Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִלְוָה שֶׁעִמּוֹ, פָּלְגִי.Et quant au prêt qui est avec lui – le premier-né avait emprunté de l'argent à son père, puis le père est mort, et l'on hésite : cette dette est-elle un bien encore dû au père, ou un bien que ce dernier possédait ? –, le premier-né et ses frères partagent la part supplémentaire.
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב אַסִּי: בְּכוֹר שֶׁמִּיחָה – מִיחָה.Concernant la règle selon laquelle le premier-né ne reçoit pas double part de la plus-value apportée aux biens par les héritiers, Rav Houna a dit que Rav Assi a dit : Un premier-né qui a protesté contre ces travaux avant le partage a valablement protesté ; si les frères mettent alors en valeur la succession contre sa volonté, il reçoit double part de la valeur accrue.
- אָמַר רַבָּה: מִסְתַּבֵּר טַעְמֵיהּ דְּרַב אַסִּי בַּעֲנָבִים – וּבְצָרוּם, זֵיתִים – וּמְסָקוּם; אֲבָל דְּרָכוּם – לָא. וְרַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ דְּרָכוּם.Rabba a dit : Le raisonnement de Rav Assi se comprend pour le cas où ils ont hérité de raisins encore sur la vigne et que les frères les ont vendangés contre la volonté du premier-né, ou d'olives encore sur l'arbre et qu'ils les ont cueillies, car le fruit lui-même n'a pas changé. Mais s'ils les ont foulés, en faisant du vin ou de l'huile, même s'il a protesté, il n'a pas droit à la double part. Et Rav Yossef a dit : Même s'ils les ont foulés, le premier-né a droit à la double part.
- דְּרָכוּם?! מֵעִיקָּרָא עִינְבֵי, הַשְׁתָּא חַמְרָא!La Guemara (discussion des Amoraïm) s'étonne : Comment Rav Yossef peut-il dire cela même s'ils les ont foulés ?! À l'origine, c'étaient des raisins, et maintenant c'est du vin ! Les frères ont donc transformé le produit et l'ont acquis comme un voleur acquiert l'objet qu'il a transformé ; le premier-né ne devrait avoir aucune part de cette plus-value.
- כִּדְאָמַר רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: לִיתֵּן לוֹ דְּמֵי הֶיזֵּק עֲנָבָיו; הָכָא נָמֵי – נוֹתֵן לוֹ דְּמֵי הֶיזֵּק עֲנָבָיו.La Guemara répond : Rav Yossef ne parle pas de la double part de la valeur accrue du vin, mais il faut l'entendre comme l'a dit Rav Oukva bar 'Hama dans un autre contexte : il s'agit du cas où le vin s'est gâté et ne vaut plus le prix initial des raisins ; il faut alors lui donner la valeur du dommage causé à ses raisins. Ici aussi, Rav Yossef veut dire que les frères lui donnent la valeur du dommage causé à ses raisins.
- הֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַב עוּקְבָא בַּר חָמָא? אַהָא – דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּכוֹר וּפָשׁוּט שֶׁהִנִּיחַ לָהֶן אֲבִיהֶן עֲנָבִים, וּבְצָרוּם; זֵיתִים, וּמְסָקוּם – בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם, אֲפִילּוּ דְּרָכוּם. דְּרָכוּם?! מֵעִיקָּרָא עִינְבֵי, הַשְׁתָּא חַמְרָא! אָמַר מָר עוּקְבָא בַּר חָמָא: לִיתֵּן לוֹ דְּמֵי הֶיזֵּק עֲנָבָיו.La Guemara précise : À quel endroit a été dit l'enseignement de Rav Oukva bar 'Hama ? Sur ceci, que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Un premier-né et un fils ordinaire à qui leur père a laissé des raisins, et ils les ont vendangés, des olives, et ils les ont cueillies, le premier-né prend double part, même s'ils les ont foulés. La Guemara s'étonne : S'ils les ont foulés ?! À l'origine, c'étaient des raisins, et maintenant c'est du vin ! Mar Oukva bar 'Hama a dit : Chmouel ne parle pas d'une double part du vin ; il s'agit du cas où le vin s'est gâté et sa valeur est tombée au-dessous de celle des raisins : le frère ordinaire doit lui donner la valeur du dommage causé à ses raisins.
- אָמַר רַב אַסִּי: בְּכוֹר שֶׁנָּטַל חֵלֶק כְּפָשׁוּט – וִיתֵּר. מַאי ״וִיתֵּר״? רַב פָּפָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: וִיתֵּר בְּאוֹתָהּ שָׂדֶה. רַב פַּפִּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: וִיתֵּר בְּכׇל הַנְּכָסִים כּוּלָּן.Rav Assi a dit : Un premier-né qui a pris une part comme celle d'un fils ordinaire a renoncé à sa part supplémentaire. Que signifie « a renoncé » ? Rav Pappa a dit au nom de Rava : Il a renoncé seulement pour ce champ-là qui a été partagé, mais il garde son droit sur le reste de la succession. Rav Pappi a dit au nom de Rava : Il a renoncé pour tous les biens, entièrement.
- רַב פָּפָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: וִיתֵּר בְּאוֹתָהּ שָׂדֶה – קָא סָבַר: אֵין לוֹ לַבְּכוֹר קוֹדֶם חֲלוּקָּה; וּמָה דַּאֲתָא לִידֵיהּ – אַחֵיל, אִידַּךְ לָא אַחֵיל.Rav Pappa a dit au nom de Rava : Il a renoncé pour ce champ-là seulement, car il estime que le premier-né n'a pas de droit sur sa part supplémentaire avant le partage ; et ce qui est venu en sa main, il y a renoncé, à savoir le champ partagé ; sur le reste, il n'a pas renoncé.
- וְרַב פַּפֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: וִיתֵּר בְּכׇל הַנְּכָסִים כּוּלָּן – קָא סָבַר: יֵשׁ לוֹ לִבְכוֹר קוֹדֶם חֲלוּקָּה; וּמִדְּאַחֵיל בְּהָא – אַחֵיל בְּכוּלְּהוּ.Et Rav Pappi a dit au nom de Rava : Il a renoncé pour tous les biens, entièrement, car il estime que le premier-né a un droit sur sa part supplémentaire avant le partage ; et puisqu'il a renoncé pour cela, ce champ, il a renoncé pour tout.
- וְהָא דְּרַב פַּפֵּי וְרַב פָּפָּא – לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר – דְּהָהוּא בְּכוֹר דַּאֲזַל זַבֵּין נִכְסֵי דִּידֵיהּ וּדְפָשׁוּט. אֲזוּל יַתְמֵי בְּנֵי פָּשׁוּט לְמֵיכַל תַּמְרֵי מֵהָנְהוּ לָקוֹחוֹת, מְחוֹנְהוּ. אָמְרִי לְהוּ קְרוֹבִים: לָא מִיסָּתְיָיא דִּזְבַנְתִּינְהוּ לְנִכְסַיְיהוּ, אֶלָּא מִימְחֵא נָמֵי מָחִיתוּ לְהוּ? אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם.La Guemara note : Et cette discussion de Rav Pappi et Rav Pappa n'a pas été dite explicitement ; elle a été dite par déduction. Car un certain premier-né alla vendre ses biens et ceux de son frère défunt, le fils ordinaire, c'est-à-dire leurs parts respectives dans les biens paternels, avant le partage. Les orphelins, fils du frère ordinaire, allèrent manger des dattes dans le champ, au titre de la part de leur père, chez ces acheteurs, et ceux-ci les frappèrent comme des voleurs. Les proches leur dirent aux acheteurs : Ne vous suffit-il pas d'avoir acheté leurs biens indûment, mais encore vous les frappez ? Ils vinrent devant Rava, qui leur dit : Le premier-né n'a rien fait du tout. Sa vente est sans valeur.
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