Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״. הָכָא נָמֵי, נֵימָא: ״תְּנוּ לִי שׁוֹשְׁבִינִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״!« Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » : ce n'est pas par ma faute que le mariage n'a pas lieu, et je n'ai pas à rendre l'argent des kiddouchin (fiançailles). Ici aussi, disons : « Donnez-moi mon chochvin (garçon d'honneur) et je me réjouirai avec lui » !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁשָּׂמַח עִמּוֹ שִׁבְעָה יְמֵי מִשְׁתֶּה, וְלֹא הִסְפִּיק לְפוֹרְעוֹ עַד שֶׁמֵּת.Rav Yossef a dit : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où le bénéficiaire, à son tour, s'est réjoui avec lui pendant les sept jours du festin, mais n'a pas eu le temps de le rembourser avant qu'il ne meure ; il doit donc la chochvinout (cadeaux de noces réciproques), et ne peut prétendre qu'il aurait voulu se réjouir avec lui.
- לֵימָא ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״ – תַּנָּאֵי הִיא? דְּתַנְיָא: הַמְאָרֵס אֶת הָאִשָּׁה; בְּתוּלָה – גּוֹבָה מָאתַיִם, וְאַלְמָנָה – מָנֶה. מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר קִדּוּשִׁין – מַחְזִירִין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַחְזִיר קִדּוּשִׁין – אֵין מַחְזִירִין, דִּבְרֵי רַבִּי נָתָן. רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר, בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר – מַחְזִירִין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַחְזִיר – אֵין מַחְזִירִין.Faut-il dire que « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » est l'objet d'une discussion de Tannaïm ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui a fait les kiddouchin d'une femme puis a divorcé ou est mort : une vierge perçoit deux cents dinars pour sa ketouba, et une veuve un mané (cent dinars). Là où l'on a coutume de rendre l'argent des kiddouchin, on le rend ; là où l'on a coutume de ne pas rendre l'argent des kiddouchin, on ne le rend pas ; ce sont les paroles de Rabbi Natan. Rabbi Yehouda HaNassi dit : En vérité, ils ont dit : Là où l'on a coutume de rendre, on rend ; là où l'on a coutume de ne pas rendre, on ne rend pas.
- רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אֶלָּא לָאו ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ –Rabbi Yehouda HaNassi, c'est la même chose que le premier Tanna ! N'est-ce pas plutôt « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » qui les sépare ?
- וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: הַמְאָרֵס אֶת הָאִשָּׁה, בְּתוּלָה – גּוֹבָה מָאתַיִם, וְאַלְמָנָה – מָנֶה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – דַּהֲדַר בֵּיהּ אִיהוּ; אֲבָל מֵתָה – מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר, מַחְזִירִין; מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַחְזִיר, אֵין מַחְזִירִין. וְדַוְקָא שֶׁמֵּתָה הִיא, אֲבָל מֵת הוּא – אֵין מַחְזִירִין. מַאי טַעְמָא? יְכוֹלָה הִיא שֶׁתֹּאמַר: ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״.Et il manque quelque chose dans la baraïta, et voici ce qu'elle enseigne : Celui qui a fait les kiddouchin d'une femme : une vierge perçoit deux cents dinars et une veuve un mané. De quoi parle-t-on ? Du cas où c'est lui qui s'est rétracté, par sa mort ou par un divorce. Mais si elle est morte : là où l'on a coutume de rendre, on rend ; là où l'on a coutume de ne pas rendre, on ne rend pas. Et cela seulement lorsque c'est elle qui est morte, mais si c'est lui qui est mort, on ne rend pas. Quelle en est la raison ? Elle peut dire : « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui ».
- וַאֲתָא רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא לְמֵימַר, בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: בֵּין מֵת הוּא, וּבֵין מֵתָה הִיא; מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר – מַחְזִירִין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַחְזִיר – אֵין מַחְזִירִין; וְלָא מָצְיָא אָמְרָה: ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״!Et Rabbi Yehouda HaNassi est venu dire : En vérité, ils ont dit : Qu'il soit mort ou qu'elle soit morte, là où l'on a coutume de rendre, on rend ; là où l'on a coutume de ne pas rendre, on ne rend pas ; et elle ne peut pas dire : « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » !
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא יְכוֹלָה שֶׁתֹּאמַר: ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״. וּדְמִית הוּא – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי – שֶׁמֵּתָה הִיא; וְהָכָא בְּקִדּוּשִׁין לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ קָא מִיפַּלְגִי – רַבִּי נָתָן סָבַר: קִדּוּשִׁין לָאו לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ, וְרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא סָבַר: קִדּוּשִׁין לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ.Non : selon tout le monde, elle peut dire : « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » ; et là où il est mort, tout le monde est d'accord qu'elle ne rend pas. Là où ils divergent, c'est quand elle est morte ; et ici, ils divergent sur la question de savoir si l'argent des kiddouchin est donné à fonds perdu : Rabbi Natan pense que l'argent des kiddouchin n'est pas donné à fonds perdu, et Rabbi Yehouda HaNassi pense que l'argent des kiddouchin est donné à fonds perdu.
- וְהָא ״מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר מַחְזִירִין״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: וְסִבְלוֹנוֹת – וַדַּאי מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר, מַחֲזִירִין.Mais c'est « là où l'on a coutume de rendre, on rend » qu'elle enseigne ! Cela contredit l'idée de fonds perdu. Voici ce qu'il veut dire : Et les sivlonot (présents envoyés à la fiancée), assurément, là où l'on a coutume de les rendre, on les rend.
- וְהָנֵי תַּנָּאֵי – כְּהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: קִדְּשָׁהּ בְּכִכָּר – בְּתוּלָה גּוֹבָה מָאתַיִם, וְאַלְמָנָה מָנֶה; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּתוּלָה גּוֹבָה מָאתַיִם, וְאַלְמָנָה מָנֶה; וּמַחְזֶרֶת לוֹ אֶת הַשְּׁאָר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: קִדְּשָׁהּ בְּעֶשְׂרִים – נוֹתֵן לָהּ שְׁלֹשִׁים חֲצָאִין. קִדְּשָׁהּ בִּשְׁלֹשִׁים – נוֹתֵן לָהּ עֶשְׂרִים חֲצָאִין.Et ces Tannaïm-ci sont comme ces Tannaïm-là, car il a été enseigné dans une baraïta : S'il a fait ses kiddouchin avec un talent d'argent (six mille dinars) : une vierge perçoit en plus deux cents dinars et une veuve un mané ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Une vierge perçoit deux cents dinars et une veuve un mané, et elle lui rend le reste. Rabbi Yossé dit : S'il a fait ses kiddouchin avec vingt, il lui donne trente demis ; s'il a fait ses kiddouchin avec trente, il lui donne vingt demis, comme la Guemara va l'expliquer.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא שֶׁמֵּתָה, מִי אִית לַהּ כְּתוּבָּה?! וְאֶלָּא שֶׁמֵּת הוּא – אַמַּאי מַחְזֶרֶת לוֹ אֶת הַשְּׁאָר? וְנֵימָא: ״תְּנוּ לִי בַּעְלִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״! וְאֶלָּא בְּאֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל שֶׁזִּינְּתָה. וּבְמַאי? אִי בְּרָצוֹן – מִי אִית לַהּ כְּתוּבָּה? וְאֶלָּא בְּאוֹנֶס – מִישְׁרֵא שַׁרְיָא לֵיהּ!De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'elle est morte, a-t-elle droit à une ketouba ?! Mais alors, s'il est mort : pourquoi lui rend-elle le reste ? Qu'elle dise : « Donnez-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » ! Mais alors, il s'agit de la femme d'un Israélite qui a fauté : elle ne peut pas le dire, puisqu'elle lui est interdite. Et dans quel cas ? Si c'est de son plein gré, a-t-elle droit à une ketouba ? Mais alors, si c'est par contrainte, elle lui reste permise !
- וְאֶלָּא בְּאֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁנֶּאֶנְסָה, וּבְקִדּוּשִׁין לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ קָמִיפַּלְגִי – רַבִּי מֵאִיר סָבַר: קִדּוּשִׁין לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: לָאו לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ. וְרַבִּי יוֹסֵי – מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי לְטִיבּוּעִין נִיתְּנוּ אִי לָא,Mais alors, il s'agit de la femme d'un Cohen qui a été violée, qui lui est interdite tout en conservant sa ketouba, et ils divergent sur la question de savoir si l'argent des kiddouchin est donné à fonds perdu : Rabbi Méïr pense que l'argent des kiddouchin est donné à fonds perdu, et Rabbi Yehouda pense qu'il n'est pas donné à fonds perdu. Et Rabbi Yossé est dans le doute : est-il donné à fonds perdu ou non ?
- וְהִלְכָּךְ קִדְּשָׁהּ בְּעֶשְׂרִים – נוֹתֵן לָהּ שְׁלֹשִׁים חֲצָאִין. קִדְּשָׁהּ בִּשְׁלֹשִׁים – נוֹתֵן לָהּ עֶשְׂרִים חֲצָאִין.C'est pourquoi, le doute imposant de partager l'argent des kiddouchin : s'il a fait ses kiddouchin avec vingt sélaïm (quatre-vingts dinars), elle lui doit quarante dinars ; sur le mané de sa ketouba, il lui donne trente demis séla (soixante dinars). S'il a fait ses kiddouchin avec trente sélaïm (cent vingt dinars), elle lui doit soixante dinars ; il lui donne vingt demis séla (quarante dinars).
- אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: בְּכׇל מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר – מַחְזִירִין. וְתַרְגּוּמָא: נְהַרְדְּעָא. שְׁאָר בָּבֶל מַאי? רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מוּהְרֵי הָדְרִי, קִדּוּשֵׁי לָא הָדְרִי. אָמַר רַב פָּפָּא, הִלְכְתָא: בֵּין שֶׁמֵּת הוּא, בֵּין שֶׁמֵּתָה הִיא, וַהֲדַר בֵּיהּ הוּא – מוּהְרֵי הָדְרִי, קִדּוּשֵׁי לָא הָדְרִי. הֲדַרָא בָּהּ אִיהִי – אֲפִילּוּ קִדּוּשֵׁי נָמֵי הָדְרִי.Rav Yossef bar Minyomi a dit au nom de Rav Na'hman : En tout lieu où l'on a coutume de rendre l'argent des kiddouchin, on le rend. Et l'interprétation en est : il s'agit de Neharde'a. Le reste de la Babylonie, qu'en est-il ? Rabba et Rav Yossef disent tous deux : Les présents (mohari) sont rendus, l'argent des kiddouchin n'est pas rendu. Rav Pappa a dit : La halakha est : qu'il soit mort, ou qu'elle soit morte, ou qu'il se soit rétracté, les présents sont rendus, l'argent des kiddouchin n'est pas rendu. Si c'est elle qui s'est rétractée, même l'argent des kiddouchin est rendu.
- אַמֵּימָר אָמַר: קִדּוּשֵׁי לָא הָדְרִי, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בַּאֲחוֹתָהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר: גִּיטָּהּ מוֹכִיחַ עָלֶיהָ. וְהָא דְּרַב אָשֵׁי בְּדוּתָא הִיא, דְּאִיכָּא דְּשָׁמַע בְּהָא וְלָא שָׁמַע בְּהָא.Améimar a dit : L'argent des kiddouchin n'est pas rendu ; c'est une mesure de précaution, de peur que l'on ne dise que les kiddouchin prennent effet sur sa sœur : voyant l'argent rendu, on croirait les kiddouchin annulés rétroactivement et sa sœur permise à cet homme. Rav Achi a dit : Son get (acte de divorce) prouve son cas : il montre qu'elle était bien fiancée, et cette crainte n'existe pas. Et cette parole de Rav Achi est une erreur, car il y a des gens qui ont entendu parler de ceci, la restitution de l'argent, et n'ont pas entendu parler de cela, le get.
- שֶׁהַשּׁוֹשְׁבִינוּת נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין. תָּנוּ רַבָּנַן, חֲמִשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּשׁוֹשְׁבִינוּת: נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין, וְחוֹזֶרֶת בְּעוֹנָתָהּ, וְאֵין בָּהּ מִשּׁוּם רִבִּית,La Michna enseigne : Car la chochvinout se recouvre au tribunal. Nos Maîtres ont enseigné : Cinq choses ont été dites au sujet de la chochvinout : elle se recouvre au tribunal ; elle revient en son temps, c'est-à-dire seulement au mariage de celui qui l'a donnée ; elle n'est pas concernée par l'interdit de l'intérêt, si bien qu'on peut rendre davantage ;
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