Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָר סָבַר: לֹא עָשָׂה כְּלוּם – בְּפַלְגָא. וּמָר סָבַר: בְּכוּלְּהוּ.Rav Pappi et Rav Pappa divergent sur l'intention de Rava. Un Maître, Rav Pappi, pense : Il n'a rien fait, pour la moitié – la part de son frère, qu'il n'avait pas le droit de vendre ; mais pour sa propre part supplémentaire, la vente est valable, car elle lui appartenait dès avant le partage. Et un Maître, Rav Pappa, pense : Il n'a rien fait pour tout, car il ne possède pas la part supplémentaire avant le partage.
- שְׁלַחוּ מִתָּם: בְּכוֹר שֶׁמָּכַר קוֹדֶם חֲלוּקָּה – לֹא עָשָׂה כְּלוּם. אַלְמָא אֵין לוֹ לַבְּכוֹר קוֹדֶם חֲלוּקָּה. וְהִלְכְתָא: יֵשׁ לַבְּכוֹר קוֹדֶם חֲלוּקָּה.Ils ont envoyé de là-bas, de la terre d'Israël : Un premier-né qui a vendu sa part supplémentaire avant le partage n'a rien fait. Il en ressort que le premier-né n'a pas de droit sur sa part avant le partage. Mais la halakha (règle pratique) est : Le premier-né a un droit avant le partage.
- מָר זוּטְרָא מִדְּרִישְׁבָּא פְּלַג בְּצַנָּא דְפִלְפְּלֵי בַּהֲדֵי אַחִין, בְּשָׁוֶה. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי, אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וִיתַּרְתָּה בְּמִקְצָת – וִיתַּרְתָּה בְּכׇל הַנְּכָסִים כּוּלָּן.Mar Zoutra de Dérichba, qui était premier-né, partagea un panier de poivre de la succession paternelle avec ses frères, à parts égales. Il vint devant Rav Achi pour réclamer double part du reste. Rav Achi lui dit : Puisque tu as renoncé pour une partie, tu as renoncé pour tous les biens, entièrement, car le premier-né a un droit avant le partage.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר: ״אִישׁ פְּלוֹנִי בְּנִי בְּכוֹר לֹא יִטּוֹל פִּי שְׁנַיִם״; ״אִישׁ פְּלוֹנִי בְּנִי לֹא יִירַשׁ עִם אֶחָיו״ – לֹא אָמַר כְּלוּם, שֶׁהִתְנָה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה.MICHNA : Celui qui dit : « Untel, mon fils premier-né, ne prendra pas double part » ; « Untel, mon fils, n'héritera pas avec ses frères » n'a rien dit, car il a posé une condition contraire à ce qui est écrit dans la Torah.
- הַמְחַלֵּק נְכָסָיו עַל פִּיו; רִיבָּה לְאֶחָד וּמִיעֵט לְאֶחָד, וְהִשְׁוָה לָהֶן אֶת הַבְּכוֹר – דְּבָרָיו קַיָּימִין. וְאִם אָמַר מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה – לֹא אָמַר כְּלוּם. כָּתַב בֵּין בַּתְּחִלָּה בֵּין בָּאֶמְצַע בֵּין בַּסּוֹף – מִשּׁוּם מַתָּנָה, דְּבָרָיו קַיָּימִין.Celui qui répartit ses biens oralement, sur son lit de mort, en les donnant à ses fils, et qui a augmenté la part de l'un et diminué celle de l'autre, ou qui a égalé à eux le premier-né : ses paroles sont valables. Mais s'il a dit qu'ils reçoivent les biens à titre d'héritage, il n'a rien dit. S'il a écrit, que ce soit au début, au milieu ou à la fin, à titre de don, ses paroles sont valables.
- גְּמָ׳ לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה? דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הָאָמַר: בְּדָבָר שֶׁל מָמוֹן תְּנָאוֹ קַיָּים!GUEMARA : Disons que notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) n'est pas selon Rabbi Yehouda ? Car si elle était selon Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit : Dans une affaire d'argent, sa condition est valable, même contraire à la Torah !
- דְּתַנְיָא, הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי, עַל מְנָת שֶׁאֵין לִיךְ עָלַי שְׁאֵר כְּסוּת וְעוֹנָה״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וּתְנָאוֹ בָּטֵל; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּדָבָר שֶׁל מָמוֹן – תְּנָאוֹ קַיָּים!Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi, à condition que tu n'aies sur moi aucun droit à la nourriture, aux vêtements et aux relations conjugales » – elle est consacrée et sa condition est nulle ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Dans une affaire d'argent, comme la nourriture et les vêtements, sa condition est valable ! Selon lui, on devrait donc pouvoir stipuler qu'un premier-né n'aura pas double part, ou qu'un fils n'héritera pas, puisque l'héritage est une affaire d'argent.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה: הָתָם יָדְעָה וְקָא מָחֲלָה, הָכָא לָא קָא מָחֵיל.La Guemara répond : Tu peux même dire que la Michna est selon Rabbi Yehouda : là-bas, elle a su la condition et y a renoncé ; ici, il n'a pas renoncé, le fils lésé n'ayant pas abandonné sa part.
- אָמַר רַב יוֹסֵף, אָמַר: ״אִישׁ פְּלוֹנִי בְּנִי, בְּכוֹרִי הוּא״ – נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם. ״אִישׁ פְּלוֹנִי בְּכוֹר הוּא״ – אֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם, דִּלְמָא בּוּכְרָא דְאִמָּא קָאָמַר.Rav Yossef a dit : Si un homme a dit : « Untel, mon fils, est mon premier-né », il prend double part sur la foi de ce témoignage. S'il a dit : « Untel est premier-né », il ne prend pas double part, car peut-être a-t-il voulu dire premier-né de sa mère, et non son propre premier-né.
- הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אֲמַר לֵיהּ: מוּחְזְקַנִי בָּזֶה שֶׁהוּא בְּכוֹר. אֲמַר לֵיהּ: מְנָא יָדְעַתְּ? דַּהֲוָה קָרֵי לֵיהּ אֲבוּהּ ״בּוּכְרָא סַכְלָא״. דִּלְמָא בּוּכְרָא דְאִמָּא הוּא, דְּכׇל בּוּכְרָא דְאִמָּא נָמֵי ״בּוּכְרָא סַכְלָא״ קָארוּ לֵיהּ.Un certain homme vint devant Rabba bar bar 'Hana et lui dit : J'ai la certitude concernant celui-ci qu'il est premier-né. Il lui dit : D'où le sais-tu ? – Parce que son père l'appelait « premier-né sot ». – Peut-être est-il premier-né de sa mère, car tout premier-né de sa mère est aussi appelé « premier-né sot ».
- הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי חֲנִינָא, אֲמַר לֵיהּ: מוּחְזְקַנִי בָּזֶה שֶׁהוּא בְּכוֹר. אֲמַר לֵיהּ: מְנָא יָדְעַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: דְּכִי הֲווֹ אָתוּ לְגַבֵּי אֲבוּהּ, אֲמַר לְהוּ: זִילוּ לְגַבֵּי שִׁכְחַת בְּרִי, דְּבוּכְרָא הוּא וּמַסֵּי רוּקֵּיהּ.Un certain homme vint devant Rabbi 'Hanina et lui dit : J'ai la certitude concernant celui-ci qu'il est premier-né. Il lui dit : D'où le sais-tu ? Il lui dit : Parce que, lorsqu'on venait chez son père pour guérir des yeux malades, il leur disait : Allez chez Chikh'hat, mon fils, car il est premier-né et sa salive guérit.
- וְדִלְמָא בּוּכְרָא דְאִמָּא הוּא! גְּמִירִי: בּוּכְרָא דְאַבָּא – מַסֵּי רוּקֵּיהּ, בּוּכְרָא דְאִמָּא – לָא מַסֵּי רוּקֵּיהּ.La Guemara demande : Mais peut-être est-il premier-né de sa mère ! Elle répond : Il est appris par tradition : La salive d'un premier-né du père guérit, la salive d'un premier-né de la mère ne guérit pas.
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: טוּמְטוּם שֶׁנִּקְרַע וְנִמְצָא זָכָר, אֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם; דְּאָמַר קְרָא: ״וְהָיָה הַבֵּן הַבְּכוֹר לַשְּׂנִיאָה״ – עַד שֶׁיְּהֵא בֵּן מִשְּׁעַת הֲוָיָה.Rabbi Ammi a dit : Un toumtoum (personne dont le sexe est caché) qui a été ouvert et s'est révélé être un mâle ne prend pas double part de la succession, car le verset dit : « Et que le fils premier-né soit de la détestée » (Deutéronome 21, 15) – le mot « soit » (vehaya) enseigne qu'il n'est premier-né que s'il est fils dès le moment de sa venue à l'être (havaya), c'est-à-dire de sa naissance.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אַף אֵינוֹ נִידּוֹן כְּבֵן סוֹרֵר וּמוֹרֶה, דְּאָמַר קְרָא: ״כִּי יִהְיֶה לְאִישׁ בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה״ – עַד שֶׁיְּהֵא בֵּן מִשְּׁעַת הֲוָיָה.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Un tel toumtoum n'est pas non plus jugé comme fils dévoyé et rebelle, car le verset dit : « Si un homme a un fils dévoyé et rebelle » (Deutéronome 21, 18) – le verbe yihyé (« sera ») enseigne que cela ne s'applique que s'il est fils dès le moment de sa venue à l'être.
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