Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּהוּא מָיֵית בְּרֵישָׁא, וְאֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹ בַּקֶּבֶר לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב.La raison en est que l'on présume que c'est lui, le fœtus, qui meurt en premier, avant sa mère, et le fils n'hérite pas de sa mère dans la tombe pour transmettre l'héritage aux frères du côté du père. En effet, lorsqu'un fils meurt avant sa mère, il n'hérite pas d'elle pour transmettre ensuite à ses frères paternels, qui ne lui sont pas apparentés. Mais pour les autres biens, un fœtus hérite.
- לְמֵימְרָא דְּהוּא מָיֵית בְּרֵישָׁא?! וְהָא הֲוָה עוֹבָדָא, וּפַרְכֵּס תְּלָתָא פִּרְכּוּסֵי! אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַזְּנַב הַלְּטָאָה, שֶׁמְּפַרְכֶּסֶת.La Guemara demande : Est-ce à dire que c'est lui qui meurt en premier ? Mais il y a eu un fait où la mère est morte et le fœtus a eu trois soubresauts après elle ! Il semble donc qu'un fœtus puisse mourir après sa mère. Mar bar Rav Achi a dit : Ce fait est semblable à la queue du lézard, qui tressaute après avoir été tranchée : ce n'est qu'un mouvement convulsif, qui n'indique pas la vie.
- מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: לוֹמַר שֶׁמְּמַעֵט בְּחֵלֶק בְּכוֹרָה. וְדַוְקָא בֶּן יוֹם אֶחָד, אֲבָל עוּבָּר – לָא. מַאי טַעְמָא? ״וְיָלְדוּ לוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא.Mar, fils de Rav Yossef, a dit au nom de Rava : La Michna vient dire que l'enfant âgé d'un jour réduit la part du premier-né : le premier-né reçoit une double part, calculée en tenant compte de la part de son frère mort. Et c'est précisément la part d'un enfant âgé d'un jour qui compte, mais un fœtus, non, bien qu'un fœtus hérite lui aussi. Quelle en est la raison ? « Et elles lui enfanteront » (Deutéronome 21, 15), a dit le Miséricordieux : cette expression exclut le fœtus.
- דְּאָמַר מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: בֵּן שֶׁנּוֹלַד לְאַחַר מִיתַת אָבִיו – אֵינוֹ מְמַעֵט בְּחֵלֶק בְּכוֹרָה. מַאי טַעְמָא? ״וְיָלְדוּ לוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לֵיכָּא.C'est conforme à une autre halakha (loi, règle pratique), car Mar, fils de Rav Yossef, a dit au nom de Rava : Un fils né après la mort de son père ne réduit pas la part du premier-né. Quelle en est la raison ? « Et elles lui enfanteront », a dit le Miséricordieux, et cela n'est pas le cas ici : ce terme ne s'applique pas à un fœtus.
- בְּסוּרָא – מַתְנוּ הָכִי. בְּפוּמְבְּדִיתָא – מַתְנוּ הָכִי: אָמַר מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: בְּכוֹר שֶׁנּוֹלַד לְאַחַר מִיתַת אָבִיו – אֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם. מַאי טַעְמָא? ״יַכִּיר״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לֵיתָא דְּיַכִּיר. וְהִלְכְתָא כְּכׇל הָנֵי לִישָּׁנֵי דְּאָמַר מָר בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא.La Guemara note : À Soura, ils enseignaient ainsi la parole de Mar ; à Poumbedita, ils enseignaient ainsi : Mar, fils de Rav Yossef, a dit au nom de Rava : Un premier-né né après la mort de son père ne reçoit pas la double part. Quelle en est la raison ? « Il reconnaîtra » (Deutéronome 21, 17), a dit le Miséricordieux, et il n'y a pas ici de père qui reconnaisse l'enfant. La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à toutes ces versions de ce qu'a dit Mar, fils de Rav Yossef, au nom de Rava. Ainsi, un enfant âgé d'un jour réduit la part du premier-né, un fils né après la mort de son père ne la réduit pas, et un premier-né né après la mort de son père ne reçoit pas la double part.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמְזַכֶּה לְעוּבָּר – לֹא קָנָה. וְאִם תֹּאמַר: מִשְׁנָתֵינוּ! הוֹאִיל וְדַעְתּוֹ שֶׁל אָדָם קְרוֹבָה אֵצֶל בְּנוֹ.Rabbi Yits'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui transmet un bien à un fœtus, celui-ci n'acquiert pas. Et si tu objectes : notre Michna (140b), qui valide le don fait à son enfant à naître ? Le cas y est particulier : puisque l'esprit d'un homme est proche de son fils, les Sages ont validé une telle transmission, mais on ne peut pas transmettre à l'enfant à naître d'un autre.
- אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה: פּוֹק אַיְיתִי לִי בֵּי עַשְׂרָה, וְאֵימַר לָךְ בְּאַפַּיְיהוּ: הַמְזַכֶּה לְעוּבָּר קָנָה. וְהִלְכְתָא: הַמְזַכֶּה לְעוּבָּר לֹא קָנָה.Chmouel a dit à Rav 'Hana de Bagdad : Sors, amène-moi une assemblée de dix hommes, et je te dirai en leur présence – pour que cela soit rendu public – que celui qui transmet un bien à un fœtus, celui-ci acquiert. La Guemara conclut : Et la halakha est que celui qui transmet à un fœtus, celui-ci n'acquiert pas.
- הָהוּא דַּאֲמַר לִדְבֵיתְהוּ: ״נִכְסַי לִבְנֵי דְּיִהְווּ לִי מִינִּיךְ״. אֲתָא בְּרֵיהּ קַשִּׁישָׁא, אֲמַר לֵיהּ: ״הַהוּא גַּבְרָא מַאי תֶּיהְוֵי עֲלֵיהּ?״ אָמַר לֵיהּ: ״זִיל קְנִי כְּחַד מִבְּרָא״. הָנָךְ – וַדַּאי לָא קָנוּ, דְּאַכַּתִּי לֵיתַנְהוּ.La Guemara rapporte : Il y avait un certain homme qui a dit à sa femme, avant qu'elle ne conçoive : « Mes biens sont aux fils que j'aurai de toi. » Son fils aîné, d'un précédent mariage, est venu et lui a dit : « Cet homme-là – c'est-à-dire moi – que deviendra-t-il ? » Il voulait dire : ne recevrai-je rien ? Il lui a dit : « Va, acquiers comme l'un des fils » qui naîtront. La Guemara commente : Ceux-là, les fils pas encore nés, n'ont certainement pas acquis, car ils n'existent pas encore.
- הַאי – אִית חוּלָק לְטַלְיָא בִּמְקוֹם בְּנַיָּא, אוֹ לֵית לֵיהּ חוּלָק לְטַלְיָא בִּמְקוֹם בְּנַיָּא? רַבִּי אָבִין וְרַבִּי מְיָישָׁא וְרַבִּי יִרְמְיָה דְּאָמְרִי: אִית חוּלָק לְטַלְיָא בִּמְקוֹם בְּנַיָּא. רַבִּי אֲבָהוּ וְרַבִּי חֲנִינָא בַּר פַּפִּי וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא דְּאָמְרִי: לֵית חוּלָק לְטַלְיָא בִּמְקוֹם בְּנַיָּא.La Guemara demande : Celui-ci, le fils aîné, le jeune homme a-t-il une part supplémentaire en présence de fils, puisque son père lui a donné une part, ou le jeune homme n'a-t-il pas de part en présence de fils ? Rabbi Avin, Rabbi Mayacha et Rabbi Yirmeya sont ceux qui disent : Le jeune homme a une part en présence de fils. Rabbi Abahou, Rabbi 'Hanina bar Papi et Rabbi Yits'hak Nap'ha sont ceux qui disent : Le jeune homme n'a pas de part en présence de fils.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֲבָהוּ לְרַבִּי יִרְמְיָה: הִלְכְתָא כְּווֹתַן, אוֹ הִלְכְתָא כְּוָתַיְיכוּ? אֲמַר לֵיהּ: פְּשִׁיטָא דְּהִלְכְתָא כְּווֹתַן – דְּקַשִּׁישְׁנָא מִינַּיְיכוּ, וְלָאו הִלְכְתָא כְּווֹתַיְיכוּ – דְּדַרְדְּקֵי אַתּוּן. אֲמַר לֵיהּ: מִידֵּי בְּקַשִּׁישׁוּתָא תַּלְיָא מִילְּתָא?! בְּטַעְמָא תַּלְיָא מִילְּתָא! וְטַעְמָא מַאי? זִיל לְגַבֵּיהּ דְּרַבִּי אָבִין – דְּאַסְבַּרְתַּהּ נִיהֲלֵיהּ,Rabbi Abahou a dit à Rabbi Yirmeya : La halakha est-elle conforme à notre opinion, ou la halakha est-elle conforme à la vôtre ? Rabbi Yirmeya lui a dit : Il est évident que la halakha est conforme à notre opinion, car nous sommes plus âgés que vous, et la halakha n'est pas conforme à la vôtre, car vous êtes des jeunes gens. Rabbi Abahou lui a dit : La chose dépend-elle donc de l'âge ? La chose dépend de la raison ! Rabbi Yirmeya demanda : Et quelle est la raison ? Rabbi Abahou répondit : Va chez Rabbi Avin, car je la lui ai expliquée,
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