Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמַאי ״לֹא נִיתַּן לְהִישָּׁבוֹן״? דְּאֵינוֹ בְּתוֹרַת הִישָּׁבוֹן.Et que signifie « n'est pas sujet à restitution » ? Qu'il n'est pas dans le cadre de la restitution, car ce n'est pas techniquement un vol.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: בָּא חֲבֵירוֹ וּנְטָלָהּ מִמֶּנּוּ — נֶהֱרָג עָלֶיהָ. בִּשְׁלָמָא רֵישָׁא, מִשּׁוּם דְּצַעֲרֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל, אֶלָּא סֵיפָא, מַאי עָבֵיד?S'il en est ainsi, dis la fin de cet enseignement : Si un autre est venu et le lui a pris, il est exécuté pour cela. Certes, le premier cas se comprend : il est exécuté parce qu'il a causé de la peine à un Juif ; mais le dernier cas, qu'a-t-il fait ? Il n'a causé aucune peine au Juif, et son acte n'a pas de portée.
- אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ, מְשִׁיכָה בְּגוֹי קוֹנָה, שְׁמַע מִינַּהּ.Mais plutôt, déduis-en que la traction acquiert pour un non-Juif, de sorte que les actes des deux voleurs ont une portée. La Guemara conclut : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״אִי מְזַבֵּינְנָא לַהּ לְהָא אַרְעָא — לָךְ מְזַבֵּינְנָא לַהּ״, אֲזַל זַבְּנַהּ לְאִינִישׁ אַחֲרִינָא, אֲמַר רַב יוֹסֵף: קְנָה קַמָּא.Un certain homme a dit à son prochain : « Si je vends cette terre, c'est à toi que je la vendrai », et ils ont effectué un acte d'acquisition pour le confirmer. Il est allé la vendre à un autre homme. Rav Yossef a dit : Le premier a acquis.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא לָא פְּסַק! וּמְנָא תֵּימְרָא דְּכֹל הֵיכָא דְּלָא פְּסַק לָא קְנָה? דִּתְנַן: הַמּוֹכֵר יֵינוֹ לְנׇכְרִי, פָּסַק עַד שֶׁלֹּא מָדַד — דָּמָיו מוּתָּרִין, מָדַד עַד שֶׁלֹּא פָּסַק — דָּמָיו אֲסוּרִין.Abayé lui a dit : Mais il n'a pas fixé de prix ! Et d'où dis-tu que partout où il n'a pas fixé le prix, il n'a pas acquis ? Car nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Celui qui vend son vin à un non-Juif : s'il a fixé le prix avant de mesurer, l'argent en est permis ; s'il a mesuré avant de fixer le prix, l'argent en est interdit.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? מַאי הָוֵי עֲלַהּ?! כִּדְקָאָמְרִינַן! דִּלְמָא חוּמְרָא דְּיֵין נֶסֶךְ שָׁאנֵי.Quelle est la conclusion à ce sujet ? La Guemara s'étonne : Quelle est la conclusion à ce sujet ?! C'est comme nous l'avons dit ! La Guemara précise : Peut-être la rigueur du vin de libation est-elle différente, et le cas de la Michna n'est pas représentatif des affaires d'argent.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין: עוֹבָדָא הֲוָה בֵּי רַב חִסְדָּא, וְרַב חִסְדָּא בֵּי רַב הוּנָא, וּפַשְׁטֻיהָ מֵהָא דִּתְנַן: מָשַׁךְ חֲמָרָיו וּפוֹעֲלָיו וְהִכְנִיסָן לְתוֹךְ בֵּיתוֹ, בֵּין פָּסַק עַד שֶׁלֹּא מָדַד וּבֵין מָדַד עַד שֶׁלֹּא פָּסַק — לֹא קָנָה, וּשְׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן.Viens et entends, car Rav Idi bar Avin a dit : Le cas s'est présenté chez Rav 'Hisda, et Rav 'Hisda l'a porté chez Rav Houna, et ils l'ont résolu à partir de ce que nous avons appris : Si quelqu'un achète des produits chargés sur les ânes du vendeur ou portés par ses ouvriers, et qu'il a tiré ses âniers et ses ouvriers et les a fait entrer dans sa maison, qu'il ait fixé le prix avant de mesurer, ou qu'il ait mesuré avant de fixer le prix, il n'a pas acquis, et tous deux peuvent se rétracter.
- פֵּרְקָן וְהִכְנִיסָן לְתוֹךְ בֵּיתוֹ, פָּסַק עַד שֶׁלֹּא מָדַד — אֵין שְׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן, מָדַד עַד שֶׁלֹּא פָּסַק — שְׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן.S'il les a déchargés et les a fait entrer dans sa maison : s'il a fixé le prix avant de mesurer, aucun des deux ne peut se rétracter ; s'il a mesuré avant de fixer le prix, tous deux peuvent se rétracter. On voit que même après un acte d'acquisition, on peut se rétracter tant que le prix n'est pas fixé, comme l'a dit Abayé.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״אִי מְזַבֵּינְנָא לַהּ לְהָא אַרְעָא — מְזַבֵּינְנָא לָךְ בִּמְאָה זוּזֵי״, אֲזַל זַבְּנַהּ לְאִינִישׁ אַחֲרִינָא בִּמְאָה וְעֶשְׂרִין. אָמַר רַב כָּהֲנָא: קְנָה קַמָּא. מַתְקֵיף לַהּ רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד: הַאי זוּזֵי אַנְסוּהּ! וְהִלְכְתָא כְּרַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד.Un certain homme a dit à son prochain : « Si je vends cette terre, je te la vendrai pour cent zouzim », et ils ont effectué un acte d'acquisition. Il est allé la vendre à un autre homme pour cent vingt. Rav Kahana a dit : Le premier a acquis. Rav Yaakov de Nehar Pekod a objecté : Ce sont ces zouzim supplémentaires qui l'ont contraint ! Et la halakha (la règle pratique) est conforme à Rav Yaakov de Nehar Pekod.
- אֲמַר לֵיהּ ״כִּדְשָׁיְימִי בִּתְלָתָא״ — אֲפִילּוּ תְּרֵי מִגּוֹ תְּלָתָא. ״כִּדְאָמְרִי בִּתְלָתָא״ — עַד דְּאָמְרִי בִּתְלָתָא. ״כִּדְשָׁיְימִי בְּאַרְבְּעָה״ — עַד דְּאָמְרִי בְּאַרְבָּעָה, וְכׇל שֶׁכֵּן הֵיכָא דַּאֲמַר לֵיהּ ״כִּדְאָמְרִי בְּאַרְבָּעָה״.S'il lui a dit : Je te vends ceci « selon l'estimation de trois personnes », même deux sur trois suffisent. « Selon ce que diront trois personnes » : pas tant que les trois ne l'ont pas dit. « Selon l'estimation de quatre personnes » : pas tant que les quatre ne l'ont pas dit ; et à plus forte raison lorsqu'il lui a dit : « Selon ce que diront quatre personnes ».
- אֲמַר לֵיהּ: ״כִּדְשָׁיְימִי בִּתְלָתָא״, וַאֲתוֹ תְּלָתָא וְשָׁמוּהָ, וַאֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: לֵיתוֹ תְּלָתָא אַחֲרִינֵי דְּקִים לְהוּ טְפֵי! אָמַר רַב פָּפָּא: דִּינָא הוּא דִּמְעַכֵּב. מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: מִמַּאי דְּהָנֵי קִים לְהוּ טְפֵי? דִּלְמָא הָנֵי קִים לְהוּ טְפֵי! וְהִלְכְתָא כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ.S'il lui a dit : « Selon l'estimation de trois personnes », et que trois sont venues et ont estimé, et que l'autre a dit : Que viennent trois autres, qui s'y connaissent mieux ! Rav Pappa a dit : Selon la loi, il peut s'y opposer. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a objecté : D'où sait-on que ceux-là s'y connaissent mieux ? Peut-être ceux-ci s'y connaissent-ils mieux ! Et la halakha est conforme à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua.
- מַתְנִי׳ נָטַל אֶת הַמַּשְׁפֵּךְ וּמָדַד לְתוֹךְ צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל נׇכְרִי, וְחָזַר וּמָדַד לְתוֹךְ צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל יִשְׂרָאֵל, אִם יֵשׁ בּוֹ עַכֶּבֶת יַיִן — אָסוּר. הַמְעָרֶה מִכְּלִי אֶל כְּלִי, אֶת שֶׁעֵירָה מִמֶּנּוּ — מוּתָּר, וְאֶת שֶׁעֵירָה לְתוֹכוֹ — אָסוּר.MICHNA : S'il a pris l'entonnoir et a mesuré du vin dans la gourde d'un non-Juif, puis a de nouveau mesuré dans la gourde d'un Juif : s'il y reste un résidu de vin, c'est interdit, car il s'y trouve du vin versé dans la gourde du non-Juif. Celui qui transvase d'un récipient dans un récipient : ce dont il a transvasé est permis, et ce dans quoi il a transvasé est interdit.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הַנִּצּוֹק, וְהַקָּטַפְרֵס, וּמַשְׁקֶה טוֹפֵחַ — אֵינוֹ חִיבּוּר, לֹא לְטוּמְאָה וְלֹא לְטׇהֳרָה. הָאַשְׁבּוֹרֶן — חִיבּוּר לְטוּמְאָה וּלְטׇהֳרָה.GUEMARA : Nous avons appris ailleurs (Taharot 8, 9) : Le jet, et l'eau descendant une pente, et le liquide humectant ne sont une jonction ni pour l'impureté ni pour la pureté. Ils ne transmettent pas l'impureté d'un liquide à l'autre, et ne joignent pas deux masses d'eau pour former un bain rituel valable. La mare est une jonction pour l'impureté et pour la pureté.
- אָמַר רַב הוּנָא: נִצּוֹק וְקָטַפְרֵס וּמַשְׁקֶה טוֹפֵחַ חִיבּוּר לְעִנְיַן יֵין נֶסֶךְ.Rav Houna a dit : Le jet, et l'eau descendant une pente, et le liquide humectant sont une jonction pour ce qui concerne le vin de libation.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: מְנָא לָךְ הָא? אִילֵּימָא מִדִּתְנַן: הַנִּצּוֹק וְהַקָּטַפְרֵס וּמַשְׁקֶה טוֹפֵחַ אֵינוֹ חִיבּוּר לֹא לְטוּמְאָה וְלֹא לְטׇהֳרָה, לְטוּמְאָה וּלְטׇהֳרָה הוּא דְּלָא הָוֵי חִיבּוּר, הָא לְעִנְיַן יֵין נֶסֶךְ הָוֵי חִיבּוּר — אֵימָא סֵיפָא: הָאַשְׁבּוֹרֶן חִיבּוּר לְטוּמְאָה וּלְטׇהֳרָה, לְטוּמְאָה וּלְטׇהֳרָה הוּא דְּהָוֵי חִיבּוּר, הָא לְעִנְיַן יֵין נֶסֶךְ לָא הָוֵי חִיבּוּר. אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.Rav Na'hman a dit à Rav Houna : D'où tires-tu cela ? Si l'on dit de ce que nous avons appris : Le jet, et l'eau descendant une pente, et le liquide humectant ne sont une jonction ni pour l'impureté ni pour la pureté – c'est pour l'impureté et pour la pureté qu'il n'y a pas de jonction, mais pour le vin de libation il y a jonction – alors dis la fin : La mare est une jonction pour l'impureté et pour la pureté – c'est pour l'impureté et pour la pureté qu'il y a jonction, mais pour le vin de libation il n'y a pas de jonction ! Ce qui contredit la déduction précédente. Mais alors, on ne peut rien déduire de cet enseignement.
- תְּנַן: נָטַל אֶת הַמַּשְׁפֵּךְ וּמָדַד לְתוֹךְ צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל נׇכְרִי, וְחָזַר וּמָדַד לְתוֹךְ צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל יִשְׂרָאֵל.La Guemara cherche à prouver l'opinion de Rav Houna : Nous avons appris dans notre Michna : S'il a pris l'entonnoir et a mesuré dans la gourde d'un non-Juif, puis a de nouveau mesuré dans la gourde d'un Juif,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.