Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם לָאו – אִי אַתָּה יָכוֹל לְהוֹצִיא מַה שֶּׁהֶחְזַרְתִּי. אָמַר: הֵטִיחַ עָלַי בֶּן עוּזִּיאֵל! הֵטִיחַ עָלַי בֶּן עוּזִּיאֵל!mais sinon, si le bien est à moi et que je peux en faire ce que je veux, tu ne peux pas non plus reprendre ce que j'ai restitué aux enfants de cet homme. Chamaï dit alors : Ben Ouziel m'a réprimandé ! Ben Ouziel m'a réprimandé ! – et je n'ai rien à répondre.
- מֵעִיקָּרָא מַאי סָבַר? מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה דְּבֵית חוֹרוֹן.Au début, que pensait Chamaï, pour protester contre la conduite de Yonathan ben Ouziel ? Il protestait à cause de l'incident de Beit 'Horon.
- דִּתְנַן: מַעֲשֶׂה בְּבֵית חוֹרוֹן, בְּאֶחָד שֶׁהָיָה אָבִיו מוּדָּר הֵימֶנּוּ הֲנָאָה, וְהָיָה מַשִּׂיא בְּנוֹ; וְאָמַר לַחֲבֵירוֹ: הֲרֵי חָצֵר וּסְעוּדָה נְתוּנִין לְךָ בְּמַתָּנָה, וְאֵינָן לְפָנֶיךָ אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיָּבֹא אַבָּא וְיֹאכַל עִמָּנוּ בַּסְּעוּדָה.Car nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Nedarim 48a) : Il arriva à Beit 'Horon qu'un homme, dont le père s'était interdit par vœu de tirer de lui le moindre profit, mariait son fils et voulait que son père puisse prendre part au repas de noces. Il dit à son ami : La cour et le repas te sont donnés en cadeau, mais ils ne sont devant toi que pour que mon père vienne et mange avec nous au repas. Il pensait ainsi contourner l'interdit du vœu en transférant la propriété à un tiers.
- אָמַר לוֹ: אִם שֶׁלִּי הֵן – הֲרֵי הֵן מוּקְדָּשִׁין לַשָּׁמַיִם! אָמַר לוֹ: לֹא נָתַתִּי לְךָ אֶת שֶׁלִּי שֶׁתַּקְדִּישֵׁם לַשָּׁמַיִם! אָמַר לוֹ: לֹא נָתַתָּ לִי אֶת שֶׁלְּךָ אֶלָּא שֶׁתְּהֵא אַתָּה וְאָבִיךְ אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין וּמְרַצִּין זֶה לָזֶה, וִיהֵא עָוֹן תָּלוּי בְּרֹאשׁוֹ!Le bénéficiaire lui dit : S'ils sont à moi, ils sont consacrés au Ciel, c'est-à-dire au Temple, et sont interdits à tous ! Le fils lui dit avec colère : Je ne t'ai pas donné ce qui est à moi pour que tu le consacres au Ciel ! L'autre lui dit : Tu ne m'as donné ce qui est à toi que pour que toi et ton père mangiez et buviez et vous réconciliiez l'un avec l'autre, et que la faute d'avoir transgressé le vœu retombe sur sa tête, c'est-à-dire sur la mienne, puisque j'aurais rendu possible la transgression !
- אָמְרוּ חֲכָמִים: כׇּל מַתָּנָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁאִם הִקְדִּישָׁהּ מוּקְדֶּשֶׁת – אֵינָהּ מַתָּנָה.À propos de cet incident, les Sages ont dit : Tout cadeau qui n'est pas tel que, si le bénéficiaire le consacrait, il serait consacré, n'est pas un cadeau. De même, Chamaï pensait d'abord que le cadeau fait à Yonathan ben Ouziel n'était pas valable, puisqu'il n'avait d'autre but que d'empêcher les biens de parvenir aux enfants de cet homme. Lorsqu'il apprit que Yonathan ben Ouziel en avait consacré une partie, il comprit que c'était un véritable cadeau, dont le bénéficiaire pouvait disposer à son gré.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁמוֹנִים תַּלְמִידִים הָיוּ לוֹ לְהִלֵּל הַזָּקֵן; שְׁלֹשִׁים מֵהֶן רְאוּיִם שֶׁתִּשְׁרֶה עֲלֵיהֶן שְׁכִינָה כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ, שְׁלֹשִׁים מֵהֶן רְאוּיִם שֶׁתַּעֲמוֹד לָהֶן חַמָּה כִּיהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, עֶשְׂרִים בֵּינוֹנִיִּים. גָּדוֹל שֶׁבְּכוּלָּן – יוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל, קָטָן שֶׁבְּכוּלָּן – רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי.À propos de Yonathan ben Ouziel, nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Hillel l'Ancien avait quatre-vingts disciples. Trente d'entre eux étaient dignes que la Présence divine repose sur eux comme sur Moché notre maître, trente d'entre eux étaient dignes que le soleil s'arrête pour eux comme pour Yehochoua bin Noun, et vingt étaient d'un niveau intermédiaire. Le plus grand d'eux tous était Yonathan ben Ouziel, le plus petit d'eux tous, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï.
- אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, שֶׁלֹּא הִנִּיחַ מִקְרָא, וּמִשְׁנָה, תַּלְמוּד, הֲלָכוֹת, וְאַגָּדוֹת, דִּקְדּוּקֵי תוֹרָה, וְדִקְִדּוּקֵי סוֹפְרִים, וְקַלִּין וַחֲמוּרִין, וּגְזֵרוֹת שָׁווֹת, וּתְקוּפוֹת, וְגִמַטְרִיָּאוֹת, וּמִשְׁלוֹת כּוֹבְסִים, וּמִשְׁלוֹת שׁוּעָלִים, שִׂיחַת שֵׁדִים, וְשִׂיחַת דְּקָלִים, וְשִׂיחַת מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וְדָבָר גָּדוֹל, וְדָבָר קָטָן.On a dit à propos de Rabban Yo'hanan ben Zakkaï qu'il n'a délaissé ni la Bible, ni la Michna, ni le Talmud, ni les halakhot (lois) ni les aggadot (récits et enseignements non juridiques), ni les subtilités de la Torah ni les subtilités des Scribes, ni les kal va'homer (raisonnements a fortiori), ni les guezérot chavot (analogies textuelles), ni le calcul des cycles du calendrier, ni les guématriyot (valeurs numériques des lettres), ni les paraboles des blanchisseurs, ni les paraboles des renards, récits populaires servant à expliquer la Torah, ni le langage des démons, ni le langage des palmiers, ni le langage des anges du service, ni la grande chose, ni la petite chose.
- ״דָּבָר גָּדוֹל״ – מַעֲשֵׂה מֶרְכָּבָה, ״וְדָבָר קָטָן״ – הֲוָיוֹת דְּאַבָּיֵי וְרָבָא. לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״לְהַנְחִיל אוֹהֲבַי יֵשׁ, וְאֹצְרֹתֵיהֶם אֲמַלֵּא״.La « grande chose » : ce sont les secrets du Maassé Merkava (l'œuvre du Char divin ; voir Ézéchiel 1). La « petite chose » : ce sont, par exemple, les discussions d'Abayé et Rava. Il en fut ainsi pour accomplir ce qui est dit : « Pour faire hériter à ceux qui M'aiment un bien réel, et Je remplirai leurs trésors » (Proverbes 8, 21).
- וְכִי מֵאַחַר דְּקָטָן שֶׁבְּכוּלָּם כֵּן, גָּדוֹל שֶׁבְּכוּלָּם – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל יוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל, בְּשָׁעָה שֶׁיּוֹשֵׁב וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה – כׇּל עוֹף שֶׁפּוֹרֵחַ עָלָיו נִשְׂרָף.Et si le plus petit d'entre eux était ainsi, le plus grand d'entre eux, à plus forte raison encore et encore ! On a dit à propos de Yonathan ben Ouziel que, lorsqu'il s'asseyait pour s'occuper de la Torah, la sainteté qui s'en dégageait était si intense que tout oiseau qui volait au-dessus de lui était brûlé.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״זֶה בְּנִי״ – נֶאֱמָן, ״זֶה אָחִי״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן, וְיִטּוֹל עִמּוֹ בְּחֶלְקוֹ.MICHNA : Celui qui dit : « Celui-ci est mon fils » est cru. Celui qui dit : « Celui-ci est mon frère » n'est pas cru à l'égard de ses autres frères, tenus de partager l'héritage avec cet homme, et ce dernier prend une part de l'héritage paternel avec lui, sur sa part à lui, celui qui l'a reconnu.
- מֵת – יַחְזְרוּ נְכָסִים לִמְקוֹמָן.Si cet homme meurt, les biens qu'il a reçus de l'héritage paternel retournent à leur place, c'est-à-dire à celui qui a témoigné en sa faveur et sur la part duquel il les a reçus.
- נָפְלוּ לוֹ נְכָסִים מִמָּקוֹם אַחֵר, יִירְשׁוּ אֶחָיו עִמּוֹ.S'il lui est échu des biens d'une autre source, et qu'il meurt, les frères de celui qui a témoigné hériteront avec lui, car selon ses propres dires ils sont aussi héritiers du défunt.
- גְּמָ׳ ״זֶה בְּנִי״ – נֶאֱמָן. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לְיוֹרְשׁוֹ, וְלִפְטוֹר אֶת אִשְׁתּוֹ מִן הַיִּבּוּם.GUEMARA : La Michna enseigne : « Celui-ci est mon fils » : il est cru. Pour quelle halakha (règle pratique) ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Pour hériter de lui, et pour exempter sa femme du yiboum (lévirat) : comme il affirme qu'il a un fils, sa femme n'est pas soumise au yiboum après sa mort.
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