Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זֶה לָזֶה.l'un à l'autre.
- מָה נַפְשָׁךְ? אִי כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ, לִישְׁלַח לְהוּ כְּרַבָּנַן; אִי כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ, לִישְׁלַח לְהוּ כְּרַבִּי יְהוּדָה!La Guemara (discussion des Amoraïm) s'interroge : De quelque façon que tu le prennes, c'est difficile : s'il pense comme les Sages, qu'il leur envoie une réponse selon les Sages ; s'il pense comme Rabbi Yehouda, qu'il leur envoie une réponse selon Rabbi Yehouda !
- מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי כְּרַבִּי יְהוּדָה אִי כְּרַבָּנַן.La Guemara répond : Il est dans le doute : est-ce selon Rabbi Yehouda ou selon les Sages ? Il a donc répondu d'une façon qui satisfait les deux opinions.
- מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: ״יַכִּיר״, יַכִּירֶנּוּ לַאֲחֵרִים.Quelle est cette discussion ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Il reconnaîtra » le premier-né (Deutéronome 21, 17) signifie : il le fera reconnaître aux autres.
- מִכָּאן אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר: ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״. וּכְשֵׁם שֶׁנֶּאֱמָן אָדָם לוֹמַר ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״, כָּךְ נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר ״זֶה בֶּן גְּרוּשָׁה״ וְ״זֶה בֶּן חֲלוּצָה״. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ נֶאֱמָן.De là, Rabbi Yehouda a dit : Un homme est cru pour dire : « Celui-ci est mon fils premier-né », même si d'autres fils passent pour plus âgés. Et de même qu'un homme est cru pour dire : « Celui-ci est mon fils premier-né », ainsi un homme, s'il est Cohen (prêtre), est cru pour dire : « Celui-ci est le fils d'une divorcée » ou : « Celui-ci est le fils d'une 'haloutsa » (veuve libérée du lévirat par le rite de la 'halitsa) – ce qui le disqualifie de la prêtrise. Et les Sages disent : Il n'est pas cru.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרָבָא: בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יְהוּדָה – הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״יַכִּיר״. אֶלָּא לְרַבָּנַן, ״יַכִּיר״ לְמָה לִי?Rav Na'hman bar Its'hak dit à Rava : On comprend pour Rabbi Yehouda, c'est pourquoi il est écrit : « Il reconnaîtra ». Mais pour les Sages, pourquoi ai-je besoin de « Il reconnaîtra » ?
- בִּצְרִיךְ הֶיכֵּרָא.La Guemara répond : Il s'agit du cas où une identification est nécessaire, c'est-à-dire où aucune présomption n'établit qui est le premier-né ; le père est alors cru. Les Sages ne s'opposent à Rabbi Yehouda que si un autre fils passe pour le premier-né.
- לְמַאי הִלְכְתָא, לְמִיתְּבָא לוֹ פִּי שְׁנַיִם? לֹא יְהֵא אֶלָּא אַחֵר – אִילּוּ בָּעֵי לְמִיתְּבָא לֵיהּ בְּמַתָּנָה, מִי לָא יָהֵיב לֵיהּ?!La Guemara demande : Selon les Sages, pour quelle halakha (règle pratique) le verset est-il nécessaire ? Pour lui donner double part ? Qu'il ne soit pas plus qu'un autre, un étranger à l'héritage : si le père voulait la lui donner en cadeau, ne pourrait-il pas la lui donner ?! Le verset ne peut donc pas enseigner cela.
- לָא צְרִיכָא, בִּנְכָסִים שֶׁנָּפְלוּ לוֹ לְאַחַר מִכָּאן.La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que pour les biens qui lui sont échus par la suite, après son témoignage : il n'aurait pas pu les donner alors, car ils ne lui appartenaient pas encore et l'on ne peut transférer ce que l'on ne possède pas.
- וּלְרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם, ״יַכִּיר״ לְמָה לִי?La Guemara demande : Et selon Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut transférer une chose qui n'est pas encore venue au monde, pourquoi ai-je besoin de « Il reconnaîtra » ?
- בִּנְכָסִים שֶׁנָּפְלוּ לוֹ כְּשֶׁהוּא גּוֹסֵס.La Guemara répond : Il s'agit de biens qui lui sont échus alors qu'il était agonisant : il ne pouvait plus transférer ses biens, et le verset enseigne que le fils désigné comme premier-né reçoit double part même de ces biens.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ מוּחְזָקִין בּוֹ שֶׁהוּא בְּכוֹר, וְאָמַר אָבִיו עַל אַחֵר שֶׁהוּא בְּכוֹר – נֶאֱמָן. הָיוּ מוּחְזָקִין בּוֹ שֶׁאֵינוֹ בְּכוֹר, וְאָמַר אָבִיו: בְּכוֹר הוּא – אֵינוֹ נֶאֱמָן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Si l'on tenait pour établi qu'il est premier-né, et que son père a dit d'un autre qu'il est premier-né, il est cru. Si l'on tenait pour établi qu'il n'est pas premier-né, et que son père a dit : « Il est premier-né », il n'est pas cru.
- רֵישָׁא רַבִּי יְהוּדָה, וְסֵיפָא רַבָּנַן.La Guemara constate : Ces deux clauses semblant se contredire, le début est selon Rabbi Yehouda, et la fin selon les Sages.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָמַר ״בְּנִי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״עַבְדִּי הוּא״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. ״עַבְדִּי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״בְּנִי הוּא״ – נֶאֱמָן, דִּמְשַׁמֵּשׁ לִי כְּעַבְדָּא קָאָמַר.Rabbi Yo'hanan a dit : Si quelqu'un a dit : « C'est mon fils », puis a dit : « C'est mon esclave », il n'est pas cru pour sa seconde déclaration. Si l'on dit : « C'est mon esclave », puis : « C'est mon fils », il est cru, car il voulait dire : Il me sert comme un esclave.
- וְחִילּוּפֵיהּ אַבֵּית הַמֶּכֶס – הָיָה עוֹבֵר עַל בֵּית הַמֶּכֶס וְאָמַר ״בְּנִי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״עַבְדִּי הוּא״ – נֶאֱמָן. אָמַר ״עַבְדִּי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״בְּנִי הוּא״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן.Et c'est l'inverse à la douane : S'il passait devant la douane et a dit : « C'est mon fils », puis a dit : « C'est mon esclave », il est cru – il n'avait parlé de son fils que pour échapper à la taxe sur les esclaves. S'il a dit : « C'est mon esclave », puis : « C'est mon fils », il n'est pas cru, car personne ne s'imposerait une taxe sans raison.
- מֵיתִיבִי: הָיָה מְשַׁמְּשׁוֹ כְּבֵן, וּבָא וְאָמַר ״בְּנִי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״עַבְדִּי הוּא״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. הָיָה מְשַׁמְּשׁוֹ כְּעֶבֶד, וּבָא וְאָמַר ״עַבְדִּי הוּא״, וְחָזַר וְאָמַר ״בְּנִי הוּא״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן.Ils ont objecté d'une baraïta : S'il le servait comme un fils, et qu'il est venu dire : « C'est mon fils », puis a dit : « C'est mon esclave », il n'est pas cru. S'il le servait comme un esclave, et qu'il est venu dire : « C'est mon esclave », puis a dit : « C'est mon fils », il n'est pas cru. Cela contredit Rabbi Yo'hanan, pour qui il est cru dans ce cas.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הָתָם, דְּקָארוּ לֵיהּ: ״עַבְדָּא מְצַר מְאָה״. מַאי ״מְצַר מְאָה״? מְצַר עַבְדָּא מְאָה זוּזֵי.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Là-bas, dans le cas de la baraïta, il s'agit d'un homme tenu pour esclave, car on l'appelle : « l'esclave metsar méa ». Que signifie metsar méa ? Cent zouz sont attachés à l'esclave : il vaut cent zouz. Tout le monde le connaissant ainsi, son maître ne peut remettre en cause ce statut.
- שְׁלַח לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא, הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״עַבְדִּי גָּנַבְתָּ״, וְהוּא אוֹמֵר: ״לֹא גָּנַבְתִּי״. ״מָה טִיבוֹ אֶצְלְךָ?״ ״אַתָּה מְכַרְתּוֹ לִי;Rabbi Abba envoya de la terre d'Israël à Rav Yossef bar 'Hama : Celui qui dit à son prochain : « Tu as volé mon esclave », et celui-ci dit : « Je n'ai pas volé. » – « Que fait-il donc chez toi ? » – « Tu me l'as vendu ;
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