Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יִצְרָא דְּיֵין נֶסֶךְ לָא תָּקֵיף לְהוּ. זוֹנָה יִשְׂרְאֵלִית וְגוֹיִם מְסוּבִּין — חַמְרָא אָסוּר, מַאי טַעְמָא? הוֹאִיל וְזִילָה עֲלַיְיהוּ, בָּתְרַיְיהוּ גְּרִירָא.mais le penchant pour le vin de libation ne les domine pas, et ils ne la laisseront pas s'en servir pour une libation. Une prostituée juive et des non-Juifs attablés avec elle : le vin est interdit. Quelle en est la raison ? Puisqu'elle est méprisable à leurs yeux, elle se laisse entraîner derrière eux, et ils font des libations sans égard pour elle.
- הָהוּא בֵּיתָא דַּהֲוָה יָתֵיב בֵּיהּ חַמְרָא דְּיִשְׂרָאֵל, עָל גּוֹי אַחְדַּהּ לְדַשָּׁא בְּאַפֵּיהּ, וַהֲוָה בִּיזְעָא בְּדַשָּׁא, אִישְׁתְּכַח גּוֹי דְּקָאֵי בֵּינֵי דַּנֵּי. אֲמַר רָבָא: כֹּל דְּלַהֲדֵי בִּיזְעָא — שְׁרֵי, דְּהַאי גִּיסָא וְהַאי גִּיסָא — אֲסִיר.Une certaine maison où se trouvait du vin d'un Juif : un non-Juif est entré et a fermé la porte devant lui ; or il y avait une fente dans la porte, et l'on a trouvé le non-Juif debout parmi les tonneaux. Rava a dit : tout ce qui est en face de la fente est permis, car il craignait d'être vu ; ce qui est de ce côté-ci et de ce côté-là est interdit.
- הָהוּא חַמְרָא דְּיִשְׂרָאֵל, דַּהֲוָה יָתֵיב בְּבֵיתָא, דַּהֲוָה דָּיַיר יִשְׂרָאֵל בָּעֶלְיוֹנָה וְגוֹי בַּתַּחְתּוֹנָה. שְׁמַעוּ קָל תִּיגְרָא, נָפְקִי, קְדֵים אֲתָא גּוֹי אַחְדַּהּ לְדַשָּׁא בְּאַפֵּיהּ. אֲמַר רָבָא: חַמְרָא שְׁרֵי, מֵימָר אָמַר: כִּי הֵיכִי דִּקְדֵים אֲתַאי אֲנָא, קְדֵים וַאֲתָא יִשְׂרָאֵל וְיָתֵיב בָּעֶלְיוֹנָה וְקָא חָזֵי לִי.Un certain vin d'un Juif se trouvait dans une maison où un Juif habitait à l'étage supérieur et un non-Juif à l'étage inférieur, et le vin pouvait être surveillé d'en haut. Ils ont entendu un bruit de dispute et sont sortis. Le non-Juif est revenu le premier et a fermé la porte devant lui. Rava a dit : le vin est permis, car il s'est dit : de même que je suis revenu le premier, le Juif est peut-être revenu le premier, il est assis à l'étage et il me regarde.
- הָהוּא אוּשְׁפִּיזָא דַּהֲוָה יָתֵיב בֵּיהּ חַמְרָא דְּיִשְׂרָאֵל, אִישְׁתְּכַח גּוֹי דַּהֲוָה יָתֵיב בֵּי דַנֵּי. אֲמַר רָבָא: אִם נִתְפָּס עָלָיו כְּגַנָּב — שְׁרֵי, וְאִי לָא — אֲסִיר.Une certaine auberge où se trouvait du vin d'un Juif : on a trouvé un non-Juif assis parmi les tonneaux. Rava a dit : s'il est pris comme un voleur, c'est-à-dire s'il a été effrayé d'être surpris et n'a pas de bonne explication à sa présence, le vin est permis, car il aura craint de le toucher ; sinon, il est interdit.
- הָהוּא בֵּיתָא דַּהֲוָה יָתֵיב בֵּיהּ חַמְרָא, אִישְׁתְּכַח גּוֹי דַּהֲוָה קָאֵים בֵּי דַנֵּי. אֲמַר רָבָא: אִי אִית לֵיהּ לְאִישְׁתְּמוֹטֵי — חַמְרָא אֲסִיר, וְאִי לָא — חַמְרָא שְׁרֵי. מֵיתִיבִי: נִנְעַל הַפּוּנְדָּק, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ: ״שְׁמוֹר״ — אָסוּר. מַאי לָאו אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ לְאִישְׁתְּמוֹטֵי? לָא, בִּדְאִית לֵיהּ לְאִישְׁתְּמוֹטֵי.Une certaine maison où se trouvait du vin : on a trouvé un non-Juif debout parmi les tonneaux. Rava a dit : s'il a de quoi se justifier d'être entré là, le vin est interdit ; sinon, le vin est permis. On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si l'auberge a été fermée avec un non-Juif à l'intérieur, ou si le Juif lui a dit : « Garde mon vin », il est interdit. N'est-ce pas le cas même s'il n'a pas de quoi se justifier ? Non, il s'agit du cas où il a de quoi se justifier.
- הָהוּא יִשְׂרָאֵל וְגוֹי דַּהֲווֹ יָתְבִי וְקָא שָׁתוּ חַמְרָא, שְׁמַע יִשְׂרָאֵל קָל צַלּוֹיֵי בֵּי כְנִישְׁתָּא, קָם וַאֲזַל. אֲמַר רָבָא: חַמְרָא שְׁרֵי, מֵימָר אָמַר: הַשְׁתָּא מִדְּכַר לֵיהּ לְחַמְרֵיהּ וְהָדַר אָתֵי.Un certain Juif et un non-Juif étaient assis et buvaient du vin. Le Juif a entendu la voix de la prière à la synagogue ; il s'est levé et s'en est allé. Rava a dit : le vin est permis, car le non-Juif s'est dit : maintenant il va se souvenir de son vin et il va revenir.
- הָהוּא יִשְׂרָאֵל וְגוֹי דַּהֲווֹ יָתְבִי בְּאַרְבָּא, שְׁמַע יִשְׂרָאֵל קָל שִׁיפּוּרֵי דְּבֵי שִׁימְשֵׁי, נְפַק וַאֲזַל. אֲמַר רָבָא: חַמְרָא שְׁרֵי, מֵימָר אָמַר: הַשְׁתָּא מִדְּכַר לֵיהּ לְחַמְרֵיהּ וְהָדַר אָתֵי.Un certain Juif et un non-Juif étaient assis dans une barque. Le Juif a entendu le son du chofar du crépuscule, annonçant l'entrée de Chabbat ; il est descendu et s'en est allé. Rava a dit : le vin est permis, car le non-Juif s'est dit : maintenant il va se souvenir de son vin et il va revenir.
- וְאִי מִשּׁוּם שַׁבְּתָא, הָאָמַר רָבָא: אֲמַר לִי אִיסּוּר גִּיּוֹרָא, כִּי הֲוֵינַן בְּאַרְמָיוּתַן אָמְרִינַן: יְהוּדָאֵי לָא מְנַטְּרִי שַׁבְּתָא, דְּאִי מְנַטְּרִי שַׁבְּתָא כַּמָּה כִּיסֵי קָא מִשְׁתַּכְחִי בְּשׁוּקָא. וְלָא יָדַעְנָא דִּסְבִירָא לַן כְּרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: הַמּוֹצֵא כִּיס בְּשַׁבָּת מוֹלִיכוֹ פָּחוֹת פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת.Et si tu penses que le non-Juif ne craint rien à cause de Chabbat, puisque le Juif ne reviendra pas avant sa fin, Rava n'a-t-il pas dit : Issour le converti m'a dit : lorsque nous étions dans notre état de païens, nous disions : les Juifs n'observent pas Chabbat, car s'ils observaient Chabbat, que de bourses se trouveraient au marché ! Et je ne savais pas que nous adoptons l'opinion de Rabbi Its'hak, car Rabbi Its'hak a dit : celui qui trouve une bourse pendant Chabbat la transporte moins de quatre coudées à la fois. Les non-Juifs supposent donc qu'un Juif transgressera Chabbat pour de l'argent.
- הָהוּא אַרְיָא דַּהֲוָה נָהֵים בְּמַעְצַרְתָּא, שְׁמַע גּוֹי, טְשָׁא בֵּינֵי דַּנֵּי. אָמַר רָבָא: חַמְרָא שְׁרֵי, מֵימָר אָמַר: כִּי הֵיכִי דְּטָשֵׁינָא אֲנָא, אִיטְשָׁא נָמֵי יִשְׂרָאֵל אֲחוֹרַיי וְקָא חָזֵי לִי.Un certain lion rugissait dans un pressoir. Un non-Juif l'a entendu et s'est caché parmi les tonneaux. Rava a dit : le vin est permis, car il s'est dit : de même que je me cache, un Juif s'est peut-être caché aussi derrière moi et il me voit.
- הָנְהוּ גַּנָּבֵי דְּסָלְקִי לְפוּמְבְּדִיתָא, וּפְתַחוּ חָבְיָתָא טוּבָא. אֲמַר רָבָא: חַמְרָא שְׁרֵי. מַאי טַעְמָא? רוּבָּא גַּנָּבֵי יִשְׂרָאֵל נִינְהוּ. הֲוָה עוֹבָדָא בִּנְהַרְדְּעָא, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: חַמְרָא שְׁרֵי.Certains voleurs sont montés à Poumbedita et ont ouvert de nombreux tonneaux. Rava a dit : le vin est permis. Quelle en est la raison ? La majorité des voleurs y sont juifs. Il y a eu un cas à Nehardéa, et Chmouel a dit : le vin est permis.
- כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר: סְפֵק בִּיאָה טָהוֹר.Selon qui ? Serait-ce selon Rabbi Eliézer, qui dit : en cas de doute sur l'entrée dans un lieu, la personne est tahor (pure) ?
- דִּתְנַן: הַנִּכְנָס לְבִקְעָה בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְטוּמְאָה בְּשָׂדֶה פְּלוֹנִית, וְאָמַר: הָלַכְתִּי בַּמָּקוֹם הַלָּז, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם נִכְנַסְתִּי לְאוֹתָהּ שָׂדֶה אִם לֹא נִכְנַסְתִּי, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: סְפֵק בִּיאָה — טָהוֹר, סְפֵק מַגָּע — טָמֵא!Comme nous avons appris dans la Michna (Tohorot 6, 5) : Celui qui entre dans une plaine pendant la saison des pluies, lorsqu'on n'y passe pas communément, alors qu'il y a de l'impureté dans tel champ, et qui dit : « J'ai marché à cet endroit, et je ne sais pas si je suis entré dans ce champ ou si je n'y suis pas entré » : Rabbi Eliézer dit : en cas de doute sur l'entrée, il est tahor ; en cas de doute sur le contact, il est tamé (impur). L'autorisation de Chmouel suivrait donc cette opinion !
- לָא, שָׁאנֵי הָתָם, כֵּיוָן דְּאִיכָּא דְּפָתְחִי לְשׁוּם מָמוֹנָא, הָוֵה לֵיהּ סְפֵק סְפֵיקָא.Non, là c'est différent : puisqu'il y en a qui ouvrent les tonneaux pour y chercher de l'argent, c'est un double doute : les voleurs étaient-ils juifs ou non, et s'ils ne l'étaient pas, ont-ils touché le vin ou non ? Dans un tel cas, tous s'accordent à permettre le vin.
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