Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוּדְיָינֵי – הַשָּׂכָר לָאֶמְצַע. וְהָא אוּדְיָינֵי, דְּמֵחֲמַת עַצְמוֹ הוּא! שָׁאנֵי אוּדְיָינֵי – דְּלִנְטִירוּתָא הוּא דַּעֲבִידָא, וַאֲפִילּוּ קְטַנִּים נָמֵי מָצוּ מְנַטְּרִי לַהּ.un oudyanei (mortier que l'on utilise contre paiement), le loyer va au milieu, c'est-à-dire à la masse commune des frères ? Mais voici qu'un oudyanei, son rapport est dû à l'effort de ce fils adulte lui-même, puisque c'est lui qui en surveille l'usage, sans aucune dépense sur les biens ! Un oudyanei est différent, car c'est pour la simple surveillance qu'il est fait, et même les mineurs peuvent, eux aussi, le surveiller ; les adultes n'apportent donc rien de plus que les mineurs.
- אָמְרוּ ״רְאוּ מַה שֶּׁהִנִּיחַ אַבָּא, הֲרֵי אָנוּ עוֹשִׂין וְאוֹכְלִין״ – הִשְׁבִּיחוּ לְעַצְמָן. רַב סָפְרָא שְׁבַק אֲבוּהּ זוּזֵי. שַׁקְלִינְהוּ, עֲבַד בְּהוּ עִיסְקָא. אֲתוֹ אַחֵי, תַּבְעוּהוּ בְּדִינָא קַמֵּיהּ דְּרָבָא; אֲמַר לְהוּ: רַב סָפְרָא גַּבְרָא רַבָּה הוּא, לָא שָׁבֵיק גִּירְסֵיהּ וְטָרַח לְאַחֲרִינֵי.La Michna enseigne : S'ils ont dit dès le départ : « Voyez ce qu'a laissé notre père : nous allons le faire fructifier et en profiter », alors ils ont amélioré les biens pour eux-mêmes. La Guemara rapporte : À Rav Safra, son père a laissé des zouzim (dinars). Il les a pris et a fait avec eux une affaire commerciale. Ses frères sont venus et l'ont assigné en justice devant Rava, réclamant leur part des bénéfices. Il leur a dit : Rav Safra est un grand homme, il n'abandonne pas son étude pour se donner de la peine pour les autres. Il est donc évident qu'il a investi cet argent pour son propre compte, même s'il ne l'a pas précisé au départ.
- הָאִשָּׁה שֶׁהִשְׁבִּיחָה אֶת הַנְּכָסִים – הִשְׁבִּיחָה לָאֶמְצַע. אִשָּׁה בְּנִכְסֵי יַתְמֵי מַאי עֲבִידְתַּהּ? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בְּאִשָּׁה יוֹרֶשֶׁת.La Michna enseigne : La femme qui a amélioré les biens de son mari défunt, elle les a améliorés pour le milieu, au profit de tous. La Guemara demande : Une femme, dans les biens des orphelins, qu'a-t-elle à y faire ? Quel droit a-t-elle sur ces biens ? Rabbi Yirmeya a dit : Il s'agit d'une femme héritière, par exemple la fille du frère de son mari, lorsque les deux frères sont morts sans laisser de fils, si bien qu'elle hérite à la place de son père.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּלָאו דַּרְכַּהּ לְמִטְרַח, אַף עַל גַּב דְּלָא פָּרֵישׁ – כְּמוֹ דְּפָרֵישׁ דָּמֵי, קָמַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Pourquoi le préciser, alors que sa loi est celle de tout héritier ? Tu aurais pu dire : puisque ce n'est pas son habitude de se donner de la peine pour faire fructifier des biens, bien qu'elle n'ait pas précisé qu'elle agissait pour elle-même, c'est comme si elle l'avait précisé. La Michna nous enseigne donc que seule une déclaration explicite lui donne droit au profit.
- וְאִם אָמְרָה: ״רְאוּ מַה שֶּׁהִנִּיחַ לִי בַּעְלִי, הֲרֵינִי עוֹשָׂה וְאוֹכֶלֶת״ – הִשְׁבִּיחָה לְעַצְמָהּ. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דִּשְׁבִיחָא לַהּ מִילְּתָא, דְּאָמְרִי: קָא טָרְחָא קַמֵּי יַתְמֵי – אַחוֹלֵי אַחֲלָה; קָא מַשְׁמַע לַן.Et si elle a dit : « Voyez ce que m'a laissé mon mari : je vais le faire fructifier et en profiter », elle a amélioré les biens pour elle-même. C'est évident ! Tu aurais pu dire : puisque la chose est à son honneur, car les gens disent : « Elle se donne de la peine pour les orphelins », elle a certainement renoncé à son droit au profit. La Michna nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַמַּשִּׂיא אִשָּׁה לִבְנוֹ גָּדוֹל בַּבַּיִת – קְנָאוֹ. וְדַוְקָא גָּדוֹל, וְדַוְקָא בְּתוּלָה, וְדַוְקָא אִשְׁתּוֹ רִאשׁוֹנָה, וְדַוְקָא שֶׁהִשִּׂיאוֹ רִאשׁוֹן.Rabbi 'Hanina a dit : Celui qui marie son fils aîné adulte en installant le couple dans une maison qu'il a réservée pour la 'houpa (dais nuptial) et le festin, le fils l'a acquise en cadeau. Et cela s'applique uniquement à l'aîné, et uniquement s'il épouse une vierge, et uniquement s'il s'agit de sa première épouse, et uniquement s'il l'a marié le premier parmi ses fils. Toutes ces conditions réunies, on présume que le père a pour ce fils une affection particulière qui l'a conduit à lui donner la maison.
- פְּשִׁיטָא, יִיחֵד לוֹ אָבִיו בַּיִת וַעֲלִיָּיה – בַּיִת קָנָה, עֲלִיָּיה לֹא קָנָה. בַּיִת וְאַכְסַדְרָה, מַהוּ? שְׁנֵי בָתִּים זֶה לִפְנִים מִזֶּה, מַהוּ? תֵּיקוּ.Il est évident que si son père lui a réservé une maison et un étage au-dessus d'elle, le fils a acquis la maison, mais n'a pas acquis l'étage. S'il s'agit d'une maison et d'un portique (akhsadra) devant elle, qu'en est-il ? S'il s'agit de deux maisons, l'une à l'intérieur de l'autre, et qu'on lui a réservé l'intérieure, qu'en est-il ? Tékou : ces questions restent en suspens.
- מֵיתִיבִי: יִיחֵד לוֹ אָבִיו בַּיִת וּכְלֵי בַיִת – כְּלֵי בַיִת קָנָה, בַּיִת לֹא קָנָה! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: כְּגוֹן שֶׁהָיָה אוֹצָרוֹ שֶׁל אָבִיו מוּנָּח שָׁם. נְהַרְדָּעֵי אָמְרִי: אֲפִילּוּ שׁוֹבָכָא דְיוֹנֵי. רַב יְהוּדָה וְרַב פַּפֵּי אָמְרִי: אֲפִילּוּ עֲצִיצָא דְהַרְסָנָא. מָר זוּטְרָא אַנְסְבֵיהּ לִבְרֵיהּ, וּתְלָא לֵיהּ סַנְדָּלָא. רַב אָשֵׁי אַנְסְבֵיהּ לִבְרֵיהּ, וּתְלָא לֵיהּ אֲשִׁישָׁא דְמִשְׁחָא.On a objecté à partir d'une baraïta : Si son père lui a réservé une maison et les meubles de la maison, le fils a acquis les meubles de la maison, mais n'a pas acquis la maison ! Rabbi Yirmeya a dit : Il s'agit d'un cas où la réserve de son père se trouvait là ; de même que le père n'entendait pas lui donner sa réserve, il n'entendait pas lui donner la maison. Les Sages de Neharde'a disent : Même s'il n'y a là qu'un pigeonnier appartenant au père, le fils n'acquiert pas la maison. Rav Yehouda et Rav Pappi disent : Même s'il n'y a qu'un pot de petits poissons frits. Mar Zoutra a marié son fils et y a suspendu une sandale, pour montrer qu'il ne donnait pas la maison. Rav Achi a marié son fils et y a suspendu une cruche d'huile.
- אָמַר מָר זוּטְרָא, הָנֵי תְּלָת מִילֵּי שַׁוִּינְהוּ רַבָּנַן כְּהִלְכְתָא בְּלָא טַעְמָא: חֲדָא – הָא, אִידַּךְ – דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַכּוֹתֵב כׇּל נְכָסָיו לְאִשְׁתּוֹ – לֹא עֲשָׂאָהּ אֶלָּא אַפּוֹטְרוֹפָּא. אִידַּךְ – דְּאָמַר רַב: מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, תְּנֵהוּ לִפְלוֹנִי; בְּמַעֲמַד שְׁלָשְׁתָּן – קָנָה.Mar Zoutra a dit : Ces trois choses, nos Maîtres les ont établies comme une halakha sans raison apparente : l'une est celle-ci, celle du fils qui acquiert la maison de ses noces ; une autre est ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : Celui qui inscrit tous ses biens au nom de sa femme ne l'a faite qu'administratrice de ses biens, sans qu'elle les acquière ; une autre est ce qu'a dit Rav : Si l'on dit à quelqu'un : « J'ai un mané (cent dinars) chez toi, donne-le à Untel », et que cela s'est fait en présence des trois, il l'a acquis, sans témoins ni acte formel d'acquisition.
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