Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אַחִין הַשּׁוּתָּפִין שֶׁנָּפַל אֶחָד מֵהֶן לְאוּמָּנוּת – נָפַל לָאֶמְצַע. חָלָה וְנִתְרַפֵּא – נִתְרַפֵּא מִשֶּׁל עַצְמוֹ.Michna : Des frères associés dont l'un a été appelé à une charge publique : il y a été appelé pour le milieu, c'est-à-dire que les profits et les frais de cette charge sont pour la masse commune. S'il est tombé malade et s'est soigné, il s'est soigné sur ses propres biens.
- גְּמָ׳ תָּנָא: הַאי אוּמָּנוּת – לְאוּמָּנוּת הַמֶּלֶךְ. תָּנוּ רַבָּנַן: אֶחָד מִן הָאַחִין שֶׁמִּינּוּהוּ גַּבַּאי אוֹ פּוּלְמוֹסְטוּס; אִם מֵחֲמַת הָאַחִין – לָאַחִין, אִם מֵחֲמַת עַצְמוֹ – לְעַצְמוֹ.Guemara : Un Tanna a enseigné : Cette charge dont parle la Michna, c'est le service du roi, imposé de force ; mais si l'un des frères a exercé un métier de son plein gré, le profit est pour lui seul. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : L'un des frères que l'on a nommé collecteur d'impôts ou poulmoustos (chef militaire) : si c'est à cause des frères, parce qu'on prenait un représentant par famille, le profit revient aux frères ; si c'est à cause de lui-même, il revient à lui-même.
- אִם מֵחֲמַת אַחִין לָאַחִין – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּחָרִיף טְפֵי; מַהוּ דְּתֵימָא: חוּרְפֵּיהּ גָּרֵים לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.« Si c'est à cause des frères, aux frères » : c'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où il est plus capable que ses frères. Tu aurais pu dire : c'est sa capacité qui le lui a valu, et tout le profit lui revient ; la baraïta nous enseigne donc que, désigné comme représentant de la famille, il partage avec ses frères malgré son talent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֶחָד מִן הָאַחִין שֶׁנָּטַל מָאתַיִם זוּז לִלְמוֹד תּוֹרָה אוֹ לִלְמוֹד אוּמָּנוּת – יְכוֹלִין הָאַחִין לוֹמַר לוֹ: אִם אַתָּה אֶצְלֵנוּ – יֵשׁ לְךָ מְזוֹנוֹת, אִם אֵין אַתָּה אֶצְלֵנוּ – אֵין לְךָ מְזוֹנוֹת.Nos Maîtres ont enseigné : L'un des frères qui a pris deux cents zouzim (dinars) de l'héritage commun pour subvenir à ses besoins en partant étudier la Torah ou apprendre un métier : les frères peuvent lui dire : Si tu es auprès de nous, tu as droit à ta subsistance ; si tu n'es pas auprès de nous, tu n'as pas droit à ta subsistance.
- וְלִיתְּבוּ לֵיהּ כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ! מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: בִּרְכַּת הַבַּיִת בְּרוּבָּה. וְלִיתְּבוּ לֵיהּ לְפִי בִּרְכַּת הַבַּיִת! הָכִי נָמֵי.Mais qu'ils lui donnent sa subsistance partout où il se trouve ! Cela vient à l'appui de Rav Houna, car Rav Houna a dit : La bénédiction de la maison est dans son abondance : plus les habitants sont nombreux, moins chacun coûte. Mais qu'ils lui donnent sa subsistance selon la bénédiction de la maison, c'est-à-dire ce qu'il aurait coûté même en restant à la maison ! En effet, ils doivent lui donner cela.
- חָלָה וְנִתְרַפֵּא – נִתְרַפֵּא מִשֶּׁל עַצְמוֹ. שְׁלַח רָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אִלְעָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָלָה בִּפְשִׁיעָה, אֲבָל בְּאוֹנֶס – נִתְרַפֵּא מִן הָאֶמְצַע. הֵיכִי דָּמֵי בִּפְשִׁיעָה? כִּדְרַבִּי חֲנִינָא – דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַכֹּל בִּידֵי שָׁמַיִם, חוּץ מִצִּנִּים פַּחִים; שֶׁנֶּאֱמַר: ״צִנִּים פַּחִים בְּדֶרֶךְ עִקֵּשׁ, שׁוֹמֵר נַפְשׁוֹ יִרְחַק מֵהֶם״.La Michna enseigne : S'il est tombé malade et s'est soigné, il s'est soigné sur ses propres biens. Rabin a envoyé cet enseignement au nom de Rabbi Ila : Cela n'a été enseigné que lorsqu'il est tombé malade par négligence ; mais s'il est tombé malade par un cas de force majeure, il se soigne sur le milieu. Quel est le cas de négligence ? Selon l'enseignement de Rabbi 'Hanina, car Rabbi 'Hanina a dit : Tout est entre les mains du Ciel, sauf les refroidissements et les pièges, dont l'homme peut se préserver, comme il est dit : « Refroidissements et pièges sont sur le chemin du tortueux ; celui qui garde son âme s'en éloignera » (Proverbes 22, 5).
- מַתְנִי׳ הָאַחִין שֶׁעָשׂוּ מִקְצָתָן שׁוֹשְׁבִינוּת בְּחַיֵּי הָאָב, חָזְרָה שׁוֹשְׁבִינוּת – חָזְרָה לָאֶמְצַע; שֶׁהַשּׁוֹשְׁבִינוּת נִגְבֵּית בְּבֵית דִּין. אֲבָל הַשּׁוֹלֵחַ לַחֲבֵירוֹ כַּדֵּי יַיִן וְכַדֵּי שֶׁמֶן – אֵין נִגְבִּין בְּבֵית דִּין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גְּמִילוּת חֲסָדִים.Michna : Il était d'usage que les amis du marié lui offrent des cadeaux pour l'aider à couvrir les frais du festin, cadeaux appelés chochvinout, que le marié devait rendre à son tour. Des frères dont certains ont fait la chochvinout du vivant du père, avec des biens fournis par lui : quand la chochvinout revient après la mort du père, au mariage de l'un des frères, elle revient au milieu, car la chochvinout se recouvre au tribunal, étant une dette envers le père. Mais celui qui envoie à son ami des cruches de vin et des cruches d'huile : elles ne se recouvrent pas au tribunal, car ce sont des actes de bonté.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהִי: שָׁלַח לוֹ אָבִיו שׁוֹשְׁבִינוּת, כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת – חוֹזֶרֶת לוֹ. נִשְׁתַּלְּחָה לְאָבִיו שׁוֹשְׁבִינוּת, כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת – חוֹזֶרֶת מִן הָאֶמְצַע. אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין, נִשְׁתַּלְּחָה לְאָבִיו תְּנַן.Guemara : On a opposé une baraïta à la Michna : Si son père a envoyé une chochvinout pour lui, quand elle revient, elle revient à lui, ce fils. Si une chochvinout a été envoyée à son père pour le mariage de l'un de ses fils, quand elle revient, c'est-à-dire qu'elle est rendue après la mort du père, elle est rendue sur le milieu. Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Quand nous avons appris notre Michna aussi, c'est du cas où elle a été envoyée à son père que nous l'avons apprise.
- וְהָא ״אַחִין שֶׁעָשׂוּ מִקְצָתָן שׁוֹשְׁבִינוּת״ קָתָנֵי! תְּנִי: ״לְמִקְצָתָן״. וְהָא ״חָזְרָה שׁוֹשְׁבִינוּת״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: חָזְרָה לִגְבּוֹת – נִגְבֵּית מֵאֶמְצַע.Mais c'est « des frères dont certains ont fait la chochvinout » qu'elle enseigne ! Enseigne plutôt : des frères à certains desquels on a fait une chochvinout. Mais c'est « quand la chochvinout revient » qu'elle enseigne ! Voici ce qu'elle veut dire : quand elle revient pour être recouvrée, elle se recouvre sur le milieu.
- רַבִּי אַסִּי אָמַר: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בִּסְתָם, כָּאן בִּמְפָרֵשׁ – כִּדְתַנְיָא: שָׁלַח לוֹ אָבִיו שׁוֹשְׁבִינוּת, כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת – חוֹזֶרֶת לוֹ. שָׁלַח אָבִיו שׁוֹשְׁבִינוּת סְתָם, כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת – חוֹזֶרֶת לָאֶמְצַע.Rabbi Assi a dit : Même sans corriger la Michna, ce n'est pas difficile : ici, dans la Michna, le père a envoyé sans précision ; là, dans la baraïta, avec précision du fils concerné, comme il a été enseigné dans une baraïta : Si son père a envoyé une chochvinout pour lui, quand elle revient, elle revient à lui. Si son père a envoyé une chochvinout sans précision, quand elle revient, elle revient au milieu.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הָכָא בְּיָבָם עָסְקִינַן, שֶׁאֵינוֹ נוֹטֵל בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.Et Chmouel a dit : Ici, nous traitons d'un yavam (frère qui épouse la veuve de son frère mort sans enfant) : le fils qui avait fait la chochvinout est mort sans enfant, son frère a épousé la veuve, et la chochvinout est revenue à ce mariage. Bien que le yavam hérite de son frère, elle ne lui revient pas en propre, mais est partagée entre les frères, car il ne prend pas ce qui était seulement dû au défunt comme ce que celui-ci possédait.
- מִכְּלָל דְּאִידַּךְ – מְשַׁלֵּם? לֵימָא: ״תְּנוּ לִי שׁוֹשְׁבִינִי וְאֶשְׂמַח עִמּוֹ״!Peut-on en déduire que l'autre paye, c'est-à-dire que l'ami qui a reçu la chochvinout du défunt doit la rendre ? Qu'il dise : « Donnez-moi mon chochvin (garçon d'honneur) et je me réjouirai avec lui » !
- מִי לָא תַּנְיָא: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַחְזִיר קִדּוּשִׁין – מַחְזִירִין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַחְזִיר – אֵין מַחְזִירִין. וְאָמַר רַב יוֹסֵף בַּר אַבָּא אָמַר מָר עוּקְבָא אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁמֵּתָה הִיא, אֲבָל מֵת הוּא – אֵין מַחְזִירִין, מַאי טַעְמָא? יְכוֹלָה הִיא שֶׁתֹּאמַר:N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Là où l'on a coutume de rendre l'argent des kiddouchin (fiançailles) à la mort d'un des fiancés, on le rend ; là où l'on a coutume de ne pas le rendre, on ne le rend pas. Et Rav Yossef bar Abba a dit au nom de Mar Oukva, au nom de Chmouel : Cela n'a été enseigné que lorsque c'est elle qui est morte, mais si c'est lui qui est mort, on ne le rend pas. Quelle en est la raison ? Elle peut dire :
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