Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֶלְקוֹ עִם אֶחָד, וְחֶלְקוֹ עִם חֲמִשָּׁה; מָה חֶלְקוֹ עִם אֶחָד – פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד, אַף חֶלְקוֹ עִם חֲמִשָּׁה – פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד!Il arrive qu'un premier-né prenne sa part en partageant avec un seul frère, et qu'il prenne sa part avec cinq frères. De même que lorsqu'il prend sa part avec un seul, il a le double d'un seul, de même lorsqu'il prend sa part avec cinq, il a le double d'un seul !
- אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ – חֶלְקוֹ עִם אֶחָד, וְחֶלְקוֹ עִם חֲמִשָּׁה; מָה חֶלְקוֹ עִם אֶחָד – פִּי שְׁנַיִם בְּכׇל הַנְּכָסִים, אַף חֶלְקוֹ עִם חֲמִשָּׁה – פִּי שְׁנַיִם בְּכׇל הַנְּכָסִים!Ou bien va dans cette direction : il prend sa part avec un seul et sa part avec cinq. De même que lorsqu'il prend sa part avec un seul, il a le double de tous les biens restants, de même lorsqu'il prend sa part avec cinq, il a le double de tous les biens !
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה בְּיוֹם הַנְחִילוֹ אֶת בָּנָיו״ – הַתּוֹרָה רִיבְּתָה נַחֲלָה אֵצֶל אַחִין; הָא אֵין עָלֶיךָ לָדוּן כַּלָּשׁוֹן הָאַחֲרוֹן, אֶלָּא כַּלָּשׁוֹן הָרִאשׁוֹן.Le raisonnement pouvant mener à l'une ou l'autre conclusion, le verset enseigne : « Et il arrivera, le jour où il fera hériter ses fils » (Deutéronome 21, 16) : la Torah a augmenté l'héritage en faveur des frères, plus ils sont nombreux, plus leur part dans la succession est grande. Tu n'as donc pas à raisonner selon la dernière formulation (le double de tous les autres réunis), mais selon la première (le double de chacun des frères).
- וְאוֹמֵר: ״וּבְנֵי רְאוּבֵן בְּכוֹר יִשְׂרָאֵל, כִּי הוּא הַבְּכוֹר, וּבְחַלְּלוֹ יְצוּעֵי אָבִיו נִתְּנָה בְּכֹרָתוֹ לִבְנֵי יוֹסֵף בֶּן יִשְׂרָאֵל, וְלֹא לְהִתְיַחֵשׂ לַבְּכֹרָה״, וְאוֹמֵר: ״כִּי יְהוּדָה גָּבַר בְּאֶחָיו וּלְנָגִיד מִמֶּנּוּ, וְהַבְּכֹרָה לְיוֹסֵף״ –Et un autre verset dit : « Et les fils de Réouven, premier-né d'Israël, car c'est lui le premier-né ; mais parce qu'il profana la couche de son père, son droit d'aînesse [bekhorato] fut donné aux fils de Yossef, fils d'Israël, sans qu'il soit inscrit dans la généalogie pour l'aînesse » (I Chroniques 5, 1). Et le verset suivant dit : « Car Yehouda prévalut parmi ses frères, et de lui est issu le prince ; mais le droit d'aînesse [vehabekhora] fut à Yossef » (I Chroniques 5, 2).
- נֶאֶמְרָה ״בְּכוֹרָה״ לְיוֹסֵף, וְנֶאֶמְרָה ״בְּכוֹרָה״ לְדוֹרוֹת; מָה בְּכוֹרָה הָאֲמוּרָה לְיוֹסֵף – פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד, אַף בְּכוֹרָה הָאֲמוּרָה לְדוֹרוֹת – פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד.Le mot « aînesse » a été dit pour Yossef, et le mot « aînesse » a été dit pour les générations suivantes (Deutéronome 21, 17 : « à lui revient le droit d'aînesse »). De même que l'aînesse dite pour Yossef est le double d'un seul héritier, comme la Guemara va l'expliquer, de même l'aînesse dite pour les générations est le double d'un seul.
- וְאוֹמֵר: ״וַאֲנִי נָתַתִּי לְךָ שְׁכֶם אַחַד עַל אַחֶיךָ, אֲשֶׁר לָקַחְתִּי מִיַּד הָאֱמוֹרִי בְּחַרְבִּי וּבְקַשְׁתִּי״ – וְכִי בְּחַרְבּוֹ וּבְקַשְׁתּוֹ לָקַח?! וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״כִּי לֹא בְקַשְׁתִּי אֶבְטָח, וְחַרְבִּי לֹא תוֹשִׁיעֵנִי״! אֶלָּא ״חַרְבִּי״ – זוֹ תְּפִלָּה, ״קַשְׁתִּי״ – זוֹ בַּקָּשָׁה.Et un autre verset dit, à propos du don de Yaakov à Yossef : « Et moi, je t'ai donné une part de plus qu'à tes frères, que j'ai prise de la main de l'Émoréen par mon épée et par mon arc » (Genèse 48, 22). Est-ce donc par son épée et par son arc qu'il l'a prise ? N'a-t-il pas déjà été dit : « Car ce n'est pas en mon arc que je me fie, et mon épée ne me sauvera pas » (Psaumes 44, 7) ? Mais plutôt, « mon épée », c'est la prière ; « mon arc », c'est la supplication. Fin de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna).
- מַאי ״וְאוֹמֵר״? וְכִי תֵּימָא הַאי לְכִדְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא הוּא דַּאֲתָא – תָּא שְׁמַע: ״וּבְנֵי רְאוּבֵן בְּכוֹר יִשְׂרָאֵל״.La Guemara analyse : Pourquoi « et un autre verset dit » ? Pourquoi ajouter des preuves ? Et si tu dis que ce verset, « le jour où il fera hériter », vient pour enseigner la règle de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, selon qui un père peut léguer à l'enfant de son choix, viens et entends une autre preuve : « Et les fils de Réouven, premier-né d'Israël » : le droit d'aînesse de Yossef a consisté en deux parts pour ses fils.
- וְכִי תֵּימָא ״בְּכוֹרָה״ מִ״בְּכוֹרָתוֹ״ לָא גָּמְרִינַן – תָּא שְׁמַע: ״וְהַבְּכֹרָה לְיוֹסֵף״.Et si tu dis que nous n'apprenons pas le terme « aînesse » [bekhora] à partir de la forme différente « son aînesse » [bekhorato], viens et entends : « Mais le droit d'aînesse fut à Yossef. »
- וְכִי תֵּימָא: יוֹסֵף גּוּפֵיהּ – מִמַּאי דְּפִי שְׁנַיִם כְּאֶחָד הֲוָה? תָּא שְׁמַע: ״וַאֲנִי נָתַתִּי לְךָ שְׁכֶם אַחַד עַל אַחֶיךָ״.Et si tu dis : pour Yossef lui-même, d'où sait-on que c'était le double d'un seul ? Viens et entends : « Et moi, je t'ai donné une part de plus qu'à tes frères. »
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֵימָא דִּיקְלָא בְּעָלְמָא! אֲמַר לֵיהּ, עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״אֶפְרַיִם וּמְנַשֶּׁה – כִּרְאוּבֵן וְשִׁמְעוֹן יִהְיוּ לִי״.Rav Pappa a dit à Abayé : Dis qu'il s'agit simplement d'un palmier, un petit cadeau supplémentaire, et non d'une part entière ! Il lui a répondu : C'est pour toi que le verset dit : « Éfraïm et Menaché seront pour moi comme Réouven et Chimon » (Genèse 48, 5) : ce sont donc deux parts entières.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי חֶלְבּוֹ מֵרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: מָה רָאָה יַעֲקֹב שֶׁנָּטַל בְּכוֹרָה מֵרְאוּבֵן, וּנְתָנָהּ לְיוֹסֵף? מָה רָאָה?! ״וּבְחַלְּלוֹ יְצוּעֵי אָבִיו״ כְּתִיב! אֶלָּא מָה רָאָה שֶׁנְּתָנָהּ לְיוֹסֵף?Rabbi 'Helbo a demandé à Rabbi Chmouel bar Na'hmani : Qu'a vu Yaakov pour prendre le droit d'aînesse à Réouven et le donner à Yossef ? La Guemara s'étonne : Qu'a-t-il vu ? « Parce qu'il profana la couche de son père », est-il écrit ! Mais la question était : qu'a-t-il vu pour le donner précisément à Yossef ?
- אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְבַעַל הַבַּיִת שֶׁגִּדֵּל יָתוֹם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ; לְיָמִים הֶעֱשִׁיר אוֹתוֹ יָתוֹם, וְאָמַר: אֲהַנֵּיהוּ לְבַעַל הַבַּיִת מִנְּכָסַי. אֲמַר לֵיהּ: וְאִי לָאו דַּחֲטָא רְאוּבֵן, לָא מְהַנֵּי לֵיהּ לְיוֹסֵף וְלָא מִדָּעַם?!Rabbi Chmouel bar Na'hmani répondit : Je vais te dire une parabole. À quoi cela ressemble-t-il ? À un maître de maison qui a élevé un orphelin chez lui. Plus tard, cet orphelin s'enrichit et dit : Je vais faire profiter le maître de maison de mes biens. De même, Yossef ayant nourri Yaakov en Égypte, celui-ci voulut lui rendre cette bonté. Rabbi 'Helbo lui a dit : Et si Réouven n'avait pas fauté, n'aurait-il rien accordé à Yossef ?
- אֶלָּא רַבִּי יוֹנָתָן רַבָּךְ לֹא כָּךְ אָמַר – רְאוּיָה הָיְתָה בְּכוֹרָה לָצֵאת מֵרָחֵל, דִּכְתִיב: ״אֵלֶּה תֹּלְדוֹת יַעֲקֹב, יוֹסֵף״, אֶלָּא שֶׁקְּדָמַתָּהּ לֵאָה בְּרַחֲמִים; וּמִתּוֹךְ צְנִיעוּת שֶׁהָיְתָה בָּהּ בְּרָחֵל, הֶחְזִירָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לָהּ.Mais plutôt, Rabbi Yonatan, ton maître, n'a-t-il pas dit ceci : Le droit d'aînesse devait être issu de Ra'hel, comme il est écrit : « Voici les générations de Yaakov : Yossef » (Genèse 37, 2). Mais Léa l'a devancée par la supplication ; et à cause de la pudeur qui était en Ra'hel, le Saint, béni soit-Il, le lui a rendu.
- מַאי ״קְדָמַתָּהּ לֵאָה בְּרַחֲמִים״? דִּכְתִיב: ״וְעֵינֵי לֵאָה רַכּוֹת״ – מַאי ״רַכּוֹת״? אִילֵּימָא רַכּוֹת מַמָּשׁ, אֶפְשָׁר בִּגְנוּת בְּהֵמָה טְמֵאָה לֹא דִּבֵּר הַכָּתוּב, דִּכְתִיב: ״מִן הַבְּהֵמָה הַטְּהוֹרָה וּמִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר אֵינֶנָּה טְהֹרָה״; בִּגְנוּת צַדִּיקִים דִּבֵּר הַכָּתוּב?! אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שֶׁמַּתְּנוֹתֶיהָ אֲרוּכּוֹת.Que signifie « Léa l'a devancée par la supplication » ? Comme il est écrit : « Et les yeux de Léa étaient faibles [rakot] » (Genèse 29, 17). Que signifie « rakot » ? Si l'on dit réellement faibles, est-ce possible ? Le verset n'a pas parlé au détriment même d'un animal impur, comme il est écrit : « De l'animal pur et de l'animal qui n'est pas pur » (Genèse 7, 8), évitant le mot « impur » ; aurait-il parlé au détriment des justes ? Mais Rabbi Elazar a dit : cela fait allusion au fait que ses dons furent durables [aroukot], la prêtrise et la royauté passant à ses descendants de génération en génération.
- רַב אָמַר: לְעוֹלָם רַכּוֹת מַמָּשׁ, וְלֹא גְּנַאי הוּא לָהּ, אֶלָּא שֶׁבַח הוּא לָהּ. שֶׁהָיְתָה שׁוֹמַעַת עַל פָּרָשַׁת דְּרָכִים בְּנֵי אָדָם שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: שְׁנֵי בָנִים יֵשׁ לָהּ לְרִבְקָה, שְׁתֵּי בָנוֹת יֵשׁ לוֹ לְלָבָן, גְּדוֹלָה לַגָּדוֹל וּקְטַנָּה לַקָּטָן.Rav a dit : En réalité, ils étaient réellement faibles, et ce n'est pas un blâme pour elle, mais un éloge. Car elle entendait aux carrefours des gens qui disaient : Rivka a deux fils, Lavan a deux filles ; l'aînée pour l'aîné, et la cadette pour le cadet.
- וְהָיְתָה יוֹשֶׁבֶת עַל פָּרָשַׁת דְּרָכִים וּמְשָׁאֶלֶת: גָּדוֹל מָה מַעֲשָׂיו? אִישׁ רַע הוּא מְלַסְטֵם בְּרִיּוֹת. קָטָן מָה מַעֲשָׂיו? ״אִישׁ תָּם יֹשֵׁב אֹהָלִים״. וְהָיְתָה בּוֹכָה, עַד שֶׁנָּשְׁרוּ רִיסֵי עֵינֶיהָ.Et elle s'asseyait au carrefour et demandait : L'aîné, quels sont ses actes ? On répondait : C'est un méchant homme, il dépouille les gens. Le cadet, quels sont ses actes ? « Un homme intègre, habitant les tentes » (Genèse 25, 27). Et elle pleurait, suppliant pour ne pas épouser le méchant, jusqu'à ce que ses cils tombent. C'est là la supplication dont parlait Rabbi Yonatan.
- וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיַּרְא ה׳ כִּי שְׂנוּאָה לֵאָה״ – מַאי ״שְׂנוּאָה״? אִילֵּימָא שְׂנוּאָה מַמָּשׁ; אֶפְשָׁר בִּגְנוּת בְּהֵמָה טְמֵאָה לֹא דִּבֵּר הַכָּתוּב, בִּגְנוּת צַדִּיקִים דִּבֵּר הַכָּתוּב?! אֶלָּא רָאָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שֶׁשְּׂנוּאִין מַעֲשֵׂה עֵשָׂו בְּפָנֶיהָ, ״וַיִּפְתַּח אֶת רַחְמָהּ״.Et c'est ce qui est écrit : « Hachem vit que Léa était haïe » (Genèse 29, 31). Que signifie « haïe » ? Si l'on dit réellement haïe, est-ce possible ? Le verset n'a pas parlé au détriment d'un animal impur ; aurait-il parlé au détriment des justes ? Mais le Saint, béni soit-Il, a vu que les actes d'Essav étaient haïs à ses yeux, « et Il ouvrit sa matrice ».
- וּמַאי צְנִיעוּת הָיְתָה בָּהּ בְּרָחֵל? דִּכְתִיב: ״וַיַּגֵּד יַעֲקֹב לְרָחֵל כִּי אֲחִי אָבִיהָ הוּא, וְכִי בֶן רִבְקָה הוּא״ וַהֲלֹא בֶּן אֲחוֹת אָבִיהָ הוּא! אֶלָּא אֲמַר לַהּ: מִינַּסְבַת לִי? אֲמַרָה לֵיהּ: אִין, מִיהוּ אַבָּא רַמָּאָה הוּא, וְלָא יָכְלַתְּ לֵיהּ.La Guemara explique la seconde partie de ces propos : Et quelle était la pudeur de Ra'hel ? Comme il est écrit : « Et Yaakov dit à Ra'hel qu'il était le frère de son père et qu'il était le fils de Rivka » (Genèse 29, 12). Or n'était-il pas le fils de la sœur de son père ? Mais voici ce qui se passa : Yaakov lui a dit : M'épouseras-tu ? Elle lui a dit : Oui, mais mon père est un trompeur, et tu ne pourras pas le vaincre.
- אֲמַר לַהּ: מַאי רַמָּאוּתֵיהּ? אֲמַרָה לֵיהּ: אִית לִי אֲחָתָא דְּקַשִּׁישָׁא מִינַּאי, וְלָא מַנְסְבָא לִי מִקַּמַּהּ. אֲמַר לַהּ: אָחִיו אֲנִי בְּרַמָּאוּת. אֲמַרָה לֵיהּ: וּמִי שְׁרֵי לְהוּ לְצַדִּיקֵי לְסַגּוֹיֵי בְּרַמָּאוּתָא? אִין, ״עִם נָבָר תִּתָּבָר וְעִם עִקֵּשׁ תִּתַּפָּל״; מְסַר לַהּ סִימָנִין.Il lui a dit : Quelle est sa tromperie ? Elle lui a dit : J'ai une sœur plus âgée que moi, et il ne me mariera pas avant elle. Il lui a dit : Je suis son frère en tromperie. C'est pourquoi il s'est dit « frère de son père ». Elle lui a dit : Est-il donc permis aux justes de marcher dans la tromperie ? Il répondit : Oui : « Avec le pur, Tu Te montres pur, et avec le pervers, Tu Te montres retors » (II Samuel 22, 27). Il lui a transmis des signes secrets, pour la reconnaître.
- כִּי קָא מְעַיְּילִי לַהּ לְלֵאָה, סָבְרָה: הַשְׁתָּא מִיכַּסְפָא אֲחָתַאי. מְסַרְתִּינְהוּ נִיהֲלַהּ. וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיְהִי בַבֹּקֶר וְהִנֵּה הִיא לֵאָה״ – מִכְּלָל דְּעַד הַשְׁתָּא לָאו לֵאָה הִיא?! אֶלָּא מִתּוֹךְ סִימָנִים שֶׁמָּסַר לָהּ יַעֲקֹב לְרָחֵל, וּמְסָרָתַן לְלֵאָה – לָא הֲוָה יָדַע לַהּ עַד הַהִיא שַׁעְתָּא.Quand ils ont fait entrer Léa sous le dais, Ra'hel a pensé : Maintenant, ma sœur va être humiliée. Elle lui a transmis les signes. Et c'est ce qui est écrit : « Et il advint au matin : voici que c'était Léa » (Genèse 29, 25). Faut-il en déduire que jusque-là, ce n'était pas Léa ? Mais à cause des signes que Yaakov avait transmis à Ra'hel, et qu'elle avait transmis à Léa, il ne la reconnut pas jusqu'à ce moment-là. Telle est la pudeur de Ra'hel.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּא חֲלִיפָא קִרְוָיָא מֵרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: בִּכְלָלָן – אַתָּה מוֹצֵא שִׁבְעִים; בִּפְרָטָן – אַתָּה מוֹצֵא שִׁבְעִים חָסֵר אֶחָד! אֲמַר לֵיהּ: תְּאוֹמָה הָיְתָה עִם דִּינָה, דִּכְתִיב: ״וְאֵת דִּינָה בִתּוֹ״. אֶלָּא מֵעַתָּה, תְּאוֹמָה הָיְתָה עִם בִּנְיָמִן – דִּכְתִיב:Abba 'Halifa Keroya a demandé à Rabbi 'Hiya bar Abba : Dans le total de la famille de Yaakov descendue en Égypte, tu trouves soixante-dix (Genèse 46, 27) ; dans le détail, tu trouves soixante-dix moins un ! Rabbi 'Hiya bar Abba lui a dit : Une jumelle était née avec Dina, comme il est écrit : « Et [veèt] Dina, sa fille » (Genèse 46, 15) ; le mot èt inclut une personne de plus. Abba 'Halifa Keroya objecta : S'il en est ainsi, une jumelle était née avec Binyamin, comme il est écrit :
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