Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וְכׇל בַּת יֹרֶשֶׁת נַחֲלָה מִמַּטּוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – הֵיאַךְ בַּת יוֹרֶשֶׁת שְׁנֵי מַטּוֹת? אֶלָּא זוֹ שֶׁאָבִיהָ מִשֵּׁבֶט אֶחָד וְאִמָּהּ מִשֵּׁבֶט אַחֵר, וּמֵתוּ, וִירָשָׁתַן.« Et toute fille héritant d'une part des tribus des Bnei Israël » (Nombres 36, 8) : comment une fille hérite-t-elle de deux tribus ? Il s'agit donc de celle dont le père est d'une tribu et la mère d'une autre tribu, et ils sont morts et elle a hérité d'eux. On voit ainsi que la fille hérite de sa mère.
- וְאֵין לִי אֶלָּא בַּת, בֵּן מִנַּיִן? אָמַרְתָּ קַל וָחוֹמֶר: וּמָה בַּת, שֶׁהוֹרַע כֹּחָהּ בְּנִכְסֵי הָאָב – יִפָּה כֹּחָהּ בְּנִכְסֵי הָאֵם; בֵּן, שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ בְּנִכְסֵי הָאָב – אֵינוֹ דִּין שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ בְּנִכְסֵי הָאֵם? וּמִמָּקוֹם שֶׁבָּאתָ – מָה לְהַלָּן בֵּן קוֹדֵם לַבַּת, אַף כָּאן בֵּן קוֹדֵם לַבַּת.Je n'ai appris cela que pour la fille ; pour le fils, d'où le savons-nous ? Tu peux dire un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si la fille, dont le pouvoir est amoindri pour les biens du père, puisqu'elle n'en hérite pas en présence d'un fils, a un pouvoir renforcé pour les biens de la mère, le fils, dont le pouvoir est renforcé pour les biens du père, n'est-il pas logique que son pouvoir soit renforcé pour les biens de la mère ? Et à partir de l'endroit d'où tu es venu (c'est-à-dire de ce raisonnement même) : de même que là-bas le fils passe avant la fille, de même ici le fils passe avant la fille.
- רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי אָמְרוּ, מִשּׁוּם רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב: אֶחָד הַבֵּן וְאֶחָד הַבַּת, שָׁוִין בְּנִכְסֵי הָאֵם. מַאי טַעְמָא? דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן.Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, et Rabbi Élazar, fils de Rabbi Yossé, ont dit au nom de Rabbi Zekharya ben HaKatsav : Le fils et la fille sont égaux pour les biens de la mère. Quelle en est la raison ? Il suffit que ce qui découle du raisonnement soit comme ce dont on le déduit. Le principe de dayo (« il suffit ») veut qu'une loi tirée d'un kal va'homer n'aille pas au-delà de sa source : le fils hérite ici par déduction de la fille et ne saurait donc la précéder.
- וְתַנָּא קַמָּא – לָא דָּרֵישׁ ״דַּיּוֹ״?! וְהָא ״דַּיּוֹ״ דְּאוֹרָיְיתָא הוּא!Et le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) n'interprète-t-il pas selon le dayo ?! Or le dayo vient de la Torah !
- דְּתַנְיָא: מִדִּין קַל וָחוֹמֶר כֵּיצַד? ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה: וְאָבִיהָ יָרֹק יָרַק בְּפָנֶיהָ, הֲלֹא תִכָּלֵם שִׁבְעַת יָמִים?״ קַל וָחוֹמֶר לַשְּׁכִינָה – אַרְבָּעָה עָשָׂר!Car il a été enseigné dans une baraïta : Comment fonctionne la règle du kal va'homer ? « Hachem dit à Moché : Si son père lui avait craché au visage, ne serait-elle pas couverte de honte durant sept jours ? » (Nombres 12, 14). Par un kal va'homer, pour la réprimande de la Chekhina (Présence divine), il faudrait quatorze jours !
- אֶלָּא דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן.Mais il suffit que ce qui découle du raisonnement soit comme ce dont on le déduit, et la punition de Myriam ne dure que sept jours.
- בְּעָלְמָא דָּרֵישׁ ״דַּיּוֹ״; וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר קְרָא: ״מִמַּטּוֹת״ – מַקִּישׁ מַטֵּה הָאֵם לְמַטֵּה הָאָב; מָה מַטֵּה הָאָב – בֵּן קוֹדֵם לַבַּת, אַף מַטֵּה הָאֵם – בֵּן קוֹדֵם לַבַּת.En général, il interprète selon le dayo, mais ici c'est différent, car le verset dit : « des tribus » (Nombres 36, 8) : il rapproche la tribu de la mère de la tribu du père ; de même que pour la tribu du père le fils passe avant la fille, de même pour la tribu de la mère le fils passe avant la fille.
- רַב נִיתַּאי סָבַר לְמֶעְבַּד עוֹבָדָא כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב; אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל: כְּמַאן – כִּזְכַרְיָה? אָפֵס זְכַרְיָה. רַבִּי טַבְלָא עֲבַד עוֹבָדָא כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ, דְּאָמַר רַב חִינָּנָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב. אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַהְדַּר (בָּךְ), וְאִי לָא – מַפֵּיקְנָא לָךְ רַב חִינָּנָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מֵאוּנָּיךְ!Rav Nitaï pensait rendre une décision selon Rabbi Zekharya ben HaKatsav. Chmouel lui dit : Selon qui ? Selon Zekharya ? Zekharya n'est rien (afès) ; son avis n'est pas retenu. Rabbi Tavla rendit une décision selon Rabbi Zekharya ben HaKatsav. Rav Na'hman lui dit : Qu'est-ce que cela ? Il lui répondit : C'est que Rav 'Hinana bar Chelamya a dit au nom de Rav : La halakha (loi) est conforme à Rabbi Zekharya ben HaKatsav. Il lui dit : Va, reviens sur ta décision ; sinon, je te ferai sortir Rav 'Hinana bar Chelamya de l'oreille !
- רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא סָבַר לְמֶעְבַּד עוֹבָדָא כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב; אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב. אֲמַר לֵיהּ: אֶשְׁלַח לֵיהּ? אִיכְּסִיף. אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב הוּנָא, אַיתְרֵיסְתְּ לְקִבְלִי.Rav Houna bar 'Hiya pensait rendre une décision selon Rabbi Zekharya ben HaKatsav. Rav Na'hman lui dit : Qu'est-ce que cela ? Il lui répondit : C'est que Rav Houna a dit que Rav a dit : La halakha est conforme à Rabbi Zekharya ben HaKatsav. Il lui dit : Faut-il que je lui envoie un messager pour le vérifier ? Il eut honte. Il lui dit : Maintenant, si Rav Houna était mort, tu aurais osé t'opposer à moi !
- וְאִיהוּ כְּמַאן סַבְרַהּ? כִּי הָא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל, דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב.Et lui, Rav Na'hman, selon qui tient-il ? Selon ce qu'ont enseigné Rav et Chmouel, qui disent tous deux : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Zekharya ben HaKatsav.
- מִיסְתְּמִיךְ וְאָזֵיל רַבִּי יַנַּאי אַכַּתְפָּא דְּרַבִּי שִׂמְלַאי שַׁמָּעֵיהּ, וְאָתֵי רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה לְאַפַּיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ: בַּר אִינָשׁ דַּאֲתָא לְקִיבְלַנָא, הוּא יָאֵי, וְגוּלְּתֵיהּ יָאֵי. כִּי מְטָא לְגַבֵּיהּ, גַּשְּׁשַׁהּ, אֲמַר לֵיהּ: דֵּין – שִׁיעוּרֵיהּ כְּשַׂק.Rabbi Yannaï marchait appuyé sur l'épaule de Rabbi Simlaï, son serviteur, et Rabbi Yehouda Nessia vint à leur rencontre. Il lui dit : Rabbi Simlaï dit à Rabbi Yannaï, dont la vue avait baissé : L'homme qui vient vers nous est beau, et son manteau est beau. Quand il arriva auprès de lui, Rabbi Yannaï tâta le manteau et dit : Celui-ci, sa mesure pour les lois d'impureté est comme celle d'un sac, tant il est rude.
- בְּעָא מִינֵּיהּ: מִנַּיִן לְבֵן שֶׁקּוֹדֵם לַבַּת בְּנִכְסֵי הָאֵם? אָמַר לֵיהּ, דִּכְתִיב: ״מַטּוֹת״ – מַקִּישׁ מַטֵּה הָאֵם לְמַטֵּה הָאָב; מָה מַטֵּה הָאָב – בֵּן קוֹדֵם לַבַּת, אַף מַטֵּה הָאֵם – בֵּן קוֹדֵם לַבַּת. אֲמַר לֵיהּ: אִי – מָה מַטֵּה הָאָב, בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם; אַף מַטֵּה הָאֵם, בְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם?!Il lui demanda : D'où savons-nous que le fils passe avant la fille pour les biens de la mère ? Il lui répondit : Comme il est écrit : « tribus » : il rapproche la tribu de la mère de la tribu du père ; de même que pour la tribu du père le fils passe avant la fille, de même pour la tribu de la mère le fils passe avant la fille. Il lui dit : Si c'est ainsi, de même que pour la tribu du père le premier-né prend une double part, pour la tribu de la mère aussi le premier-né prendrait-il une double part ?!
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