Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ חַיָּיב; וְשָׁאנֵי הָכָא, דִּכְ״מָנֶה לְאַחֵר בְּיָדְךָ״ דָּמֵי.En réalité, je te dis qu'il est 'hayav (astreint à payer) ; mais ici c'est différent, car c'est comme « Un mané (cent dinars) à autrui est entre tes mains ». Celui qui réclame n'étant pas le créancier, l'autre peut écarter sa demande en disant simplement qu'il ne sait pas.
- מֵת – יַחְזְרוּ נְכָסִים לִמְקוֹמָן. בָּעֵי רָבָא: שֶׁבַח שֶׁשָּׁבְחוּ נְכָסִים מֵאֲלֵיהֶם, מַהוּ?La Michna enseigne : S'il meurt, les biens retournent à leur place. Rava a demandé : La plus-value que les biens ont prise d'eux-mêmes, sans effort, qu'en est-il ? À qui revient-elle ?
- בְּשֶׁבַח הַמַּגִּיעַ לַכְּתֵפַיִם – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּכִי נָפְלוּ לוֹ נְכָסִים מִמָּקוֹם אַחֵר דָּמֵי. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – בְּשֶׁבַח שֶׁאֵינוֹ מַגִּיעַ לַכְּתֵפַיִם; כְּגוֹן דִּיקְלָא וַאֲלֵים, אַרְעָא וְאַסְּקָא שִׂרְטוֹן; מַאי? תֵּיקוּ.Pour une plus-value qui arrive aux épaules, c'est-à-dire une récolte mûre qu'il ne reste qu'à porter, ne pose pas la question, car c'est comme s'il lui était échu des biens d'une autre source. La question se pose pour une plus-value qui n'arrive pas aux épaules, qui ne se distingue pas du fonds, comme un palmier qui a épaissi, ou un terrain qui a fait monter du limon. Qu'en est-il ? Tékou (la question reste en suspens).
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁמֵּת וְנִמְצֵאת דְּיָיתֵיקֵי קְשׁוּרָה עַל יְרֵיכוֹ – הֲרֵי זוֹ אֵינָהּ כְּלוּם. זִיכָּה בָּהּ לְאַחֵר – בֵּין מִן הַיּוֹרְשִׁין, בֵּין שֶׁאֵינָן מִן הַיּוֹרְשִׁין – דְּבָרָיו קַיָּימִין.MICHNA : Celui qui est mort et dont on a trouvé un dayétiki (testament d'un mourant) attaché à sa cuisse : cela n'a aucune valeur, car il ne l'a remis à personne et il a pu changer d'avis. S'il l'a fait acquérir à un autre, que ce soit l'un des héritiers ou non, ses paroles sont maintenues.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶה הִיא דְּיָיתֵיקֵי? כֹּל שֶׁכָּתוּב בָּהּ: ״דָּא תְּהֵא לְמֵיקַם וְלִהְיוֹת״. וְאֵיזֶה הִיא מַתָּנָה? כֹּל שֶׁכָּתוּב בָּהּ: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Qu'est-ce qu'un dayétiki ? Tout acte où il est écrit : « Ceci sera pour se maintenir et pour être » après ma mort. Et qu'est-ce qu'un acte de cadeau ? Tout acte où il est écrit : « À partir d'aujourd'hui et après la mort ».
- אֶלָּא ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – הוּא דְּהָוְיָא מַתָּנָה, ״מֵעַכְשָׁיו״ – לָא הָוְיָא מַתָּנָה?! אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: אֵיזוֹ הִיא מַתְּנַת בָּרִיא שֶׁהִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע – דְּלָא קָנֵי אֶלָּא לְאַחַר מִיתָה? כֹּל שֶׁכָּתוּב בָּהּ: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.Mais est-ce seulement « À partir d'aujourd'hui et après la mort » qui est un cadeau, et « À partir de maintenant » ne serait pas un cadeau ?! Abayé a dit : Voici ce qu'il veut dire : Quel est le cadeau d'un homme sain qui est comme le cadeau d'un chekhiv mera (malade alité à l'article de la mort), en ce qu'il n'acquiert qu'après la mort ? Tout acte où il est écrit : « À partir d'aujourd'hui et après la mort ».
- יָתֵיב רַבָּה בַּר רַב הוּנָא בְּאַכְסַדְרָא דְּבֵי רַב, וְיָתֵיב וְקָאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ וּתְנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – אֵין כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין; שֶׁמָּא לֹא גָּמַר לְהַקְנוֹתוֹ אֶלָּא בִּשְׁטָר, וְאֵין שְׁטָר לְאַחַר מִיתָה.Rabba bar Rav Houna était assis dans le portique de la maison d'étude de Rav, il était assis et disait au nom de Rabbi Yo'hanan : Un chekhiv mera qui a dit : « Écrivez et donnez un mané à Untel », et qui est mort : on n'écrit pas et on ne donne pas, car peut-être n'a-t-il résolu de le lui transférer que par un acte, et il n'y a pas d'acte après la mort.
- אֲמַר לְהוּ רַבִּי אֶלְעָזָר: אִיזְדְּהַרוּ בַּהּ. רַב שֵׁיזְבִי אָמַר: רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרָה, וַאֲמַר לְהוּ רַבִּי יוֹחָנָן: אִיזְדְּהַרוּ בַּהּ.Rabbi Elazar leur dit : Prenez-y garde. Rav Chezvi a dit : C'est au contraire Rabbi Elazar qui l'a dite, et Rabbi Yo'hanan leur a dit : Prenez-y garde.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כְּוָתֵיהּ דְּרַב שֵׁיזְבִי מִסְתַּבְּרָא. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רַבִּי אֶלְעָזָר אַמְרַהּ, אִצְטְרִיךְ רַבִּי יוֹחָנָן לְאַסְהוֹדֵי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבִּי יוֹחָנָן אַמְרַהּ, אִצְטְרִיךְ רַבִּי אֶלְעָזָר לְאַסְהוֹדֵי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן רַבֵּיהּ?!Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Il est logique de penser comme Rav Chezvi. Certes, si tu dis que Rabbi Elazar l'a dite, Rabbi Yo'hanan avait besoin d'attester en faveur de Rabbi Elazar. Mais si tu dis que Rabbi Yo'hanan l'a dite, Rabbi Elazar avait-il besoin d'attester en faveur de Rabbi Yo'hanan, son maître ?!
- וְעוֹד, תָּא שְׁמַע דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אַמְרַהּ, דִּשְׁלַח רָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: הֱווּ יוֹדְעִים שֶׁשָּׁלַח רַבִּי אֶלְעָזָר לַגּוֹלָה מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ וּתְנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – אֵין כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין; שֶׁמָּא לֹא גָּמַר לְהַקְנוֹתוֹ אֶלָּא בִּשְׁטָר, וְאֵין שְׁטָר לְאַחַר מִיתָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: תִּיבָּדֵק.Et de plus, viens et entends que Rabbi Elazar l'a dite : car Ravin a envoyé au nom de Rabbi Abahou : Sachez que Rabbi Elazar a envoyé à l'Exil au nom de notre maître : Un chekhiv mera qui a dit : « Écrivez et donnez un mané à Untel », et qui est mort : on n'écrit pas et on ne donne pas, car peut-être n'a-t-il résolu de le lui transférer que par un acte, et il n'y a pas d'acte après la mort. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Cela doit être examiné.
- מַאי ״תִּיבָּדֵק״? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: דְּיָיתֵיקֵי מְבַטֶּלֶת דְּיָיתֵיקֵי. שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר: ״כִּתְבוּ וּתְנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – רוֹאִין; אִם כִּמְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ – כּוֹתְבִין, וְאִם לָאו – אֵין כּוֹתְבִין.Que signifie « Cela doit être examiné » ? Lorsque Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : Un dayétiki annule un dayétiki. Et il a dit encore : Un chekhiv mera qui a dit : « Écrivez et donnez un mané à Untel », et qui est mort : on examine. S'il a parlé comme quelqu'un qui renforce le pouvoir du bénéficiaire par un document de preuve, on écrit même après sa mort ; sinon, s'il voulait transférer le cadeau par l'acte lui-même, on n'écrit pas.
- מֵתִיב רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: בָּרִיא שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ וּתְנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וּמֵת – אֵין כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין. הָא שְׁכִיב מְרַע – כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין! הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ – בִּמְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ.Rabbi Abba bar Memel a objecté d'une baraïta : Un homme sain qui a dit : « Écrivez et donnez un mané à Untel », et qui est mort : on n'écrit pas et on ne donne pas. Donc, pour un chekhiv mera, on écrit et on donne ! C'est lui qui objecte et c'est lui qui résout : Il s'agit du cas où il renforce son pouvoir.
- הֵיכִי דָּמֵי מְיַפֶּה אֶת כֹּחוֹ?Dans quelles circonstances renforce-t-il son pouvoir ?
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