Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם הֵבִיא חֲמִשִּׁים בִּכְלִי אֶחָד וַחֲמִשִּׁים בִּכְלִי אֶחָד – יָצָא. אִם הֵבִיא אִין – לְכַתְּחִלָּה לָא; וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כׇּל כִּי הַאי גַוְונָא פַּלְגָא וּפַלְגָא הוּא, אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי!Et s'il a apporté cinquante dixièmes dans un récipient et cinquante dans un récipient, il est quitte. On en déduit : S'il a apporté, après coup, oui, il est quitte ; mais a priori, non. Or, s'il te vient à l'esprit que tout cas semblable se partage moitié-moitié, même a priori ce devrait être permis !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, אֲנַן סָהֲדִי דְּהַאי גַּבְרָא מֵעִיקָּרָא – לְקׇרְבָּן גָּדוֹל קָא מְכַוֵּין, וְהַאי דְּקָאָמַר בִּשְׁנֵי כֵלִים – דְּיָדַע דְּלָא אֶפְשָׁר לְאֵתוֹיֵי בִּכְלִי אֶחָד; כַּמָּה דְּאֶפְשָׁר לְאֵיתוֹיֵי מַיְיתִינַן.La Guemara rejette l'objection de Rabbi Zeira : Comment comparer ?! Là-bas, nous sommes témoins que cet homme visait dès le départ une grande offrande, et s'il a dit « dans deux récipients », c'est qu'il savait qu'il n'est pas possible de l'apporter en entier dans un seul récipient ; on en apporte donc autant qu'il est possible d'apporter dans un récipient, soit soixante dixièmes.
- וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף בְּשָׂדֶה, עִנְיָן וּמֶחֱצָה.La Guemara conclut : Et la halakha (loi, règle pratique) est conforme à Rav Yossef, contre Rabba, en trois matières : pour le champ partagé entre frères (voir 12b) ; pour le sujet de la discussion au tribunal, qui délimite certains actes (voir 114a) ; et pour la moitié, c'est-à-dire notre question, le partage en deux parts égales lorsqu'une division n'a pas été précisée.
- הָהוּא דְּשַׁדַּר פִּיסְקֵי דְשִׁירָאֵי לְבֵיתֵיהּ. אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הָרְאוּיִין לְבָנִים – לַבָּנִים, רְאוּיִין לְבָנוֹת – לַבָּנוֹת. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית לֵיהּ כַּלָּתָא, אֲבָל אִית לֵיהּ כַּלָּתָא – לְכַלָּתֵיהּ שַׁדַּר. וְאִי בְּנָתֵיהּ לָא נְסִיבָן – לָא שָׁבַק בְּנָתֵיהּ וּמְשַׁדַּר לְכַלָּתֵיהּ.La Guemara cite d'autres faits sur un don dont le partage n'a pas été précisé. Il y avait un certain homme qui a envoyé des pièces de soie à sa maison. Rabbi Ami a dit : Celles qui sont convenables pour les fils iront aux fils, celles qui sont convenables pour les filles iront aux filles. La Guemara précise : Nous ne l'avons dit que s'il n'a pas de belles-filles ; mais s'il a des belles-filles, c'est à ses belles-filles qu'il a envoyé. Et si ses filles ne sont pas mariées, il ne délaisse pas ses filles pour envoyer à ses belles-filles : la soie revient donc à ses filles.
- הַהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: ״נִכְסַיי לִבְנַיי״. הֲוָה לֵיהּ בְּרָא וּבְרַתָּא. מִי קָרוּ אִינָשֵׁי לִבְרָא ״בְּנַיי״ – וּלְסַלּוֹקֵי לִבְרַתָּא מֵעִישּׂוּר קָאָתֵי; אוֹ דִלְמָא, לָא קָרוּ אִינָשֵׁי לִבְרָא ״בְּנַיי״ – וּלְמוֹשְׁכָהּ לְבַרְתָּא בְּמַתָּנָה קָאָתֵי?Il y avait un certain homme qui leur a dit, à ceux qui l'entouraient : « Mes biens sont à mes fils. » Il avait un fils et une fille. La question se pose : Les gens appellent-ils un seul fils « mes fils », et il est donc venu écarter la fille de la dixième partie des biens qui lui revient pour sa dot ; ou peut-être les gens n'appellent-ils pas un seul fils « mes fils », et il est donc venu inclure la fille dans le don ?
- אָמַר אַבָּיֵי, תָּא שְׁמַע: ״וּבְנֵי דָּן – חֻשִׁים״. אֲמַר לֵיהּ רָבָא, דִּלְמָא כִּדְתָנָא דְּבֵי חִזְקִיָּה: שֶׁהָיוּ מְרוּבִּין כְּחוּשִׁים שֶׁל קָנֶה! אֶלָּא אָמַר רָבָא: ״וּבְנֵי פַלּוּא – אֱלִיאָב״. רַב יוֹסֵף אָמַר: ״וּבְנֵי אֵיתָן – עֲזַרְיָה״.Abayé a dit : Viens et entends une preuve qu'on appelle un seul fils « fils » : « Et les fils de Dan : 'Houchim » (Genèse 46, 23). Rava lui a dit : Peut-être faut-il comprendre comme l'a enseigné l'école de 'Hizkiya, que 'Houchim n'est pas le nom du fils de Dan, mais qu'ils étaient nombreux comme des bottes de roseaux ('houchim) ! Rava a donc plutôt dit : la preuve vient du verset « Et les fils de Palou : Éliav » (Nombres 26, 8). Rav Yossef a dit : elle vient du verset « Et les fils d'Eitan : Azaria » (I Chroniques 2, 8).
- הַהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: ״נִכְסַאי לִבְנַאי״. הֲוָה לֵיהּ בְּרָא, וּבַר בְּרָא. קָרוּ אִינָשֵׁי לְבַר בְּרָא ״בְּרָא״, אוֹ לָא? רַב חֲבִיבָא אֲמַר: קָרוּ אִינָשֵׁי לְבַר בְּרָא ״בְּרָא״, מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: לָא קָרוּ אִינָשֵׁי לְבַר בְּרָא ״בְּרָא״. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מִבָּנִים – מוּתָּר בִּבְנֵי בָנִים.Il y avait un certain homme qui leur a dit : « Mes biens sont à mes fils. » Il avait un fils et un petit-fils, fils de son fils. La question se pose : Les gens appellent-ils un petit-fils « fils », ou non ? Rav 'Haviva a dit : Les gens appellent un petit-fils « fils ». Mar bar Rav Achi a dit : Les gens n'appellent pas un petit-fils « fils ». La Guemara commente : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Mar bar Rav Achi : Celui à qui un vœu interdit de tirer profit des fils de quelqu'un a le droit de tirer profit des fils de ses fils.
- מַתְנִי׳ הִנִּיחַ בָּנִים גְּדוֹלִים וּקְטַנִּים; הִשְׁבִּיחוּ גְּדוֹלִים אֶת הַנְּכָסִים – הִשְׁבִּיחוּ לָאֶמְצַע. אִם אָמְרוּ: ״רְאוּ מַה שֶּׁהִנִּיחַ אַבָּא, הֲרֵי אָנוּ עוֹשִׂין וְאוֹכְלִים״ – הִשְׁבִּיחוּ לְעַצְמָן. וְכֵן הָאִשָּׁה שֶׁהִשְׁבִּיחָה אֶת הַנְּכָסִים – הִשְׁבִּיחָה לָאֶמְצַע. אִם אָמְרָה: ״רְאוּ מַה שֶּׁהִנִּיחַ לִי בַּעְלִי, הֲרֵי אֲנִי עוֹשָׂה וְאוֹכֶלֶת״ – הִשְׁבִּיחָה לְעַצְמָהּ.MICHNA : Si quelqu'un est mort et a laissé des fils adultes et mineurs, et que les adultes ont amélioré les biens, ils les ont améliorés pour le milieu : le profit se partage entre tous les héritiers. S'ils ont dit d'emblée : « Voyez ce qu'a laissé papa : nous allons travailler et en tirer de quoi manger », ils ont amélioré pour eux-mêmes. De même, la femme qui a amélioré les biens de son mari défunt, elle les a améliorés pour le milieu. Si elle a dit : « Voyez ce que m'a laissé mon mari : je vais travailler et en tirer de quoi manger », elle a amélioré pour elle-même.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב חֲבִיבָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא, מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁשָּׁבְחוּ נְכָסִים מֵחֲמַת נְכָסִים, אֲבָל שָׁבְחוּ נְכָסִים מֵחֲמַת עַצְמָן – הִשְׁבִּיחוּ לְעַצְמָן.GUEMARA : Rav 'Haviva, fils de Rav Yossef, fils de Rava, a dit au nom de Rava : Cela n'a été enseigné que si les biens se sont améliorés du fait des biens : les héritiers ont investi l'argent de la succession commune, et leur apport se limite à sa gestion. Mais si les biens se sont améliorés de leur propre fait, par leurs efforts ou leurs dépenses, ils ont amélioré pour eux-mêmes.
- אִינִי?! וְהָא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: אֲפִילּוּ לֹא הִנִּיחַ לָהֶם אֲבִיהֶם אֶלָּאLa Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rabbi 'Hanina n'a-t-il pas dit : Même si leur père ne leur a laissé que
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