Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נוֹתְנָהּ – וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְמִי נוֹתְנָהּ, נוֹטְלָהּ – וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ מִמִּי נוֹטְלָהּ. נוֹתְנָהּ וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְמִי נוֹתְנָהּ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּמַר עוּקְבָא; נוֹטְלָהּ וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ מִמִּי נוֹטְלָהּ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אַבָּא. וְאֶלָּא הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לִיתֵּיב לְאַרְנָקִי שֶׁל צְדָקָה.C'est celle où on la donne sans savoir à qui on la donne, et où on la prend sans savoir de qui on la prend. « On la donne sans savoir à qui on la donne » : cela exclut la pratique de Mar Oukva, qui donnait en secret, mais savait à qui. « On la prend sans savoir de qui on la prend » : cela exclut la pratique de Rabbi Abba, qui laissait prendre l'argent sans savoir qui le prenait, mais les pauvres savaient de qui il venait. Mais alors, comment faire ? Qu'on donne à la bourse de la tsedaka (la charité).
- מֵיתִיבִי: מָה יַעֲשֶׂה אָדָם וְיִהְיוּ לוֹ בָּנִים זְכָרִים? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יְפַזֵּר מְעוֹתָיו לַעֲנִיִּים. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: יְשַׂמַּח אִשְׁתּוֹ לִדְבַר מִצְוָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: לֹא יִתֵּן אָדָם פְּרוּטָה לְאַרְנָקִי שֶׁל צְדָקָה, אֶלָּא אִם כֵּן מְמוּנֶּה עָלֶיהָ כְּרַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן תְּרַדְיוֹן! כִּי קָא אָמְרִינַן – דִּמְמַנֵּי עֲלַהּ כְּרַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן תְּרַדְיוֹן.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Que doit faire un homme pour avoir des enfants mâles ? Rabbi Eliézer dit : Qu'il distribue son argent aux pauvres. Rabbi Yehochoua dit : Qu'il réjouisse sa femme pour la chose de mitsva, l'union conjugale. Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Qu'un homme ne donne pas une prouta (la plus petite pièce) à la bourse de la tsedaka, à moins que ne soit préposé sur elle quelqu'un comme Rabbi 'Hanania ben Teradyon ! La bourse n'est donc pas toujours préférable. On répond : Quand nous avons dit cela, il s'agit du cas où quelqu'un comme Rabbi 'Hanania ben Teradyon est préposé sur elle.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, אָמַר מֹשֶׁה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, בַּמֶּה תָּרוּם קֶרֶן יִשְׂרָאֵל? אָמַר לוֹ: בְּ״כִי תִשָּׂא״.Rabbi Abbahou a dit : Moché a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, par quoi sera élevée la corne d'Israël ? Il lui a dit : Par « Ki Tissa » (« Quand tu élèveras » ; Exode 30, 12), c'est-à-dire par les dons qu'ils offriront.
- וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, שָׁאֲלוּ אֶת שְׁלֹמֹה בֶּן דָּוִד: עַד הֵיכָן כֹּחָהּ שֶׁל צְדָקָה? אָמַר לָהֶן, צְאוּ וּרְאוּ מָה פֵּירֵשׁ דָּוִד אַבָּא: ״פִּזַּר נָתַן לָאֶבְיוֹנִים – צִדְקָתוֹ עוֹמֶדֶת לָעַד, קַרְנוֹ תָּרוּם בְּכָבוֹד״. רַבִּי אַבָּא אָמַר מֵהָכָא: ״הוּא מְרוֹמִים יִשְׁכֹּן, מְצָדוֹת סְלָעִים מִשְׂגַּבּוֹ, לַחְמוֹ נִתָּן, מֵימָיו נֶאֱמָנִים״; מָה טַעַם ״מְרוֹמִים יִשְׁכֹּן, מְצָדוֹת סְלָעִים מִשְׂגַּבּוֹ״ – מִשּׁוּם דְּ״לַחְמוֹ נִתָּן״ וּ״מֵימָיו נֶאֱמָנִים״.Et Rabbi Abbahou a dit : On a demandé à Chelomo fils de David : Jusqu'où va la force de la tsedaka ? Il leur a dit : Sortez et voyez ce qu'a expliqué David, mon père : « Il a distribué, il a donné aux indigents, sa justice demeure à jamais, sa corne s'élèvera avec honneur » (Psaumes 112, 9). Rabbi Abba a dit : On l'apprend d'ici : « Lui habitera les hauteurs, les forteresses de rochers seront sa citadelle, son pain sera donné, ses eaux seront fidèles » (Isaïe 33, 16). Pour quelle raison « habitera-t-il les hauteurs, les forteresses de rochers seront sa citadelle » ? Parce que « son pain est donné » aux pauvres et que « ses eaux sont fidèles », données en toute loyauté.
- וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, שָׁאֲלוּ אֶת שְׁלֹמֹה: אֵיזֶהוּ בֶּן הָעוֹלָם הַבָּא? אָמַר לָהֶם: כֹּל שֶׁכְּנֶגֶד זְקֵנָיו כָּבוֹד. כִּי הָא דְּיוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ חֲלַשׁ, אִינְּגִיד. אֲמַר לֵיהּ אֲבוּהּ: מַאי חָזֵית? אֲמַר לֵיהּ: עוֹלָם הָפוּךְ רָאִיתִי – עֶלְיוֹנִים לְמַטָּה, וְתַחְתּוֹנִים לְמַעְלָה. אֲמַר לֵיהּ: עוֹלָם בָּרוּר רָאִיתָ. וַאֲנַן, הֵיכִי חֲזֵיתִינַּן? [אֲמַר לֵיהּ:] כִּי הֵיכִי דַּחֲשִׁבִינַן הָכָא, חֲשִׁבִינַן הָתָם.Et Rabbi Abbahou a dit : On a demandé à Chelomo : Qui est un homme du monde à venir ? Il leur a dit : Quiconque est tel que « devant ses Anciens est la gloire » (Isaïe 24, 23), ceux qui sont honorés pour leur sagesse. Il en est comme dans ce cas de Yossef, fils de Rabbi Yehochoua, qui est tombé malade et a perdu connaissance. Son père lui a dit : Qu'as-tu vu ? Il lui a dit : J'ai vu un monde à l'envers : ceux d'en haut en bas, et ceux d'en bas en haut. Il lui a dit : Tu as vu un monde clair, le monde vrai. Et nous, les hommes de Torah, comment nous as-tu vus ? [Il lui a dit :] Comme nous sommes considérés ici, nous sommes considérés là-bas.
- וְשָׁמַעְתִּי שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אַשְׁרֵי מִי שֶׁבָּא לְכָאן – וְתַלְמוּדוֹ בְּיָדוֹ. וְשָׁמַעְתִּי שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: הֲרוּגֵי מַלְכוּת – אֵין כׇּל בְּרִיָּה יְכוֹלָה לַעֲמוֹד בִּמְחִיצָתָן. מַאן נִינְהוּ? אִילֵימָא רַבִּי עֲקִיבָא וַחֲבֵרָיו, מִשּׁוּם הֲרוּגֵי מַלְכוּת – וְתוּ לָא?! פְּשִׁיטָא, בְּלָאו הָכִי נָמֵי! אֶלָּא הֲרוּגֵי לוֹד.Et j'ai entendu qu'ils disaient : Heureux celui qui arrive ici avec son étude en main ! Et j'ai entendu qu'ils disaient : Les victimes du pouvoir, nulle créature ne peut se tenir dans leur enceinte. Qui sont-ils ? Si l'on dit qu'il s'agit de Rabbi Akiva et de ses compagnons, serait-ce parce qu'ils sont victimes du pouvoir, et rien d'autre ?! C'est évident : même sans cela, ils seraient au-dessus de tous ! Il s'agit plutôt des victimes de Lod.
- תַּנְיָא, אָמַר לָהֶן רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי לְתַלְמִידָיו: בָּנַי, מַהוּ שֶׁאָמַר הַכָּתוּב: ״צְדָקָה תְרוֹמֵם גּוֹי, וְחֶסֶד לְאֻמִּים חַטָּאת״? נַעֲנָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְאָמַר: ״צְדָקָה תְּרוֹמֵם גּוֹי״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״וּמִי כְּעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל גּוֹי אֶחָד בָּאָרֶץ״; ״וָחָסֶד לְאֻמִּים חַטָּאת״ – כׇּל צְדָקָה וָחֶסֶד שֶׁאוּמּוֹת הָעוֹלָם עוֹשִׂין, חֵטְא הוּא לָהֶן; שֶׁאֵינָם עוֹשִׂין אֶלָּא לְהִתְגַּדֵּל בּוֹ, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר: ״דִּי לֶהֱוֹן מְהַקְרְבִין נִיחוֹחִין לֶאֱלָהּ שְׁמַיָּא, וּמְצַלַּיִן לְחַיֵּי מַלְכָּא וּבְנוֹהִי״.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a dit à ses élèves : Mes fils, que signifie ce que dit le verset : « La tsedaka élève une nation, et la bonté des peuples est un péché » (Proverbes 14, 34) ? Rabbi Eliézer a pris la parole et a dit : « La tsedaka élève une nation » : ce sont les Bnei Israël, comme il est écrit : « Et qui est comme Ton peuple Israël, nation unique sur la terre ? » (I Chroniques 17, 21). « Et la bonté des peuples est un péché » : toute tsedaka et toute bonté que font les nations du monde leur sont un péché, car elles ne le font que pour s'en glorifier, comme il est dit : « Afin qu'ils offrent des sacrifices agréables au D.ieu des cieux et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils » (Ezra 6, 10).
- וּדְעָבֵיד הָכִי, לָאו צְדָקָה גְּמוּרָה הִיא?! וְהָתַנְיָא, הָאוֹמֵר: ״סֶלַע זֶה לִצְדָקָה, בִּשְׁבִיל שֶׁיִּחְיוּ בָּנַי״, וּ״בִשְׁבִיל שֶׁאֶזְכֶּה לָעוֹלָם הַבָּא״ – הֲרֵי זֶה צַדִּיק גָּמוּר! לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּיִשְׂרָאֵל, כָּאן בְּגוֹי.Et celui qui agit ainsi, n'est-ce pas une tsedaka parfaite ?! Or il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui dit : « Ce sela (une pièce) est pour la tsedaka, afin que mes fils vivent », ou « afin que j'aie part au monde à venir », celui-là est un juste parfait ! Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un Juif ; là, d'un non-Juif.
- נַעֲנָה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְאָמַר: ״צְדָקָה תְּרוֹמֵם גּוֹי״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״וּמִי כְּעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל גּוֹי אֶחָד״; ״וָחָסֶד לְאֻמִּים חַטָּאת״ – כׇּל צְדָקָה וָחֶסֶד שֶׁאוּמּוֹת הָעוֹלָם עוֹשִׂין, חֵטְא הוּא לָהֶן; שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא כְּדֵי שֶׁתִּמָּשֵׁךְ מַלְכוּתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָהֵן מַלְכָּא, מִלְכִּי יִשְׁפַּר עֲלָךְ, וַחֲטָיָךָ בְּצִדְקָה פְרֻק, וַעֲוָיָתָךְ בְּמִחַן עֲנָיִן, הֵן תֶּהֱוֵי אַרְכָא לִשְׁלֵוְתָךְ וְגוֹ׳״.Rabbi Yehochoua a pris la parole et a dit : « La tsedaka élève une nation » : ce sont les Bnei Israël, comme il est écrit : « Et qui est comme Ton peuple Israël, nation unique ? » « Et la bonté des peuples est un péché » : toute tsedaka et toute bonté que font les nations du monde leur sont un péché, car elles ne le font que pour que leur règne se prolonge, comme il est dit : « C'est pourquoi, ô roi, que mon conseil te soit agréable : rachète tes péchés par la tsedaka et tes fautes par la pitié envers les pauvres, et ta tranquillité se prolongera, etc. » (Daniel 4, 24), ainsi que Daniel l'a dit à Nevoukhadnetsar.
- נַעֲנָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְאָמַר: ״צְדָקָה תְּרוֹמֵם גּוֹי״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, ״דִּכְתִיב: וּמִי כְּעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל [וְגוֹ׳]״; ״וְחֶסֶד לְאֻמִּים חַטָּאת״ – כׇּל צְדָקָה וָחֶסֶד שֶׁגּוֹיִים עוֹשִׂין, חֵטְא הוּא לָהֶן; שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא לְהִתְיַהֵר בּוֹ, וְכׇל הַמִּתְיַהֵר נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֵד יָהִיר לֵץ שְׁמוֹ, עוֹשֶׂה בְּעֶבְרַת זָדוֹן״ – וְאֵין ״עֶבְרָה״ אֶלָּא גֵּיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹם עֶבְרָה הַיּוֹם הַהוּא״.Rabban Gamliel a pris la parole et a dit : « La tsedaka élève une nation » : ce sont les Bnei Israël, comme il est écrit : « Et qui est comme Ton peuple Israël, [etc.] » « Et la bonté des peuples est un péché » : toute tsedaka et toute bonté que font les non-Juifs leur sont un péché, car ils ne le font que pour s'en enorgueillir, et quiconque s'enorgueillit tombe dans le Guéhinam (l'enfer), comme il est dit : « L'orgueilleux arrogant, son nom est moqueur, il agit dans la colère de l'insolence » (Proverbes 21, 24). Et « colère » ne désigne que le Guéhinam, comme il est dit : « Ce jour-là est un jour de colère » (Sophonie 1, 15).
- אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל: עֲדַיִין אָנוּ צְרִיכִין לַמּוֹדָעִי – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַמּוֹדָעִי אוֹמֵר: ״צְדָקָה תְּרוֹמֵם גּוֹי״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״וּמִי כְּעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל גּוֹי אֶחָד״; ״וָחֶסֶד לְאֻמִּים חַטָּאת״ – כׇּל צְדָקָה וָחֶסֶד שֶׁאוּמּוֹת הָעוֹלָם עוֹשִׂין, חֵטְא הוּא לָהֶן; שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא לְחָרֵף אוֹתָנוּ בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֹא וַיַּעַשׂ ה׳ כַּאֲשֶׁר דִּבֵּר, כִּי חֲטָאתֶם לַה׳ וְלֹא שְׁמַעְתֶּם בְּקוֹלוֹ, וְהָיָה לָכֶם הַדָּבָר הַזֶּה״.Rabban Gamliel a dit : Nous avons encore besoin du Modaï pour entendre son avis, car Rabbi Eliézer HaModaï dit : « La tsedaka élève une nation » : ce sont les Bnei Israël, comme il est écrit : « Et qui est comme Ton peuple Israël, nation unique ? » « Et la bonté des peuples est un péché » : toute tsedaka et toute bonté que font les nations du monde leur sont un péché, car elles ne le font que pour nous en faire reproche, comme il est dit : « Hachem l'a fait venir et a agi comme Il l'avait dit, car vous avez péché contre Hachem et vous n'avez pas écouté Sa voix, et cette chose vous est arrivée » (Jérémie 40, 3), paroles de Nevouzaradan.
- נַעֲנָה רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה וְאָמַר: ״צְדָקָה תְרוֹמֵם גּוֹי וָחֶסֶד״ – לְיִשְׂרָאֵל; וּ״לְאֻמִּים – חַטָּאת״. אָמַר לָהֶם רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי לְתַלְמִידָיו: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה מִדְּבָרַי וּמִדִּבְרֵיכֶם, לְפִי שֶׁהוּא נוֹתֵן צְדָקָה וָחֶסֶד לְיִשְׂרָאֵל, וְלָאוּמּוֹת חַטָּאת. מִכְּלָל דְּהוּא נָמֵי אָמַר; מַאי הִיא? דְּתַנְיָא, אָמַר לָהֶם רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: כְּשֵׁם שֶׁהַחַטָּאת מְכַפֶּרֶת עַל יִשְׂרָאֵל – כָּךְ צְדָקָה מְכַפֶּרֶת עַל אוּמּוֹת הָעוֹלָם.Rabbi Ne'hounia ben HaKana a pris la parole et a dit : « La tsedaka élève une nation, et la bonté », c'est-à-dire pour Israël ; et « pour les peuples, c'est un péché ». Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a dit à ses élèves : Les paroles de Rabbi Ne'hounia ben HaKana paraissent meilleures que mes paroles et que vos paroles, car il attribue la tsedaka et la bonté à Israël, et le péché aux peuples. Il en ressort que lui aussi, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï, a dit une explication. Quelle est-elle ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabban Yo'hanan ben Zakkaï leur a dit : De même que le sacrifice expiatoire expie pour Israël, ainsi la tsedaka expie pour les nations du monde.
- אִיפְרָא הוֹרְמִיז אִימֵּיהּ דְּשַׁבּוּר מַלְכָּא, שַׁדַּרָה אַרְבַּע מְאָה דִּינָרֵי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, וְלָא קַבְּלִינְהוּ. שַׁדַּרְ[תִּ]ינְהוּ קַמֵּיהּ דְּרָבָא, וְקַבְּלִינְהוּ מִשּׁוּם שְׁלוֹם מַלְכוּת. שְׁמַע רַבִּי אַמֵּי, אִיקְּפַד, אֲמַר: לֵית לֵיהּ: ״בִּיבֹשׁ קְצִירָהּ תִּשָּׁבַרְנָה, נָשִׁים בָּאוֹת מְאִירוֹת אוֹתָהּ״?! וְרָבָא – מִשּׁוּם שְׁלוֹם מַלְכוּת.Ifra Hormiz, la mère du roi Chapour, a envoyé quatre cents dinars à Rabbi Ami, et il ne les a pas acceptés. Elle les a envoyés à Rava, et il les a acceptés, pour la paix avec le pouvoir. Rabbi Ami l'a appris et s'est fâché. Il a dit : N'admet-il pas : « Quand sa moisson sera sèche, elle sera brisée, des femmes viendront l'enflammer » (Isaïe 27, 11), quand leur mérite s'épuise, ils sont punis, et il ne faut pas leur donner de quoi le prolonger ? Et Rava, pourquoi les a-t-il acceptés ? Pour la paix avec le pouvoir.
- וְרַבִּי אַמֵּי נָמֵי, מִשּׁוּם שְׁלוֹם מַלְכוּת! דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְמִפְלְגִינְהוּ לַעֲנִיֵּי גוֹיִים. וְרָבָא נָמֵי – לַעֲנִיֵּי גוֹיִים יַהֲבִינְהוּ; וְרַבִּי אַמֵּי דְּאִיקְּפַד, הוּאEt Rabbi Ami aussi aurait dû les accepter pour la paix avec le pouvoir ! Il lui reprochait qu'il aurait dû les distribuer aux pauvres non-Juifs. Et Rava aussi les a donnés aux pauvres non-Juifs. Et Rabbi Ami s'est fâché, lui, parce que
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