Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּהּ פִּי שְׁנַיִם.la Chevi'it (septième année, qui annule les dettes) ne l'annule pas ; et l'aîné n'en prend pas une double part.
- נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין – מַאי טַעְמָא? כְּמִלְוֶה דָּמְיָא. וְאֵין בָּהּ מִשּׁוּם רִבִּית – דְּלָאו אַדַּעְתָּא דְּהָכִי יְהַב לֵיהּ. וְאֵין הַשְּׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתָּהּ – דְּלָא קָרֵינָא בֵּיהּ: ״לֹא יִגֹּשׂ״.« Elle se recouvre au tribunal » : quelle en est la raison ? Elle est comparable à un prêt. « Elle n'est pas concernée par l'interdit de l'intérêt » : car ce n'est pas dans cette intention qu'il lui a donné un cadeau plus important, mais par joie pour le mariage de son ami. « La Chevi'it ne l'annule pas » : car on ne peut lui appliquer : « Il ne réclamera pas » (Deutéronome 15, 2), puisqu'on ne peut l'exiger qu'au moment de son propre mariage.
- וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם – דְּהָוֵה לֵיהּ רָאוּי, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.« Et l'aîné n'en prend pas une double part » : car c'est un bien seulement dû au défunt, et l'aîné ne prend pas ce qui était seulement dû comme ce qui était possédé.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא, כְּלָלָא דְשׁוֹשְׁבִינוּתָא: הֲוָה בְּמָתָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵא. לָא שְׁמַע קָל טַבְלָא – אִיבְּעִי לֵיהּ לְאוֹדוֹעֵיהּ; תַּרְעוֹמֶת אִית לֵיהּ, שַׁלּוֹמֵי מְשַׁלֵּם.Rav Kahana a dit : Voici la règle de la chochvinout (cadeaux de noces réciproques) : S'il était en ville, il aurait dû venir ; même absent, il doit donner la chochvinout. S'il a entendu le son du tambour annonçant la noce, il aurait dû venir. S'il n'a pas entendu le son du tambour, il aurait fallu le prévenir ; n'ayant pas été prévenu, il a un grief, mais il paye.
- וְעַד כַּמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: נָהֲגוּ בְּנֵי גְנָנָא, עַד זוּזָא – אַיְּיתֵא בְּכַפֵּיהּ אַכְלֵיהּ בִּכְרֵסֵיהּ. עַד אַרְבְּעָה – מְשַׁלֵּם פַּלְגָא. מִכָּאן וְאֵילָךְ – אִינִישׁ אִינִישׁ כַּחֲשִׁיבוּתֵיהּ.Comme il n'a pas pris part au festin, il peut déduire une somme de ce qu'il rend. Et jusqu'à combien ? Abayé a dit : Les gens de la noce avaient coutume de procéder ainsi : jusqu'à un zouz (dinar), il ne paye rien, car ce qu'on apporte dans sa main, on le mange dans son ventre. Jusqu'à quatre, il paye la moitié. À partir de là, chacun selon son importance.
- תָּנוּ רַבָּנַן: עָשָׂה עִמּוֹ בְּפוּמְבֵּי, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּצִנְעָא – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּפוּמְבֵּי אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי. עָשָׂה עִמּוֹ בִּבְתוּלָה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּאַלְמָנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בִּבְתוּלָה אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי.Nos Maîtres ont enseigné : S'il a fait la chochvinout pour lui en public, et qu'il demande que l'autre la fasse pour lui en privé, celui-ci peut lui dire : En public je la ferai pour toi, de la manière dont tu l'as faite pour moi. S'il l'a faite pour lui à son mariage avec une vierge, et qu'il demande que l'autre la fasse pour lui à son mariage avec une veuve, celui-ci peut lui dire : Pour une vierge je la ferai pour toi, de la manière dont tu l'as faite pour moi.
- עָשָׂה עִמּוֹ בַּשְּׁנִיָּה, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בָּרִאשׁוֹנָה – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: לִכְשֶׁתִּשָּׂא אִשָּׁה אַחֶרֶת, אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ. עָשָׂה עִמּוֹ בְּאַחַת, וּבִקֵּשׁ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בִּשְׁתַּיִם – יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: בְּאַחַת אֶעֱשֶׂה עִמְּךָ, כְּדֶרֶךְ שֶׁעָשִׂיתָ עִמִּי.S'il l'a faite pour lui à son mariage avec une seconde épouse, et qu'il demande que l'autre la fasse pour lui avec une première épouse, celui-ci peut lui dire : Lorsque tu épouseras une autre femme, je la ferai pour toi. S'il l'a faite pour lui à son mariage avec une seule femme, et qu'il demande que l'autre la fasse pour lui avec deux, celui-ci peut lui dire : Pour une seule je la ferai pour toi, de la manière dont tu l'as faite pour moi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: עַתִּיר נִכְסִין עַתִּיר פּוּמְבֵּי – זֶה הוּא בַּעַל הַגָּדוֹת. עַתִּיר סְלָעִים עַתִּיר תְּקוֹעַ – זֶהוּ בַּעַל פִּלְפּוּל. עַתִּיר מְשַׁח עַתִּיר כְּמָס – זֶהוּ בַּעַל שְׁמוּעוֹת. הַכֹּל צְרִיכִין לְמָרֵי חִטַּיָּא – תַּלְמוּד.Nos Maîtres ont enseigné : Il y a plusieurs sortes de savants. Celui qui est riche en biens, riche en renom public, c'est le maître des aggadot (récits et enseignements non légaux). Celui qui est riche en sélaïm, riche en maisons, c'est le maître du pilpoul (raisonnement dialectique). Celui qui est riche en huile, riche en réserves cachées, c'est le maître des traditions reçues. Tous ont besoin du propriétaire du blé : le Talmud, qui donne les raisons des lois.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב, מַאי דִּכְתִיב: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״? זֶה בַּעַל תַּלְמוּד. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה בַּעַל מִשְׁנָה.Rabbi Zeira a dit au nom de Rav : Que signifie ce qui est écrit : « Tous les jours du pauvre sont mauvais » (Proverbes 15, 15) ? Celui-là, c'est le maître du Talmud, éprouvé par la difficulté de son étude. « Mais pour le cœur content, c'est un festin perpétuel » : celui-là, c'est le maître de la Michna, qui la récite sans s'épuiser.
- רָבָא אָמַר: אִיפְּכָא. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶם, בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״? ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶן״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי מִשְׁנָה. ״בּוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״ – אֵלּוּ בַּעְלֵי תַלְמוּד.Rava a dit : C'est l'inverse. Et c'est ce qu'a dit Rav Mecharchia au nom de Rava : Que signifie ce qui est écrit : « Celui qui déplace des pierres en souffrira, celui qui fend du bois s'y réchauffera » (Ecclésiaste 10, 9) ? « Celui qui déplace des pierres en souffrira » : ce sont les maîtres de la Michna, qui peinent à la mémoriser sans pouvoir en tirer de conclusion pratique. « Celui qui fend du bois s'y réchauffera » : ce sont les maîtres du Talmud, qui obtiennent le fruit de leur effort par des conclusions pratiques.
- רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה רָעָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה טוֹבָה. רַבִּי יַנַּאי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה אִיסְטְנִיס. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ יָפָה.Rabbi 'Hanina a dit : « Tous les jours du pauvre sont mauvais » : c'est celui qui a une mauvaise épouse. « Mais pour le cœur content, c'est un festin perpétuel » : c'est celui qui a une bonne épouse. Rabbi Yanaï a dit : « Tous les jours du pauvre sont mauvais » : c'est l'istenis (personne délicate et trop sensible). « Mais pour le cœur content, c'est un festin perpétuel » : c'est celui dont l'esprit est serein.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה רַחְמָן. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה אַכְזָרִי. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ קְצָרָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ רְחָבָה.Rabbi Yo'hanan a dit : « Tous les jours du pauvre sont mauvais » : c'est l'homme compatissant, touché par toutes les souffrances du monde. « Mais pour le cœur content, c'est un festin perpétuel » : c'est l'homme cruel, que la souffrance d'autrui n'affecte pas. Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : « Tous les jours du pauvre sont mauvais » : c'est celui dont l'esprit est étroit, impatient. « Mais pour le cœur content, c'est un festin perpétuel » : c'est celui dont l'esprit est large.
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