Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״יִמְצָא חַיִּים״. בַּעֲלֵי עוֹשֶׁר – דִּכְתִיב: ״צְדָקָה״. בַּעֲלֵי אַגָּדָה – דִּכְתִיב: ״וְכָבוֹד״ – כְּתִיב הָכָא: ״וְכָבוֹד״, וּכְתִיב הָתָם: ״כָּבוֹד חֲכָמִים יִנְחָלוּ״.Celui qui poursuit la justice et la bonté « trouvera la vie » (Proverbes 21, 21), et à propos de la sagesse il est dit aussi : « Celui qui me trouve a trouvé la vie » (Proverbes 8, 35). Il aura donc des enfants sages. Ils seront aussi maîtres de richesse, comme il est écrit dans ce verset : celui qui poursuit la bonté trouvera « la justice », c'est-à-dire qu'il aura de quoi donner la tsedaka (la charité). Ils seront aussi maîtres d'aggada (l'enseignement non législatif de la Torah), comme il est écrit : « et l'honneur ». D'où sait-on que cela désigne les maîtres d'aggada ? Il est écrit ici : « et l'honneur », et il est écrit là-bas : « Les sages hériteront de l'honneur » (Proverbes 3, 35).
- תַּנְיָא: הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, יֵשׁ לוֹ לְבַעַל הַדִּין לַהֲשִׁיבְךָ וְלוֹמַר לְךָ: אִם אֱלֹהֵיכֶם אוֹהֵב עֲנִיִּים הוּא, מִפְּנֵי מָה אֵינוֹ מְפַרְנְסָן? אֱמוֹר לוֹ: כְּדֵי שֶׁנִּיצּוֹל אָנוּ בָּהֶן מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם. וְזוֹ שְׁאֵלָה שָׁאַל טוֹרָנוּסְרוּפוּס הָרָשָׁע אֶת רַבִּי עֲקִיבָא: אִם אֱלֹהֵיכֶם אוֹהֵב עֲנִיִּים הוּא, מִפְּנֵי מָה אֵינוֹ מְפַרְנְסָם? אָמַר לוֹ: כְּדֵי שֶׁנִּיצּוֹל אָנוּ בָּהֶן מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr disait : L'adversaire peut te répliquer et te dire : Si votre D.ieu aime les pauvres, pourquoi ne les nourrit-Il pas Lui-même ? Dis-lui : C'est afin que nous soyons sauvés par eux, par le mérite de la charité que nous leur donnons, du jugement du Guéhinam (l'enfer). Et telle est la question que Turnus Rufus le méchant a posée à Rabbi Akiva : Si votre D.ieu aime les pauvres, pourquoi ne les nourrit-Il pas ? Il lui a répondu : C'est afin que nous soyons sauvés par eux du jugement du Guéhinam.
- אָמַר לוֹ: [אַדְּרַבָּה], זוֹ שֶׁמְּחַיַּיבְתָּן לְגֵיהִנָּם! אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁכָּעַס עַל עַבְדּוֹ, וַחֲבָשׁוֹ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וְצִוָּה עָלָיו שֶׁלֹּא לְהַאֲכִילוֹ וְשֶׁלֹּא לְהַשְׁקוֹתוֹ. וְהָלַךְ אָדָם אֶחָד וְהֶאֱכִילוֹ וְהִשְׁקָהוּ. כְּשֶׁשָּׁמַע הַמֶּלֶךְ, לֹא כּוֹעֵס עָלָיו? וְאַתֶּם קְרוּיִן עֲבָדִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לִי בְנֵי יִשְׂרָאֵל עֲבָדִים״!Turnus Rufus lui a dit : Au contraire, c'est cela, la charité, qui vous condamne au Guéhinam ! Je vais te proposer une parabole. À quoi la chose ressemble-t-elle ? À un roi de chair et de sang qui s'est mis en colère contre son esclave, l'a enfermé en prison et a ordonné de ne lui donner ni à manger ni à boire. Et un homme est allé lui donner à manger et à boire. Quand le roi l'a appris, n'est-il pas en colère contre cet homme ? Et vous êtes appelés esclaves, comme il est dit : « Car c'est de Moi que les Bnei Israël sont les esclaves » (Lévitique 25, 55) ! Si D.ieu a décrété qu'un homme soit pauvre, celui qui lui donne la charité va donc contre Sa volonté.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל: לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁכָּעַס עַל בְּנוֹ וַחֲבָשׁוֹ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, וְצִוָּה עָלָיו שֶׁלֹּא לְהַאֲכִילוֹ וְשֶׁלֹּא לְהַשְׁקוֹתוֹ. וְהָלַךְ אָדָם אֶחָד וְהֶאֱכִילוֹ וְהִשְׁקָהוּ. כְּשֶׁשָּׁמַע הַמֶּלֶךְ, לֹא דּוֹרוֹן מְשַׁגֵּר לוֹ?! וַאֲנַן קְרוּיִן בָּנִים, דִּכְתִיב: ״בָּנִים אַתֶּם לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״!Rabbi Akiva lui a dit : Je vais te proposer une parabole. À quoi la chose ressemble-t-elle ? À un roi de chair et de sang qui s'est mis en colère contre son fils, l'a enfermé en prison et a ordonné de ne lui donner ni à manger ni à boire. Et un homme est allé lui donner à manger et à boire. Quand le roi l'a appris, une fois sa colère apaisée, ne lui envoie-t-il pas un présent ?! Et nous sommes appelés fils, comme il est écrit : « Vous êtes des fils pour Hachem votre D.ieu » (Deutéronome 14, 1) !
- אָמַר לוֹ: אַתֶּם קְרוּיִם בָּנִים וּקְרוּיִן עֲבָדִים, בִּזְמַן שֶׁאַתֶּם עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם אַתֶּם קְרוּיִן בָּנִים, וּבִזְמַן שֶׁאֵין אַתֶּם עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם אַתֶּם קְרוּיִן עֲבָדִים; וְעַכְשָׁיו אֵין אַתֶּם עוֹשִׂים רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם! אָמַר לוֹ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״; אֵימָתַי ״עֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״ – הָאִידָּנָא, וְקָאָמַר: ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ״.Turnus Rufus lui a dit : Vous êtes appelés fils et vous êtes appelés esclaves. Quand vous faites la volonté de l'Omniprésent, vous êtes appelés fils, et quand vous ne faites pas la volonté de l'Omniprésent, vous êtes appelés esclaves. Or, à présent, vous ne faites pas la volonté de l'Omniprésent ! Ma parabole est donc la plus juste. Rabbi Akiva lui a dit : Voici que le verset dit : « N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, et faire entrer chez toi les pauvres errants ? » (Isaïe 58, 7). Quand « fais-tu entrer chez toi les pauvres errants » ? Aujourd'hui, alors que nous sommes opprimés et devons héberger les soldats romains, et c'est pour ce temps-là que le verset dit : « N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim ? »
- דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי שָׁלוֹם: כְּשֵׁם שֶׁמְּזוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם קְצוּבִין לוֹ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה, כָּךְ חֶסְרוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם קְצוּבִין לוֹ מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה. זָכָה – ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ״. לֹא זָכָה – ״וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״.Rabbi Yehouda fils de Rabbi Chalom a enseigné : De même que la subsistance de l'homme lui est fixée dès Roch Hachana (le Nouvel An, jour du jugement), ainsi les pertes de l'homme lui sont fixées dès Roch Hachana. S'il a du mérite, on lui applique : « N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim », il dépensera la somme fixée en charité. S'il n'a pas de mérite, on lui applique : « et faire entrer chez toi les pauvres errants », il devra héberger et nourrir de force les soldats du gouvernement.
- כִּי הָא דִּבְנֵי אֲחָתֵיהּ דְּרַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, חֲזָא לְהוּ בְּחֶילְמָא דְּבָעוּ לְמִיחְסַר שְׁבַע מְאָה דִּינָרֵי. עַשִּׂינְהוּ שְׁקַל מִינַּיְיהוּ לִצְדָקָה, פּוּשׁ גַּבַּיְיהוּ שִׁיבְסַר דִּינָרֵי. כִּי מְטָא מַעֲלֵי יוֹמָא דְכִיפּוּרֵי, שַׁדּוּר דְּבֵי קֵיסָר נַקְטִינְהוּ.Il en fut ainsi comme dans ce cas des neveux de Rabban Yo'hanan ben Zakkaï : il a vu à leur sujet en rêve qu'ils allaient perdre sept cents dinars au cours de l'année. Il les a contraints par ses paroles, a pris d'eux de l'argent pour la tsedaka, et il est resté chez eux dix-sept dinars sur les sept cents. Quand est arrivée la veille de Yom Kippour, les gens de César ont envoyé des messagers et les ont saisis.
- אֲמַר לְהוּ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: לָא תִּדְחֲלוּן, שִׁיבְסַר דִּינָרֵי גַּבַּיְיכוּ שַׁקְלִינְהוּ מִינַּיְיכוּ. אָמְרִי לֵיהּ: מְנָא יָדְעַתְּ? אֲמַר לְהוּ: חֶלְמָא חֲזַאי לְכוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: וְאַמַּאי לָא אֲמַרְתְּ לַן [דְּנִיתְּבִינְהוּ]? אֲמַר לְהוּ: אָמֵינָא, כִּי הֵיכִי דְּתַעְבְּדוּ מִצְוָה לִשְׁמָהּ.Rabban Yo'hanan ben Zakkaï leur a dit : N'ayez pas peur de perdre davantage : les dix-sept dinars que vous aviez, ils vous les ont pris. Ils lui ont dit : Comment le sais-tu ? Il leur a dit : J'ai eu un rêve à votre sujet. Ils lui ont dit : Et pourquoi ne nous l'as-tu pas dit, [pour que nous les donnions] ? Il leur a dit : Je me suis dit : Que ce soit pour que vous accomplissiez la mitsva (le commandement) pour elle-même.
- רַב פָּפָּא הֲוָה סָלֵיק בְּדַרְגָּא, אִישְׁתְּמִיט כַּרְעֵיהּ בָּעֵי לְמִיפַּל. אֲמַר: הַשְׁתָּא (כֵּן) [כּוּ], אִיחַיַּיב מַאן דְּסָנֵי לַן כִּמְחַלְּלֵי שַׁבָּתוֹת וּכְעוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה. אֲמַר לֵיהּ חִיָּיא בַּר רַב מִדִּפְתִּי לְרַב פָּפָּא: שֶׁמָּא עָנִי בָּא לְיָדְךָ וְלֹא פִּרְנַסְתּוֹ.Rav Pappa montait à une échelle ; son pied a glissé et il a failli tomber. Il a dit : À l'instant, [peu s'en est fallu que] celui qui nous hait, façon de parler de lui-même sans se maudire, soit condamné comme les profanateurs du Chabbat et les idolâtres, passibles de la lapidation, proche d'une chute. 'Hiya bar Rav de Difti a dit à Rav Pappa : Peut-être qu'un pauvre s'est présenté à toi et que tu ne l'as pas nourri.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: כׇּל הַמַּעֲלִים עֵינָיו מִן הַצְּדָקָה, כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה – כְּתִיב הָכָא: ״הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן יִהְיֶה דָבָר עִם לְבָבְךָ בְּלִיַּעַל״, וּכְתִיב הָתָם: ״יָצְאוּ אֲנָשִׁים בְּנֵי בְלִיַּעַל״; מַה לְהַלָּן עֲבוֹדָה זָרָה, אַף כָּאן עֲבוֹדָה זָרָה.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehochoua ben Kor'ha dit : Quiconque détourne les yeux de la tsedaka est comme s'il servait des idoles. Il est écrit ici : « Prends garde qu'il n'y ait pas dans ton cœur une pensée vile (beliyaal) » (Deutéronome 15, 9), à propos de celui qui refuse de prêter au pauvre, et il est écrit là-bas : « Des hommes, fils de beliyaal, sont sortis » (Deutéronome 13, 14), et ont poussé leur ville à servir d'autres dieux. De même que là-bas il s'agit d'idolâtrie, de même ici il s'agit d'idolâtrie.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי: כֹּל צְדָקָה וָחָסֶד שֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹשִׂין בָּעוֹלָם הַזֶּה, שָׁלוֹם גָּדוֹל וּפְרַקְלִיטִין גְּדוֹלִין בֵּין יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳, אַל תָּבֹא בֵּית מַרְזֵחַ וְאַל תֵּלֵךְ לִסְפּוֹד וְאַל תָּנֹד לָהֶם, כִּי אָסַפְתִּי אֶת שְׁלוֹמִי מֵאֵת הָעָם הַזֶּה וְגוֹ׳ [אֶת] הַחֶסֶד וְאֶת הָרַחֲמִים״; ״חֶסֶד״ – זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים, ״רַחֲמִים״ – זוֹ צְדָקָה.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Elazar fils de Rabbi Yossé a dit : Toute tsedaka et toute bonté que les Bnei Israël font en ce monde sont une grande paix et de grands défenseurs entre Israël et leur Père qui est aux cieux, comme il est dit : « Ainsi a dit Hachem : N'entre pas dans une maison de deuil, ne va pas te lamenter et ne les plains pas, car J'ai retiré Ma paix de ce peuple, etc., la bonté et la miséricorde » (Jérémie 16, 5). « La bonté » : ce sont les actes de bienfaisance ; « la miséricorde » : c'est la tsedaka.
- תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גְּדוֹלָה צְדָקָה שֶׁמְּקָרֶבֶת אֶת הַגְּאוּלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳, שִׁמְרוּ מִשְׁפָּט וַעֲשׂוּ צְדָקָה, כִּי קְרוֹבָה יְשׁוּעָתִי לָבֹא וְצִדְקָתִי לְהִגָּלוֹת״. הוּא הָיָה אוֹמֵר, עֲשָׂרָה דְּבָרִים קָשִׁים נִבְרְאוּ בָּעוֹלָם: הַר קָשֶׁה – בַּרְזֶל מְחַתְּכוֹ, בַּרְזֶל קָשֶׁה – אוּר מְפַעְפְּעוֹ, אוּר קָשֶׁה – מַיִם מְכַבִּין אוֹתוֹ, מַיִם קָשִׁים – עָבִים סוֹבְלִים אוֹתָן, עָבִים קָשִׁים – רוּחַ מְפַזַּרְתָּן, רוּחַ קָשֶׁה – גּוּף סוֹבְלוֹ, גּוּף קָשֶׁה – פַּחַד שׁוֹבְרוֹ, פַּחַד קָשֶׁה – יַיִן מְפִיגוֹ, יַיִן קָשֶׁה – שֵׁינָה מְפַכַּחְתּוֹ; וּמִיתָה – קָשָׁה מִכּוּלָּם [וּצְדָקָה מַצֶּלֶת מִן הַמִּיתָה] – דִּכְתִיב: ״וּצְדָקָה תַּצִּיל מִמָּוֶת״.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : Grande est la tsedaka, car elle rapproche la délivrance, comme il est dit : « Ainsi a dit Hachem : Gardez le droit et pratiquez la justice (tsedaka), car Mon salut est près de venir et Ma justice de se révéler » (Isaïe 56, 1). Il disait : Dix choses fortes ont été créées dans le monde. La montagne est forte : le fer la tranche. Le fer est fort : le feu l'amollit. Le feu est fort : l'eau l'éteint. L'eau est forte : les nuages la portent. Les nuages sont forts : le vent les disperse. Le vent est fort : le corps le supporte. Le corps est fort : la peur le brise. La peur est forte : le vin la dissipe. Le vin est fort : le sommeil en dégrise. Et la mort est plus forte que tous, [mais la tsedaka sauve de la mort], comme il est écrit : « Et la tsedaka sauve de la mort » (Proverbes 10, 2 ; 11, 4).
- דָּרֵשׁ רַבִּי דּוֹסְתַּאי בְּרַבִּי יַנַּאי: בּוֹא וּרְאֵה, שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא – מִדַּת בָּשָׂר וָדָם; מִדַּת בָּשָׂר וָדָם, אָדָם מֵבִיא דּוֹרוֹן גָּדוֹל לַמֶּלֶךְ – סָפֵק מְקַבְּלִין אוֹתוֹ הֵימֶנּוּ, סָפֵק אֵין מְקַבְּלִין אוֹתוֹ הֵימֶנּוּ; [וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר מְקַבְּלִים אוֹתוֹ מִמֶּנּוּ –] סָפֵק רוֹאֶה פְּנֵי הַמֶּלֶךְ, סָפֵק אֵינוֹ רוֹאֶה פְּנֵי הַמֶּלֶךְ. וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֵינוֹ כֵּן, אָדָם נוֹתֵן פְּרוּטָה לֶעָנִי – זוֹכֶה וּמְקַבֵּל פְּנֵי שְׁכִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲנִי בְּצֶדֶק אֶחֱזֶה פָנֶיךָ, אֶשְׂבְּעָה בְהָקִיץ תְּמוּנָתֶךָ״.Rabbi Dostaï fils de Rabbi Yannaï a enseigné : Viens et vois : la manière d'agir de la chair et du sang n'est pas comme celle du Saint, béni soit-Il. Selon la manière de la chair et du sang, un homme apporte un grand présent au roi : peut-être le lui accepte-t-on, peut-être ne le lui accepte-t-on pas ; [et même si tu dis qu'on le lui accepte,] peut-être voit-il la face du roi, peut-être ne voit-il pas la face du roi. Mais le Saint, béni soit-Il, n'est pas ainsi : un homme donne une prouta (la plus petite pièce) à un pauvre, il a le mérite de recevoir la face de la Chekhina (la Présence divine), comme il est dit : « Moi, par la justice, je contemplerai Ta face ; je me rassasierai, au réveil, de Ton image » (Psaumes 17, 15).
- רַבִּי אֶלְעָזָר יָהֵיב פְּרוּטָה לְעָנִי, וַהֲדַר מְצַלֵּי – אָמַר, דִּכְתִיב: ״אֲנִי בְּצֶדֶק אֶחֱזֶה פָנֶיךָ״. מַאי ״אֶשְׂבְּעָה בְהָקִיץ תְּמוּנָתֶךָ״? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁמְּנַדְּדִין שֵׁינָה מֵעֵינֵיהֶם בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַשְׂבִּיעָן מִזִּיו הַשְּׁכִינָה לָעוֹלָם הַבָּא.Rabbi Elazar donnait une prouta à un pauvre et ensuite priait. Il disait : C'est comme il est écrit : « Moi, par la justice, je contemplerai Ta face. » Que signifie : « Je me rassasierai, au réveil, de Ton image » ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Ce sont les érudits en Torah, qui chassent le sommeil de leurs yeux en ce monde, et le Saint, béni soit-Il, les rassasie de l'éclat de la Chekhina dans le monde à venir.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״מַלְוֵה ה׳ חוֹנֵן דַּל״? אִלְמָלֵא מִקְרָא כָּתוּב אִי אֶפְשָׁר לְאוֹמְרוֹ – כִּבְיָכוֹל ״עֶבֶד לֹוֶה לְאִישׁ מַלְוֶה״.Rabbi Yo'hanan a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Il prête à Hachem, celui qui a pitié du pauvre » ? (Proverbes 19, 17). Si le verset n'était pas écrit, il serait impossible de le dire : c'est, pour ainsi dire, « l'emprunteur est l'esclave du prêteur » (Proverbes 22, 7), et D.ieu se présenterait comme l'emprunteur.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: רַבִּי יוֹחָנָן רָמֵי, כְּתִיב: ״לֹא יוֹעִיל הוֹן בְּיוֹם עֶבְרָה, וּצְדָקָה תַּצִּיל מִמָּוֶת״, וּכְתִיב: ״לֹא יוֹעִילוּ אוֹצְרוֹת רֶשַׁע, וּצְדָקָה תַּצִּיל מִמָּוֶת״ – שְׁתֵּי צְדָקוֹת הַלָּלוּ לָמָּה? אַחַת שֶׁמַּצִּילָתוֹ מִמִּיתָה מְשׁוּנָּה, וְאַחַת שֶׁמַּצִּילָתוֹ מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם. וְאֵי זוֹ הִיא שֶׁמַּצִּילָתוֹ מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם? הַהוּא דִּכְתִיב בֵּיהּ ״עֶבְרָה״ – דִּכְתִיב: ״יוֹם עֶבְרָה הַיּוֹם הַהוּא״. וְאֵי זוֹ הִיא שֶׁמַּצִּילָתוֹ מִמִּיתָה מְשׁוּנָּה?Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a relevé une contradiction : Il est écrit : « La richesse ne sert à rien au jour de la colère, et la tsedaka sauve de la mort » (Proverbes 11, 4), et il est écrit : « Les trésors de la méchanceté ne servent à rien, et la tsedaka sauve de la mort » (Proverbes 10, 2). Pourquoi ces deux tsedakot, ces deux mentions de la charité ? L'une, qui le sauve d'une mort étrange en ce monde, et l'autre, qui le sauve du jugement du Guéhinam. Et laquelle est celle qui le sauve du jugement du Guéhinam ? Celle à propos de laquelle est écrit « colère », comme il est écrit : « Ce jour-là est un jour de colère » (Sophonie 1, 15). Et laquelle est celle qui le sauve d'une mort étrange ?
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