Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְיוֹרְשׁוֹ – פְּשִׁיטָא! לִפְטוֹר אֶת אִשְׁתּוֹ מִן הַיִּבּוּם אִצְטְרִיכָא לֵיהּ.Pour hériter de lui : c'est évident ! Puisqu'il aurait pu lui donner ses biens en cadeau, il est inutile de dire qu'il est cru pour l'héritage. C'est pour exempter sa femme du yiboum (lévirat) qu'il nous a fallu cet enseignement, bien qu'il n'ait pas le pouvoir de l'en exempter.
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא – מִי שֶׁאָמַר בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ: ״יֵשׁ לִי בָּנִים״ – נֶאֱמָן. ״יֵשׁ לִי אַחִים״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן!Cela aussi, nous l'avons déjà appris dans une Michna (Kiddouchin 64a) : Celui qui a dit au moment de sa mort : « J'ai des enfants » est cru ; « J'ai des frères » : il n'est pas cru !
- הָתָם – דְּלָא מוּחְזָק לַן בְּאָח, הָכָא – אַף עַל גַּב דְּמוּחְזָק לֵיהּ בְּאָח.Là-bas, il s'agit d'un cas où il n'est pas établi pour nous qu'il a un frère ; sa femme est donc déjà présumée exempte, et ses paroles ne font que confirmer cette présomption. Ici, la nouveauté est qu'il est cru même s'il est établi qu'il a un frère.
- אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ: ״זֶה בְּנִי״ – נֶאֱמָן? הוֹאִיל וּבַעַל שֶׁאָמַר: ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – נֶאֱמָן.Rav Yossef a dit au nom de Rav Yehouda au nom de Chmouel : Pour quelle raison a-t-on dit que celui qui dit « Celui-ci est mon fils » est cru ? Parce qu'un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » est cru, et sa femme est ainsi exempte du yiboum.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מָרֵיהּ דְּאַבְרָהָם! תָּלֵי תַּנְיָא בִּדְלָא תַּנְיָא?!Rav Yossef, qui avait oublié une partie de son savoir à cause d'une maladie, douta de ce qu'il rapportait : Rav Yossef a dit : Maître d'Avraham ! Cette explication fait dépendre ce qui est enseigné de ce qui n'est pas enseigné ! Car la crédibilité de « Celui-ci est mon fils » figure dans la Michna, alors que celle du mari disant avoir divorcé n'est qu'une parole d'Amora (Sage de l'époque de la Guemara).
- אֶלָּא אִי אִתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ: ״זֶה בְּנִי״ נֶאֱמָן? הוֹאִיל וּבְיָדוֹ לְגָרְשָׁהּ.Mais si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Pour quelle raison a-t-on dit que celui qui dit « Celui-ci est mon fils » est cru ? Puisqu'il est en son pouvoir de divorcer d'elle et de l'exempter ainsi du yiboum.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ אָמְרִינַן ״הוֹאִיל״, בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – נֶאֱמָן, הוֹאִיל וּבְיָדוֹ לְגָרְשָׁהּ.Rav Yossef a dit : Maintenant que tu as dit que nous disons « puisque » (il en a le pouvoir), un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » est cru, puisqu'il est en son pouvoir de divorcer d'elle.
- כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. מְנַפַּח רַב שֵׁשֶׁת בִּידֵיהּ: אֲזַל לֵיהּ ״הוֹאִיל״ דְּרַב יוֹסֵף.Lorsque Rav Yits'hak bar Yossef est venu d'Erets Israël en Babylonie, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » n'est pas cru. Rav Chéchet agita la main en signe de dédain : il s'en est allé, le « puisque » de Rav Yossef !
- אִינִי?! וְהָא אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּרַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – נֶאֱמָן!Est-ce vrai ? Mais Rabbi 'Hiya bar Avin a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » est cru !
- לָא קַשְׁיָא; כָּאן לְמַפְרֵעַ,Ce n'est pas difficile : ici, où il n'est pas cru, il s'agit d'une déclaration rétroactive : il affirme, par exemple, avoir divorcé à telle date, et l'on découvre qu'elle a eu après cette date une relation avec un autre homme. Il n'est pas cru pour la dispenser de la peine, car il n'est pas en son pouvoir de divorcer rétroactivement.
- כָּאן לְהַבָּא.Là, où il est cru, il s'agit d'une déclaration pour l'avenir : il dit avoir divorcé ce jour même, ou ne précise pas de date ; ses paroles ne portent alors que sur l'avenir. Comme il était en son pouvoir de divorcer à ce moment, il est cru.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אָמַר לְמַפְרֵעַ, מַהוּ לְהֵימוֹנֵיהּ לְהַבָּא?Ils ont posé la question : S'il a parlé rétroactivement, en affirmant avoir divorcé à telle date, qu'en est-il de le croire pour l'avenir, de sorte qu'elle soit divorcée à partir de maintenant, même si ses paroles ne sont pas acceptées pour le passé ?
- מִי פָּלְגִינַן דִּבּוּרָא, אוֹ לָא פָּלְגִינַן דִּבּוּרָא? רַב מָארִי וְרַב זְבִיד; חַד אָמַר: פָּלְגִינַן, וְחַד אָמַר: לָא פָּלְגִינַן.Divisons-nous la parole, en la retenant pour l'avenir, ou ne divisons-nous pas la parole, en la rejetant entièrement ? Rav Mari et Rav Zevid sont en désaccord : l'un a dit : Nous divisons, et l'autre a dit : Nous ne divisons pas.
- מַאי שְׁנָא מִדְּרָבָא? דְּאָמַר רָבָא: ״אִישׁ פְּלוֹנִי בָּא עַל אִשְׁתִּי״ – הוּא וְאַחֵר מִצְטָרְפִין לְהוֹרְגוֹ. לְהוֹרְגוֹ, וְלֹא לְהוֹרְגָהּ!En quoi est-ce différent de l'enseignement de Rava ? Car Rava a dit : Si un homme dit : « Untel a eu une relation avec ma femme », lui et un autre témoin se joignent pour le faire condamner à mort, pour adultère. Pour le faire condamner à mort, lui, mais pas pour la faire condamner à mort, elle ! Car un mari ne peut témoigner sur sa femme. On voit donc que le témoignage du mari est divisé.
- בִּתְרֵי גוּפֵי פָּלְגִינַן, בְּחַד גּוּפָא לָא פָּלְגִינַן.Pour deux personnes, nous divisons ; pour une seule personne, nous ne divisons pas.
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