Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי לְאַפּוֹקֵי מִדְּרָבָא – מוֹסִיף הוּא! אִי דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי – לֵית הִלְכְתָא כְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי! אִי לְאַפּוֹקֵי מִדִּשְׁמוּאֵל וְרַב שֵׁשֶׁת וְרַב פָּפָּא – הָא אִיתּוֹתְבוּ!Si c'est pour exclure l'enseignement de Rava, selon qui le témoignage de la troisième génération à l'égard de la première est valide, c'est difficile, car Rava ne s'oppose pas à Rabbi Abba : il ajoute simplement à ses paroles ! Si c'est pour exclure l'avis de Mar bar Rav Achi, qui valide le témoignage à l'égard du père du père, il a déjà été établi que la halakha (loi, règle pratique) n'est pas conforme à Mar bar Rav Achi ! Si c'est pour exclure les avis de Chmouel, de Rav Chéchet et de Rav Pappa, selon lesquels celui qui est devenu aveugle peut témoigner de ce qu'il a vu auparavant, ils ont déjà été réfutés par une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) !
- אֶלָּא לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן, וּמֵאַתְקָפְתָּא דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי.Mais la décision de Mar Zoutra vient exclure l'avis de Rabbi Yo'hanan, selon qui le père n'est pas cru pour désigner son fils premier-né, ainsi que l'objection de Mar bar Rav Achi à Rabbi Abba, au sujet de celui qui reconnaît une partie de la dette alors que des témoins attestent qu'il a tout remboursé : malgré cette objection, la halakha est que l'emprunteur prête serment.
- הַמְחַלֵּק נְכָסָיו עַל פִּיו, רִיבָּה לְאֶחָד וּמִיעֵט לְאֶחָד כּוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי מַתָּנָה בַּתְּחִלָּה, הֵיכִי דָּמֵי בָּאֶמְצַע, הֵיכִי דָּמֵי בַּסּוֹף?La Michna (enseignement des Tannaïm) a enseigné : Celui qui, sur son lit de mort, partage ses biens oralement entre ses fils à titre de don, a augmenté la part de l'un et diminué celle de l'autre, etc., ou a égalé la part du premier-né à celle des autres, ses paroles sont valables ; s'il a parlé d'héritage, ses paroles sont sans effet ; s'il a écrit le mot « don », au début, au milieu ou à la fin, ses paroles sont valables. La Guemara demande : Comment se présente le cas d'un don au début ? Comment se présente celui d'un don au milieu ? Comment se présente celui d'un don à la fin ?
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״תִּנָּתֵן שָׂדֶה פְּלוֹנִית לִפְלוֹנִי, וְיִירָשֶׁהָ״ – זוֹ הִיא מַתָּנָה בַּתְּחִלָּה. ״וְיִירָשֶׁהָ וְתִנָּתֵן לוֹ״ – זוֹ הִיא מַתָּנָה בַּסּוֹף. ״יִירָשֶׁהָ וְתִנָּתֵן לוֹ וְיִירָשֶׁהָ״ – זוֹ הִיא מַתָּנָה בָּאֶמְצַע.Lorsque Rav Dimi est venu d'Erets Israël à Babylone, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : s'il a ordonné : « Tel champ sera donné à un tel, et il en héritera », c'est là un don au début. S'il a dit : « Il en héritera et il lui sera donné », c'est là un don à la fin. S'il a dit : « Il en héritera, il lui sera donné et il en héritera », c'est là un don au milieu.
- וְדַוְקָא בְּאָדָם אֶחָד וְשָׂדֶה אַחַת; אֲבָל בְּאָדָם אֶחָד וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת, שָׂדֶה אַחַת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם – לֹא.Et ses paroles ne sont valables que si les deux termes, don et héritage, sont employés précisément pour une seule personne et un seul champ ; mais pour une seule personne et deux champs, par exemple s'il a dit que Réouven héritera de ce champ-ci et recevra ce champ-là, ou pour un seul champ et deux personnes, par exemple que Réouven héritera de la moitié du champ et que Chimon recevra l'autre, non : la partie formulée comme héritage ne prend pas effet, seule celle formulée comme don est valable.
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אָדָם אֶחָד וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת, שָׂדֶה אַחַת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם; אֲבָל בִּשְׁתֵּי שָׂדוֹת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם – לֹא.Rabbi Elazar dit : même pour une seule personne et deux champs, ou pour un seul champ et deux personnes, ses paroles sont valables, car les deux termes portent sur la même personne ou le même champ. Mais pour deux champs et deux personnes, non, car les deux dispositions n'ont alors aucun lien entre elles.
- כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר: ״תִּנָּתֵן שָׂדֶה פְּלוֹנִית לִפְלוֹנִי, וְיִירַשׁ פְּלוֹנִי שָׂדֶה פְּלוֹנִית״ – רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: קָנָה, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לֹא קָנָה.Lorsque Ravin est venu d'Erets Israël à Babylone, il a dit : si le mourant a déclaré : « Tel champ sera donné à un tel, et un tel autre héritera de tel autre champ », Rabbi Yo'hanan dit : il a acquis, même celui qui a été désigné comme héritier ; Rabbi Elazar dit : il n'a pas acquis.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבִין: אַנְחֵתְתְּ לַן חֲדָא, וְאַתְקֵפְתְּ לַן חֲדָא! בִּשְׁלָמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אַדְּרַבִּי אֶלְעָזָר לָא קַשְׁיָא – כָּאן בְּאָדָם אֶחָד וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת, כָּאן בִּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת;Abayé a dit à Ravin : Tu nous as allégés d'une difficulté et tu nous en as alourdis d'une autre ! Certes, la contradiction entre cette parole de Rabbi Elazar et sa parole précédente n'est pas difficile : ici, dans sa parole précédente, il s'agit d'une seule personne et de deux champs, où la disposition prend effet ; là, de deux personnes et de deux champs, où elle ne prend pas effet.
- אֶלָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן – קַשְׁיָא!Mais la contradiction entre une parole de Rabbi Yo'hanan et l'autre parole de Rabbi Yo'hanan est difficile ! Car Rav Dimi a rapporté en son nom que la disposition ne vaut que pour une seule personne et un seul champ, et toi, en son nom, qu'elle vaut même pour deux personnes et deux champs !
- אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.Ravin lui a répondu : Rav Dimi et moi sommes des Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) et nous rapportons deux traditions différentes selon l'opinion de Rabbi Yo'hanan.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר, לֹא קָנָה עַד שֶׁיֹּאמַר: ״פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי יִירְשׁוּ שָׂדֶה פְּלוֹנִית וּפְלוֹנִית שֶׁנְּתַתִּים לָהֶם בְּמַתָּנָה, וְיִירָשׁוּם״.Ravin a poursuivi : Et Rech Lakich a dit : dans le cas de deux personnes et de deux champs, il n'a pas acquis tant que le mourant ne dit pas : « Un tel et un tel hériteront de tel et tel champ, que je leur ai donnés en cadeau, et ils en hériteront. »
- בִּפְלוּגְתָּא – אָמַר רַב הַמְנוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא אָדָם אֶחָד וְשָׂדֶה אַחַת; אֲבָל אָדָם אֶחָד וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת, שָׂדֶה אַחַת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם – לֹא. וְרַב נַחְמָן אָמַר: אֲפִילּוּ אָדָם אֶחָד וּשְׁתֵּי שָׂדוֹת, שָׂדֶה אַחַת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם; אֲבָל שְׁתֵּי שָׂדוֹת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם – לֹא. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֲפִילּוּ שְׁתֵּי שָׂדוֹת וּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם.Cette discussion entre les Amoraïm d'Erets Israël se retrouve dans une machlokèt (divergence d'opinions) entre ceux de Babylone. Rav Hamnouna a dit : la Michna n'a enseigné cela que pour une seule personne et un seul champ ; mais pour une seule personne et deux champs, ou pour un seul champ et deux personnes, non. Et Rav Na'hman a dit : même pour une seule personne et deux champs, ou pour un seul champ et deux personnes ; mais pour deux champs et deux personnes, non. Et Rav Chéchet a dit : même pour deux champs et deux personnes.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא, הָאוֹמֵר: ״תְּנוּ שֶׁקֶל לְבָנַי בְּשַׁבָּת״, וּרְאוּיִן לִיתֵּן סֶלַע – נוֹתֵן לָהֶן סֶלַע. וְאִם אָמַר: ״אַל תִּתְּנוּ לָהֶן אֶלָּא שֶׁקֶל״ – אֵין נוֹתְנִין לָהֶן אֶלָּא שֶׁקֶל. וְאִם אָמַר: ״אִם מֵתוּ,Rav Chéchet a dit : D'où dis-je cela ? Car il a été enseigné dans une baraïta (Tossefta Ketoubot 6, 10) : Si un mourant, ou celui qui part outre-mer, dit à l'intendant de ses enfants : « Donnez un chékel à mes fils par semaine » pour leurs besoins, et qu'il convient, d'après leurs besoins, de leur donner un séla (pièce valant deux chékels), il leur donne un séla, car le père voulait qu'ils reçoivent selon leurs besoins réels. Et s'il a dit : « Ne leur donnez qu'un chékel », on ne leur donne qu'un chékel. Et s'il a dit : « S'ils meurent,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.