Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּתִיב: ״סֶרַח״, וּכְתִיב: ״חֶרֶס״! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בַּתְּחִלָּה פֵּירוֹתֶיהָ כְּחֶרֶס, וּלְבַסּוֹף פֵּירוֹתֶיהָ מַסְרִיחִין. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: בַּתְּחִלָּה מַסְרִיחִין, וּלְבַסּוֹף כְּחֶרֶס.La Guemara s'interrompt : à propos de la sépulture de Yehochoua, il est écrit « Séra'h » (Josué 24, 30) et il est écrit « 'Hérès » (Juges 2, 9) ! Rabbi Elazar a dit : Au début, ses fruits étaient secs comme de l'argile ['hérès], et à la fin, ses fruits étaient si charnus qu'ils se gâtaient [masri'hin]. Et il y en a qui disent l'inverse : au début, ils se gâtaient prématurément, et à la fin, ils se conservaient comme de l'argile.
- כָּלֵב – דִּכְתִיב: ״וַיִּתְּנוּ לְכָלֵב אֶת חֶבְרוֹן כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר מֹשֶׁה, וַיּוֹרֶשׁ מִשָּׁם אֶת שְׁלֹשָׁה בְּנֵי הָעֲנָק״. חֶבְרוֹן עִיר מִקְלָט הֲוַאי! אָמַר אַבָּיֵי: פַּרְוורַהָא, דִּכְתִיב: ״וְאֶת שְׂדֵה הָעִיר וְאֶת חֲצֵרֶיהָ נָתְנוּ לְכָלֵב בֶּן יְפֻנֶּה בַּאֲחֻזָּתוֹ״.Calev aussi a reçu sa part directement de D.ieu, et non par le sort, comme il est écrit : « Ils donnèrent à Calev 'Hevron, comme l'avait dit Moché ; et il en chassa les trois fils du géant » (Juges 1, 20). La Guemara demande : mais 'Hevron était une ville de refuge, attribuée aux Cohanim (prêtres) (Josué 21, 13) ! Comment a-t-elle pu être donnée à Calev ? Abayé a dit : il s'agit de ses faubourgs [parvaraha], les champs et vignes au-delà de la ville, comme il est écrit : « Mais le champ de la ville et ses villages, ils les donnèrent à Calev, fils de Yefouné, en propriété » (Josué 21, 12).
- מַתְנִי׳ אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת בַּנַּחֲלָה; אֶלָּא שֶׁהַבֵּן נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאָב, וְאֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאֵם. וְהַבָּנוֹת – נִזּוֹנוֹת מִנִּכְסֵי הָאָב, וְאֵינָן נִזּוֹנוֹת מִנִּכְסֵי הָאֵם.MICHNA : Le fils et la fille sont tous deux concernés par l'héritage ; sauf que le fils premier-né prend une double part des biens du père, mais ne prend pas une double part des biens de la mère. Et les filles sont nourries sur les biens du père après sa mort, condition obligatoire de la ketouba (contrat de mariage) de leur mère, mais elles ne sont pas nourries sur les biens de la mère.
- גְּמָ׳ מַאי ״אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת לְנַחֲלָה״? אִילֵּימָא דְּיָרְתִי כִּי הֲדָדֵי, הָא תְּנַן: בֵּן קוֹדֵם לַבַּת, כׇּל יוֹצְאֵי יְרֵיכוֹ שֶׁל בֵּן קוֹדְמִין לַבַּת!GUEMARA : La Guemara analyse la Michna : Que signifie « le fils et la fille sont tous deux concernés par l'héritage » ? Si l'on dit qu'ils héritent ensemble, nous avons pourtant appris dans une Michna (115a) : le fils précède la fille, et tous les descendants du fils précèdent la fille !
- (סִימָן: נַפְשָׁ״ם.) אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, הָכִי קָאָמַר: אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת נוֹטְלִין בָּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.(Moyen mnémotechnique : NaFChaM, pour Na'hman, Pappa, Achi, Mar.) Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Voici ce qu'il veut dire : le fils et la fille prennent tous deux en héritage le bien à échoir à leur père comme ils prennent le bien qu'il avait en sa possession.
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: בְּנוֹת צְלָפְחָד נָטְלוּ שְׁלֹשָׁה חֲלָקִים בַּנַּחֲלָה – חֵלֶק אֲבִיהֶן שֶׁהָיָה מִיּוֹצְאֵי מִצְרַיִם, וְחֶלְקוֹ עִם אֶחָיו בְּנִכְסֵי חֵפֶר!La Guemara objecte : cela aussi, nous l'avons déjà appris dans une Michna (116b) : Les filles de Tselof'had ont pris trois parts dans l'héritage de la terre d'Israël : la part de leur père, qui était de ceux sortis d'Égypte, et sa part avec ses frères dans les biens de 'Héfer, père de Tselof'had, bien que celui-ci soit mort avant son propre père et n'ait jamais possédé cette part ; on y a donc déjà la règle du bien à échoir.
- וְעוֹד, מַאי ״אֶלָּא״?Et de plus, que signifie le « sauf que » de la Michna ? Selon cette explication, il n'y a aucune opposition entre sa première proposition et la suite, qui traite de la double part.
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת נוֹטְלִין חֵלֶק בִּבְכוֹרָה.Mais alors, Rav Pappa a dit : Voici ce qu'il veut dire : le fils et la fille prennent tous deux une part dans le droit d'aînesse : si le défunt était premier-né, ses enfants, fils ou fille, héritent de sa part d'aîné.
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: וְשֶׁהָיָה בְּכוֹר נוֹטֵל שְׁנֵי חֲלָקִים! וְעוֹד, מַאי ״אֶלָּא״?La Guemara objecte : cela aussi, nous l'avons déjà appris (116b), à propos de la troisième part des filles de Tselof'had : « et parce qu'il était premier-né, il prenait deux parts » ! Et de plus, que signifie le « sauf que » ? Selon cette explication aussi, le début de la Michna n'a pas de lien avec la suite.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי, הָכִי קָאָמַר: אֶחָד בֵּן בֵּין הַבָּנִים וְאֶחָד בַּת בֵּין הַבָּנוֹת, אִם אָמַר: ״יִירַשׁ כׇּל נְכָסַי״ – דְּבָרָיו קַיָּימִין.Mais alors, Rav Achi a dit : Voici ce qu'il veut dire : pour un fils parmi les fils, comme pour une fille parmi les filles, si le père a dit : « Il héritera de tous mes biens », ses paroles sont valables. Le père peut le faire pour n'importe lequel de ses fils ou, s'il n'a pas de fils, pour n'importe laquelle de ses filles.
- כְּמַאן, כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא?! הָא קָתָנֵי לַהּ לְקַמַּן – רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין, עַל מִי שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – אֵין דְּבָרָיו קַיָּימִין!La Guemara demande : Selon qui cela serait-il ? Selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka ? Mais cela est enseigné plus loin (130a) : Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : S'il l'a dit à propos de celui qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valables ; à propos de celui qui n'est pas apte à hériter de lui, ses paroles ne sont pas valables ! Pourquoi la Michna le répéterait-elle ici ?
- וְכִי תֵּימָא: קָא סָתַם לַן כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא; סְתָם וְאַחַר כָּךְ מַחֲלוֹקֶת הִיא, וּסְתָם וְאַחַר כָּךְ מַחֲלוֹקֶת – אֵין הֲלָכָה כַּסְּתָם!Et si tu dis que le Tanna nous a formulé une Michna anonyme selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka, pour montrer que la halakha (la loi) suit son avis, cela n'y changerait rien : c'est un cas de Michna anonyme suivie d'une discussion (puisque plus loin un Tanna le contredit), et lorsqu'une Michna anonyme est suivie d'une discussion, la halakha n'est pas conforme à l'anonyme !
- וְעוֹד, מַאי ״אֶלָּא״?Et de plus, que signifie le « sauf que » ? Selon cette explication aussi, le début de la Michna n'a pas de rapport avec la suite.
- אֶלָּא אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי, הָכִי קָאָמַר: אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת שָׁוִין בְּנִכְסֵי הָאֵם וּבְנִכְסֵי הָאָב, אֶלָּא שֶׁהַבֵּן נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאָב, וְאֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאֵם.Mais alors, Mar bar Rav Achi a dit : Voici ce qu'il veut dire : le fils et la fille sont égaux pour les biens de la mère et pour les biens du père, l'un et l'autre héritant de chacun des parents, sauf que le fils premier-né prend une double part des biens du père, mais ne prend pas une double part des biens de la mère.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״לָתֶת לוֹ פִּי שְׁנַיִם״ – פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד. אַתָּה אוֹמֵר פִּי שְׁנַיִם כְּאֶחָד, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא פִּי שְׁנַיִם בְּכׇל הַנְּכָסִים? וְדִין הוּא –Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le verset dit à propos du premier-né : « Pour lui donner une double part » de tout ce qu'il possède (Deutéronome 21, 17), c'est-à-dire le double de ce que reçoit un seul héritier. Tu dis : le double d'un seul ; ou bien n'est-ce pas plutôt le double de tous les biens, soit les deux tiers de la succession, le double de ce qui revient à tous les autres ensemble ? Et c'est un raisonnement logique :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.