Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָהוּא דַּהֲוָה קָא שָׁכֵיב, אֲמַרוּ לֵיהּ: אִתְּתֵיהּ לְמַאן? אֲמַר לְהוּ: חַזְיָא לְכָהֲנָא רַבָּה.Un certain homme, présumé avoir des frères mais pas d'enfants, était mourant. Sa femme était donc présumée soumise au yiboum (lévirat). On lui dit : Sa femme, à qui revient-elle ? Il leur dit : Elle est apte à épouser même un Cohen Gadol (grand prêtre).
- אָמַר רָבָא: מַאי נֵיחוּשׁ לַהּ? הָא אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – נֶאֱמָן! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא כִּי אֲתָא רַבִּי יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן! אֲמַר לֵיהּ: (וְלָאו) מִי לָא שַׁנִּינְהוּ – כָּאן לְמַפְרֵעַ, וְכָאן לְהַבָּא?Rava a dit : Que craindrions-nous pour elle ? Rav 'Hiya bar Abba n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » est cru ! Abayé lui dit : Mais lorsque Rabbi Yits'hak bar Yossef est venu d'Erets Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » n'est pas cru ! Rava lui dit : N'avons-nous pas résolu la contradiction : ici rétroactivement, et là pour l'avenir ?
- וְאַשִּׁנּוּיֵי נֵיקוּם וְלִסְמוֹךְ?! אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נָתָן בַּר אַמֵּי: חוּשׁ לַהּ.Abayé répondit : Allons-nous nous lever et nous appuyer sur des réponses proposées pour résoudre une difficulté ? Rien ne garantit que cette résolution soit exacte. Rava dit ensuite à Rav Natan bar Ami : Sois vigilant à son sujet.
- הָהוּא דַּהֲוָה מוּחְזָק לַן דְּלֵית לֵיהּ אַחֵי, וַאֲמַר בִּשְׁעַת מִיתָה דְּלֵית לֵיהּ אַחֵי. אֲמַר רַב יוֹסֵף: מַאי לֵיחוּשׁ לַהּ? חֲדָא, דְּמוּחְזָק לַן דְּלֵית לֵיהּ אַחִין. וְעוֹד, הָא אָמַר בִּשְׁעַת מִיתָה דְּלֵית לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הָא אָמְרִי דְּאִיכָּא עֵדִים בִּמְדִינַת הַיָּם דְּיָדְעִי דְּאִית לֵיהּ אַחֵי!Un certain homme, dont il était établi pour nous qu'il n'avait pas de frères, a dit au moment de sa mort qu'il n'avait pas de frères. Rav Yossef a dit : Que craindrions-nous pour sa femme ? D'une part, il est établi pour nous qu'il n'a pas de frères ; et de plus, il a dit au moment de sa mort qu'il n'en a pas. Abayé lui dit : Mais les gens disent qu'il y a des témoins outre-mer qui savent qu'il a des frères !
- הַשְׁתָּא מִיהַת הָא לֵיתַנְהוּ קַמַּן; לָאו הַיְינוּ דְּרַבִּי חֲנִינָא – דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: עֵדִים בְּצַד אַסְתָּן, וְתֵאָסֵר?!Rav Yossef répondit : Maintenant, en tout cas, ils ne sont pas devant nous. N'est-ce pas la même chose que ce qu'a dit Rabbi 'Hanina à propos de femmes capturées puis libérées, qui affirmaient n'avoir pas été violées (Ketoubot 23a) ? Car Rabbi 'Hanina a dit : Des témoins du côté du nord [astan], c'est-à-dire au loin, et elle serait interdite ?!
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִם הֵקַלְנוּ בִּשְׁבוּיָה – מִשּׁוּם דִּמְנַוְּולָא נַפְשָׁהּ לְגַבֵּי שַׁבַּאי; נָקֵל בְּאֵשֶׁת אִישׁ?! אָמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נָתָן בַּר אַמֵּי: חוּשׁ לַהּ.Abayé lui dit : Si nous avons été indulgents pour une captive, c'est parce qu'elle se rend repoussante devant le ravisseur ; serons-nous indulgents pour une femme mariée ?! Rava dit à Rav Natan bar Ami : Sois vigilant à son sujet.
- ״זֶה אָחִי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. וְאִידַּךְ מַאי קָאָמְרִי? אִי קָאָמְרִי ״אֲחוּנָא הוּא״, אַמַּאי יִטּוֹל עִמּוֹ בְּחֶלְקוֹ וְתוּ לָא? אֶלָּא דְּקָא אָמְרִי ״לָאו אָחִינוּ הוּא״?La Michna enseigne : « Celui-ci est mon frère » : il n'est pas cru. Et les autres frères, que disent-ils ? S'ils disent : « C'est notre frère », pourquoi prend-il avec lui, sur sa part, et rien de plus ? C'est donc qu'ils disent : « Ce n'est pas notre frère » ?
- אֵימָא סֵיפָא: נָפְלוּ לוֹ נְכָסִים מִמָּקוֹם אַחֵר – יִירְשׁוּ אֶחָיו עִמּוֹ. הָא אָמְרִי לֵיהּ: ״לָאו אֲחוּנָא הוּא״!Mais dis la fin de la Michna : S'il lui est échu des biens d'une autre source, ses frères hériteront avec lui. Pourquoi ? Ils lui ont pourtant dit : « Ce n'est pas notre frère » !
- לָא צְרִיכָא, דְּקָא אָמְרִי: ״אֵין אָנוּ יוֹדְעִין״.Il n'en est besoin que dans le cas où ils disent : « Nous ne savons pas ». Ils ne sont donc pas tenus de lui donner une part de leur héritage, mais ils peuvent, sur la foi du témoignage de leur frère, réclamer une part du sien après sa mort.
- אָמַר רָבָא, זֹאת אוֹמֶרֶת: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – פָּטוּר.Rava a dit : Cela revient à dire que si l'un dit à l'autre : « J'ai un mané (cent dinars) entre tes mains », et que l'autre dit : « Je ne sais pas », il est patour (exempt), comme ces frères qui disent ne pas savoir.
- אַבָּיֵי אָמַר:Abayé a dit :
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