Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִגְמָר נָמֵי לָא תִּגְמְרוּ מִינֵּיהּ – דְּאֵין לַדַּיָּין אֶלָּא מַה שֶּׁעֵינָיו רוֹאוֹת.N'en tirez pas non plus d'enseignement, car le juge n'a que ce que ses yeux voient : il doit statuer selon sa propre compréhension.
- בָּעֵי רָבָא: בְּבָרִיא הֵיאַךְ? כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה – בִּשְׁכִיב מְרַע, דְּבַר אוֹרוֹתֵי הוּא; אֲבָל בְּבָרִיא – לָא; אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ בְּבָרִיא נָמֵי?Rava a posé la question : Pour un homme en bonne santé, qu'en est-il ? Lorsque Rabbi Yo'hanan ben Beroka a parlé, était-ce pour un malade à l'article de la mort, qui est apte à léguer, car le verset « au jour où il fera hériter ses fils » (Deutéronome 21, 16) vise le moment de la mort, mais pas pour un homme en bonne santé ? Ou peut-être même pour un homme en bonne santé ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא לְרָבָא: תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר לוֹ רַבִּי נָתָן לְרַבִּי: שְׁנִיתֶם מִשְׁנַתְכֶם כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה! דִּתְנַן: לֹא כָּתַב לָהּ ״בְּנִין דִּיכְרִין דְּיִהְוֹין לִיךְ מִינַּאי, אִינּוּן יִרְתוּן כֶּסֶף כְּתוּבְּתִיךְ יוֹתֵר עַל חוּלַקְיהוֹן דְּעִם אֲחוּהוֹן״ – חַיָּיב, שֶׁתְּנַאי בֵּית דִּין הוּא.Rav Mecharchia a dit à Rava : Viens et entends une preuve : car Rabbi Natan a dit à Rabbi Yehouda HaNassi : Vous avez enseigné votre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka ! Car nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 52b) : S'il ne lui a pas écrit dans sa ketouba (contrat de mariage) : « Les enfants mâles que tu auras de moi hériteront de l'argent de ta ketouba, en plus de leur part avec leurs frères », il est néanmoins obligé, car c'est une condition du tribunal. Ainsi, selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka, on peut augmenter la part de certains fils au détriment des autres.
- וְאָמַר לוֹ רַבִּי: ״יִסְּבוּן״ תְּנַן.Et Rabbi lui a dit : Nous avons appris « ils prendront », non « ils hériteront » ; ils reçoivent donc l'argent à titre de don, ce qui est valable dans tous les cas.
- וְאָמַר רַבִּי: יַלְדוּת הָיְתָה בִּי וְהֵעַזְתִּי פָּנַי בְּנָתָן הַבַּבְלִי – אֶלָּא דְּקַיְימָא לַן: בְּנִין דִּכְרִין לָא טָרְפָא מִמְּשַׁעְבְּדִי; אִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ ״יִסְּבוּן״ תְּנַן, אַמַּאי לָא טָרְפָא מִמְּשַׁעְבְּדִי? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: ״יִרְתוּן״ תְּנַן.Et Rabbi a dit plus tard : C'était de la jeunesse en moi, et j'ai eu l'audace de faire face à Natan le Babylonien en répondant ainsi, ce qui est inexact. Mais puisque nous avons établi que pour la clause des enfants mâles, on ne saisit pas les biens hypothéqués vendus à des tiers ; si tu penses que nous avons appris « ils prendront », à titre de don, pourquoi ne saisit-on pas les biens hypothéqués ? Mais déduis-en : nous avons appris « ils hériteront ».
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ הַאי סְבָרָא – רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה, וּשְׁמַע מִינַּהּ אֲפִילּוּ בְּבָרִיא.De qui as-tu entendu qu'il a cette opinion, selon laquelle on peut augmenter la part de certains fils ? De Rabbi Yo'hanan ben Beroka ; et déduis-en qu'il parle même d'un homme en bonne santé, car on ne rédige pas une ketouba à l'article de la mort.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: בֵּין לְמַאן דְּאָמַר ״יִסְּבוּן״, וּבֵין לְמַאן דְּאָמַר ״יִרְתוּן״, הָא אֵין אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם!Rav Pappa a dit à Abayé : Tant selon celui qui dit « ils prendront » que selon celui qui dit « ils hériteront », un homme ne peut pas céder une chose qui n'est pas venue au monde ! Comment le mari peut-il conférer des droits à des enfants pas encore nés ?
- וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם, הָנֵי מִילֵּי לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם, אֲבָל לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם – לֹא!Et même selon Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut céder une chose qui n'est pas venue au monde, cela ne vaut que pour une cession à une entité qui est au monde, mais à une entité qui n'est pas au monde, non !
- אֶלָּא תְּנַאי בֵּית דִּין שָׁאנֵי; הָכָא נָמֵי – תְּנַאי בֵּית דִּין שָׁאנֵי!Mais c'est qu'une condition du tribunal est différente des règles ordinaires de cession. Ici aussi, une condition du tribunal est différente ! Il n'y a donc pas de preuve que la Michna suit Rabbi Yo'hanan ben Beroka.
- אֲמַר לֵיהּ: מִשּׁוּם דְּקָא מַפֵּיק לַהּ בִּלְשׁוֹן ״יִרְתוּן״.Il lui a dit : La preuve vient de ce qu'elle l'exprime par l'expression « ils hériteront ». Cela indique qu'un homme peut en principe répartir son héritage entre ses fils à son gré, comme le dit Rabbi Yo'hanan ben Beroka.
- הֲדַר אָמַר אַבָּיֵי: לָאו מִילְּתָא הִיא דַּאֲמַרִי, דִּתְנַן: לֹא כָּתַב לָהּ ״בְּנָן נוּקְבָן דְּיִהְוְיָין לִיכִי מִינַּאי, יִהְוְיָין יָתְבָן בְּבֵיתִי וְיִתַּזְנָן מִנִּכְסַאי עַד דְּתִילַּקְחָן לְגוּבְרִין״ – חַיָּיב, שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין.Abayé a dit ensuite : Ce que j'ai dit n'est pas valable, car nous avons appris : S'il ne lui a pas écrit : « Les enfants filles que tu auras de moi habiteront dans ma maison et seront nourries de mes biens jusqu'à ce qu'elles soient prises par des hommes », c'est-à-dire mariées, il est néanmoins obligé, car c'est une condition du tribunal.
- וְהָוֵה לָזֶה בְּמַתָּנָה וְלָזֶה בִּירוּשָׁה, וְכֹל לָזֶה בִּירוּשָּׁה וְלָזֶה בְּמַתָּנָה – אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.Et c'est donc un legs à celles-ci à titre de don et à ceux-là à titre d'héritage ; or, dans tout cas où l'on donne à l'un à titre d'héritage et à l'autre à titre de don, même les Sages reconnaissent que l'acte est valable. L'expression « ils hériteront » convient donc aussi selon eux.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נְחוּמִי וְאִית דְּאָמַר רַב חֲנַנְיָה בַּר מִנְיוֹמֵי, לְאַבָּיֵי:Rav Ne'houmi, et certains disent Rav 'Hananya bar Minyomi, a dit à Abayé :
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