Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יִירְשׁוּ אֲחֵרִים תַּחְתֵּיהֶם״ – בֵּין שֶׁאָמַר ״תְּנוּ״ בֵּין שֶׁאָמַר ״אַל תִּתְּנוּ״ – אֵין נוֹתְנִין לָהֶן אֶלָּא שֶׁקֶל.d'autres hériteront à leur place », alors, qu'il ait dit : « Donnez », ou qu'il ait dit : « Ne donnez pas plus », on ne leur donne qu'un chékel par semaine, pour ne pas réduire la part des autres, car le père a clairement voulu ne laisser à ses fils qu'une allocation déterminée et réserver l'essentiel de ses biens aux autres.
- וְהָא הָכָא, דְּכִשְׁתֵּי שָׂדוֹת וְכִשְׁנֵי בְנֵי אָדָם דָּמֵי, וְקָתָנֵי דְּקָנֵי!Rav Chéchet conclut : Or ici, n'est-ce pas comme deux champs et deux personnes, puisque le père a donné une partie de ses biens à ses fils et le reste à d'autres en héritage ? Et il est enseigné qu'ils acquièrent, bien qu'il n'ait employé à leur égard que le terme d'héritage !
- הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ – בְּרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ, וְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא.Lui-même, Rav Chéchet, a soulevé l'objection et lui-même l'a résolue : Il s'agit de celui qui est apte à hériter de lui, et c'est l'avis de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, selon qui on peut léguer ses biens à quiconque est apte à hériter de lui, sans qu'il soit nécessaire d'employer le terme de don.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: ״נְכָסַי לְךָ, וְאַחֲרֶיךָ יִירַשׁ פְּלוֹנִי, וְאַחֲרֵי אַחֲרֶיךָ יִירַשׁ פְּלוֹנִי״ – מֵת רִאשׁוֹן, קָנָה שֵׁנִי; מֵת שֵׁנִי, קָנָה שְׁלִישִׁי. וְאִם מֵת שֵׁנִי בְּחַיֵּי רִאשׁוֹן – יַחְזְרוּ נְכָסִים לְיוֹרְשֵׁי רִאשׁוֹן.Rav Achi a dit : Viens et entends une preuve en faveur de Rav Chéchet, d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna ; Tossefta 8, 4) : Si quelqu'un a dit : « Mes biens sont à toi pour ta vie durant, et après toi, un tel héritera, et après celui qui vient après toi, un tel héritera », si le premier meurt, le deuxième acquiert ; si le deuxième meurt, le troisième acquiert. Et si le deuxième meurt du vivant du premier, les biens reviendront aux héritiers du premier, et non au troisième, dont le droit était d'hériter du deuxième, qui n'a jamais rien reçu.
- וְהָא הָכָא, דְּכִשְׁתֵּי שָׂדוֹת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם דָּמֵי, וְקָתָנֵי דְּקָנָה!Rav Achi expose sa preuve : Or ici, n'est-ce pas comme deux champs et deux personnes, puisque le premier a reçu par don et le deuxième par héritage ? Et il est enseigné qu'il acquiert !
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי בְּרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ, וְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא; אִי הָכִי, מֵת שֵׁנִי קָנָה שְׁלִישִׁי?!Et si tu dis : Ici aussi, il s'agit de celui qui est apte à hériter de lui, et c'est l'avis de Rabbi Yo'hanan ben Beroka ; s'il en est ainsi, pourquoi est-il dit : « Si le deuxième meurt, le troisième acquiert » ?
- הָא שְׁלַח רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב עַוְיָא: לְדִבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה, ״נְכָסַי לְךָ, וְאַחֲרֶיךָ לִפְלוֹנִי״, וְרִאשׁוֹן רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – אֵין לַשֵּׁנִי בִּמְקוֹם רִאשׁוֹן כְּלוּם, שֶׁאֵין זֶה לְשׁוֹן מַתָּנָה אֶלָּא לְשׁוֹן יְרוּשָּׁה, וִירוּשָּׁה אֵין לָהּ הֶפְסֵק!Rav Achi explique : N'est-ce pas ce qu'a envoyé dire Rav A'ha, fils de Rav Avya : Selon les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, si un mourant a dit : « Mes biens sont à toi, et après toi à un tel », et que le premier est apte à hériter de lui, le deuxième n'a rien à la place du premier, car ce n'est pas une formule de don, mais une formule d'héritage, et l'héritage ne connaît pas d'interruption ! Le premier ayant acquis par héritage, ce sont ses propres héritiers qui héritent de lui. La baraïta ne peut donc pas suivre Rabbi Yo'hanan ben Beroka.
- תְּיוּבְתָּא דְכוּלְּהוּ! תְּיוּבְתָּא.La Guemara (discussion des Amoraïm) conclut : C'est une teyouvta (réfutation définitive) de tous ceux qui s'opposent à Rav Chéchet, selon qui la disposition vaut même pour deux champs et deux personnes. C'est bien une teyouvta.
- לֵימָא נָמֵי תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ? וְתִסְבְּרָא?! וְהָא אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ בְּהָנֵי תְּלָת!La Guemara propose : Disons aussi que ce soit une teyouvta de Rech Lakich, qui exige la mention du don pour les deux bénéficiaires et les deux champs ! Elle répond : Et le penses-tu vraiment ? Rava n'a-t-il pas dit : La halakha (loi, règle pratique) est conforme à Rech Lakich sur ces trois points : l'acquisition d'un champ pour ses fruits, la 'halitsa (rite libérant la veuve sans enfant du lévirat) d'une femme enceinte, et le legs formulé à la fois comme don et comme héritage ?
- לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּתוֹךְ כְּדֵי דִבּוּר, כָּאן לְאַחַר כְּדֵי דִבּוּר.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile. Ici, où le don peut être mentionné pour l'un et l'héritage pour l'autre, les deux dispositions ont été énoncées dans l'intervalle d'une parole, le temps de saluer son maître, intervalle durant lequel on peut encore revenir sur ses propos : elles forment donc une seule déclaration. Là, où Rech Lakich exige la mention du don pour les deux, la fin de la déclaration, « et ils en hériteront », est venue après l'intervalle d'une parole.
- וְהִלְכְתָא: כׇּל תּוֹךְ כְּדֵי דִבּוּר כְּדִבּוּר דָּמֵי, לְבַר מֵעֲבוֹדָה זָרָהEt la halakha est : tout ce qui est dit dans l'intervalle d'une parole est considéré comme une seule parole, excepté pour l'idolâtrie, car celui qui accepte une idole comme dieu est passible de mort, même s'il se rétracte dans l'intervalle d'une parole,
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