Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן שִׁמְעוֹן: הָאִשָּׁה אֶת בְּנָהּ, וְהָאִשָּׁה אֶת בַּעְלָהּ, וַאֲחֵי הָאֵם – מַנְחִילִין וְלֹא נוֹחֲלִין! אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁנָתֵנוּ, אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָהּ.Rabbi Yo'hanan a objecté à Rabbi Yehouda ben Chimon à partir de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : La femme envers son fils, la femme envers son mari, et les frères de la mère transmettent mais n'héritent pas ! Il en ressort qu'une mère n'hérite pas de son fils. Rabbi Yehouda ben Chimon lui a dit : Notre Michna, je ne sais pas qui l'a enseignée ; je ne connais pas de Tanna qui soutienne sa décision.
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב הִיא, דְּלָא דָּרֵישׁ ״מַטּוֹת״!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Mais qu'il lui dise : elle est conforme à Rabbi Zekharia ben HaKatsav, qui ne fait pas de drasha (interprétation) sur le mot « tribus » (Nombres 36, 8) !
- לָא מִיתּוֹקְמָא מַתְנִיתִין כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב; דְּקָתָנֵי: ״וּבְנֵי אָחוֹת״, וְתָנָא: ״בְּנֵי אָחוֹת״ – וְלֹא בְּנוֹת אָחוֹת. וְאָמְרִינַן: לְמַאי הִלְכְתָא? וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְקַדֵּם.La Guemara répond : On ne peut pas établir la Michna selon Rabbi Zekharia ben HaKatsav, car elle enseigne : « Et les fils de la sœur » héritent mais ne transmettent pas, et il a été enseigné : Les fils de la sœur et non les filles de la sœur. Et nous avons demandé : Pour quelle halakha (règle pratique) cette distinction ? Et Rav Chéchèt a dit : Pour indiquer que les fils ont la priorité sur les filles dans l'héritage de leur oncle maternel.
- וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ מַתְנִיתִין רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב הִיא, הָא אָמַר: אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת שָׁוִין בְּנִכְסֵי הָאֵם!Or, s'il te venait à l'esprit que la Michna est conforme à Rabbi Zekharia ben HaKatsav, n'a-t-il pas dit : Le fils et la fille sont égaux pour les biens de la mère !
- וְתַנָּא דִּידַן – מִמָּה נַפְשָׁךְ; אִי דָּרֵישׁ ״מַטּוֹת״, אִשָּׁה נָמֵי תִּירַשׁ אֶת בְּנָהּ; אִי לָא דָּרֵישׁ ״מַטּוֹת״, בֵּן דְּקוֹדֵם לַבַּת בְּנִכְסֵי הָאֵם – מְנָא לֵיהּ?La Guemara demande : Et notre Tanna, de quelque côté que tu te tournes, fait difficulté : s'il fait une drasha sur « tribus », la femme aussi devrait hériter de son fils ; et s'il ne fait pas de drasha sur « tribus », d'où sait-il que le fils passe avant la fille pour les biens de la mère ?
- לְעוֹלָם דָּרֵישׁ ״מַטּוֹת״; וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וְכׇל בַּת יֹרֶשֶׁת נַחֲלָה״ – יוֹרֶשֶׁת, וְאֵינָהּ מוֹרֶשֶׁת.La Guemara répond : En réalité, il fait une drasha sur « tribus », mais ici c'est différent, car le verset dit : « Et toute fille héritière d'un patrimoine » (Nombres 36, 8) : elle hérite de deux tribus, mais ne transmet pas à deux tribus.
- מַתְנִי׳ סֵדֶר נַחֲלוֹת כָּךְ הוּא: ״אִישׁ כִּי יָמוּת וּבֵן אֵין לוֹ, וְהַעֲבַרְתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ לְבִתּוֹ״ – בֵּן קוֹדֵם לַבַּת, כׇּל יוֹצְאֵי יְרֵיכוֹ שֶׁל בֵּן קוֹדְמִין לַבַּת. בַּת קוֹדֶמֶת לָאַחִין, יוֹצְאֵי יְרֵיכָהּ שֶׁל בַּת קוֹדְמִין לָאַחִין. אַחִין קוֹדְמִין לַאֲחֵי הָאָב, יוֹצְאֵי יְרֵיכָן שֶׁל אַחִין קוֹדְמִין לַאֲחֵי הָאָב.MICHNA : L'ordre des héritages est le suivant : « Si un homme meurt et n'a pas de fils, vous ferez passer son patrimoine à sa fille » (Nombres 27, 8) : le fils passe avant la fille, et tous les descendants du fils passent avant la fille. La fille passe avant les frères du défunt, et les descendants de la fille passent avant les frères. Les frères passent avant les frères du père, et les descendants des frères passent avant les frères du père.
- זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַקּוֹדֵם בַּנַּחֲלָה – יוֹצְאֵי יְרֵיכוֹ קוֹדְמִין. וְהָאָב קוֹדֵם לְכׇל יוֹצְאֵי יְרֵיכוֹ.Voici la règle : Quiconque a la priorité dans l'héritage, ses descendants ont aussi la priorité. Et le père passe avant tous ses descendants.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״בֵּן״ – אֵין לִי אֶלָּא בֵּן; בֶּן הַבֵּן, אוֹ בַּת הַבֵּן, אוֹ בֶּן בַּת הַבֵּן – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵין לוֹ״ – עַיֵּין עָלָיו.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « fils » : je n'ai que le fils ; le fils du fils, ou la fille du fils, ou le fils de la fille du fils, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « il n'a pas » (ein lo, Nombres 27, 8) : lis « enquête à son sujet » (ayyein alav), pour rechercher les descendants de son fils.
- ״בַּת״ – אֵין לִי אֶלָּא בַּת; בַּת הַבַּת, וּבֶן הַבַּת, וּבַת בֶּן הַבַּת – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵין לוֹ״ – עַיֵּין עָלָיו.« fille » (Nombres 27, 9) : je n'ai que la fille ; la fille de la fille, le fils de la fille et la fille du fils de la fille, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « il n'a pas » (ein lo) : lis « enquête à son sujet » (ayyein alav), pour rechercher les descendants de sa fille.
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