Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּיוּבְתָּא דְכוּלְּהוּ! תְּיוּבְתָּא.La Guemara (discussion des Amoraïm) conclut : C'est une teyouvta (réfutation définitive) de tous ces Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara), qui admettaient que celui qui est devenu aveugle après avoir vu un fait puisse, dans certains cas, en témoigner. C'est bien une teyouvta.
- שְׁלַח רַבִּי אַבָּא לְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא: הָאוֹמֵר עַל תִּינוֹק בֵּין הַבָּנִים – נֶאֱמָן. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵינוֹ נֶאֱמָן.Rabbi Abba a envoyé dire à Rav Yossef bar 'Hama : Celui qui dit quelque chose au sujet d'un enfant parmi ses fils est cru. Et Rabbi Yo'hanan a dit : il n'est pas cru.
- מַאי קָאָמַר? אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר, הָאוֹמֵר עַל תִּינוֹק בֵּין הַבָּנִים: ״יִירַשׁ כׇּל נְכָסַי״ – נֶאֱמָן, כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵינוֹ נֶאֱמָן, כְּרַבָּנַן.La Guemara demande : Que dit-il ? Abayé a dit : Voici ce qu'il veut dire : Celui qui dit au sujet d'un enfant parmi ses fils : « Il héritera de tous mes biens » est cru, conformément à Rabbi Yo'hanan ben Beroka, selon qui on peut léguer tous ses biens à l'un de ses héritiers (plus loin, 130a). Et Rabbi Yo'hanan a dit : il n'est pas cru, conformément à nos Maîtres, qui s'opposent à Rabbi Yo'hanan ben Beroka.
- מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: הַאי ״נֶאֱמָן״ וְ״אֵינוֹ נֶאֱמָן״?! ״יִירַשׁ״ וְ״לֹא יִירַשׁ״ מִבַּעְיָא לֵיהּ!Rava objecte à cela : Selon l'explication d'Abayé, cette formulation « il est cru » et « il n'est pas cru » n'est pas exacte ! Il aurait dû dire : « il héritera » et « il n'héritera pas », car la question porte sur le pouvoir du père de désigner son héritier, et non sur sa crédibilité !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמַר, הָאוֹמֵר עַל תִּינוֹק בֵּין הַבָּנִים: ״בְּכוֹר הוּא״ – נֶאֱמָן, כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵינוֹ נֶאֱמָן, כְּרַבָּנַן.Mais Rava a dit : Voici ce qu'il veut dire : Celui qui dit au sujet d'un enfant parmi ses fils : « C'est le premier-né » est cru, conformément à Rabbi Yehouda (plus haut, 127b). Et Rabbi Yo'hanan a dit : il n'est pas cru, conformément à nos Maîtres, qui s'opposent à Rabbi Yehouda.
- שְׁלַח לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא: הָאוֹמֵר ״תִּטּוֹל אִשְׁתִּי כְּאֶחָד מִן הַבָּנִים״ – נוֹטֶלֶת כְּאֶחָד מִן הַבָּנִים. אָמַר רָבָא: וּבִנְכָסִים שֶׁל עַכְשָׁיו, וּבְבָנִים הַבָּאִין לְאַחַר מִכָּאן.Rabbi Abba a envoyé dire à Rav Yossef bar 'Hama : Celui qui dit : « Ma femme prendra une part de mes biens comme l'un des fils », elle prend comme l'un des fils, car c'est considéré comme un don. Rava a dit : Et cela vaut seulement pour les biens qu'il possède à présent, qu'il peut lui donner, et non pour ses biens futurs ; et sa part se calcule en tenant compte aussi des fils qui viendront après cela, c'est-à-dire qui naîtront ultérieurement.
- שְׁלַח לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא: הַמּוֹצִיא שְׁטַר חוֹב עַל חֲבֵירוֹ; מַלְוֶה אוֹמֵר: לֹא נִפְרַעְתִּי כְּלוּם, וְלֹוֶה אוֹמֵר: פָּרַעְתִּי מֶחֱצָה, וְהָעֵדִים מְעִידִין שֶׁפָּרַע כּוּלּוֹ – הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע, וְגוֹבֶה מֶחֱצָה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין; אֲבָל מִמְּשׁוּעְבָּדִין לָא, דְּאָמְרִי: אֲנַן אַעֵדִים סָמְכִינַן.Rabbi Abba a envoyé dire à Rav Yossef bar 'Hama : Celui qui présente une reconnaissance de dette contre son prochain, si le prêteur dit : « Je n'ai rien été remboursé », que l'emprunteur dit : « J'ai remboursé la moitié », et que les témoins attestent qu'il a tout remboursé, celui-ci prête serment qu'il a remboursé la moitié, comme celui qui reconnaît une partie de la réclamation, et il est quitte de cette moitié ; et le prêteur recouvre l'autre moitié sur les biens libres de l'emprunteur. Mais sur les biens hypothéqués, vendus après le prêt, non, car les acheteurs disent : « Nous, nous nous fions aux témoins », selon lesquels la dette a été remboursée en entier.
- וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: מֵשִׁיב אֲבֵדָה הָוֵי – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא עֵדִים, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא עֵדִים – אִירְתוֹתֵי אִירְתַת.La Guemara rapproche ce cas de celui d'un acte mentionnant une dette en « sélaïm » (pièces d'argent), sans indiquer leur nombre : le prêteur réclame cinq sélaïm, l'emprunteur n'en reconnaît que trois. Selon Rabbi Akiva, l'acte prouvant au moins deux sélaïm, l'aveu ne porte que sur le troisième, que le prêteur n'aurait pu recouvrer sans cet aveu, et il ne rend donc pas l'emprunteur passible de serment. Et même selon Rabbi Akiva, qui dit qu'il n'est pas tenu de jurer, car pour ce troisième séla il est comme celui qui restitue un objet perdu, ces paroles ne s'appliquent que là où il n'y a pas de témoins du prêt ; mais là où il y a des témoins, comme dans la décision de Rabbi Abba, l'emprunteur a réellement peur de tout nier, et il prête donc serment, comme celui qui reconnaît une partie de la réclamation.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי: אַדְּרַבָּה, אֲפִילּוּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר דְּאָמַר: מוֹדֶה מִקְצָת הַטַּעֲנָה הָוֵי – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא עֵדִים דְּקָא מְסַיְּיעִי לֵיהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא עֵדִים דְּקָא מְסַיְּיעִי לֵיהּ – וַדַּאי מֵשִׁיב אֲבֵדָה הָוֵי.Mar bar Rav Achi objecte à cela : Au contraire ! Même selon Rabbi Chimon ben Elazar, qui s'oppose à Rabbi Akiva et dit que l'emprunteur est considéré comme celui qui reconnaît une partie de la réclamation, ces paroles ne s'appliquent que là où il n'y a pas de témoins qui le soutiennent ; mais là où il y a des témoins qui le soutiennent, attestant qu'il a tout remboursé, il est assurément comme celui qui restitue un objet perdu, et il n'a pas à prêter serment.
- דָּרֵשׁ מָר זוּטְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: הִלְכְתָא בְּכׇל הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא, כְּדִשְׁלַח לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: דְּרַב נַחְמָן, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: ״אֵין גּוֹבִין״ מַתְנֵינַן לַהּ, וְכֵן אָמַר רַב נַחְמָן.Mar Zoutra a enseigné publiquement au nom de Rav Chimi bar Achi : La halakha (règle pratique), dans tous ces enseignements, est conforme à ce que Rabbi Abba a envoyé à Rav Yossef bar 'Hama. Ravina a dit à Rav Achi : Qu'en est-il de l'enseignement sur lequel Rav Na'hman s'oppose, à savoir le recouvrement sur les esclaves ? En matière financière, la halakha ne suit-elle pas Rav Na'hman ? Il lui a dit : Nous enseignons ainsi la décision de Rabbi Abba : « Ils ne recouvrent pas » sur les esclaves, et Rav Na'hman a dit de même.
- וְאֶלָּא הִלְכְתָא – לְאַפּוֹקֵי מַאי?Mais alors, cette halakha énoncée par Mar Zoutra, que vient-elle exclure ?
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