Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: לְעוֹלָם רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּנִיפְלֵי.Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : En réalité, c'est l'avis de Rabbi Chimon, et ici, de quoi nous occupons-nous ? De nefalim (nouveau-nés non viables), enterrés dans un caveau plus petit, long de six coudées seulement. Avec une cour de six coudées et un caveau ordinaire de huit, on obtient bien vingt coudées.
- וּמִדְּהָא בְּנִיפְלֵי – הָא נָמֵי בְּנִיפְלֵי; תַּמְנֵי סְרֵי הָוְיָין! חֲדָא בְּנִיפְלֵי אָמְרִינַן, תַּרְתֵּי בְּנִיפְלֵי לָא אָמְרִינַן.La Guemara demande : Mais puisque celui-ci est destiné aux nefalim, celui-là aussi, de l'autre côté de la cour, serait destiné aux nefalim ; ce seraient alors dix-huit coudées ! La Guemara répond : Un caveau pour les nefalim, nous le disons ; deux pour les nefalim, nous ne les disons pas.
- וְרָמֵי דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן, וְרָמֵי דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אַדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן –La baraïta citée plus haut rapporte une machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Chimon et les Rabbanan (les Sages) sur trois morts enterrés côte à côte. Et la Guemara oppose une parole des Rabbanan à cette parole des Rabbanan, et oppose une parole de Rabbi Chimon à cette parole de Rabbi Chimon :
- דְּתַנְיָא: כֶּרֶם הַנָּטוּעַ עַל פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת – רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ כֶּרֶם. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הֲרֵי זֶה כֶּרֶם, וְרוֹאִין אֶת הָאֶמְצָעִיִּם כְּאִילּוּ אֵינָן.Car il a été enseigné (Michna Kilayim 5, 2) : Une vigne plantée sur moins de quatre coudées d'écart entre les ceps : Rabbi Chimon dit : Ce n'est pas une vigne au regard de l'interdit des espèces mélangées et des autres lois, car elle est trop serrée. Et les Sages disent : C'est une vigne, et on considère ceux du milieu comme s'ils n'étaient pas là ; les ceps extérieurs remplissent donc les conditions d'une vigne.
- קַשְׁיָא דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן, וְקַשְׁיָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אַדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן!Il y a une difficulté entre la parole des Rabbanan et celle des Rabbanan, car dans la baraïta ils n'ont pas dit qu'on considère ceux du milieu comme s'ils n'étaient pas là ; et il y a une difficulté entre la parole de Rabbi Chimon et celle de Rabbi Chimon, car dans la baraïta il l'a dit !
- דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אַדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן לָא קַשְׁיָא – הָתָם, לָא נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא לְמִיעְקַר; הָכָא, זִימְנִין דְּמִיתְרְמֵא לֵיהּ בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, וּמִיקְּרֵי וּמַנְּחִי לֵיהּ.La Guemara répond : Entre la parole de Rabbi Chimon et celle de Rabbi Chimon, il n'y a pas de difficulté. Là, pour la vigne, on ne peut faire abstraction des ceps du milieu, car les gens ne plantent pas dans l'intention d'arracher. Ici, pour la sépulture, il arrive parfois que l'enterrement lui échoie au crépuscule, juste avant Chabbat, et il l'enterre et le dépose n'importe où entre les autres morts, avec l'intention de l'enterrer ailleurs plus tard.
- דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן נָמֵי לָא קַשְׁיָא – הָכָא, כֵּיוָן דְּמִינַּוַּל – לָא מִקְּרֵי קֶבֶר; הָתָם, מֵימָר אָמַר: הֵי מִינַּיְיהוּ דְּשַׁפִּיר – שַׁפִּיר, וּדְלָא שַׁפִּיר – לֶיהֱוֵי לְצִיבֵי.Entre la parole des Rabbanan et celle des Rabbanan non plus, il n'y a pas de difficulté. Ici, pour la sépulture, puisque c'est déshonorant d'enterrer les morts aussi près les uns des autres, cela ne s'appelle pas une tombe. Là, pour la vigne, le propriétaire se dit : Celui d'entre eux qui prospérera prospérera et je le garderai, et celui qui ne prospérera pas servira de bois de chauffage.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמּוֹכֵר פֵּירוֹת
Nous reviendrons à toi, HaMokher Perot (« Celui qui vend des produits »)- הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״בֵּית כּוֹר עָפָר אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הָיוּ שָׁם נְקָעִים עֲמוּקִּים עֲשָׂרָה טְפָחִים, אוֹ סְלָעִים גְּבוֹהִין עֲשָׂרָה טְפָחִים – אֵינָן נִמְדָּדִין עִמָּהּ. פָּחוֹת מִכָּאן – נִמְדָּדִין עִמָּהּ. וְאִם אָמַר לוֹ: ״כְּבֵית כּוֹר עָפָר״ – אֲפִילּוּ הָיוּ שָׁם נְקָעִים עֲמוּקִּים יוֹתֵר מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, אוֹ סְלָעִים גְּבוֹהִין יוֹתֵר מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, הֲרֵי אֵלּוּ נִמְדָּדִין עִמָּהּ.Michna : Celui qui dit à son prochain : « Je te vends un beit kor (surface où l'on sème un kor de grain) de terre », s'il y avait là des crevasses profondes de dix téfa'him (palmes) ou des rochers hauts de dix téfa'him, ils ne sont pas mesurés avec elle : l'acheteur doit recevoir un beit kor sans compter ces crevasses ou rochers. S'ils font moins que cela, ils sont mesurés avec elle. Et s'il lui a dit : « Environ un beit kor de terre », même s'il y avait là des crevasses profondes de plus de dix téfa'him ou des rochers hauts de plus de dix téfa'him, ils sont mesurés avec elle.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הַמַּקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ בִּשְׁעַת הַיּוֹבֵל, נוֹתֵן לוֹ לְבֵית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים – חֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף. הָיוּ שָׁם נְקָעִים עֲמוּקִּים עֲשָׂרָה טְפָחִים, אוֹ סְלָעִים גְּבוֹהִין עֲשָׂרָה טְפָחִים –Guemara : Nous avons appris ailleurs dans une Michna (Arakhin 25a) : Celui qui consacre son champ ancestral à l'époque où s'applique le Jubilé, s'il veut le racheter, donne au trésorier du Temple, pour chaque surface où l'on sème un 'homer d'orge (équivalent biblique du kor), cinquante sicles d'argent (Lévitique 27, 16). S'il y avait là des crevasses profondes de dix téfa'him ou des rochers hauts de dix téfa'him,
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