Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַמֵּימָר אָמַר: אַף אֵינוֹ מְמַעֵט חֵלֶק בְּכוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָלְדָה לוֹ בָּנִים״ – עַד שֶׁיְּהֵא בֵּן בִּשְׁעַת לֵידָה.Amémar a dit : Un toumtoum (personne dont le sexe est caché) reconnu mâle ne diminue pas non plus la part d'aînesse : on ne le compte pas pour calculer la part supplémentaire du premier-né. Ainsi, s'il y a un premier-né, un fils ordinaire et un toumtoum, le premier-né reçoit un tiers comme part supplémentaire, comme s'ils n'étaient que deux héritiers, et les deux tiers restants sont partagés entre les trois. Car il est dit : « Et qu'elles lui aient enfanté des fils » (Deutéronome 21, 15) – un frère ne diminue la part que s'il est fils au moment de la naissance.
- רַב שֵׁיזְבִי אָמַר: אַף אֵינוֹ נִימּוֹל לִשְׁמֹנָה, דְּאָמַר קְרָא: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר״, ״וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל״ – עַד שֶׁיְּהֵא זָכָר מִשְּׁעַת לֵידָה.Rav Chézvi a dit : Un tel toumtoum n'est pas non plus circoncis au huitième jour si celui-ci tombe un Chabbat, bien que la mitsva (commandement) de la circoncision au huitième jour repousse d'ordinaire le Chabbat. Car le verset dit : « Si une femme conçoit et enfante un mâle », « et au huitième jour on circoncira » (Lévitique 12, 2-3) – on ne le circoncit le huitième jour, si c'est un Chabbat, que s'il est mâle dès le moment de la naissance.
- רַב שֵׁרֵבְיָא אָמַר: אַף אֵין אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, דְּאָמַר קְרָא: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר וְטָמְאָה שִׁבְעַת יָמִים״ – עַד שֶׁיְּהֵא זָכָר מִשְּׁעַת לֵידָה.Rav Chérévia a dit : Sa mère n'est pas non plus temé'a (impure rituellement) d'une impureté d'accouchée, car le verset dit : « Si une femme conçoit et enfante un mâle, elle sera impure sept jours » (Lévitique 12, 2) – elle ne l'est que s'il est mâle dès le moment de la naissance.
- מֵיתִיבִי: הַמַּפֶּלֶת טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס – תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלִנְקֵיבָה. תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרַב שֵׁרֵבְיָא! תְּיוּבְתָּא.Ils ont objecté d'une Michna (Nidda 28a) : Celle qui fait une fausse couche d'un toumtoum ou d'un androginos (personne ayant les deux sexes) observera les règles d'une accouchée d'un mâle et d'une femelle, car on ignore le sexe du fœtus. Voilà une réfutation définitive (teyouvta) de Rav Chérévia, qui dit qu'elle n'est pas impure du tout. La Guemara conclut : C'est une réfutation.
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב שֵׁיזְבִי?Disons que ce serait aussi une réfutation de Rav Chézvi, puisque la circoncision est énoncée avec l'impureté dans les mêmes versets ?
- תַּנָּא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וּלְחוּמְרָא.La Guemara répond : Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) est dans le doute sur l'inclusion du toumtoum dans le verset et tranche dans le sens de la rigueur. De même, selon Rav Chézvi, on ne circoncit pas ce nourrisson un Chabbat, car on doute que sa circoncision repousse le Chabbat.
- אִי הָכִי, ״תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלִנְקֵבָה וּלְנִדָּה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! קַשְׁיָא.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il aurait dû dire : « Elle observera les règles d'un mâle, d'une femelle et d'une nida » (femme menstruée) ! En effet, s'il était douteux que les règles de l'accouchée s'appliquent au toumtoum, tout sang apparu ensuite devrait avoir le statut de sang menstruel. La Guemara conclut : C'est une difficulté.
- אָמַר רָבָא, תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי: ״בֵּן״ – וְלֹא טוּמְטוּם, ״בְּכוֹר״ – וְלֹא סָפֵק.Rava a dit : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) comme Rabbi Ammi : Du mot « fils » dans « le fils premier-né » (Deutéronome 21, 15), on apprend qu'un fils reçoit double part, et non un toumtoum ; du mot « premier-né », on apprend qu'il doit l'être avec certitude, et non dans le doute.
- בִּשְׁלָמָא ״בֵּן״ וְלֹא טוּמְטוּם – כִּדְרַבִּי אַמֵּי. אֶלָּא ״בְּכוֹר״ וְלֹא סָפֵק – לְאַפּוֹקֵי מַאי?La Guemara demande : On comprend « fils, et non un toumtoum », c'est conforme à Rabbi Ammi. Mais « premier-né, et non dans le doute », qu'est-ce que cela vient exclure ? Pourquoi aurait-on pensé qu'un premier-né douteux reçoive double part ?
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּדָרֵשׁ רָבָא, דְּדָרֵשׁ רָבָא: שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁיָּלְדוּ שְׁנֵי זְכָרִים בְּמַחֲבֵא, כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה.La Guemara répond : Cela vient exclure ce qu'a enseigné Rava, car Rava a enseigné : Deux femmes d'un même mari qui ont enfanté deux mâles en cachette, de sorte qu'on ignore lequel est né le premier, le mari ayant eu ensuite d'autres fils, s'écrivent une procuration l'un à l'autre. Les autres frères pouvant dire à chacun qu'il n'est pas le premier-né, chacun autorise l'autre à percevoir sa part, afin de réclamer ensemble la part supplémentaire.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא, וְהָא שְׁלַח רָבִין: דָּבָר זֶה שָׁאַלְתִּי לְכׇל רַבּוֹתַי וְלֹא אָמְרוּ לִי דָּבָר, בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: הוּכְּרוּ, וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ – כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה. לֹא הוּכְּרוּ – אֵין כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה!Rav Pappa dit à Rava : Mais Ravin n'a-t-il pas envoyé de la terre d'Israël : Cette question, je l'ai posée à tous mes maîtres, et ils ne m'ont rien dit ; mais voici ce qu'ils ont dit au nom de Rabbi Yannaï : Si les deux fils ont été reconnus – on savait lequel était le premier-né – et qu'ils se sont finalement mêlés, ils s'écrivent une procuration l'un à l'autre ; s'ils n'ont pas été reconnus, ils ne s'écrivent pas de procuration l'un à l'autre !
- הֲדַר אוֹקִי רָבָא אָמוֹרָא עֲלֵיהּ, וּדְרַשׁ: דְּבָרִים שֶׁאָמַרְתִּי לָכֶם – טָעוּת הֵן בְּיָדִי, בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: הוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ – כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לְזֶה, לֹא הוּכְּרוּ – אֵין כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה.Alors Rava plaça un Amora (ici, l'orateur répétant à voix haute l'enseignement au public) à ses côtés et enseigna : Les paroles que je vous ai dites sont une erreur de ma part ; mais voici ce qu'ils ont dit au nom de Rabbi Yannaï : S'ils ont été reconnus et qu'ils se sont finalement mêlés, ils s'écrivent une procuration l'un à l'autre ; s'ils n'ont pas été reconnus, ils ne s'écrivent pas de procuration l'un à l'autre.
- שְׁלַחוּ לֵיהּ בְּנֵי אַקְרָא דְאַגְמָא לִשְׁמוּאֵל, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: הָיוּ מוּחְזָקִין בָּזֶה – שֶׁהוּא בְּכוֹר, וְאָמַר אָבִיו עַל אַחֵר ״בְּכוֹר הוּא״, מַהוּ? שְׁלַח לְהוּ: כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָהLes habitants d'Akra déAgma envoyèrent la question suivante à Chmouel : Que notre maître nous enseigne : Si l'on tenait pour établi concernant celui-ci qu'il est premier-né, et que son père a dit d'un autre : « Il est premier-né », quelle est la règle ? Il leur envoya : Les deux écrivent une procuration
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