Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכַרְכֵּישׁ בָּהּ רֵישֵׁיהּ בֵּי מִדְרְשָׁא. אֲזַל לְגַבֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ אֲמַר לֵיהּ ״קְנִי כַּחֲמוֹר״, מִי קָנֵי?!et il a hoché la tête à ce sujet dans la maison d'étude, en signe d'approbation. Rabbi Yirmeya est allé chez lui, chez Rabbi Avin, qui lui a dit : Voici le raisonnement de Rabbi Abahou : si le père lui avait dit : « Acquiers comme un âne », aurait-il acquis ?! De même que le fils n'acquerrait rien si son acquisition était comparée à celle d'un âne, incapable d'acquérir, de même ici : le père a comparé son acquisition à celle des enfants à naître, incapables d'acquérir, et il n'a donc rien acquis.
- דְּאִיתְּמַר: ״קְנִי כַּחֲמוֹר״ – לֹא קָנָה. ״אַתְּ וַחֲמוֹר״ – רַב נַחְמָן אָמַר: קָנָה מֶחֱצָה, וְרַב הַמְנוּנָא אָמַר: לֹא אָמַר כְּלוּם. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: קָנָה הַכֹּל.Car il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Si l'on dit à quelqu'un : « Acquiers comme un âne », il n'acquiert pas, car un âne ne peut pas acquérir. Si l'on dit : « Toi et un âne » acquerrez mes biens : Rav Na'hman a dit : Il acquiert la moitié ; Rav Hamnouna a dit : Il n'a rien dit, car le bénéficiaire étant associé à l'âne dans une même acquisition, il n'acquiert rien, tout comme l'âne ; et Rav Chéchèt a dit : Il acquiert tout, car le donateur savait qu'un âne ne peut pas acquérir, et il entendait que l'homme acquière le tout.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין לְךָ מַר בַּקִּישּׁוּת, אֶלָּא פְּנִימִי שֶׁבּוֹ. לְפִיכָךְ, כְּשֶׁהוּא תּוֹרֵם – מוֹסִיף עַל הַחִיצוֹן שֶׁבּוֹ, וְתוֹרֵם.Rav Chéchèt a dit : D'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé dit : Il n'y a de vraiment amer dans le concombre que sa partie intérieure. Celle-ci est parfois amère et impropre à servir de terouma (prélèvement donné au Cohen). C'est pourquoi, lorsqu'il prélève la terouma, comme on ignore si le concombre prélevé est amer à l'intérieur, il ajoute une partie d'un autre concombre à la partie extérieure du concombre, qui est comestible, et il prélève le tout comme terouma, s'assurant ainsi qu'elle contient suffisamment de concombre comestible.
- אַמַּאי? ״אַתְּ וַחֲמוֹר״ הוּא!Rav Chéchèt demande : Pourquoi le prélèvement prend-il effet ? C'est un cas de « toi et un âne » ! Il a en effet désigné comme terouma à la fois la partie extérieure, qui s'y prête, et la partie intérieure, qui ne s'y prête pas. Puisque cela n'annule pas le prélèvement de la partie extérieure, on en déduit que l'incapacité de l'âne n'empêche pas l'homme d'acquérir.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא תְּרוּמָה מְעַלַּיְיתָא הִיא –La Guemara répond : C'est différent là-bas, car, selon la Torah, c'est bien une terouma à part entière, même pour la partie intérieure amère, bien que, d'après les Sages, celui qui a prélevé de la moins bonne qualité doive prélever à nouveau de la bonne. Il n'a donc pas désigné ensemble du propre et de l'impropre.
- דְּאָמַר רַבִּי אִילְעָא: מִנַּיִן לַתּוֹרֵם מִן הָרַע עַל הַיָּפֶה – שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא תִשְׂאוּ עָלָיו חֵטְא, בַּהֲרִימְכֶם אֶת חֶלְבּוֹ מִמֶּנּוּ״ – וְאִם אֵינוֹ קָדוֹשׁ, נְשִׂיאוּת חֵטְא לָמָּה? מִכָּאן לַתּוֹרֵם מִן הָרַע עַל הַיָּפֶה, שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Car Rabbi Ilea a dit : D'où savons-nous que celui qui prélève la terouma de la mauvaise qualité pour la bonne, sa terouma est une terouma ? Comme il est dit : « Et vous ne porterez pas de faute à ce sujet, quand vous en aurez prélevé le meilleur » (Nombres 18, 32). On en déduit que prélever le moins bon est une transgression. Or, si ce prélèvement n'est pas sanctifié, pourquoi y aurait-il là une faute à porter ? Ce serait un acte sans portée. De là, nous apprenons que celui qui prélève de la mauvaise qualité pour la bonne, sa terouma est une terouma, bien qu'il ait mal agi.
- אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי, מֵתִיב רַב אַוְיָא תְּיוּבְתָּא: מַעֲשֶׂה בְּחָמֵשׁ נָשִׁים וּבָהֶן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְלִיקֵּט אֶחָד כַּלְכָּלָה שֶׁל תְּאֵנִים – וְשֶׁלָּהֶן הָיְתָה, וְשֶׁל שְׁבִיעִית הָיְתָה; וְאָמַר: ״הֲרֵי כּוּלְּכֶן מְקוּדָּשׁוֹת לִי בְּכַלְכַּלָּה זֹאת״; וְקִבְּלָה אַחַת מֵהֶן עַל יְדֵי כּוּלָּן. אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת.La Guemara revient sur l'opinion de Rav Hamnouna, selon laquelle celui qui dit « toi et un âne » n'a rien dit. Rav Mordekhaï a dit à Rav Achi : Rav Avia a soulevé une objection à cette opinion à partir de la Michna (Kiddouchin 50b) : Il arriva, pour cinq femmes, parmi lesquelles deux sœurs, que quelqu'un cueillit un panier de figues qui leur appartenait – et ces figues étaient de la septième année (l'année de chemita) – et dit : « Vous voici toutes sanctifiées à moi par ce panier », et l'une d'elles l'accepta pour toutes. Les Sages ont dit : Les sœurs ne sont pas sanctifiées, car il est interdit d'épouser la sœur de sa femme du vivant de celle-ci.
- אֲחָיוֹת הוּא דְּאֵין מְקוּדָּשׁוֹת – הָא נָכְרִיּוֹת מְקוּדָּשׁוֹת; וְאַמַּאי? ״אַתְּ וַחֲמוֹר״ הִיא!On en déduit : Ce sont les sœurs qui ne sont pas sanctifiées, mais les femmes sans lien de parenté sont sanctifiées. Or pourquoi ? C'est un cas de « toi et un âne » ! Puisqu'il a tenté de sanctifier deux femmes inaptes avec les autres, les sanctifications des femmes aptes elles-mêmes ne devraient pas prendre effet.
- אֲמַר לֵיהּ: הַיְינוּ דַּחֲזַאי רַב הוּנָא בַּר אַוְיָא בְּחֶלְמָא – דְּמוֹתֵיב רַב אַוְיָא תְּיוּבְתָּא. לָאו מִי אוֹקֵימְנָא דְּאָמַר: ״הָרְאוּיָה מִכֶּם לְבִיאָה תִּתְקַדֵּשׁ לִי״?Rav Achi lui a dit : Voilà pourquoi j'ai vu Rav Houna bar Avia en rêve : c'est que Rav Avia soulève une objection – tu allais me la rapporter. Mais cette objection n'en est pas une : n'avons-nous pas établi cette Michna dans le cas où il a dit : « Celles d'entre vous qui sont aptes à une union avec moi seront sanctifiées à moi » ? Les sœurs, qui lui sont interdites, n'étaient donc pas incluses, et rien n'empêche la sanctification des femmes aptes.
- הָהוּא דַּאֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ: ״נִכְסַיי לִיךְ וְלִבְנִיךְ״, אָמַר רַב יוֹסֵף: קָנְתָה מֶחֱצָה. וְאָמַר רַב יוֹסֵף: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״וְהָיְתָה לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו״ – מֶחֱצָה לְאַהֲרֹן מֶחֱצָה לְבָנָיו.La Guemara rapporte : Il y avait un certain homme qui a dit à sa femme : « Mes biens sont à toi et à tes fils. » Rav Yossef a dit : Elle a acquis la moitié, bien qu'il n'ait pas précisé la part qu'il lui donnait. Et Rav Yossef a dit : D'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : à propos des pains de proposition, « Et cela sera pour Aharon et pour ses fils » (Lévitique 24, 9) : la moitié pour Aharon, la moitié pour ses fils. On en déduit que, lorsqu'on attribue un don à un individu et à un groupe, l'individu reçoit la moitié.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא הָתָם, אַהֲרֹן בַּר חֲלוּקָּה הוּא; לְהָכִי פְּרַט בֵּיהּ רַחֲמָנָא – לְמִשְׁקַל פַּלְגָא. אִשָּׁה – לָאו בַּת יְרוּשָּׁה הִיא, דַּיָּה שֶׁתִּטּוֹל כְּאֶחָד מִן הַבָּנִים.Abayé lui a dit : à Rav Yossef : Cela se comprend là-bas, pour les pains de proposition : Aharon a droit à un partage en tant que Cohen ; c'est pourquoi le Miséricordieux l'a nommé à part : pour qu'il prenne la moitié. Mais une femme, qui n'a pas droit à l'héritage de son mari, il lui suffit de prendre comme l'un des fils.
- אִינִי?! וְהָא עוֹבָדָא הֲוָה בִּנְהַרְדְּעָא, וְאַגְבְּיַהּ שְׁמוּאֵל פַּלְגָא! בִּטְבֶרְיָא, וְאַגְבְּיַהּ רַבִּי יוֹחָנָן פַּלְגָא! וְתוּ, כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, אָמַר: הָהוּא דְּמֵי כְלִילָא דִּשְׁדוֹ דְּבֵי מַלְכָּא אַאַבּוּלֵי וְאַאִיסְטְרוּגֵי, אָמַר רַבִּי: נִיתְּבוּ אַבּוּלֵי פַּלְגָא וְאִיסְטְרוּגֵי פַּלְגָא!La Guemara objecte : Est-ce vrai ? Mais il y a eu un fait à Néhardéa, où un homme a fait un don à un individu et à un groupe, et Chmouel a fait percevoir la moitié à l'individu ! Et de même à Tibériade, où Rabbi Yo'hanan a fait percevoir la moitié ! De plus, quand Rav Yits'hak bar Yossef est venu d'Erets Israël, il a dit : Il y avait une taxe du couronnement que la maison royale a imposée aux conseillers de la ville et aux notables. Rabbi Yehouda HaNassi a dit : Que les conseillers donnent la moitié et les notables la moitié ! On voit donc que, lorsque deux groupes sont mentionnés ensemble, chacun représente la moitié.
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, מֵעִיקָּרָא כִּי הֲווֹ כָּתְבִי – אַאַבּוּלֵי הֲווֹ כָּתְבִי; וְאִיסְטְרוּגֵי הֲווֹ מְסַיְּיעִי בַּהֲדַיְיהוּ, וְיָדַע מַלְכָּא דַּהֲווֹ קָא מְסַיְּיעִי; הַשְׁתָּא מַאי דְּקָא כָּתְבִי אַאַבּוּלֵי וְאַאִיסְטְרוּגֵי, לְמֵימְרָא דְּהָנֵי פַּלְגָא וְהָנֵי פַּלְגָא.La Guemara rejette : Comment comparer ?! Là-bas, au départ, lorsqu'ils écrivaient l'imposition, ils l'écrivaient à la charge des seuls conseillers, et les notables les aidaient, et le roi savait qu'ils les aidaient. Maintenant, ce qu'ils écrivent : « aux conseillers et aux notables » veut dire que ceux-ci donnent la moitié et ceux-là la moitié.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה מֵאָה עִשָּׂרוֹן, לְהָבִיא בִּשְׁנֵי כֵלִים״ – מֵבִיא שִׁשִּׁים בִּכְלִי אֶחָד, וְאַרְבָּעִים בִּכְלִי אֶחָד.Rabbi Zeira a objecté à Rav Yossef, à partir d'une baraïta (Tossefta Mena'hot 12, 7) : Celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une offrande de farine de cent dixièmes d'épha, à apporter dans deux récipients » : il apporte soixante dixièmes dans un récipient et quarante dans un récipient, car on ne peut apporter plus de soixante dixièmes dans un seul récipient.
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