Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַף מוּחְכֶּרֶת וּמוּשְׂכֶּרֶת – שְׁבָחָא דְּמִמֵּילָא קָא אָתֵי, דְּלָא חָסְרִי בַּהּ מְזוֹנֵי.de même pour une vache prise à ferme ou louée, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ne vise que le cas où l'amélioration vient d'elle-même, car les frères ne perdent pas les frais de sa nourriture, puisque c'est le preneur qui la nourrit.
- מַנִּי – רַבִּי הִיא, דְּתַנְיָא: אֵין בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּשֶׁבַח שֶׁשָּׁבְחוּ נְכָסִים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן. רַבִּי אוֹמֵר, אוֹמֵר אֲנִי: בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּשֶׁבַח שֶׁשָּׁבְחוּ נְכָסִים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן, אֲבָל לֹא בְּשֶׁבַח שֶׁהִשְׁבִּיחוּ יְתוֹמִים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן.La Guemara poursuit l'étude de cette baraïta : de qui est-elle ? C'est l'avis de Rabbi Yehouda HaNassi, comme il a été enseigné dans une baraïta : Le premier-né ne prend pas double part dans l'amélioration survenue aux biens après la mort de leur père. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Moi, je dis que le premier-né prend double part dans l'amélioration survenue aux biens d'eux-mêmes après la mort de leur père, mais non dans l'amélioration que les orphelins y ont apportée après la mort de leur père.
- יָרְשׁוּ שְׁטַר חוֹב – בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם. יָצָא עֲלֵיהֶן שְׁטַר חוֹב – בְּכוֹר נוֹתֵן פִּי שְׁנַיִם. וְאִם אָמַר: ״אֵינִי נוֹתֵן, וְאֵינִי נוֹטֵל״ – רַשַּׁאי.Rabbi Yehouda HaNassi poursuit : S'ils ont hérité d'une reconnaissance de dette due à leur père, le premier-né prend double part de la somme recouvrée. Si une reconnaissance de dette a surgi contre eux pour une dette de leur père, le premier-né donne, c'est-à-dire rembourse, double part. Et s'il dit : « Je ne donne pas double part de la dette et je ne prends pas double part de l'héritage », il en a le droit.
- מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? אָמַר קְרָא: ״לָתֶת לוֹ פִּי שְׁנַיִם״ – ״מַתָּנָה״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא; מָה מַתָּנָה – עַד דְּמָטְיָא לִידֵיהּ, אַף חֵלֶק בְּכוֹרָה – עַד דְּמָטְיָא לִידֵיהּ.Quelle est la raison des Rabbanan, selon lesquels le premier-né ne prend pas double part dans l'amélioration survenue après la mort du père ? Le verset dit : « en lui donnant double part » (Deutéronome 21, 17) : par le mot « donner », le Miséricordieux l'a appelée « don ». De même qu'un don n'existe pas tant qu'il n'est pas parvenu en la main du donateur, de même la part du premier-né ne s'étend à un bien que s'il est parvenu en la main du père avant sa mort.
- וְרַבִּי אוֹמֵר, אָמַר קְרָא: ״פִּי שְׁנַיִם״ – מַקִּישׁ חֵלֶק בְּכוֹרָה לְחֵלֶק פָּשׁוּט; מָה חֵלֶק פָּשׁוּט – אַף עַל גַּב דְּלָא מְטָא לִידֵיהּ, אַף חֵלֶק בְּכוֹרָה – אַף עַל גַּב דְּלָא מְטָא לִידֵיהּ.Et Rabbi Yehouda HaNassi dit : Le verset dit : « double part » (littéralement « deux parts ») : il rapproche (hékech, rapprochement de deux sujets dans un même verset) la part du premier-né de la part simple de chaque fils. De même que la part simple s'étend à un bien bien qu'il ne soit pas parvenu en la main du père avant sa mort, de même la part du premier-né s'y étend bien qu'il ne soit pas parvenu en sa main.
- וְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב: ״פִּי שְׁנַיִם״! הָהוּא לְמִיתְּבָא לֵיהּ אַחַד מִצְרָא.Et pour les Rabbanan aussi, n'est-il pas écrit : « double part » ? Comment l'expliquent-ils ? Ce mot sert à lui donner ses deux parts sur une seule limite, c'est-à-dire d'un seul tenant et non en deux lieux séparés.
- וְרַבִּי נָמֵי הָכְתִיב: ״לָתֶת לוֹ״! הַהוּא שֶׁאִם אָמַר: ״אֵינִי נוֹטֵל וְאֵינִי נוֹתֵן״ – רַשַּׁאי.Et pour Rabbi Yehouda HaNassi aussi, n'est-il pas écrit : « en lui donnant » ? Ce mot enseigne que s'il dit : « Je ne prends pas double part de l'héritage et je ne donne pas double part de la dette », il en a le droit ; puisqu'il s'agit d'un « don », il peut le refuser.
- אָמַר רַב פָּפָּא: דִּיקְלָא וַאֲלֵים, אַרְעָא וְאַסֵּיק שִׂירְטוֹן – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּשָׁקֵיל. כִּי פְּלִיגִי – בַּחֲפוּרָה וַהֲוָה שׁוּבְלֵי, שְׁלוּפְפֵי וַהֲווֹ תַּמְרֵי; דְּמָר סָבַר: שְׁבָחָא דְּמִמֵּילָא, וּמָר סָבַר: אִישְׁתַּנִּי.Rav Pappa a dit : Un palmier qui a grossi, une terre qui a produit du limon : tous s'accordent à dire qu'il prend double part de cette amélioration. Là où ils divergent, c'est lorsque du fourrage vert est devenu des épis, ou lorsque des fleurs de palmier sont devenues des dattes : car un Maître, Rabbi Yehouda HaNassi, pense que c'est une amélioration venue d'elle-même, et que le premier-né y a donc double part, et un Maître, les Rabbanan, pense que la chose s'est transformée, et n'est plus celle que possédait le père.
- אָמַר רַבָּה בַּר חָנָא אָמַר רַבִּי חִיָּיא: עָשָׂה כְּדִבְרֵי רַבִּי – עָשָׂה. כְּדִבְרֵי חֲכָמִים – עָשָׂה.Rabba bar 'Hana a dit au nom de Rabbi 'Hiya : Celui, le juge, qui a agi selon les paroles de Rabbi Yehouda HaNassi a agi valablement ; celui qui a agi selon les paroles des Sages a agi valablement lui aussi.
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