Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקִדּוּשִׁין.et les fiançailles : si un homme se fiance à une femme et se rétracte dans le délai d'une parole, sa rétractation est sans effet.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״אִישׁ פְּלוֹנִי יִירָשֵׁנִי״ בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ בַּת; ״בִּתִּי תִּירָשֵׁנִי״ בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ בֵּן – לֹא אָמַר כְּלוּם, שֶׁהִתְנָה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין; וְעַל מִי שֶׁאֵין רָאוּי לוֹ לְיוֹרְשׁוֹ – אֵין דְּבָרָיו קַיָּימִין.MICHNA : Celui qui dit : « Untel héritera de moi », là où il y a une fille, ou : « Ma fille héritera de moi », là où il y a un fils, n'a rien dit, car il a stipulé contre ce qui est écrit dans la Torah au sujet de l'ordre de succession. Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : S'il a dit cela au sujet de quelqu'un qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valables ; et s'il l'a dit au sujet de quelqu'un qui n'est pas apte à hériter de lui, ses paroles ne sont pas valables.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּאַחֵר בִּמְקוֹם בַּת, וּבַת בִּמְקוֹם בֵּן; הָא בֵּן בֵּין הַבָּנִים, וּבַת בֵּין הַבָּנוֹת – דְּבָרָיו קַיָּימִין. אֵימָא סֵיפָא, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא!GUEMARA : On déduit de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) ceci : la raison pour laquelle le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) invalide le legs est que l'homme a légué ses biens à un autre à la place d'une fille, ou à une fille à la place d'un fils ; mais s'il a tout légué à un fils parmi les fils, ou à une fille parmi les filles, ses paroles sont valables. Or, dis la fin de la Michna : Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : S'il a dit cela au sujet de quelqu'un qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valables. C'est exactement l'opinion du premier Tanna ! Sur quoi portent-ils donc leur divergence ?
- וְכִי תֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה – אֲפִילּוּ אַחֵר בִּמְקוֹם בַּת וּבַת בִּמְקוֹם בֵּן קָאָמַר; וְהָתַנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: לֹא נֶחְלְקוּ אַבָּא וַחֲכָמִים עַל אַחֵר בִּמְקוֹם בַּת וּבַת בִּמְקוֹם בֵּן, שֶׁלֹּא אָמַר כְּלוּם;Et si tu dis que Rabbi Yo'hanan ben Beroka parle même du cas où l'on a légué à un autre à la place d'une fille, ou à une fille à la place d'un fils, puisque le bénéficiaire pourrait hériter si les héritiers actuels mouraient, il y a une difficulté : n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dit : Mon père et les Sages n'ont pas divergé au sujet d'un autre à la place d'une fille, ou d'une fille à la place d'un fils : tous reconnaissent en ce cas qu'il n'a rien dit.
- עַל מָה נֶחְלְקוּ – עַל בֵּן בֵּין הַבָּנִים, וּבַת בֵּין הַבָּנוֹת; שֶׁאַבָּא אוֹמֵר: יִירַשׁ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא יִירַשׁ!Sur quoi ont-ils divergé ? Sur un fils parmi les fils et une fille parmi les filles : car mon père dit : Il héritera de tout, et les Sages disent : Il n'héritera pas de tout !
- אִיבָּעֵית אֵימָא: מִדְּקָאָמַר ״לֹא נֶחְלְקוּ״ – מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: נֶחְלְקוּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : Si tu veux, dis : du fait qu'il dit « ils n'ont pas divergé » à ce sujet, on en déduit que le premier Tanna de cette baraïta, à qui il répond, pense qu'ils ont divergé sur ce cas. Ainsi, selon ce premier Tanna, Rabbi Yo'hanan ben Beroka valide le legs même à un autre à la place d'une fille.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כּוּלֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הָאוֹמֵר ״אִישׁ פְּלוֹנִי יִירָשֵׁנִי״ בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ בַּת; ״בִּתִּי תִּירָשֵׁנִי״ בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ בֵּן – לֹא אָמַר כְּלוּם. הָא בַּת בֵּין הַבָּנוֹת וּבֵן בֵּין הַבָּנִים – אִם אָמַר ״יִירַשׁ כׇּל נְכָסָיו״, דְּבָרָיו קַיָּימִין; שֶׁרַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין.Si tu veux, dis plutôt : la Michna est tout entière de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, et il y manque des mots, et voici ce qu'elle enseigne : Celui qui dit : « Untel héritera de moi », là où il y a une fille, ou : « Ma fille héritera de moi », là où il y a un fils, n'a rien dit. Mais une fille parmi les filles et un fils parmi les fils : s'il a dit qu'il héritera de tous ses biens, ses paroles sont valables ; car Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : S'il a dit cela au sujet de quelqu'un qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valables.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה. וְכֵן אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : La halakha (loi, règle pratique) est conforme à Rabbi Yo'hanan ben Beroka. Et Rava a dit de même : La halakha est conforme à Rabbi Yo'hanan ben Beroka.
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה? אָמַר קְרָא: ״וְהָיָה בְּיוֹם הַנְחִילוֹ אֶת בָּנָיו״ – הַתּוֹרָה נָתְנָה רְשׁוּת לָאָב לְהַנְחִיל לְכׇל מִי שֶׁיִּרְצֶה.Rava a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yo'hanan ben Beroka ? Le verset dit : « Et ce sera, au jour où il fera hériter ses fils » (Deutéronome 21, 16) : la Torah a donné au père la permission de faire hériter qui il voudra parmi ses fils.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הָא – מִ״לֹּא יוּכַל לְבַכֵּר״ נָפְקָא!Abayé lui a dit : Cela se déduit de « il ne pourra pas donner le droit d'aînesse », la suite du verset ! De l'interdiction de priver l'aîné de sa double part, on déduit que l'on peut modifier la part des autres fils.
- הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא, אַבָּא חָנָן אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר:La Guemara répond : Ce passage du verset est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Abba 'Hanan a dit au nom de Rabbi Eliézer :
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