tous leurs biens sans rien se réserver, et ce sont : le chekhiv mera (le malade à l'article de la mort), son esclave, sa femme, ses fils, et la mavra'hat (la femme qui soustrait ses biens à son futur mari en les transférant à autrui avant le mariage).
- שְׁכִיב מְרַע – דִּתְנַן: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְשִׁיֵּיר קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא – מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת; לֹא שִׁיֵּיר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא – אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת.Le chekhiv mera, comme nous avons appris dans la Michna (Bava Batra 146b) : un chekhiv mera qui a écrit tous ses biens à d'autres et a réservé une terre, si petite soit-elle, son don est valable même s'il guérit ; s'il n'a pas réservé de terre, si petite soit-elle, son don n'est pas valable s'il guérit, car il ne l'a fait qu'en vue de sa mort.
- עַבְדּוֹ – דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לְעַבְדּוֹ – יָצָא בֶּן חוֹרִין, שִׁיֵּיר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא – לֹא יָצָא בֶּן חוֹרִין.Son esclave, comme nous avons appris (Péa 3, 8) : celui qui écrit tous ses biens à son esclave, celui-ci sort libre ; s'il a réservé une terre, si petite soit-elle, il ne sort pas libre.
- אִשְׁתּוֹ – דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לְאִשְׁתּוֹ – לֹא עֲשָׂאָהּ אֶלָּא אַפֹּטְרוֹפָּא.Sa femme, comme Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : celui qui écrit tous ses biens à sa femme ne l'a faite qu'apotropa (intendante de ses biens) : elle ne les acquiert pas. Selon Rav Na'hman, cela ne vaut que s'il n'a rien réservé.
- בָּנָיו – דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לְבָנָיו, וְכָתַב לְאִשְׁתּוֹ קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא – אִבְּדָה כְּתוּבָּתָהּ.Ses fils, comme nous avons appris (Péa 3, 7) : celui qui écrit tous ses biens à ses fils et a écrit à sa femme une terre, si petite soit-elle, elle a perdu sa ketouba (le montant de son contrat de mariage). S'il s'est réservé de la terre à lui-même, elle ne la perd pas.
- מַבְרַחַת – דְּאָמַר מָר: מַבְרַחַת צְרִיכָה שֶׁתִּכְתּוֹב כׇּל נְכָסֶיהָ.La mavra'hat, comme le Maître a dit : la mavra'hat doit écrire tous ses biens à autrui ; si elle s'en réserve une part, elle ne pourra pas reprendre le reste une fois veuve ou divorcée.
- וּבְכוּלְּהוּ מִטַּלְטְלֵי הָוֵי שִׁיּוּר, לְבַר מִכְּתוּבָה – דְּאַמְּקַרְקְעֵי תַּקִּינוּ רַבָּנַן, מִמִּטַּלְטְלֵי לָא תַּקּוּן רַבָּנַן.Et dans tous ces cas, les biens meubles constituent une réserve, sauf pour la ketouba, car c'est sur les terres que les Sages l'ont instituée ; sur les biens meubles, les Sages ne l'ont pas instituée. Celui qui ne garde que des meubles laisse donc sa femme sans rien sur quoi percevoir sa ketouba.
- אַמֵּימָר אָמַר: מִטַּלְטְלֵי דִּכְתִיבִי בִּכְתוּבָּה, וְאִיתַנְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ – הָוֵי שִׁיּוּר.Amémar a dit : les biens meubles inscrits dans la ketouba comme gage de la créance et qui existent encore tels quels constituent une réserve, et la femme ne perd pas sa ketouba.
- אָמַר ״נִכְסַי לִפְלָנְיָא״ – עַבְדָּא אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לְעַבְדּוֹ – יָצָא בֶּן חוֹרִין. אַרְעָא אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת, נִקְנִין בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר וּבַחֲזָקָה. גְּלִימָא אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: וְשֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת – אֵין נִקְנִין אֶלָּא בִּמְשִׁיכָה.S'il a dit : « Mes biens à untel », tout ce qui s'appelle « biens » est compris dans le don. Un esclave est appelé « biens », comme nous avons appris (Péa 3, 8) : celui qui écrit tous ses biens à son esclave, celui-ci sort libre. Une terre est appelée « biens », comme nous avons appris (Kiddouchin 26a) : les biens qui offrent une garantie (les terres) s'acquièrent par argent, par acte ou par 'hazaka (prise de possession). Un manteau est appelé « biens », comme nous avons appris dans la même Michna : et ceux qui n'offrent pas de garantie (les meubles) ne s'acquièrent que par mechikha (traction de l'objet).
- זוּזֵי אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דִּתְנַן: וְשֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת נִקְנִין עִם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת – בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר וּבַחֲזָקָה. כִּי הָא דְּרַב פָּפָּא הֲווֹ לֵיהּ תְּרֵיסַר אַלְפֵי זוּזֵי בֵּי חוֹזָאֵי, אַקְנִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ לְרַב שְׁמוּאֵל בַּר אַחָא אַגַּב אַסִּיפָּא דְבֵיתֵיהּ. כִּי אֲתָא, נְפַק לְאַפֵּיהּ עַד ״תְּווֹךְ״.L'argent est appelé « biens », comme nous avons appris : et ceux qui n'offrent pas de garantie s'acquièrent avec les biens qui offrent une garantie, par argent, par acte ou par 'hazaka. L'argent s'acquiert ainsi, comme dans ce cas de Rav Pappa, qui avait douze mille zouz prêtés aux gens de Bé 'Hozaï ; il les a transférés à Rav Chmouel bar A'ha par le biais du seuil de sa maison. Quand celui-ci est revenu avec l'argent, Rav Pappa, tout heureux, est sorti à sa rencontre jusqu'à Tavakh.
- שְׁטָרָא אִיקְּרִי ״נִכְסֵי״, דְּאָמַר רַבָּה בַּר יִצְחָק: שְׁנֵי שְׁטָרוֹת הֵן; אָמַר ״זְכוּ בְּשָׂדֶה זֶה לִפְלוֹנִי, וְכִתְבוּ לוֹ אֶת הַשְּׁטָר״ – חוֹזֵר בַּשְּׁטָר, וְאֵינוֹ חוֹזֵר בַּשָּׂדֶה. ״עַל מְנָת שֶׁתִּכְתְּבוּ לוֹ אֶת הַשְּׁטָר״ – חוֹזֵר בֵּין בַּשְּׁטָר בֵּין בַּשָּׂדֶה.Un acte est appelé « biens », comme Rabba bar Its'hak a dit : il y a deux sortes d'actes. S'il a dit aux témoins : « Acquérez ce champ pour untel et écrivez-lui l'acte », le donateur peut revenir sur l'acte, mais il ne peut pas revenir sur le champ. S'il a dit : « … à condition que vous lui écriviez l'acte », il peut revenir tant sur l'acte que sur le champ.
- וְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַב הוּנָא: שְׁלֹשָׁה שְׁטָרוֹת הֵן; תְּרֵי – הָנֵי דַּאֲמַרַן, אִידַּךְ – אִם קָדַם מוֹכֵר וְכָתַב אֶת הַשְּׁטָר, כְּאוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ:Et Rav 'Hiya bar Avin a dit au nom de Rav Houna : il y a trois sortes d'actes : deux sont ceux que nous avons dits ; l'autre : si le vendeur a écrit l'acte à l'avance, et l'a gardé jusqu'à ce que l'acheteur vienne payer, comme ce que nous avons appris (Bava Batra 167b) :
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