Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּיִת לְאֶחָד וּדְיוֹטָא לְאֶחָד, מַהוּ? מִי הָוֵי שִׁיּוּר, אוֹ לָא? אִם תִּמְצָא לוֹמַר בַּיִת לְאֶחָד וּדְיוֹטָא לְאֶחָד לָא הָוֵי שִׁיּוּר, ״חוּץ מִדְּיוֹטָא״, מַהוּ?Ils ont posé la question : S'il a vendu la maison à l'un et l'étage supérieur (deyota) à un autre, quelle est la halakha (la règle pratique) ? Est-ce une réserve de droits supplémentaires pour le second, ou non ? Et si tu en viens à dire que la maison à l'un et l'étage à un autre n'est pas une réserve, qu'en est-il s'il vend la maison « à l'exception de l'étage » : quelle est la halakha ?
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: אִם תִּמְצָא לוֹמַר בַּיִת לְאֶחָד וּדְיוֹטָא לְאֶחָד לָא הָוֵי שִׁיּוּר, ״חוּץ מִדְּיוֹטָא״ הָוֵי שִׁיּוּר – וְאַלִּיבָּא דְּרַב זְבִיד, דְּאָמַר: שֶׁאִם רָצָה לְהוֹצִיא בָּהּ זִיזִין – מוֹצִיא;Rava a dit au nom de Rav Na'hman : Même si tu en viens à dire que la maison à l'un et l'étage à un autre n'est pas une réserve, « à l'exception de l'étage » est une réserve de droits supplémentaires pour lui-même. Et cela selon Rav Zevid, qui a dit : La réserve consiste en ceci que s'il veut y faire saillir des encorbellements au-dessus de la cour, il peut les faire saillir.
- אַלְמָא כֵּיוָן דְּשַׁיַּיר דְּיוֹטָא – מְקוֹם זִיזִין נָמֵי שַׁיַּיר; הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּאָמַר ״חוּץ מִפֵּירוֹתָיו״ – מְקוֹם פֵּירֵי שַׁיַּיר.Il en ressort que, puisqu'il a réservé l'étage, il a aussi réservé l'emplacement des encorbellements. Ici aussi, pour le palmier, puisqu'il a dit « à l'exception de ses fruits », il a réservé l'emplacement des fruits.
- אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים – רוֹאִין; אִם בִּמְחַלֵּק, מֵת – קָנוּ כּוּלָּן, עָמַד – חוֹזֵר בְּכוּלָּן.Rav Yossef bar Minyomi a dit au nom de Rav Na'hman : Dans le cas d'un chekhiv mera (malade en danger de mort) qui a écrit tous ses biens à d'autres, on examine sa manière de procéder. S'il apparaît qu'il était en train de répartir tous ses biens entre les bénéficiaires, alors, s'il meurt, tous ont acquis ; s'il se rétablit, il revient sur tous les dons, conformément à la Michna.
- אִם בְּנִמְלָךְ, מֵת – קָנוּ כּוּלָּן, עָמַד – אֵינוֹ חוֹזֵר אֶלָּא בָּאַחֲרוֹן. וְדִלְמָא עַיּוֹנֵי קָא מְעַיֵּין, וַהֲדַר יָהֵיב! סְתָמֵיהּ דִּשְׁכִיב מְרַע מִידָּק דָּיֵיק וַהֲדַר יָהֵיב.S'il apparaît qu'il s'est ravisé, ne voulant d'abord donner qu'une partie puis distribuant le reste, alors, s'il meurt, tous ont acquis ; s'il se rétablit, il ne revient que sur le dernier don, car les premiers ont été faits alors qu'il gardait une partie de ses biens. Mais peut-être était-il en train de réfléchir à qui donner chaque part, et ensuite il donnait ! La manière ordinaire du chekhiv mera est de bien examiner d'abord et ensuite de donner ; s'il s'interrompt, c'est donc qu'il n'avait pas d'emblée l'intention de tout donner.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְעָמַד – אֵינוֹ חוֹזֵר, חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יֵשׁ לוֹ נְכָסִים בִּמְדִינָה אַחֶרֶת.Rav A'ha bar Minyomi a dit au nom de Rav Na'hman : Dans le cas d'un chekhiv mera qui a écrit tous ses biens connus à d'autres, et s'est rétabli, il ne peut pas revenir sur son don, car nous craignons que peut-être il ait des biens dans une autre province, qu'il a gardés pour lui.
- וְאֶלָּא מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: לֹא שִׁיֵּיר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא – אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת; הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רַב חָמָא: בְּאוֹמֵר ״כׇּל נְכָסַי״. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּמוּחְזָק לַן דְּלֵית לֵיהּ.Mais alors, notre Michna, qui enseigne : S'il n'a pas réservé une quantité quelconque de terrain, son don n'est pas valable s'il se rétablit, dans quel cas la trouves-tu ? Rav 'Hama a dit : Il s'agit de celui qui dit : « Tous mes biens », sans rien garder. Mar bar Rav Achi a dit : Il s'agit du cas où nous avons la présomption qu'il n'en a pas d'autres ailleurs.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: חֲזָרָה בְּמִקְצָת – הָוֵי חֲזָרָה בְּכוּלָּהּ, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע: כּוּלָּן לָרִאשׁוֹן וּמִקְצָתָן לַשֵּׁנִי – שֵׁנִי קָנָה, רִאשׁוֹן לֹא קָנָה. מַאי, לָאו בְּשֶׁמֵּת?Ils ont posé la question : Le retrait partiel du don d'un chekhiv mera est-il un retrait de la totalité du don, ou non ? Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il a donné tous ses biens au premier, et une partie d'entre eux au second, le second a acquis, le premier n'a pas acquis. N'est-ce pas le cas où il est mort ? Le premier n'acquiert rien parce que le retrait partiel vaut retrait de la totalité.
- לָא, בְּשֶׁעָמַד.Non, il s'agit du cas où il s'est rétabli : le premier don est annulé, car il ne gardait rien, et le second subsiste, car il n'a donné qu'une partie de ses biens.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: מִקְצָתָן לָרִאשׁוֹן, וְכוּלָּן לַשֵּׁנִי – רִאשׁוֹן קָנָה, שֵׁנִי לֹא קָנָה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּשֶׁעָמַד, מִשּׁוּם הָכִי שֵׁנִי לֹא קָנָה; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּשֶׁמֵּת, תַּרְוַיְיהוּ לִיקְנוֹ!Cela aussi est logique, puisque la fin de la baraïta enseigne : S'il a donné une partie au premier et tous ses biens au second, le premier a acquis, le second n'a pas acquis. Cela se comprend si tu dis qu'il s'agit du cas où il s'est rétabli : c'est pourquoi le second n'a pas acquis. Mais si tu dis qu'il s'agit du cas où il est mort, que tous deux acquièrent !
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: וְתֶהֱוֵי נָמֵי בְּשֶׁעָמַד; אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא חֲזָרָה בְּמִקְצָת הָוְיָא חֲזָרָה בְּכוּלָּהּ – הַיְינוּ דְּשֵׁנִי מִיהַת קָנָה. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ חֲזָרָה בְּמִקְצָת לָא הָוְיָא חֲזָרָה בְּכוּלָּהּ – נִיהְוֵי כִּמְחַלֵּק, וּלְחַד מִינַּיְיהוּ לָא לִיקְנוֹ!Rav Yeimar a dit à Rav Achi : Même si le début de la baraïta traite du cas où il s'est rétabli, on peut prouver la chose. Cela se comprend si tu dis que le retrait partiel est un retrait de la totalité : c'est pourquoi au moins le second a acquis, puisqu'il garde une partie de ses biens. Mais si tu dis que le retrait partiel n'est pas un retrait de la totalité, qu'il soit comme celui qui répartit ses biens entre les deux, et qu'aucun d'eux n'acquière !
- וְהִלְכְתָא: חֲזָרָה בְּמִקְצָת הָוְיָא חֲזָרָה בְּכוּלָּהּ; רֵישָׁא – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בֵּין שֶׁמֵּת בֵּין שֶׁעָמַד, סֵיפָא – לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אֶלָּא כְּשֶׁעָמֵד.Et la halakha est : Le retrait partiel est un retrait de la totalité. Le début de la baraïta, tu le trouves aussi bien lorsqu'il est mort que lorsqu'il s'est rétabli ; la fin, tu ne la trouves que lorsqu'il s'est rétabli.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הִקְדִּישׁ כָּל נְכָסָיו וְעָמַד, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֹּל לְגַבֵּי הֶקְדֵּשׁ – גָּמַר וּמַקְנֵי; אוֹ דִלְמָא, כֹּל לְגַבֵּי נַפְשֵׁיהּ – לָא גָּמַר וּמַקְנֵי?Ils ont posé la question : Si un chekhiv mera a consacré tous ses biens au Temple et s'est rétabli, quelle est la règle ? Disons-nous : Tout ce qui concerne le hekdèch (les biens consacrés), il décide fermement et cède sans condition ? Ou peut-être : Tout ce qui le concerne lui-même, il ne décide pas fermement de le céder ?
- הִפְקִיר כׇּל נְכָסָיו, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאַף לַעֲנִיִּים כַּעֲשִׁירִים – גָּמַר וּמַקְנֵי; אוֹ דִלְמָא, כֹּל לְגַבֵּי נַפְשֵׁיהּ לָא גָּמַר וּמַקְנֵי?S'il a déclaré tous ses biens sans maître (hefker), quelle est la règle ? Disons-nous : Puisque cela profite aux pauvres aussi bien qu'aux riches, il décide fermement et cède ? Ou peut-être : Tout ce qui le concerne lui-même, il ne décide pas fermement de le céder ?
- חִילֵּק כׇּל נְכָסָיו לַעֲנִיִּים, מַאי? מִי אָמְרִינַן: צְדָקָה וַדַּאי מִגְמָר גָּמַר וּמַקְנֵי; אוֹ דִלְמָא, כֹּל לְגַבֵּי נַפְשֵׁיהּ לָא גָּמַר וּמַקְנֵי? תֵּיקוּ.S'il a réparti tous ses biens aux pauvres, quelle est la règle ? Disons-nous : La tsedaka (charité), assurément il décide fermement et cède ? Ou peut-être : Tout ce qui le concerne lui-même, il ne décide pas fermement de le céder ? Tékou (la question reste en suspens).
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: הִקְדִּישׁ כׇּל נְכָסָיו, מַהוּ? הִפְקִיר כׇּל נְכָסָיו, מַהוּ? חִילֵּק כׇּל נְכָסָיו לַעֲנִיִּים, מַהוּ? תֵּיקוּ.Autre version : S'il a consacré tous ses biens, quelle est la règle ? S'il a déclaré tous ses biens sans maître, quelle est la règle ? S'il a réparti tous ses biens aux pauvres, quelle est la règle ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: ״יִטּוֹל״ וְ״יִזְכֶּה״ וְ״יַחֲזִיק״ וְ״יִקְנֶה״ – כּוּלָּן לְשׁוֹן מַתָּנָה הֵן. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: אַף ״יַחְסֵין״ וְ״יֵרַת״ – בְּרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ, וְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא הִיא.Rav Chéchèt a dit : Les expressions « Qu'il prenne », « Qu'il obtienne », « Qu'il prenne possession » et « Qu'il acquière » mes biens, toutes sont des expressions de don. Dans une baraïta il a été enseigné : Même « Qu'il ait en héritage » et « Qu'il hérite » sont valables, pour celui qui est apte à hériter de lui. Et c'est l'opinion de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, selon qui on peut léguer tous ses biens à l'un de ses fils en termes d'héritage.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
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