Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא: ״וּקְנֵינָא מִינֵּיהּ מוֹסִיף עַל מַתַּנְתָּא דָּא״; הָכָא נָמֵי – דְּאָמַר: ״אַף כְּתוֹבוּ וַחֲתוֹמוּ וְהַבוּ לֵיהּ״.comme a dit Rav 'Hisda : si l'acte porte la formule « Et nous avons acquis de lui, en plus de ce don », cela ne retire pas au testament sa force, car ces mots viennent seulement renforcer le droit du bénéficiaire. Ici aussi, il s'agit d'un cas où il dit : « Écrivez aussi, signez et donnez-lui » : il veut renforcer le droit du bénéficiaire en ajoutant un acte au don lui-même.
- אִיתְּמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, הֲלָכָה: כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין. וְכֵן אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן, הֲלָכָה: כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין.Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha (la règle pratique) est que l'on écrit et l'on donne dans ce cas. Et de même, Rava a dit au nom de Rav Na'hman : la halakha est que l'on écrit et l'on donne.
- מַתְנִי׳ הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לְבָנָיו, צָרִיךְ שֶׁיִּכְתּוֹב ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ.MICHNA : Celui qui écrit un acte attribuant ses biens à ses fils de son vivant, mais souhaite en garder la jouissance jusqu'à sa mort, doit écrire « à partir d'aujourd'hui et après la mort » ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé dit : il n'en a pas besoin ; il suffit d'écrire que le don prendra effet après sa mort.
- הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לִבְנוֹ לְאַחַר מוֹתוֹ – הָאָב אֵינוֹ יָכוֹל לִמְכּוֹר, מִפְּנֵי שֶׁהֵן כְּתוּבִין לַבֵּן; וְהַבֵּן אֵינוֹ יָכוֹל לִמְכּוֹר, מִפְּנֵי שֶׁהֵן בִּרְשׁוּת הָאָב.Celui qui écrit un acte attribuant ses biens à son fils à partir d'aujourd'hui et après sa mort : le père ne peut pas vendre le fonds, car les biens sont écrits au nom du fils ; et le fils ne peut pas vendre, car ils sont encore en la possession du père, qui en garde l'usage et les fruits.
- מָכַר הָאָב – מְכוּרִים עַד שֶׁיָּמוּת. מָכַר הַבֵּן – אֵין לַלּוֹקֵחַ בָּהֶן כְּלוּם עַד שֶׁיָּמוּת הָאָב.Si le père a vendu, les biens sont vendus jusqu'à ce qu'il meure : l'acheteur en a la jouissance jusque-là, puis ils reviennent au fils. Si le fils a vendu, l'acheteur n'a aucun droit sur eux jusqu'à ce que le père meure.
- גְּמָ׳ וְכִי כָּתַב ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״, מַאי הָוֵי? הָא תְּנַן: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – גֵּט וְאֵינוֹ גֵּט; וְאִם מֵת, חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת!GUEMARA : Et s'il a écrit « à partir d'aujourd'hui et après la mort », qu'en résulte-t-il ? Cette formule n'est-elle pas contradictoire ? Nous avons pourtant appris dans une Michna (Guittin 72a) : si un mari dit à sa femme « voici ton get (acte de divorce) à partir d'aujourd'hui et après la mort », c'est un get et ce n'est pas un get ; et s'il meurt sans enfants, elle accomplit la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve du lien avec son beau-frère), au cas où le get serait sans valeur, mais elle ne contracte pas le yiboum (mariage avec le frère du défunt), au cas où le get serait valable, car elle serait alors interdite à son beau-frère comme divorcée de son frère.
- הָתָם – מְסַפְּקָא לַן אִי תְּנָאָה הָוֵי, אִי חֲזָרָה הָוֵי; אֲבָל הָכָא – הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: גּוּפָא קְנִי מֵהַיּוֹם, פֵּירָא לְאַחַר מִיתָה.La Guemara répond : Là-bas, nous sommes dans le doute : s'agit-il d'une condition (« si je meurs, tu seras divorcée rétroactivement à partir d'aujourd'hui ») ou d'une rétractation des mots « à partir d'aujourd'hui », auquel cas le divorce ne prendrait effet qu'après sa mort et serait nul ? Mais ici, pour un acte de donation, il n'y a pas de contradiction, car voici ce qu'il lui dit en réalité : « Acquiers le fonds lui-même à partir d'aujourd'hui, et les fruits après la mort. »
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ. רַבָּה בַּר אֲבוּהּ חֲלַשׁ, עָל לְגַבֵּיהּ רַב הוּנָא וְרַב נַחְמָן. אָמַר לֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב נַחְמָן, בְּעִי מִינֵּיהּ: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, אוֹ אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי? אָמַר לֵיהּ: טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי לָא יָדַעְנָא, הֲלָכָה אֶיבְעֵי מִינֵּיהּ? אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ בְּעִי מִינֵּיהּ אִי הֲלָכָה אִי לָא, וְטַעְמֵיהּ אֲנָא אָמֵינָא לָךְ.Il est enseigné dans la Michna : Rabbi Yossé dit : il n'en a pas besoin. On raconte : Rabba bar Avouh était malade ; Rav Houna et Rav Na'hman entrèrent auprès de lui pour le visiter. Rav Houna dit à Rav Na'hman : Demande-lui : la halakha est-elle conforme à Rabbi Yossé, ou la halakha n'est-elle pas conforme à Rabbi Yossé ? Rav Na'hman lui répondit : Je ne connais pas la raison de Rabbi Yossé, et je lui poserais une question sur la halakha ? Rav Houna lui dit : Toi, demande-lui si la halakha est conforme ou non, et sa raison, c'est moi qui te la dirai ensuite.
- בְּעָא מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. בָּתַר דִּנְפַקוּ, אֲמַר לֵיהּ: הַיְינוּ טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, מִפְּנֵי שֶׁזְּמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו.Rav Na'hman l'interrogea. Rabba bar Avouh lui dit : Ainsi a dit Rav : la halakha est conforme à Rabbi Yossé. Après qu'ils furent sortis, Rav Houna lui dit : Voici la raison de Rabbi Yossé : il dit que la date de l'acte le prouve : elle montre que le don prend effet dès ce jour. Cela a également été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé dit : il n'en a pas besoin, car la date de l'acte le prouve.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: בְּהַקְנָאָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: בְּהַקְנָאָה – אֵינוֹ צָרִיךְ.Rava demanda à Rav Na'hman : Quand il y a eu un acte de transfert, qu'en est-il ? Faut-il encore écrire « à partir d'aujourd'hui et après la mort » ? Rav Na'hman lui répondit : Quand il y a eu un acte de transfert, il n'en a pas besoin.
- רַב פַּפֵּי אָמַר: אִיכָּא אַקְנְיָתָא דִּצְרִיךְ, וְאִיכָּא אַקְנְיָתָא דְּלָא צְרִיךְ. ״אַקְנְיֵיהּ וּקְנֵינָא מִינֵּיהּ״ – לָא צָרִיךְ. ״קְנֵינָא מִינֵּיהּ וְאַקְנְיֵיהּ״ – צְרִיךְ.Rav Pappi a dit : Il y a un transfert pour lequel il en a besoin, et il y a un transfert pour lequel il n'en a pas besoin. Si l'acte porte « il lui a transféré, et nous, les témoins, avons acquis de lui », il n'en a pas besoin. Si l'acte porte, dans l'ordre inverse, « nous avons acquis de lui, et il lui a transféré », il en a besoin.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב חֲנִינָא מִסּוּרָא: מִי אִיכָּא מִידֵּי דַּאֲנַן לָא יָדְעִינַן, וְסָפְרֵי יָדְעִי? שְׁאֵלוּנְהוּ לְסָפְרֵי דְאַבָּיֵי – וְיָדְעִי, וּלְסָפְרֵי דְרָבָא – וְיָדְעִי.Rav 'Hanina de Soura objecta à cette distinction : Y a-t-il quelque chose que nous, les Sages, ne saurions pas, et que les scribes sauraient ? Or cette distinction entre les deux formulations était inconnue des Sages ! On raconte alors : on interrogea les scribes d'Abayé, et ils la savaient ; et ceux de Rava, et ils la savaient aussi.
- רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: בֵּין ״אַקְנְיֵיהּ וּקְנֵינָא מִינֵּיהּ״, בֵּין ״קְנֵינָא מִינֵּיהּ וְאַקְנְיֵיהּ״ – לָא צְרִיךְ; וּבְ״דוּכְרַן פִּתְגָמֵי דַּהֲוֵי בְּאַנְפַּנָא״ פְּלִיגִי.Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : Que ce soit « il lui a transféré et nous avons acquis de lui » ou « nous avons acquis de lui et il lui a transféré », il n'en a pas besoin, puisque le transfert est mentionné de toute façon. Et Rabbi Yehouda et Rabbi Yossé divergent à propos de l'acte qui porte seulement « Mémoire des faits qui se sont passés devant nous », sans mention d'un acte de transfert.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא, וַאֲמַר לִי: אַתּוּן – הָכִי מַתְנִיתוּ לַהּ; אֲנַן – הָכִי מַתְנֵינַן לָהּ: אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן, בְּהַקְנָאָה, אֵינוֹ צָרִיךְ – בֵּין ״אַקְנְיֵיהּ וּקְנֵינָא מִינֵּיהּ״, בֵּין ״קְנֵינָא מִינֵּיהּ וְאַקְנְיֵיהּ״ – לָא צְרִיךְ. בְּ״דוּכְרַן פִּתְגָמֵי דַּהֲווֹ בְּאַנְפַּנָא״ – פְּלִיגִי.Rav Kahana a dit : J'ai rapporté cet enseignement devant Rav Zevid de Nehardéa, et il m'a dit : Vous, c'est ainsi que vous l'enseignez, sous forme de question, de réponse puis de divergence ; nous, c'est ainsi que nous l'enseignons, d'un seul tenant : Rava a dit au nom de Rav Na'hman : Quand il y a un transfert, il n'en a pas besoin ; que ce soit « il lui a transféré et nous avons acquis de lui » ou « nous avons acquis de lui et il lui a transféré », il n'en a pas besoin. C'est à propos de « Mémoire des faits qui se sont passés devant nous » qu'ils divergent.
- הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לִבְנוֹ לְאַחַר מוֹתוֹ. אִיתְּמַר: מָכַר הַבֵּן בְּחַיֵּי הָאָב, וּמֵת הַבֵּן בְּחַיֵּי הָאָב –Il est enseigné dans la Michna : Celui qui écrit un acte attribuant ses biens à son fils à partir d'aujourd'hui et après sa mort… Il a été dit par les Amoraïm : si le fils a vendu du vivant du père, et que le fils est mort du vivant du père, le père étant mort ensuite :
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